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Dans un contexte de fin d’année difficile pour tous, les achats de Noël sont moins nombreux que lors des années précédentes. Pourtant quelques grandes tendances se dessinent sur ce que vous pourrez retrouver sous le sapin le soir du 24 décembre.

Il vous reste moins de trois semaines pour terminer vos achats de Noël. En cette période de crises multiples (inflation, crise énergétique), ces dépenses de fin d’années risquent d’être plus compliquées que d’ordinaire. Dans une récente étude de l’IFOP, 34% des français interrogés ont déclaré avoir peur de ne pas offrir de cadeaux à Noël. Si les fêtes de Noël réjouissent 64% des Français, elles inquiètent 46% des répondants issues des catégories pauvres.

Dans le département du Doubs, la tendance nationale dévoilée par cette enquête de l’IFOP se confirme auprès des commerçants. Dans les très grandes surfaces, aux Intermarché de Maîche et de Morteau, les sorties de caisses des rayons jouets sont en baisse par rapport aux chiffres de l’année dernière à la même période. Toujours du côté de Maîche, la récente boutique « Au 7eme jeu » a été rattrapée par l’inflation. Plusieurs de ses fournisseurs ont augmenté les prix, ce qui a dû être répercuté en rayon.

Les franchises historiques et les jeux d’ambiance plébiscités

 A l’Intermarché, les franchises historiques plaisent toujours autant. Dans les rayons, les clients apprécient toujours les produits dérivés des sagas Harry Potter, Star Wars ou encore Astérix. La plupart du temps, ce sont des Lego ou des Playmobil qui sont choisis pour Noël. Autre indémodable : les cartes Pokémon du dessin-animé japonais qui fascinent encore le jeune public. Les enseignes ont même dû revoir leurs stocks à la hausse pour ne pas se retrouver en rupture comme l’année dernière. Enfin, les figurines Pop devraient elles aussi se retrouver sous de nombreux sapins.

Que ce soit en grande surface ou en boutique spécialisée, les jouets en bois ont la côte cette année, notamment les puzzles, un grand classique, ou encore des « escape box », sorte de casse-tête. Pour Marie Henriet, gérante de la boutique « Au 7eme jeu », une tendance se dégage également depuis quelques temps, les jeux d’ambiance « Ce sont des jeux avec une partie qui va durer entre 15 et 30 minutes, un jeu de cartes, de mimes ou de rôles qui vont permettre un moment convivial entre amis. Le Skyjo est un parfait exemple, puisqu'on peut y jouer peu importe l’âge ». Les jeux ne sont plus une affaire d’enfants ou d’adolescents. Ils pourraient se trouver en nombre le soir du réveillon près des chaussons des plus grands « Maintenant l’offre pour adulte est tellement importante que tout le monde peut y trouver son compte ».

L'opération o-doo day est renouvelée cette année. La Communauté de Communes du Grand Pontarlier souhaite soutenir la consommation locale à l’approche des fêtes. Pour l’achat d’un montant de 50 euros en chèques-cadeaux, 10 euros vous seront offerts par l'intercommunalité. L'opération démarre ce jeudi 1er décembre jusqu'à épuisement des stocks.

Les chiffres de L'INSEE sont tombés ce mercredi 30 novembre, l'inflation des prix à la consommation a atteint 6,2% sur un an (12% sur les produits alimentaires). Les charges des commerçants, fortement impactés par la hausse des prix de l'énergie, sont en nette augmentation également. Ces fêtes de fin d'année 2022 sont donc cruciales pour tout le secteur du commerce local. C'est dans ce contexte particulier que l'opération O-doo Day portée par la fédération du commerce et de l'artisanat du grand Pontarlier a été reconduite pour Noël.

Concrètement, l'opération est simple "pour l’achat d’un montant de 50 euros en chèques-cadeaux, 10 euros vous seront offerts !" La valeur des chèques-cadeaux est majorée gratuitement de 10 euros pour 50 euros d’achat et de 20 euros pour 100 euros d'achat par le Grand Pontarlier. L'offre commerciale est réservée aux particuliers, circonscrite à deux participations par foyer dans la limite de 100 € par achat.

