Depuis la remise en lumière de la citadelle de Besançon, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, les interrogations se multiplient quant à son impact sur la biodiversité. Face à ces préoccupations, le nouveau maire de la ville, Ludovic Fagaut, a pris la parole dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux afin d’apporter des réponses et de clarifier la situation.
Un symbole du patrimoine local à valoriser
Dans cette intervention, l’édile rappelle d’emblée l’importance de la citadelle, véritable emblème du territoire. « C’est notre fleuron, notre symbole, et nous nous devons de la mettre en lumière », explique-t-il, soulignant son rôle dans le rayonnement de la ville. Conscient des enjeux environnementaux, le maire insiste sur les mesures déjà mises en œuvre pour limiter les impacts de l’éclairage sur la biodiversité. En attendant l’installation d’un nouveau dispositif, plusieurs ajustements ont été réalisés sur l’éclairage existant. Parmi eux, l’extinction des lumières dès 23h30, soit bien avant la limite autorisée par la réglementation fixée à 1h du matin. Autre mesure importante : l’absence totale d’éclairage à l’arrière du site, identifiée par les scientifiques comme une zone d’envol pour certaines espèces de chauves-souris particulièrement sensibles à la lumière.
Protection des espèces sensibles : des zones plongées dans l’obscurité
L’éclairage est désormais concentré sur les remparts et les guérites, tandis que les falaises ont été volontairement laissées dans l’obscurité. Ces dernières abritent en effet des espèces protégées comme le faucon pèlerin et le hibou grand-duc, dont la tranquillité est jugée prioritaire.
Un compromis temporaire entre patrimoine, écologie et énergie
Ces adaptations, réalisées sans changement d’équipement, sont présentées comme temporaires. Elles traduisent, selon Ludovic Fagaut, une volonté de trouver un équilibre « entre la valorisation de notre patrimoine, la préservation de la biodiversité et la maîtrise de notre consommation d’énergie ».
Vers un nouvel éclairage plus durable d’ici la fin de l’année
À plus long terme, un nouveau dispositif d’éclairage, actuellement à l’étude, devrait être mis en place d’ici la fin de l’année. Il ambitionne d’apporter une réponse plus durable et innovante à ces enjeux, en conciliant mise en valeur du site, respect des écosystèmes et sobriété énergétique. Une transition attendue pour la citadelle de Besançon, au cœur d’un délicat équilibre entre valorisation patrimoniale et préservation de l’environnement.
La station de Métabief expérimente pour la première fois deux méthodes de stockage de neige sous bâche et géotextile, inspirée de pratiques finlandaises et allemandes, afin de garantir l’ouverture de ses pistes verte du « Pré Midi » et rouge de « Troupézy ». Et ce, dès le début de l’hiver prochain. Une innovation rare dans le ski alpin français, qui doit permettre d’économiser eau, énergie et ressources dans un contexte de changement climatique.
L'interview de la rédaction : Guillaume Thieriot, le directeur du syndicat Mixte du Mont d’Or, qui gère la station
Un stock de 13.500 m³ de neige préservé jusqu’à l’hiver prochain
Le directeur de la station explique que la neige n’a pas été transportée par camion, mais simplement poussée et regroupée grâce aux dameuses sur un emplacement choisi pour sa configuration idéale. Ces tas de neige, recouvert, doivent permettre d’alimenter ces deux sites, très prisés des skieurs de la station du Haut-Doubs. « Les 8.000 m3 de neige représentent une longueur de près de 75 mètres, avec une hauteur de 6-7 mètres » explique Guillaume Thieriot, le directeur du syndicat mixte du Mont d’Or, qui gère notamment la station de Métabief. Et de poursuivre : « Cette neige a été remontée de la piste de Pré Midi et descendue de la piste bleue de la Berche ».
L'interview de la rédaction : Guillaume Thieriot, le directeur du syndicat Mixte du Mont d’Or, qui gère la station
Sécuriser l’ouverture et réduire l’impact environnemental
L’objectif est double : assurer l’ouverture de la piste verte dès le début de saison, un enjeu majeur pour l’attractivité de Métabief et réduire la consommation d’eau et d’énergie liée à la production de neige artificielle. Même protégée, la neige fondra partiellement durant l’été. Les équipes anticipent 15 à 20 % de pertes, un niveau jugé acceptable. Sur les 8 000 m³ stockés, la station espère en conserver plus de 6 000 m³ à l’automne, un volume suffisant pour préparer la piste.

Une première en France pour une station alpine
Si la technique est courante dans le ski nordique, elle reste quasi inédite en ski alpin. La manipulation de sciure, utilisée traditionnellement pour isoler la neige, est trop complexe sur des pistes pentues. Les bâches finlandaises offrent une solution plus simple et durable. Métabief fait partie des premières stations alpines françaises à adopter ce procédé.
