L’adoption par l’Assemblée nationale de la loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles suscite des réactions opposées dans le Doubs. Le député centriste Laurent Croizier défend un texte destiné, selon lui, à soutenir les exploitants et la souveraineté alimentaire. Le collectif Alternatiba Besançon alerte, au contraire, sur ses conséquences environnementales.
Laurent Croizier revendique une « voie d’équilibre »
Laurent Croizier a voté en faveur de cette loi, qui rassemble 77 mesures concernant notamment les revenus agricoles, l’accès à l’eau, les bâtiments d’élevage, la prédation et l’origine des produits alimentaires. Le parlementaire présente son choix comme un vote « pour nos agriculteurs, pour notre souveraineté alimentaire et pour la science ».
Le député du Doubs estime que le texte adopté contient plusieurs avancées : réduction à quatre mois des délais de négociation commerciale, préférence accordée aux produits français et européens dans les cantines publiques, étiquetage de l’origine des viandes et des produits de la pêche ou encore renforcement de la lutte contre les importations ne respectant pas les normes européennes.
Il souligne également les mesures destinées à simplifier les projets de stockage d’eau et l’objectif de doubler les capacités agricoles en la matière d’ici 2035. Pour Laurent Croizier, ces équipements doivent être décidés localement et s’inscrire dans une trajectoire de sobriété.
Des dérogations phytosanitaires très encadrées, selon le député
Une partie des critiques porte sur la possibilité de recourir à certains insecticides, notamment l’acétamipride et le flupyradifurone. Laurent Croizier assure que la loi ne rétablit pas leur autorisation générale. Selon lui, les molécules concernées restent interdites en France.
Le texte permet toutefois à l’Agence nationale de sécurité sanitaire, l’Anses, ( ndlr : filiale d’une ministère de l’Agriculture), d’accorder des dérogations ciblées et temporaires pour quatre cultures : les betteraves sucrières, les noisettes, les cerises et les pommes. Ces autorisations ne pourraient être délivrées qu’en présence d’une menace grave pour la production et après une évaluation des risques sanitaires et environnementaux.
Le parlementaire considère que cette décision doit relever de l’expertise scientifique. Il affirme également que plusieurs dispositions controversées présentes dans la version du Sénat ont été supprimées lors de l’examen du texte, notamment celles concernant la gouvernance de l’eau, la définition des zones humides ou une réautorisation plus large de certains insecticides.
Alternatiba Besançon redoute plusieurs « reculs »
Alternatiba Besançon porte une lecture radicalement différente. Le collectif écologiste estime que cette loi, présentée comme une réponse à la crise agricole, « ouvre en réalité la voie à plusieurs reculs ».
Dans une publication visant directement Laurent Croizier, Alternatiba considère que son vote revient à soutenir « l’accaparement de l’eau par l’agriculture industrielle », la possible réintroduction de pesticides comme l’acétamipride et le flupyradifurone, ainsi que l’agrandissement des élevages industriels.
Le collectif redoute donc que les mesures de simplification et les dérogations prévues affaiblissent la protection de l’eau, de la biodiversité et de la santé. Son analyse s’oppose frontalement à celle du député, qui dénonce de son côté une « instrumentalisation politique » et une présentation caricaturale du contenu de la loi.
Deux visions de la transition agricole
Derrière cette controverse locale se dessinent deux conceptions de l’avenir de l’agriculture. Alternatiba Besançon craint que la recherche de compétitivité conduise à maintenir un modèle agricole intensif et dépendant des pesticides et de l’irrigation.
Laurent Croizier juge, pour sa part, qu’une transition écologique ne pourra pas réussir sans donner aux agriculteurs les moyens de vivre de leur travail et de s’adapter au changement climatique. Il défend une réduction progressive des pesticides, accompagnée par la recherche et le développement d’alternatives.
Le débat porte ainsi moins sur la nécessité de transformer l’agriculture que sur les moyens d’y parvenir et sur l’équilibre à trouver entre production alimentaire, revenus des exploitants, santé publique et protection de l’environnement.