L'ouverture du site internet où l'achat des chèques est possible est effective depuis ce jeudi 1er décembre à midi, et ce jusqu’à épuisement de la dotation de 20 000 €. Il faudra être rapide, car les premiers arrivés seront les premiers servis. "Pour notre première opération, tous les chèques étaient partis en quelques minutes" rappelle Denis Gerome, président de la fédération du commerce et de l'artisanat du grand Pontarlier.


Cette offre est réservée aux particuliers. L'achat se fait en ligne mais les chèques peuvent être envoyés à domicile (frais de port en supplément) ou sont à retirer dans les locaux de la Fédération CAGP (42 rue de Besançon, à Pontarlier). Ils sont valables chez les adhérents de la Fédération. Retrouvez la liste des commerçants participants en cliquant sur ce lien.

L'interview de la rédaction / Denis Gérôme


La bonne nouvelle est tombée en milieu de semaine. Elle a sans doute apporté un bol d’oxygène à ces professionnels. La baguette française est désormais inscrite au patrimoine immatériel de l’humanité. Damien Vauthier, le président de l’union patronale de la boulangerie du Doubs, y voit une reconnaissance du savoir-faire artisanal français.

En accordant cette distinction, l’UNESCO reconnaît les caractéristiques si particulières de ce produit hexagonal. Son croustillant, sa mie aérée, alvéolée et son aspect brunâtre lui confèrent une qualité comme nulle autre pareille. Les boulangers de France espèrent séduire une nouvelle clientèle.

Malgré cet enthousiasme, personne n’oublie que les boulangers de France souffrent actuellement. Les coûts des matières premières et de l’énergie ont un impact direct sur la santé de leur entreprise. Délicate situation entre des tarifs majorés et le souci de préserver le pouvoir d'achat  de la clientèle.

L'interview de la rédaction / Damien Vauthier

Après « d'intenses négociations et tractations » selon l'UNIA (principal syndicat suisse) et quelques concessions, syndicats et entrepreneurs ont signé une nouvelle convention dans la nuit du mardi 29 novembre. À la clé, une augmentation de salaire de 150 francs par mois et divers avantages.

 

Les délégations de la Société suisse des entrepreneurs SSE et des syndicats Unia et Syna sont parvenues à un accord dans la nuit du mardi 29 novembre 2022. Le résultat prévoit des simplifications de l’organisation du temps de travail et des améliorations dans le but d’accroître l’attrait de la branche. Au 1er janvier 2023, les salaires effectifs seront augmentés de 150 francs et les salaires minimums de 100 francs. En novembre dernier, plus d’un millier d’ouvriers avaient manifesté à Genève pour une amélioration de leurs conditions de travail.La nouvelle convention nationale a été conclue pour les trois prochaines années. Le résultat des négociations doit encore être approuvé par les organes de décision des deux parties. La conférence professionnelle des syndicats siégera le 10 décembre et l’assemblée des délégués de la SSE le 13 janvier prochain.

Les discussions ont été éprouvantes. Les délégations de la SSE et des syndicats se sont entendues sur un accord lors du 9e round de négociations. La nouvelle convention nationale doit être conclue pour les trois prochaines années. Outre les nombreux ajustements techniques, voici les points-clés de l’accord :