L'interview de la rédaction : Guillaume Thieriot, le directeur du syndicat Mixte du Mont d’Or, qui gère la station

Une adaptation nécessaire face au dérèglement climatique
Pour la station, cette innovation s’inscrit dans une stratégie plus large d’adaptation aux hivers plus courts et plus irréguliers. Métabief confirme ainsi sa volonté de rester pionnière dans la transition des domaines skiables.

À Besançon, l’association Alternatiba a adressé une lettre ouverte au maire après le rétablissement de l’éclairage de la Citadelle. L’association relaie les alertes de scientifiques, de la LPO et de France Nature Environnement sur les risques pour les oiseaux nicheurs et les chauves‑souris, en pleine période de protection du biotope. Elle rappelle qu’un nouvel éclairage LED, plus respectueux de la biodiversité, était à l’étude. Alternatiba demande au maire de préciser sa position et d’apporter une réponse aux interpellations reçues.
Une campagne de sensibilisation pour les 50 ans de la loi sur la nature
À l’occasion des 50 ans de la loi de protection de la nature – et alors que débute la « saison » des cuisses de grenouilles – la LPO Bourgogne‑Franche‑Comté et France Nature Environnement BFC lancent une campagne de sensibilisation. Leur objectif : informer les consommateurs sur l’origine des grenouilles servies dans les assiettes de la région. Selon les deux associations, la Bourgogne‑Franche‑Comté est la seule région de France où la mise à mort d’une espèce sauvage protégée est autorisée à des fins commerciales et alimentaires.
1,8 million de grenouilles tuées chaque année
Chaque année, près de 1,8 million de grenouilles rousses sauvages peuvent être prélevées et consommées dans la région grâce à des dérogations accordées par l’État. Un volume considérable, dénoncent les associations, d’autant qu’aucune étude d’impact n’a été menée pour mesurer l’état réel des populations. Pour la LPO et FNE BFC, cette situation constitue un cas unique en France, alors même que les amphibiens figurent parmi les groupes d’animaux les plus menacés au niveau mondial.
Un contexte écologique préoccupant
Les deux organisations rappellent que les amphibiens subissent déjà de fortes pressions : disparition des zones humides, pollution, fragmentation des habitats, maladies émergentes. Dans ce contexte, elles jugent indispensable d’évaluer précisément l’impact de la « ranaculture » – la collecte de grenouilles sauvages – sur les populations locales.
Un appel au Préfet pour une étude scientifique d’ampleur
Face à ces inquiétudes, la LPO BFC et FNE BFC ont interpellé le Préfet de Région. Elles demandent la mise en place d’une étude scientifique ambitieuse, capable de mesurer l’état des populations de grenouilles rousses et les effets des prélèvements autorisés. Les associations estiment que seule une expertise indépendante permettra d’éclairer les décisions futures et d’assurer une gestion durable de l’espèce.
L’annonce par le nouveau maire de Besançon, Ludovic Fagaut, de « reprendre à zéro » le dossier des Vaîtes n’a pas rassuré les défenseurs de ce secteur naturel du nord-est de la ville. Le collectif des Jardins des Vaîtes, mobilisé depuis plus de vingt ans contre la bétonisation de ces terres maraîchères, juge les déclarations du nouvel édile « insuffisantes » et réclame l’abandon total et définitif de tout projet d’urbanisation.
Un « acte 3 » qui ne convainc pas
Durant la campagne, Ludovic Fagaut a annoncé vouloir ouvrir un « acte 3 » du projet, après l’écoquartier lancé en 2005 sous Jean-Louis Fousseret (acte 1) et le « projet urbain des Vaîtes » relancé en 2021 par Anne Vignot (acte 2). Une nouvelle phase qui, selon le maire, doit permettre de réduire la densité, revoir les hauteurs et repenser l’aménagement.
Pour les Jardins des Vaîtes, cette annonce ne répond pas à l’enjeu principal : « M. Fagaut ne parle pas d’un abandon total de tout projet de bétonisation des Vaîtes », écrivent-ils dans leur réaction. Le collectif rappelle que, depuis deux décennies, les projets successifs ont toujours maintenu une partie des 23 hectares de la ZAC comme constructibles. « Ce qu’on demande, c’est l’abandon pur et simple de ce projet entamé il y a maintenant plus de 20 ans », insistent-ils.