Les sapeurs-pompiers sont intervenus hier soir, vers 20h45, près d’un étang situé à proximité du chemin de halage, à Saint-Maurice-Colombier. Un homme de 56 ans a été retrouvé mort, présentant une blessure par arme à feu. Selon les secours, il s’agirait d’un suicide. Un témoin a été pris en charge sur place. La gendarmerie et le maire de la commune étaient également présents.
Un accident impliquant une voiture et une enfant s’est produit ce vendredi, à 17 h 30, rue Édouard-Bastide à Ornans. Souffrant d’un traumatisme crânien, la fillette de 5 ans a été transportée au service pédiatrique du CHU Jean-Minjoz de Besançon. La conductrice de 65 ans, choquée, n’a pas été hospitalisée. La gendarmerie et le SMUR étaient présents sur place.
Santé publique France a recensé 925 noyades entre le 1er mai et le 15 juillet, dont 274 mortelles, soit une hausse de 14 % par rapport à 2025. Près de neuf victimes décédées sur dix étaient des adultes. En Bourgogne–Franche-Comté, le nombre de noyades mortelles a fortement progressé, avec une augmentation de 67 % en un an. Plusieurs régions enregistrent toutefois une baisse, notamment l’Occitanie, la Corse et les Pays de la Loire.
Poligny accueillera, ce lundi 3 août, l’arrivée de la troisième étape du Tour de France femmes 2026. Les coureuses parcourront 157 kilomètres depuis Genève, avec notamment les ascensions du col de la Faucille et du col de la Savine. La caravane publicitaire et plusieurs animations rythmeront cette journée, avant l’arrivée du peloton dans la cité jurassienne.
Un accident? impliquant une moto seule? s’est produit ce vendredi, vers 20 heures, sur la route départementale 49, à Villers-sous-Chalamont, en direction de Boujailles. La moto a pris feu après la chute. L’incendie a été éteint par les sapeurs-pompiers au moyen d’une lance. Le conducteur, âgé de 33 ans et légèrement blessé, a été transporté au centre hospitalier de Pontarlier.
La situation hydrique continue de se dégrader dans le Jura malgré la fin de la canicule et quelques orages localisés. Le préfet place les usages économiques en alerte renforcée sur les secteurs du Plateau calcaire et de la Haute-Chaîne. Industriels, entreprises et exploitants agricoles doivent réduire leur consommation d’eau. Les restrictions concernant les particuliers et les collectivités restent également renforcées dans l’ensemble du département.
À trois étapes de l’arrivée finale, les coureurs du Tour de France disputaient, ce vendredi, la 19ᵉ étape entre Gap et l’Alpe d’Huez. Un parcours montagneux de 127,9 kilomètres, conclu par la mythique ascension aux 21 virages.
Une attaque impressionnante du Maillot Jaune
Présent dans l’échappée, un groupe composé notamment de Lenny Martinez, Richard Carapaz et Sepp Kuss a longtemps cru pouvoir se disputer la victoire. Carapaz a tenté de faire la différence à moins de trois kilomètres du sommet, mais les hommes de tête restaient sous la menace de Tadej Pogacar. Le Maillot Jaune est passé à l’offensive à environ 12 kilomètres de l’arrivée. Auteur d’une ascension spectaculaire, le Slovène a progressivement comblé son retard avant de rejoindre Martinez et Carapaz dans les derniers kilomètres.
Pogacar fait la différence dans le final
À moins de deux kilomètres de la ligne, Tadej Pogacar a placé une nouvelle accélération que ses adversaires n’ont pas pu suivre. Le leader du classement général s’est alors envolé vers la victoire, remportant pour la première fois de sa carrière une étape au sommet de l’Alpe d’Huez. Il devance le Français Lenny Martinez, solide deuxième, et l’Équatorien Richard Carapaz, troisième. Il s’agit de la cinquième victoire d’étape de Pogacar sur cette édition du Tour de France.
Paul Seixas reste dans la course au maillot blanc
Paul Seixas termine neuvième de l’étape. Le jeune Français a concédé quatre secondes à Isaac Del Toro, son principal rival pour le maillot blanc de meilleur jeune. Il reste toutefois pleinement engagé dans cette bataille avant les deux dernières étapes du Tour. Le coureur bisontin Romain Grégoire est 89è. Il est 56è au général.