  • L’année de décompte ne durera plus du 1er janvier au 31 décembre, mais du 1er mai au 30 avril de l'année suivante.
  • À la date limite du 30 avril, les entreprises auront le choix de définir un solde d’heures supplémentaires allant de 0 à 100 ou un autre courant de 20 heures négatives à 80 supplémentaires pour cumuler les heures supplémentaires ou négatives. Ces dernières pourront être reportées à l’année suivante.
  • Par année, il y aura au moins 5 jours de compensation. Cela étant, les commissions professionnelles paritaires peuvent continuer à prévoir des réglementations allant plus loin afin de tenir compte des conditions régionales. Les régimes régionaux actuellement en vigueur ne sont pas remis en question.
  • Les durées de travail annuelle (2112 heures) et hebdomadaire demeurent inchangées. Si un travailleur fait des heures supplémentaires, les deux heures à partir de la 48e pourront être reportées sur le compteur d’heures et seront payées avec un supplément de 25%.
  • En cas d’interruption des travaux en raison de la chaleur ou d’intempéries, l’employeur peut désormais requérir que les heures de repos y relatives soient considérées comme des compensations d’heures supplémentaires effectuées.
  • L’indemnité de kilométrage pour les véhicules privés est augmentée à 0,70 francs.
  • Le salaire intégral est versé pendant le congé paternité de 10 jours.
  • Le tribunal arbitral est aboli et remplacé par les tribunaux ordinaires. Cela étant, les deux parties contractantes renoncent à toute plainte liée au temps de déplacement ou à la violation de la paix du travail et relative à la période de convention en cours.
  • Un groupe de travail sera chargé de faire progresser au-delà des négociations des points en suspens comme la protection de la santé ou l'organisation du temps de travail.

C’est un nouveau challenge qui est devenu réalité. A compter de ce samedi 5 novembre, le projet de David Sauvan et Kelly De Freitas s’est installé dans le paysage économique franc-comtois. Après quatorze ans sous la bannière d’une franchise, les deux dirigeants ont décidé de voler de leurs propres ailes. C’est ainsi que, dans la continuité de ce qu’ils maîtrisaient  auparavant, ils viennent de lancer « Sensace », leur propre agence d’emploi intérimaire.

Les deux entrepreneurs ont eu envie de franchir le pas. L’idée est d’ancrer fortement cette nouvelle marque dans le tissu local. Un attachement et une nouvelle dynamique qu’ils déclinent sous différentes formes. Tout d’abord, en mettant leur connaissance du métier et de leur territoire au service de leurs clients et collaborateurs. Ici, le management est différent. Le recrutement privilégie les savoir-être et savoir-faire au Curriculum Vitae. Trouver la meilleure personne pour le poste en jeu. Une approche nécessaire pour éviter les déconvenues, les déceptions, les pertes de temps et trouver la collaboration qui matchera.

De nouvelles agences en Franche-Comté

Ce nouveau contexte va également permettre à la structure d’intensifier ses collaborations avec les entreprises locales. Plusieurs partenariats sont et seront tissés. Comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, la société prévoit également de se développer sur des territoires nouveaux. Installée actuellement à Ornans, Saint-Vit et Besançon, elle   ambitionne de créer de nouvelles agences dans le Jura et en Haute-Saône.

L'interview de la rédaction / David Sauvan

C’est un sujet qui suscite la polémique. La décision du Conseil d’état de rendre obligatoire le contrôle technique des deux roues ne passe pas. D’autant plus que le gouvernement avait annulé cette obligation, émanant de l’Europe, dernièrement. Les motards refusent cette mesure. Ils sont d’ailleurs prêts à le faire savoir dans la rue.

Selon eux, le contrôle technique prévu est inutile. Chiffre à l’appui, ils expliquent que le nombre d’accidents, liés à une défaillance technique d’une moto, est estimé à 0,3%. Ils mettent en parallèle, les accidents survenus en raison de la vétusté des infrastructures routières, qui sont estimés à environ 3%.

« Le lobbying des contrôles techniques »

Les motards du Doubs  ne veulent pas entendre parler de cette visite dont le coût est estimé entre 40 et 60 euros. Selon l’association des Motards en Colère du Doubs, les arguments sécuritaires sont inexistants, seul l’aspect financier prévaut.  « On sait très bien que cette décision a été prise par l’Europe à la suite du lobbying des contrôles techniques » explique Florian Monnin, trésorier et chargé de communication de l’association des Motards en Colère du Doubs. Concernant l’aspect environnemental, il est rappelé que l’état français avait prévu des mesures compensatoires, à la place du contrôle technique. Ces dernières sont contestées par le Conseil d’Etat.  « La prime à la conversation envisagée répondait à cette problématique » selon le collectif.

Les motards espèrent que cette situation évoluera. Si ce n’est pas le cas, ils ont d’ores et déjà prévu de manifester leur opposition auprès des intéressés.

