Un choc frontal entre deux voitures s’est produit ce mardi après-midi sur la RD70, route de Gray, à Pouilley-les-Vignes. Trois personnes ont été impliquées dans l’accident. Les victimes, sorties des véhicules à l’arrivée des secours, ont finalement été laissées sur place après examen, aucune blessure n’ayant été constatée. La circulation a été perturbée le temps de l’intervention des secours.
Le monde du cinéma rend hommage à Nathalie Baye, immense figure du cinéma français disparue le 17 avril 2026 à l’âge de 77 ans. Récompensée par quatre César et révélée notamment par La Nuit américaine de François Truffaut, l’actrice laisse derrière elle une carrière exceptionnelle de plus de cinquante ans.
Pour saluer son parcours, le Centre de Ressources Iconographiques pour le Cinéma des Amis du Musée de Pontarlier propose une exposition d’affiches de ses films dans le hall de l’Hôtel de Ville du 4 au 30 mai. Un hommage à une artiste majeure dont l’empreinte reste indélébile dans le cinéma français.
Un mois après l’élection de Ludovic Fagaut à la tête de Besançon, les Écologistes de Besançon et du Grand Besançon dressent un bilan très critique des premières décisions prises par le nouvel exécutif municipal. Dans un communiqué, ils dénoncent « une rupture politique qui efface sans discernement les acquis du mandat précédent » et pointent des choix jugés régressifs sur les plans écologique, démocratique et social.
Un recul sur la finance responsable
Parmi les principales critiques figure la suppression de la grille d’analyse extra-financière utilisée dans l’attribution des prêts bancaires de la collectivité. Pour les écologistes, cet outil permettait d’intégrer des critères liés à l’engagement climatique, à la transparence des investissements ou encore à la responsabilité sociale des établissements bancaires. Son abandon traduirait, selon eux, « un retour à une gestion strictement comptable », au détriment des enjeux environnementaux et éthiques.
Des décisions jugées contraires aux enjeux écologiques
Les écologistes pointent également plusieurs décisions prises ces dernières semaines concernant l’environnement. Ils dénoncent notamment l’allumage de la Citadelle en pleine période de nidification, malgré les réserves formulées par des spécialistes de la biodiversité. Selon eux, cette décision a interrompu un projet d’éclairage innovant, conçu pour concilier mise en valeur du site UNESCO et protection du vivant.
Autre sujet de mécontentement : le retour à un fleurissement traditionnel par massifs de fleurs annuelles. Le collectif estime que ce choix représente un « recul environnemental et budgétaire », alors que de nombreuses collectivités privilégient désormais des solutions moins coûteuses, moins gourmandes en eau et plus favorables à la biodiversité.
Des choix politiques et financiers contestés
Le communiqué critique également l’augmentation des indemnités du maire et du président du Grand Besançon dans un contexte économique jugé difficile pour les habitants. Le cumul des fonctions de maire, président de Grand Besançon Métropole et vice-président du Département est également pointé du doigt.
Une inquiétude sur le fonctionnement démocratique
Les Écologistes de Besançon dénoncent enfin une « dégradation préoccupante du débat démocratique » au sein des conseils municipal et communautaire. Ils évoquent notamment des limitations dans l’expression de l’opposition ainsi qu’un non-respect des engagements de représentativité au sein du bureau de Grand Besançon Métropole.
Le collectif s’inquiète aussi de l’élection d’un élu du Rassemblement National au conseil communautaire, estimant qu’elle contrevient au « cordon sanitaire républicain » défendu pendant la campagne municipale.
« Une rupture sans projet »
Pour les écologistes, ce premier mois de mandat traduit avant tout une volonté « d’effacer méthodiquement les politiques écologiques, sociales et démocratiques du mandat précédent ». Ils assurent toutefois rester mobilisés aux côtés des élus d’opposition « pour défendre une ville durable, solidaire, démocratique et ambitieuse ».
Le sénateur Jean‑François Longeot a annoncé le dépôt prochain d’une question orale au Sénat concernant le prêt du tableau « Le Désespéré » de Gustave Courbet, le célèbre peintre de la Vallée de la Loue, au Qatar Mill Museum. L’élu dénonce plusieurs zones d’ombre entourant cette convention de prêt : absence d’information préalable de l’État, non-sollicitation d’un certificat d’exportation pourtant obligatoire et contours jugés flous de l’accord conclu.
Pour le sénateur, cette affaire soulève plus largement la question de la protection des œuvres majeures du patrimoine national et du contrôle exercé par les autorités françaises sur leur circulation à l’étranger. Il appelle ainsi le gouvernement à apporter des explications claires et à revoir le cadre législatif afin de garantir davantage de transparence, de souveraineté culturelle et de protection des trésors artistiques français.
