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Le rendez-vous organisé à La Rodia sera l’occasion de mettre en lumière plusieurs projets d’action artistique qui seront présentés lors de la soirée du festival A DO MI CI LE, prévue le 2 juin prochain. Depuis plus de quinze ans, ce festival singulier fait entendre « des voix que l’on écoute trop rarement ». L’événement est devenu au fil des années un espace où la création artistique rejoint les réalités sociales, où les parcours de vie rencontrent la scène et où la musique devient un outil de lien social, d’expression et de dignité.

Trois créations présentées au public

Pour cette nouvelle édition organisée à La Rodia, trois projets artistiques seront proposés au public lors d’un concert gratuit ouvert à toutes et tous le mardi 2 juin prochain. Le premier projet, intitulé « De la rue à la rime », a été mené avec l’artiste bisontin Primate et des personnes sans domicile fixe accompagnées par la Boutique Jeanne Antide. Soutenu par la Fondation pour le Logement et la SACEM, ce projet a été construit en seulement trois semaines à travers une dizaine d’ateliers d’écriture et de répétitions.

Le deuxième projet, « Voix de femmes », réunit des femmes victimes de violences et de grande précarité autour d’une chorale animée par le musicien Jordan Teixeira. Certaines participantes sont engagées parallèlement dans des démarches d’insertion ou de reconstruction personnelle. Enfin, le public retrouvera le spectacle de Maggy Bolle avec les Novil’arts rois, un groupe composé de patients et de soignants du centre hospitalier spécialisé de Novillars. Créée il y a quatre ans, cette aventure artistique revient sur la scène bisontine dans quelques jours.

L'interview de la rédaction : l'artiste bisontin Primate 

Une aventure humaine avant tout

Pour les organisateurs, ces projets demandent un important travail d’accompagnement. Les répétitions se déroulent dans les mêmes conditions que celles d’artistes professionnels accueillis à La Rodia. Pendant que certains groupes préparent les Eurockéennes ou le Hellfest dans les autres salles, les participants de « De la rue à la rime » construisent eux aussi leur spectacle. « Le plus difficile, c’est souvent d’amener les personnes jusqu’au projet et de réussir à maintenir le groupe », expliquent les équipes. Certains participants vivent encore dans la rue, d’autres traversent des situations administratives, sociales ou familiales très compliquées. Mais les organisateurs constatent aussi des effets très concrets au fil des années. Plusieurs anciens participants ont retrouvé un emploi, un logement ou renoué des liens familiaux grâce à ces expériences artistiques.

L'interview de la rédaction : un participant

 

RODIA ANTIDE 2

Changer le regard sur la précarité

Au-delà du spectacle, les porteurs du projet défendent une autre vision de l’action sociale. Pour eux, la culture ne doit pas arriver uniquement « après » l’insertion, mais peut devenir un moteur de reconstruction.  Ã€ travers cette soirée du 2 juin, la Rodia et ses partenaires souhaitent avant tout montrer que derrière les parcours de précarité existent aussi des artistes, des talents et des histoires capables de rassembler un large public.

À l’approche des 100 jours à la tête de la ville, Patrick Comte,  le maire de Pontarlier,  revient sur ses débuts, la charge de travail liée à sa nouvelle fonction, la question de la communication avec les habitants mais aussi les premiers projets lancés, comme la piétonnisation partielle du centre-ville.

Les 100 jours à la tête de la ville approchent. Cette date du 30 juin représente-t-elle quelque chose pour vous ?

Pas du tout. Très honnêtement, les 100 jours ne me perturbent pas et ne me motivent pas non plus. Pour l’instant, il y a eu beaucoup de prises de contact. C’était très riche en enseignements, très intense et passionnant. Nous avons lancé quelques projets, d’autres demanderont davantage de temps. Mais nous travaillons surtout sur la durée du mandat.

Avez-vous été surpris par la charge de travail liée à la fonction ?

Oui, surtout par le temps que cela demande. Tous les jours de la semaine, le soir, et même une partie des week-ends. J’avais déjà l’habitude de travailler une dizaine d’heures par jour, mais je n’avais pas conscience que presque toutes les soirées  et les week-ends seraient pris.

Avez-vous aujourd’hui complètement endossé le costume de maire ou êtes vous encore en apprentissage ?

C’est les deux. J’ai pleinement conscience des responsabilités qui m’incombent, mais j’en apprends encore tous les jours.

Vous avez récemment échangé avec un commerçant sur les réseaux sociaux dans une ambiance très directe, filmée régulièrement et publiée en ligne. Est-ce une autre manière de communiquer ?

Moi, je m’adapte. Le commerçant auquel vous faites référence vient me voir, il est sympathique. Si vous venez me voir régulièrement, je pense qu’au bout de quelques jours, on se tutoiera aussi et tout se passera très bien.

Regrettez-vous de ne pas avoir obtenu la présidence de la communauté de communes ?

Oui,. Il y a environ 550 agents communaux et 190 à la communauté de communes. J’aurais aimé pouvoir travailler avec l’ensemble des équipes de manière équitable. Mais je pense qu’avec Nicolas Barbe, nous allons bien nous entendre.

Certains élus d’opposition estiment avoir été écartés de certaines commissions. Que leur répondez-vous ?