L'interview de la rédaction / Florian Monnin, trésorier et chargé de communication à l'association des Motards en Colère du Doubs. 

 

Alors que certaines entreprises optent pour le chômage partiel pour faire face à l’augmentation des coûts liés à l’énergie et que d’autres portent un regard méfiant sur ce que sera 2023, la rédaction de Plein Air a échangé avec Denis Gérome, le président de la fédération  Commerce Grand Pontarlier sur la situation du commerce pontissalien.

Pour M. Gérome, ce mois et demi qui arrive,  et précède les fêtes de fin d’année, est déterminant. Cette période qui représente environ 40% du chiffre d’affaires d’une année est déterminante. Il faut donc encore sauver 2022. Rien n’est gagné. A peine remis des effets de la pandémie, les commerces locaux ont dû gérer une situation économique instable, qui s’est traduite par une augmentation du coût des matières premières, une inflation record et la pénurie d’essence. Grâce à un été et une rentrée « corrects », les professionnels de la vente ont retrouvé le sourire, que le mois d’octobre est venu ternir.

Novembre et décembre

Pour Denis Gérome, le compte à rebourre à commencer. Le commerce local devra se montrer séduisant et convaincant pour réussir ce Noël 2022. La manière de consommer de la clientèle à évoluer ces derniers temps. L’achat coup de cœur a laissé place à des dépenses plus ciblées, privilégiant les offres promotionnelles et les bonnes affaires. « Il faut que l’on soit bon pour faire venir les clients dans nos magasins.  » explique Denis Gerome. Il va falloir communiquer, se montrer attrayant  et s’adapter aux  nouveaux modes de consommation.  Conscient de cette situation et de l’importance de conforter le pouvoir d’achat des consommateurs, la fédération Commerce Grand Pontarlier et la Communauté de Communes devraient être au rendez-vous  en relançant l’opération commerciale « Odoo day »,  qui avait connu un énorme succès ces dernières années.

Et 2023 ?

C’est la grande interrogation du moment. Certes, les regards se portent sur cette fin d’année 2022, mais l’année 2023 est également dans le viseur. Sans vouloir entrer dans une sinistrose, qui ne ferait qu’accroître les difficultés, les professionnels s’interrogent également sur l’avenir. Beaucoup craignent 2023. Le coût de la vie et l’augmentation des charges laissent penser que la crise est loin d’être terminée. Le commerce local espère ne pas trop y laisser de plumes.  « 2023 risque d’être une année très difficile pour tout le monde. Si cette fin d’année se passe bien, on pourra être un plus serein pour démarrer 2023 » explique M. Gérome. Pour cela on compte sur de bonnes conditions climatiques et une prise en compte des difficultés du moment, avec notamment l’application du bouclier tarifaire pour alléger les charges des commerçants et de toutes les entreprises de l’Hexagone. Affaire à suivre.

L'interview de la rédaction . Denis Gérome

 

En raison de l'amélioration de la situation dans le circuit de distribution et d'approvisionnement en carburants, la préfecture du Doubs informe de la levée  du dispositif de files dédiées aux véhicules prioritaires.  Par ailleurs, l'arrêté "anti-jerrican" prend fin à compter de ce soir minuit et n'est pas reconduit.

Dans un communiqué de presse, le groupe d’opposition de gauche au Conseil Départemental du Doubs a réagi au dernier conseil qui s’est tenu ce lundi à Besançon. Il pointe « une majorité qui n’est pas à la hauteur des enjeux ». Parmi les arguments apportés : la gestion de l’affaire de l’ADAT, avec l’interpellation de l’ancien directeur, une dotation de fonctionnement 2023 insuffisante pour les collèges, compte tenu de la hausse des coûts de l’énergie, le manque de financement pour la transition écologique et les 1,7 millions d’euros octroyés à la Saline d’Arc-et-Senans.

Selon la préfecture du Doubs, « les tensions d’approvisionnement dans les stations-services du département du Doubs semblent moins fortes. « Moins d’une station sur deux est impactée par ces difficultés sur le territoire alors qu’elles représentaient 6 stations sur 10 il y a encore quelques jours » explique le communiqué préfectoral.