Au 1er trimestre 2026, la Bourgogne-Franche-Comté compte en moyenne 231 690 personnes inscrites à France Travail en catégories A, B, C, D et E, hors personnes en attente d’orientation ou engagées dans un parcours social.
À Pontarlier, le devenir du site Cofreco suscite une attention grandissante. Face à la possible reconversion de cette vaste emprise située à l’entrée de ville, les commerçants du Grand Pontarlier montent au créneau. Leur principale crainte : voir émerger une nouvelle zone commerciale dans un secteur qu’ils jugent déjà largement saturé. Le président de la fédération Commerce Grand Pontarlier, Denis Gérôme, appelle les nouveaux élus à faire preuve de « vigilance » et de « prudence », tout en demandant des prises de position rapides sur l’avenir du site.
« Pas une nouvelle zone commerciale »
Le dossier concerne un terrain stratégique de 50 000 m², avec une capacité de construction estimée à près de 20 000 m². Une situation qui inquiète fortement les représentants du commerce local. « Nous allons être très attentifs aux entreprises et aux investisseurs qui pourraient racheter cet endroit-là », prévient Denis Gérôme. Pour lui, il est impensable que le site puisse accueillir de nouvelles surfaces commerciales. « Aujourd’hui, le commerce local tient encore bien la route. On ne peut pas avoir une nouvelle zone commerciale sans qu’on en soit informé », insiste-t-il.
L'interview de la rédaction : Denis Gérôme
Un territoire jugé déjà « au maximum »
Les commerçants estiment que le bassin pontissalien dispose déjà d’une offre commerciale très dense. Selon eux, l’arrivée de nouvelles enseignes risquerait de fragiliser l’équilibre existant. « On a un environnement commercial solide, qui a grandi progressivement, mais qui est au maximum de ses capacités », explique le président de la fédération. « On ne peut pas déstabiliser ce qui existe avec une nouvelle zone commerciale » ; Pour les professionnels, l’enjeu est aussi de préserver l’activité des commerces déjà implantés sur le territoire, dans un contexte économique parfois tendu.
L'interview de la rédaction : Denis Gérôme
Un site stratégique à l’entrée de ville
Le site Cofreco bénéficie d’une localisation particulièrement attractive, à proximité de la future entrée de ville réaménagée. Denis Gérôme rappelle que les futurs aménagements routiers renforceront encore son attractivité. « C’est un endroit stratégique », souligne-t-il, évoquant notamment les futurs accès facilités liés aux infrastructures prévues dans les années à venir. Cette situation renforce, selon lui, la nécessité d’une grande prudence dans les choix qui seront faits par les collectivités.
L'interview de la rédaction : Denis Gérôme
Les commerçants interpellent les nouveaux élus
La fédération Commerces Grand Pontarlier affirme avoir déjà alerté les nouveaux responsables politiques du territoire. Un message relayé notamment via une newsletter adressée aux élus locaux. « Les nouveaux élus sont informés », assure Denis Gérôme, qui dit avoir déjà échangé avec plusieurs responsables politiques locaux, parmi lesquels Patrick Comte et son adjoint à l’économie Jean‑Louis Gagelin. Le président de la fédération souhaite désormais rencontrer rapidement Nicolas Barbe, le président de l’intercommunalité afin d’évoquer ce dossier à l’échelle communautaire.
Artisanat, industrie, logistique : d’autres pistes envisagées
Si les commerçants refusent l’idée d’une extension commerciale, ils ne s’opposent pas pour autant à une reconversion du site. Pour Denis Gérôme, d’autres usages seraient possibles et plus adaptés aux besoins du territoire : artisanat, industrie ou encore logistique. « Il y a plein de choses qu’on peut faire sur ce terrain. Mais pas de commerce, surtout pas de commerce », martèle-t-il.
Une fédération forte de plus de 500 adhérents
La fédération Commerces Grand Pontarlier revendique aujourd’hui 530 adhérents répartis au sein de quatre associations de commerçants, soit une large majorité des professionnels du secteur dans le Grand Pontarlier. Une représentativité qui, selon Denis Gérôme, légitime pleinement cette prise de parole publique et cet appel à la vigilance concernant l’avenir du site Cofreco.
Ce mardi matin, la préfecture du Doubs a accueilli près de 150 nouveaux maires du département à l’occasion d’une journée d’échanges et de formation réunissant les représentants de l’État, les associations d’élus, le Conseil départemental, les procureurs, les services de gendarmerie et plusieurs partenaires institutionnels. Ces nouveaux édiles représentent près d’un tiers des maires du Doubs. Une rencontre placée sous le signe de l’accompagnement, du dialogue et des responsabilités croissantes qui attendent les élus locaux.
