A Pontarlier. Un homme de 40 ans a été replacé en hôpital psychiatrique dans l’attente d’une expertise psychologique, qui devrait avoir lieu en janvier 2023. Entre le 30 septembre et le 7 octobre, cet individu a suivi trois fillettes, âgées entre 9 et 13 ans, et aurait eu des gestes déplacés à leur encontre. Les trois enfants sont très choquées. Affaire à suivre.
Après son premier documentaire "Danube, en quête de la plus grande cave à vin du monde" sillonnant l'Europe de l'Est jusqu'en Moldavie, Bertrand Vinsu, réalisateur depuis quelques années, revient avec son nouveau film "L'interdite, sur les traces de l'absinthe".
Après un long périple le long du Danube en quête de la plus grande cave à vin du monde, tu reviens avec un projet cette fois-ci sur l’histoire de l’absinthe. Comment est née cette idée ?
C’est arrivé assez naturellement, le projet autour du film sur l’absinthe est venu très vite. Anna qui nous avait accueilli dans la plus grande cave à vin du monde en Moldavie, est venue nous rendre visite à Besançon. J’ai voulu lui faire découvrir la région, et on s’est arrêté chez les fils d’Emile Pernot à Lacluse-et-Mijoux, pour lui montrer nos alcools locaux, comme l’absinthe. On a passé un très bon moment, et de la rencontre avec les gens dans la distillerie est née l’idée d’un film. On leur a dit qu’on reviendrait la semaine prochaine pour tourner. Ils ont rigolé. La semaine d’après, quand ils nous ont vu arriver, ils se sont dit : « Ah, mais ils sont sérieux ». Tout est parti de là.
Combien de temps a pris la réalisation de ce documentaire, et comment s’est déroulé le tournage ?
On a eu cette idée fin décembre, autour du 28-27. On s’est concerté avec Tony, et le 3 janvier, on partait avec nos chaussures de randonnée, nos sacs à dos, nos tentes, et tout ce qu’il fallait pour affronter la froideur de l’hiver. Donc nous sommes partis une semaine, de Pontarlier jusqu’au Creux-du-Van en Suisse. On s’est arrêté à la distillerie de La Cluse-et-Mijoux, et puis chez d’autres distillateurs et anciens clandestins côté suisse. Ça nous a pris une semaine de voyage, et après il y a eu toute la partie montage, qui elle prend plus de temps. On a fait la première projection le 7 octobre à Besançon, une dizaine de mois après. Et la nouvelle projection est prévue ce soir à Pontarlier.
L’absinthe a une histoire très particulière sur notre territoire, c’est un sujet fascinant j’imagine.
L’absinthe est très présente dans le Haut-Doubs c’est vrai, beaucoup de gens en parle, beaucoup la connaisse et beaucoup en boive. Il y a aussi beaucoup de collections autour de ça, avec les cuillères à absinthe, les fontaines, les affiches. Effectivement, l’absinthe a été interdite pendant une centaine d’années côté français comme côté suisse. Ce qui était intéressant quand on a traversé la frontière, c’est qu’on a pu rencontrer des gens qui ont vécu cette interdiction et cette clandestinité. Donc on a pu avoir des témoignages de personnes qui faisaient de l’absinthe de façon clandestine au début des années 2000 et fin 1990. De très belles rencontres.
Ce documentaire se place véritablement dans l’esprit du premier finalement. Tu arpentes les routes à la recherche d’alcool, d’histoires, de personnages atypiques et passionnés !
Totalement, c’est toujours cet esprit-là que je souhaite mettre en avant. Le côté humain, les rencontres, les discussions, on boit un coup et on passe un bon moment ensemble. A peine arrivé chez un distillateur, on a fait l’embouteillage de son absinthe à ses côtés. Après on s’est retrouvé dans sa cuisine à déguster quelques spécialités. Ce sont toujours des moments forts sympathiques et très agréables.
Une projection est prévue ce soir à Pontarlier suivie d’une dégustation d’absinthe, orchestrée par les fils d’Emile Pernot.
C’est dans un magasin de vêtement du centre-ville que la Ville de Besançon a lancé le dispositif « Où est Angela ? ». A travers cette initiative, la cité comtoise veut lutter contre le harcèlement de rue et les violences faites aux femmes. Concrètement, lorsqu’une personne est en danger, elle peut trouver refuge dans l’un des 30 commerces bisontins. En prononçant cette phrase, elle y trouvera de l’aide et un soutien. Les victimes seront alors mises en sécurité et les contacts nécessaires seront pris.
Les professionnels, engagés dans cette démarche, ont accepté de suivre une formation de deux heures dispensée par le Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles (CDIFF). C’est ainsi tout un ensemble de partenaires qui se mobilisent autour de cette cause. L’Etat, les polices nationale et municipale, la société Ginko et l’union des commerçants de Besançon ont répondu favorablement à la sollicitation qui leur a été adressée.

