Au deuxième trimestre 2026, la Bourgogne-Franche-Comté compte en moyenne 111.110 demandeurs d’emploi sans aucune activité, inscrits en catégorie A à France Travail. Leur nombre augmente de 0,3 % sur trois mois et de 2,2 % sur un an. Dans le Doubs, 24 800 personnes sont concernées, soit une hausse annuelle de 2,3 %. Le Jura en recense 8 600, un chiffre en baisse de 1,6 % sur le trimestre, mais en progression de 0,6 % sur un an.
La France devrait connaître, à partir du mercredi 29 juillet, un quatrième épisode caniculaire depuis le début de l'été. Les modèles météorologiques convergent vers une nouvelle vague de chaleur, dont l'intensité et la durée restent encore à préciser. Si cette tendance se confirme, l'été 2026 pourrait devenir le plus chaud jamais enregistré dans l'Hexagone.
Des températures en forte hausse
Après quelques jours de répit, les températures repartiront nettement à la hausse dès le milieu de la semaine. Les fortes chaleurs devraient d'abord s'installer dans le sud du pays avant de gagner une grande partie de la France, avec des températures largement supérieures aux normales de saison. Selon les prévisions actuelles, plusieurs régions pourraient dépasser les 40 °C, tandis que les nuits s'annoncent également très chaudes, limitant le rafraîchissement.
Jusqu'à 39 °C attendus en Franche-Comté
La Franche-Comté sera directement concernée par cette nouvelle offensive de la chaleur. À Besançon, le mercure pourrait atteindre 36 °C dès mercredi, puis 39 °C jeudi. Des maximales comprises entre 35 et 38 °C sont également annoncées à Belfort, Montbéliard, Dole et Lons-le-Saunier. Les secteurs d'altitude, comme Pontarlier ou le Haut-Doubs, devraient connaître des températures un peu moins élevées, mais resteront eux aussi confrontés à une chaleur marquée.
Une vigilance recommandée
Face à cette nouvelle canicule, les autorités rappellent les consignes de prévention : boire régulièrement, éviter les efforts physiques aux heures les plus chaudes, maintenir les logements au frais et prendre des nouvelles des personnes les plus vulnérables. Alors que plusieurs incendies majeurs ont déjà touché le pays ces dernières semaines, cette nouvelle vague de chaleur fait également craindre une aggravation du risque de feux de végétation dans de nombreuses régions.
En pleine période de départs en vacances, les prix des carburants continuent de grimper. Le gazole dépasse désormais 2,10 euros le litre en moyenne, tandis que le SP95-E10 franchit la barre des 2 euros et que le SP98 atteint 2,09 euros. Cette hausse, liée notamment au rebond des cours du pétrole sur fond de tensions au Moyen-Orient, représente une augmentation de 3,5 % à plus de 6 % en une semaine selon les carburants et alourdit le budget des automobilistes.
Le statut de micro-entrepreneur poursuit son essor en Bourgogne-Franche-Comté. Fin 2022, selon une dernière étude de l'Insee, la région comptait 60 700 micro-entreprises, soit un tiers des très petites entreprises (TPE) de moins de dix salariés. Si ce régime favorise la création d'activité et dynamise l'emploi local, notamment dans les territoires ruraux, il reste marqué par des revenus modestes et une forte précarité.
Un modèle en plein développement
Créé en 2009 et largement favorisé par le relèvement des plafonds de chiffre d'affaires en 2018, le régime de la micro-entreprise connaît une progression continue. En Bourgogne-Franche-Comté, près de 5 % des actifs exercent désormais sous ce statut, qui représente un levier important d'accès à l'emploi ou de création d'activité indépendante. Les secteurs concernés sont très variés : soutien scolaire, livraison de repas, création de contenus numériques, conseil, santé, action sociale ou encore services à la personne. Cette diversité permet de répondre à des besoins de proximité, y compris dans les zones rurales où l'offre de services est parfois limitée.
Des profils différents selon les générations
L'étude de l'Insee montre que les jeunes créateurs privilégient davantage les activités liées au numérique, à la livraison ou aux plateformes en ligne. Les métiers d'influence, de conseil ou d'édition de contenus séduisent également cette génération. À l'inverse, les micro-entrepreneurs de plus de 55 ans s'orientent plus volontiers vers les secteurs de l'hébergement-restauration, de la santé, de l'action sociale ou des professions juridiques et comptables. Beaucoup y voient une manière de prolonger leur activité avant la retraite ou de retrouver un emploi après une période de chômage.
Une activité souvent complémentaire
La micro-entreprise constitue rarement une activité principale à temps plein. Près de 46 % des micro-entrepreneurs cumulent leur activité avec un emploi salarié, preuve que ce statut sert souvent de complément de revenus ou permet de tester un projet entrepreneurial sans abandonner un emploi stable. Les revenus générés restent modestes : le revenu mensuel brut moyen atteint seulement 590 euros, soit environ trois fois moins que le Smic. Les revenus sont plus élevés chez les entrepreneurs exerçant exclusivement leur activité, mais demeurent très variables selon les secteurs.
