Alors que les combats progressent en Ukraine. Ce samedi après-midi, à Besançon, environ 300 personnes se sont rassemblées sur la place du 8 septembre pour dénoncer la guerre et exprimer leur soutien au peuple ukrainien. A l’initiative de ce rassemblement le collectif de solidarité avec le peuple ukrainien, qui a vu le jour jeudi dernier dans la cité comtoise.
Au cours de ce rassemblement, citoyens et membres de syndicats et partis politiques ont tenu à saluer la résistance du peuple ukrainien et les prises de position d’une partie de la communauté russe qui se mobilise également, malgré une répression féroce. Le collectif demande : « le cessez le feu immédiat et le retrait des troupes russes d’Ukraine ».

« On se sent très impuissant »
Les manifestants reconnaissent leur impuissance. Il est bien évidemment que ces mobilisations à travers le monde entier ne protègent pas les Ukrainiens des bombes, mais ces rassemblements ont un tout autre objectif. Celui de leur apporter du soutien et de la reconnaissance pour leur patriotisme et leur attachement à la liberté et leur indépendance.

Interrogation, inquiétude et colère
La détermination de Vladimir Poutine inquiète. Dans les rangs, les incertitudes sont nombreuses sur le virage que pourrait prendre cette guerre. « On ne sait pas jusqu’où il peut aller. Il a été capable de bombarder le bâtiment d’une centrale nucléaire » notent les participants. D’autres espèrent un fort sursaut démocratique en Russie – la crainte d’ailleurs de Poutine – pour mettre hors d’état de nuire le chef russe et sortir de cette crise.

Des couloirs humanitaires protégés
Au cours de cette manifestation, l’opération menée par Stéphane Ravacley, le boulanger bisontin, faisait partie des discussions. Tous ont salué cette initiative, mais beaucoup pensent qu’une telle opération doit passer avant tout par une organisation nationale et internationale de premier ordre, notamment avec des couloirs humanitaires protégés.

L'interview de la rédaction
Dans le Jura, l’état et les collectivités travaillent aux conditions d’accueil des Ukrainiens déplacés. Différents outils sont déployés pour recenser les offres d’hébergements. Ainsi , les offres émanant des collectivités, associations et entreprises peuvent être communiqués via le formulaire suivant : https://www.demarches-simplifiees.fr/commencer/hebergement-personne-morale-ukraine
Par ailleurs, les particuliers qui souhaitent accompagner des ressortissants ukrainiens sont invitées à se signaler sur le site : https://parrainage.refugies.info
La Résidence autonome des Hortensias est située dans le quartier de Planoise à Besançon. Elle propose un mode de vie afin de réduire l’isolement des personnes âgées. Il existe cinq structures comme celle-ci à Besançon, mais la Ville souhaiterait décliner davantage ce fonctionnement.
Situées à Besançon, les résidences autonomes proposent une manière différente de se loger. Destinées aux personnes de 60 ans et plus non dépendantes, elles proposent aux locataires de disposer de leur propre appartement, qu’ils peuvent aménager à leur guise. Différentes activités et animations sont proposées aux habitants et le loyer est établi en fonction des revenus de chacun.µ