Dans les commissions de la communauté de communes, Pontarlier dispose  de quatre ou cinq représentants selon les cas. Je ne pouvais pas me permettre de donner une voix supplémentaire à quelqu’un dont je n’étais pas sûr politiquement.

Préférez-vous être maire de Pontarlier ou président de la communauté de communes ?

J’aime être maire de Pontarlier, ça c’est certain. Président de la communauté de communes, je ne le saurai jamais. Mais j’ai eu la chance d’être élu président du Pays du Haut-Doubs, et je pense que cela nous donne déjà de bons moyens pour porter les ambitions de la ville.

Vous allez lancer une expérimentation de piétonnisation du centre-ville. Le dispositif concernera une portion de la rue de la République, entre la rue de la Gare et la rue de la Halle.  Pouvez-vous nous en dire plus ?

Le dispositif débutera le 21 juin. Il sera accompagné d’animations culturelles et sportives. Nous avons travaillé ce projet avec les commerçants et les riverains rencontrés récemment. L’accueil est plutôt positif et tout le monde a envie que cela fonctionne. Mais rien n’est figé : si cela ne marche pas, nous saurons l’arrêter.  

Quels seront les critères pour juger du succès de cette expérimentation ?

Ce sera principalement une question de fréquentation du centre-ville. Après, beaucoup d’éléments entreront en compte : la météo, l’implication des commerçants, les animations… Un bilan sera réalisé en septembre afin d’améliorer ce qui doit l’être.

Était-il important d’associer commerçants et habitants à cette réflexion ?

Oui, complètement. Toute notre action politique sera menée de cette manière. Nous ne voulons rien faire seuls. Les bonnes idées viennent souvent du terrain et notre rôle est de les accompagner.

Ces échanges ont-ils déjà permis de faire évoluer le projet ?

Oui, plusieurs idées ont émergé, notamment sur les macarons pour les riverains et les salariés du centre-ville ou encore sur les sens de circulation afin d’éviter un report trop important du trafic rue de la Gare. Beaucoup de sujets ont été évoqués et nous allons poursuivre ce travail sereinement.

La piétonnisation est-elle votre première grande action concrète depuis votre arrivée ?

Non, pas seulement. Nous travaillons aussi avec les services de l’État sur la circulation autour du rond-point de l’Europe pour fluidifier le trafic entre ce secteur et Préval. Des aménagements sont à l’étude avec plusieurs voies d’accès supplémentaires.

D’autres projets doivent-ils sortir rapidement des cartons ?

Il y aura notamment le passage de la ville à 30 km/h. Pour d’autres projets, comme la Maison Chevalier, les réflexions et les études sont encore en cours.

Le Syndicat Interprofessionnel du AOP Morbier a annoncé la réélection de Joël Alpy à la présidence de l’appellation pour un troisième mandat. Cette reconduction intervient dans un contexte important pour la filière, marqué par la validation récente du nouveau cahier des charges de l’AOP. Le président entend poursuivre le travail engagé autour de la qualité, de la typicité du Morbier et du dynamisme de la filière, aux côtés des producteurs de lait, fromagers, affineurs et partenaires du territoire.

Un vol de carburant, accompagné de dégradations,  a été constaté lundi  matin à Fuans. Environ 100 litres de gasoil ont été dérobés dans un poids lourd appartenant à une société de rénovation. Une enquête est en cours.

Le Paléo Festival a annoncé qu’il ne collaborerait plus avec Patrick Bruel après des faits dénoncés en 2019 par une bénévole du festival. Une procédure judiciaire avait été ouverte avant de se terminer en 2022 par un accord confidentiel entre les deux parties. Selon l’émission Sept à Huit, plusieurs milliers d’euros auraient été versés à une association venant en aide aux femmes immigrées. Le festival affirme soutenir son ancienne collaboratrice et indique n’avoir reçu aucun autre signalement similaire concernant le chanteur.

Le Racing Besançon a annoncé plusieurs départs à l’issue de la saison sportive. Rafael Dias, Rémi Pillot, Philippe Etoughe, Mara Wagué et Illa Bocar Sy ne porteront plus le maillot bisontin la saison prochaine. Comme chaque année, le club procède à des ajustements de son effectif avant le prochain exercice. Le Racing a salué l’engagement de ces joueurs et leur a souhaité le meilleur pour la suite de leur carrière.

Le Racing Besançon a validé son passage devant la DNCG, le gendarme financier du football français, sans aucune restriction. Le club bisontin évoluera donc bien en National 2 la saison prochaine. Cette audition visait à examiner la situation budgétaire du Racing avant le prochain exercice sportif. La DNCG pouvait notamment encadrer la masse salariale ou prononcer d’éventuelles sanctions administratives en cas d’irrégularités financières.

Besançon a accueilli ce week-end une délégation de Pavia, ville partenaire italienne située au sud de Milan. Dans une publication Facebook, Ludovic Fagaut indique que les représentants italiens ont été invités à participer au prochain marché de Noël bisontin, organisé rue Jouffroy-d’Abbans. L’objectif est de faire découvrir au public les spécialités italiennes ainsi que les traditions de la Nativité en Italie. La délégation a également pris part au Raid Handi-Fort organisé à Besançon. La Ville de Besançon rappelle compter aujourd’hui 14 villes partenaires, dont 12 jumelages et 2 coopérations décentralisées.