« Vous n’êtes pas seuls »
En ouverture de cette matinée de travail, le préfet du Doubs, Rémi Bastille, a tenu à rassurer les nouveaux élus sur le rôle d’appui des services de l’État. « Un bon maire aujourd’hui, c’est un maire qui sait mobiliser et utiliser un réseau de partenaires », a-t-il déclaré devant les participants, insistant sur la nécessité de travailler avec les intercommunalités, les services de l’État et les différentes structures d’accompagnement. Le représentant de l’État a également rappelé que la commune demeurait « le point de repère essentiel de nos concitoyens ». Dans un contexte où les responsabilités administratives et juridiques des maires se renforcent, le préfet a multiplié les messages de soutien : « Vous n’êtes pas seuls. Sachez demander de l’aide et de l’accompagnement, ils ne vous seront jamais refusés ".
L'interview de la rédaction : Rémi Bastille, préfet du Doubs
Des maires aussi agents de l’État
Au fil de son intervention, Rémi Bastille a rappelé les nombreuses missions exercées par les maires au nom de l’État : état civil, élections, urbanisme ou encore inscriptions scolaires. « Chaque maire devient, pour l’exercice de certaines missions, un agent de l’État », a-t-il souligné, évoquant également le contrôle de légalité exercé par la préfecture sur les actes administratifs des collectivités. Le préfet a insisté sur l’importance du dialogue en amont avec les services préfectoraux afin d’éviter les contentieux : « Plus tôt vous nous saisirez de vos projets et de vos interrogations juridiques, plus nous pourrons construire ensemble une solution appropriée. »
Budget, exemplarité et sécurité au cœur des préoccupations
Face à des finances publiques de plus en plus contraintes, les nouveaux maires ont aussi été alertés sur la nécessité d’une gestion rigoureuse. Le préfet a rappelé que la Dotation globale de fonctionnement (DGF) resterait stable en 2026 au niveau national, tout en évoquant des restrictions sur certaines aides à l’investissement. « Une gestion rigoureuse et maîtrisée des finances publiques n’est plus une option », a-t-il averti.
L’exemplarité des élus a également occupé une place importante dans son discours. « Impartialité, intégrité, sens de l’intérêt général (…) ne sont pas des principes théoriques », a-t-il martelé. Autre enjeu majeur évoqué : la sécurité publique. En rappelant que les maires sont aussi officiers de police judiciaire, Rémi Bastille a appelé à renforcer la coopération entre élus, forces de sécurité et justice face à la hausse des incivilités et des violences constatée depuis le début de l’année.
Des ateliers pratiques pour les nouveaux élus
Au-delà des discours institutionnels, cette rencontre avait une vocation très concrète. Les nouveaux maires ont participé à plusieurs ateliers thématiques consacrés notamment aux finances publiques, à l’urbanisme, aux responsabilités juridiques des élus ou encore à la sécurité. Des temps d’échange destinés à permettre aux élus, parfois novices dans leurs fonctions, de mieux appréhender les réalités administratives et techniques de la gestion communale.
Cohésion sociale et transition écologique : les grands défis du mandat
En conclusion de son intervention, le préfet du Doubs a souhaité attirer l’attention des maires sur deux défis majeurs des prochaines années : la cohésion sociale et la transition écologique. Face à « un temps propice aux clivages » et à la montée de la désinformation, il a appelé les élus à jouer un rôle d’apaisement et de pédagogie au plus près du terrain.
Concernant le climat, il a rappelé que les communes sont « en première ligne » pour adapter les territoires aux conséquences du dérèglement climatique : vagues de chaleur, inondations ou maîtrise des consommations énergétiques. « Il en va à la fois de notre avenir, de celui de nos enfants et de notre quotidien dès à présent », a conclu le préfet devant les nouveaux maires du département.
La Ville de Besançon, avec le CCAS et le Centre des Finances publiques, propose un accompagnement gratuit pour aider à remplir les déclarations papier d’impôt sur le revenu. Des permanences auront lieu à la Maison des Seniors (8 rue Pasteur) les 29-30 avril, du 5 au 7 mai, les 12-13 mai et du 19 au 22 mai, de 9h à 12h et de 14h à 16h30. Les usagers doivent se munir de leurs documents fiscaux. La date limite de dépôt papier est fixée au 19 mai, et au 28 mai pour la déclaration en ligne dans le Doubs.