Préserver les terres plutôt que réduire les hauteurs
Si le maire évoque une diminution du nombre de logements et des volumes bâtis, les opposants estiment que ces ajustements ne répondent pas à l’essentiel. Pour eux, la question centrale reste la préservation des terres agricoles, des jardins et de la biodiversité, et donc la surface réellement épargnée. « Ce qui importe, c’est le nombre d’hectares impactés », rappellent-ils, refusant de se prononcer sur un projet encore flou : « Nous ne pouvons pas nous positionner sur la base d’intentions et de promesses. Nous restons vigilants et mobilisés. »
Une critique adressée aussi à l’ancienne municipalité
Le collectif ne ménage pas non plus l’équipe sortante. Il regrette que la majorité d’Anne Vignot, « certaine de sa réélection », ait laissé l’intégralité des 23 hectares constructibles lors du vote du PLU en décembre 2025, malgré les alertes d’associations environnementales. Une décision qui, selon eux, a fragilisé la protection du site et facilité la poursuite du projet.
« La tragi-comédie a assez duré »
Dans un communiqué au ton cinglant, les Jardins des Vaîtes résument vingt ans de bras de fer en une formule : « Après un acte 1 avec M. Fousseret, un acte 2 avec Mme Vignot, nous espérons que l’acte 3 signe la fin définitive de ce projet d’un autre temps. La tragi-comédie a assez duré. »
Alors que le nouveau maire promet une concertation renouvelée, le collectif prévient qu’il restera mobilisé tant que l’abandon complet du projet ne sera pas acté. Le dossier des Vaîtes, l’un des plus sensibles de la vie politique bisontine, s’annonce une nouvelle fois au cœur du débat municipal.
À l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, ENILEA et Grand Besançon Métropole se mobilisent ce samedi 21 mars pour sensibiliser le public aux enjeux liés à l’eau. Des animations pédagogiques sont proposées de 9h à 18h sur le parvis de Décathlon à Châteaufarine. Au programme : production d’eau potable, recherche de fuites ou encore traitement des eaux usées. Encadrés par leurs enseignants, les étudiants de l’ENILEA animeront ces ateliers. L’objectif : faire découvrir des métiers essentiels et valoriser les formations dans un secteur en forte demande.
À Besançon, la forêt de Chailluz sera à l’honneur ce samedi 21 mars à l’occasion de la Journée internationale des forêts. De 10h à 18h, un village d’animations s’installera au hameau des Grandes Baraques avec de nombreuses activités gratuites pour le public.
Au programme : ateliers, jeux, expositions et découvertes autour de la biodiversité, des métiers de la forêt ou encore de l’énergie bois. Des sorties accompagnées seront aussi proposées tout au long de la journée, avec des balades commentées, de l’observation des oiseaux ou encore des animations pour les familles.
Objectif : sensibiliser petits et grands au rôle essentiel des forêts pour l’environnement et notre quotidien.
Pour de plus amples informations : https://sortir.besancon.fr/2026/03/06/journee-internationale-des-forets-2/
Le Département du Jura poursuit ses investissements en faveur de la transition énergétique. Les travaux de rénovation du toit-terrasse de l’Hôtel du Département viennent d’être inaugurés, avec l’installation de panneaux photovoltaïques. Au total, 267 panneaux ont été posés,. Ils permettront de produire environ 121 000 kWh par an, soit près de 17 % des besoins du bâtiment, et de générer environ 27 000 euros d’économies annuelles.
Ce chantier, d’un montant proche d’un million d’euros, s’accompagne d’une amélioration de l’isolation et de l’étanchéité du bâtiment. Le Département indique vouloir poursuivre cette dynamique sur d’autres sites, avec plusieurs projets en cours, notamment dans les collèges et les équipements publics.
Une opération de contrôle a été menée mardi matin à Tavaux par la gendarmerie de Dole, en collaboration avec la DREAL Bourgogne-Franche-Comté. Les forces de l’ordre sont intervenues chez un individu ne respectant pas la réglementation sur les véhicules hors d’usage. Ces pratiques illégales peuvent provoquer des pollutions importantes des sols et des eaux. Cette intervention s’inscrit dans une action régulière de lutte contre les atteintes à l’environnement. La gendarmerie rappelle que la préservation du cadre de vie est l’affaire de tous et appelle au respect des règles en vigueur.
À Provenchère, une conférence consacrée au hérisson d’Europe est organisée mardi 17 mars de 19h à 20h30, salle de l’école, 8 rue de l’Église. Proposée par France Nature Environnement Doubs en partenariat avec le Parc naturel régional du Doubs Horloger, la rencontre intitulée « Sur la piste du hérisson » permettra de mieux connaître ce petit mammifère menacé et son rôle dans la biodiversité. Au programme : présentation de l’« Opération hérisson », conseils pour protéger l’espèce et échanges avec le public.