Un échange intergénérationnel
L’originalité d’une structure comme celle des Hortensias est d’accueillir en plus des personnes âgées, des jeunes. La résidence dispose de 82 places dont 22 dédiées à ces derniers. En échange de temps passé avec les personnes âgées, les jeunes peuvent bénéficier d’un loyer sans charge. Ce principe d’échange intergénérationnel bénéficie aux deux parties. Au travers des différents temps passés ensembles, un partage, un échange de culture se met en place. Les résidents, moins isolés, se trouvent dans un cadre plus vivant. Mais l’apport est aussi présent pour les jeunes habitants. Certains d’entre eux, en plus de partager leur culture comme les étudiants ERASMUS, peuvent aussi rencontrer de nouvelles personnes parmi les résidents et mieux découvrir la culture locale. C’est une ouverture de vie qui leur est proposée. La résidence se trouve vivifiée par la présence de ces différentes générations qui se côtoient au quotidien.
L'interview de la Rédaction : Ryan, un des jeunes ayant un appartement au sein de la structure bisontine
Le collectif unitaire bisontin de soutien au peule ukrainien appelle à la mobilisation ce samedi après-midi à Besançon. Le rendez-vous est fixé à 16h sur la place du 8 septembre. Les manifestants expliquent que les bombardements incessants sur les villes et jusque sur la plus importante centrale nucléaire en activité du pays doivent plus que jamais rassembler la population pour s’opposer contre cette guerre et apporter un véritable soutien « au peuple ukrainien qui se bat avec courage pour sa liberté ». La semaine dernière, plus de 200 personnes avaient fait le déplacement.
La Ville de Besançon a choisi de mettre en œuvre une politique ciblée pour faciliter l’accès au stationnement des personnes en situation de handicap. Ainsi, les titulaires de l’une des deux cartes réglementaires – carte européenne de stationnement ou CMI stationnement – sont autorisés, par arrêté municipal, à stationner gratuitement sur les emplacements marqués « payant » en voirie dans la limite de 12 heures, ainsi que sur toutes autres places de stationnement gratuites ouvertes au public. Sur un total d’environ 26 500 places publiques, la Ville de Besançon compte près de 600 places réservées exclusivement aux personnes handicapées dans le respect des obligations légales.
Il est rappelé que le stationnement de tout autre véhicule y est interdit et reste passible d'une mise en fourrière immédiate et d'une verbalisation de 135€ au même titre que le stationnement sur trottoir, aménagement cyclable ou passage piéton.
Face à la situation en Ukraine et à la détresse du peuple ukrainien, la Ville de Morteau s’est portée candidate pour accueillir et loger des familles ukrainiennes qui ont quitté précipitamment leur pays. Une dizaine de logements vont être mobilisés pour assurer cet accueil. D’autre part, la cité du Haut-Doubs indique qu’elle étudie « la faisabilité d’organiser une collecte en lien avec les associations humanitaires ».
La Ville de Dole se mobilise en faveur du peuple ukrainien. La collectivité a choisi de répondre favorablement à l’appel de l’Association des Maires de France. Depuis mercredi, des bacs ont été mis à disposition des personnes souhaitant faire un don. Des produits d’hygiène ( gel, savons corporels, couche et lait maternisé,…) , de secours (gants à usage unique, masques chirurgicaux,…) et de logistique (lits de camp, sacs de couchage, …) sont demandés.
Parallèlement, la ville s'organise pour recenser les hébergements qui pourraient permettre d'accueillir d'éventuels réfugiés en provenance d'Ukraine. Les dolois souhaitant accueillir des familles déplacées peuvent contacter le 03.84.79.79.79 afin de se faire connaître., si la situation conduit la France à accueillir des familles ukrainiennes.
La Croix Rouge fait partie de ces associations dont le savoir-faire en la matière est incontestable. Déjà présente sur place, sur la ligne de front du Donbass, la Croix Rouge mobilise les siens dans l’Hexagone. Pour mener son action et répondre aux urgences, l’association est en contact avec la fédération des Croix Rouges et du Croissant Rouge pour coordonner toutes les actions à mettre en œuvre. Les responsables appellent à la générosité et demandent à tout un chacun de faire un don. Il a été décidé de travailler avec d’autres collectifs identiques, basés en Pologne, en Slovaquie, en Hongrie et en Roumanie pour répondre à leurs besoins pour l’accueil des réfugiés. 7 millions de personnes devront sans doute être prises en charge.
Agir intelligemment
Yves Leclerc, président de la Croix Rouge de Pontarlier et Vice-président de la direction territoriale du Doubs, le rappelle, « l’objectif n’est pas d’empêcher les gens d’agir, mais de le faire avec intelligence et coordination ». Le besoin d’argent ne fait aucun doute, mais les besoins en hébergement le sont tout autant. C’est la raison pour laquelle, les personnes capables d’accueillir des familles ukrainiennes ne doivent pas à hésiter à se faire connaître auprès des Croix Rouges du Doubs.
Par exemple, Ã Pontarlier, il est possible de joindre la structure au 03.81.39.16.02
L'interview de la rédaction
La guerre s’intensifie en Ukraine. L’offensive russe est bien réelle. L’armée accentue ses frappes et progresse. En France, la population n’est pas indifférente à la situation des Ukrainiens. Lundi, le standard de la mairie de Besançon a reçu de nombreux appels émanant de locaux désireux d’apporter leur aide, en offrant par exemple un hébergement.
Pour l’heure, la ville recense toutes les bonnes volontés et les propositions qui en découlent. Les élus, en compagnie d’un collectif, récemment créé, portent une réflexion sur l’organisation que peut prendre ce soutien. Il convient d’organiser l’accueil des réfugiés et la collecte. Se posent notamment les questions de savoir quels types de produit et de matériel sont souhaités et comment l’acheminement pourrait se faire ?
La cité comtoise entend également s’appuyer sur son réseau de villes jumelées pour envisager d’autres actions. Elle envisage de proposer son aide à la ville de Fribourg qui a décidé de recevoir 300 enfants.
Il y a quelques jours, lorsque la Russie attaquait l’Ukraine, le Président Emmanuel Macron indiquait que cet « acte de guerre » aura « des conséquences profondes durables sur nos vies ». L’agriculture fait partie des secteurs qui seront malheureusement touchés par cette crise internationale. Philippe Monnet, le président de la FDSEA du Doubs, actuellement à Paris, au salon de l’agriculture, a conscience des conséquences à venir. D’autant plus que l’Ukraine et la Russie représentent 1/3 de la production mondiale de blé. Une matière première indispensable pour nourrir le bétail. L’agriculteur s’attend également à une augmentation des prix du gaz. Une énergie largement utilisée par les professionnels de la terre pour produire des engrais
Une augmentation des coûts de production
Cette situation et les conséquences qu’elle engendre vont indéniablement augmenter les coûts de production. Ce qui va produire une hausse des charges dans les exploitations, qui devront répercuter cette hausse sur leur prix de vente. Ce qui aura un impact sur les tarifs appliqués dans les rayons des magasins et donc sur le pouvoir d’achat de la clientèle française. Pour éviter autant que faire se peut cette situation à l’avenir, la FDSEA réfléchit à rendre la production agricole française moins dépendante de l’étranger. Ce sera sans doute l’un des grands enjeux à venir.
Accueillir des réfugiés ukrainiens
Christiane Lambert, la présidente de la FNSEA, s’est dernièrement dit favorable à l’accueil de refugiés ukrainiens. La réflexion est lancée. Localement, Philippe Monnet et ses équipes réfléchissent à cette éventualité. « Nous regardons comment nos territoires peuvent participer à cette action de solidarité » termine l’agriculteur.
L'interview de la rédaction / Philippe Monnet, président de la FDSEA du Doubs