Anne Vignot, la maire bisontine, explique que « 86% des femmes sont victimes de harcèlement de rue et 8 femmes sur 10 n’osent pas sortir le soir de peur de se faire agresser ». Elise Aebischer, l’élue en charge des discriminations, sait que de nouveaux adhérents les rejoindront en 2023. D’ores et déjà de nouveaux temps de formation sont programmés. Anne Vignot veut rendre sa ville la plus sécurisée et apaisée possible. Ce qui passe par ce genre de dispositifs et « un maillage intégral du territoire » par un ensemble d’interlocuteurs, (associations, forces de l’ordre, institutions, organismes) engagés dans une démarche professionnelle et militante pour le mieux vivre ensemble.
L'interview de la rédaction / Elise Aebischer et une commerçante bisontine
A Besançon, deux hommes d'une vingtaine d'années ont été placés en garde à vue ce jeudi matin par la police. Ils sont soupçonnés d’être à l’origine de la peinture blanche sur le visage de la statue de Victor Hugo. Ces deux étudiants en histoire sont tous deux des anciens adhérents du RN et membres de la Cocarde, une association étudiante nationaliste. Ils ont été présentés devant le parquet en début d'après-midi. Ils seront poursuivis pour dégradation grave de biens publics avec trois circonstances aggravantes, dont le caractère raciste, et encourent 10 ans d’emprisonnement. Leur jugement est prévu le 26 décembre. En attendant, le procureur demande leur placement sous contrôle judiciaire.
C’est ce jeudi matin que cette affaire de « white facing » a pris un tournant à Besançon. Pour rappel, le visage de la statue de Victor Hugo sur l'Esplanade des droits de l'homme avait été repeint en blanc, dans la nuit de dimanche à lundi, alors qu’elle était en pleine rénovation. Un acte suivi d’un second dans la nuit de mardi à mercredi dernier, où "L'homme et l'enfant", une statue dans le parc des Glacis à Besançon a été vandalisée de la même façon. Mais grâce aux vidéos de surveillance, les policiers ont réussi à identifier les auteurs de ces dégradations. Les enquêteurs ont repéré qu'à 23h27, deux hommes ont aspergé de peinture la sculpture d'Ousmane Sow. Il aura fallu l'examen des enregistrements des autres caméras de la cité comtoise pour interpeller à 6h30 ce jeudi, un jeune de 22 ans à son domicile bisontin.
Lors de sa garde à vue, ce dernier a admis les faits qui lui ont été reprochés. Un peu plus tard lors de son audition, il a précisé l’identité de la personne qui était présente à ses côtés lors de cet acte de vandalisme. C’est pour cette raison qu’un second étudiant, âgé de 22 ans, aussi en licence d'histoire a été interpellé. Ce dernier a aussi reconnu les faits, mais tous deux contestent l’intention raciste. Ils expliquent que la teinte du poète a été restaurée, « et arbore désormais une belle couleur blanche, bien française, bien bisontine, bien 19ème siècle ».
Les auteurs ont été présentés devant le parquet en début d'après-midi, et seront poursuivis pour dégradation grave de biens publics avec trois circonstances aggravantes : caractère raciste de l’acte, faits en réunion et dégradation d'un bien d'utilité public. Le jugement est prévu le 26 décembre et en attendant, Etienne Manteaux, le procureur de la République de Besançon, demande leur placement sous contrôle judiciaire. Une enquête de personnalité sera effectuée pour mieux comprendre le profil des deux mis en cause. Par ailleurs, le plus âgé des deux est le responsable local de la "Cocarde étudiante". Il a aussi été adhérent au Rassemblement National entre 2015 et 2021, et en est parti car il n’avait pas pu être candidat à la députation en 2022. Le second a également fait partie du Rassemblement national entre 2015 et 2021.
Etienne Manteaux, procureur de la République de Besançon :
C'est officiel, le carnaval de Maîche, organisé par le comité des fêtes Festigang, sera de retour les 11 et 12 mars 2023. Un carnaval annoncé comme "F'ou Dingues". Les informations concernant le programme se préciseront fin janvier, car l'organisation se "laisse une porte ouverte pour les modifications de dernière minute". Ce qui est sûr, c'est que les festivaliers retrouveront un concert le vendredi soir sous chapiteau, le défilé des enfants le samedi après-midi suivi de la grande soirée carnavalesque et son concours de costumes. Une vingtaine de stands d'associations seront également présents.
L'interview de la rédaction : Alain Bertin
La saison des sports d’hiver est officiellement lancée ce week-end. Les combinés français sont à Ruka pour la première manche de la Coupe du Monde de la discipline. On suivra avec intérêt les deux compétiteurs francs-comtois Mattéo Baud, le sociétaire de l’Olympic Mont d’Or, et Laurent Mulethaler du ski club de Prémanon.
Le GBDH a besoin de se racheter après sa lourde défaite le week-end dernier face à Dijon (27-43). Ce vendredi, le groupe de Benoît Guillaume se déplace à Villeurbanne. Les Bisontins apparaissent à la 13è place. Leur adversaire est 15è. Autant dire que ce match revêt un enjeu particulier pour le maintien. Le coup d’envoi du match sera donné à 20h30.
On approche dangereusement de la fin de la première partie de saison. A trois journées de l’épilogue des matchs aller, le BesAC (8è) reçoit Orchies (7è). Un nouveau match important pour les hommes de Joseph Kalambani. Le coup d’envoi de la rencontre sera donné à 20h15.
Dans la nuit de dimanche à lundi 21 novembre, la statue de Victor Hugo par Ousmane Sow, qui était en cours de rénovation, a été vandalisée. Le visage de l’écrivain a été recouvert d’une peinture blanche et une pancarte « White Power », slogan des suprémacistes blancs, a été apposé aux cotés de l’œuvre. La nuit suivante, la sculpture de « l'homme et l'enfant », située au parc des Glacis, du même sculpteur, avait elle aussi été vandalisée par de la peinture blanche. Ces faits, s’ajoutent au rassemblement de militants d’ultra droite fin août dans la capitale comtoise, défilant dans les rues du centre-ville entonnant des chants et saluts nazis.
C’est dans ce contexte grave que plus de deux cents artistes, techniciennes et techniciens, actrices et acteurs culturels de la ville se sont mobilisés en signant une tribune commune :
« Nous condamnons avec vigueur les actes de vandalisme et les propos racistes de ces derniers jours à l’encontre des sculptures d'Ousmane Sow. Nous considérons qu’ils s’inscrivent dans une tradition fasciste, celle des autodafés et des stigmatisations de l’art dans les années 1930 en Allemagne. Ils nous renvoient ainsi aux heures les plus sombres et les plus intolérantes de notre histoire dont nul ne peut ignorer les conséquences.
Sous couvert de bon sens (oui Victor Hugo était blanc), ils jettent le discrédit sur un artiste et des restaurateurs d’œuvres d'art tout en revendiquant une idéologie mortifère, absurde et illégale, celle du suprématisme blanc.
Nous condamnons cette manière honteuse de tordre la réalité au profit d'un récit xénophobe et haineux. Nous n'acceptons pas que la mémoire de Victor Hugo soit invoquée sans fondement par des personnes éloignées en tout point du bien commun et des valeurs humaines que nous défendons. Nous voulons manifester notre inquiétude à l’heure où se propage de façon alarmante cette idéologie délétère dans certains médias et jusque dans nos institutions politiques. Nous affirmons que c’est elle qui tue aujourd’hui de par le monde. C’est l’extrême droite qui est dangereuse pour notre société, et non pas les minorités persécutées, les militant.es, les artistes ou les œuvres. »
En plus de cette tribune, une peinture collective a été réalisée avenue Arthur Gaulard, en face du Frac de Franche-Comté. On peut y lire « Sous la peinture blanche, la couleur résiste ».
Benjamin Cornuez
L'interview de la rédaction / David Demougeot, directeur artistique chez "Juste Ici"
C’est un fait divers que cette famille de Villers Bouton, en Haute-Saône, n’oubliera jamais. Mercredi, en fin d’après-midi, trois jeunes sangliers, pesant chacun environ 80 kilos, ont fait irruption dans leur maison. La lucidité et le sang-froid du mari, qui venait de rentrer du travail, a permis de diriger les cochons sauvages dans la chambre à coucher du couple. Ce qui a permis de protéger son épouse, leur nourrisson de 6 mois et le chien.
Les indésirables ont fini par prendre la fuite par la porte fenêtre de la pièce, défonçant, dans la foulée, les trois enclos qui protégeaient la propriété. Margaux, la jeune maman, ne cache pas qu’elle a eu très peur. « On sentait qu’ils étaient apeurés. Ils n’ont pas cherché à attaquer. Les dégâts matériels ne sont pas très importants » explique-t-elle. Et de poursuivre : « Un ami chasseur nous a expliqué que nous avions eu de la chance. Des sangliers plus costauds auraient pu tout casser sur leur passage ».
Margaux reconnaît que cette visite inattendue, rien de courtoise, l’a marquée. A tel point que les vérifications sur la bonne fermeture des portes de la maison s’effectuent désormais à plusieurs reprises. La jeune maman a craint pour son mari qui s’était enfermé avec les trois animaux. « C’est mon héros » dit-elle avec sourire et beaucoup de reconnaissance.