Une forte présence dans les territoires
La Bourgogne-Franche-Comté compte en moyenne 22 micro-entrepreneurs pour 1 000 habitants. Les agglomérations de Dijon et Besançon concentrent naturellement le plus grand nombre de micro-entreprises en raison de leur poids démographique et économique. Rapportée à la population, la densité est toutefois particulièrement élevée dans plusieurs intercommunalités du centre de l'ancienne Bourgogne et le long de l'axe viticole entre Dijon et Mâcon. Les micro-entreprises jouent ainsi un rôle essentiel dans le maintien des services de proximité.
Un modèle économiquement fragile
Malgré son succès, la micro-entreprise reste un statut précaire.
Selon l'Insee :
Cette fragilité s'explique notamment par la simplicité du régime, qui facilite les créations d'entreprise mais conduit aussi de nombreux porteurs de projet à abandonner rapidement leur activité ou à la conserver comme simple complément de revenus.
Un acteur désormais incontournable de l'économie régionale
La micro-entreprise s'est imposée comme une composante majeure du tissu économique de Bourgogne-Franche-Comté. Elle favorise l'initiative individuelle, soutient l'emploi local et contribue au maintien de nombreux services, en particulier dans les zones rurales. Son développement s'accompagne toutefois de défis importants : faibles revenus, pérennité limitée et dépendance fréquente à un emploi salarié. L'enjeu est désormais de transformer davantage de ces initiatives en activités durables, capables de constituer de véritables entreprises créatrices de valeur et d'emplois.
L'Intersyndicale féministe du Doubs appelle à un rassemblement ce samedi 4 juillet, à 10 h, devant le tribunal judiciaire de Besançon, rue Mégevand. Initialement prévue sous la forme d'une marche, la mobilisation a été adaptée en raison de la braderie. Organisé dans le cadre d'une journée nationale d'action, le rassemblement rendra hommage à Lyhanna et apportera son soutien à toutes les victimes de violences sexuelles. Les organisateurs demandent au gouvernement l'adoption d'une loi-cadre intégrale contre les violences sexuelles, dotée d'un budget de 2,6 milliards d'euros par an, afin de mieux prévenir ces violences, protéger les victimes et renforcer leur prise en charge.
La période des soldes d'été est prolongée d'une semaine. Initialement prévue jusqu'au 21 juillet, elle s'achèvera finalement le 28 juillet. Cette décision, annoncée par le ministre du Commerce, Serge Papin, vise à compenser la baisse de fréquentation des magasins observée pendant l'épisode de canicule.
Un nouveau rassemblement est organisé ce lundi 29 juin à 19 heures devant le tribunal judiciaire de Besançon afin de réclamer l'adoption d'une loi-cadre intégrale contre les violences sexuelles. Une rencontre est également prévue à 18 heures avec la présidente du tribunal et le procureur, en présence d'une quarantaine de manifestants. Les organisateurs estiment que, face à la multiplication des affaires de violences sexuelles visant les femmes et les enfants, des mesures globales sont nécessaires. Ils plaident pour une politique fondée sur la prévention, l'accompagnement des victimes et la protection des enfants, plutôt que sur un renforcement des seules réponses répressives.
Les médias indépendants StreetPress, Le Ch’ni et Radio BIP/Média 25 organisent une conférence autour de l’ouvrage « Extrême danger – connaître et contrer l’extrême droite radicale », le jeudi 25 juin à 18h30, salle Jean-Zay à Besançon. Animée par Jo Weisz, cette rencontre proposera un panorama des groupuscules d’extrême droite actifs en France, ainsi que des témoignages de journalistes comtois sur le traitement de ces sujets et leurs répercussions sur le terrain.
Après deux premières mobilisations les 8 et 15 juin, un nouveau rassemblement est organisé ce lundi 22 juin à 19h devant le tribunal de Besançon, à l'appel de la Coalition féministe et enfantiste pour une loi-cadre intégrale contre les violences sexuelles. Les organisateurs dénoncent l'absence de réponses concrètes du gouvernement et réclament l'adoption rapide d'une loi assortie de moyens financiers suffisants.
À cette occasion, l'intersyndicale féministe du Doubs invite les participants qui le souhaitent à lire des textes ou poèmes en hommage aux victimes et pour dénoncer les violences sexistes et sexuelles. Les associations affirment vouloir maintenir la pression jusqu'à l'obtention de mesures jugées à la hauteur de l'urgence.
À travers une adolescente curieuse et des illustrations ludiques, chercheurs, auteurs et éditeurs lancent une collection destinée à faire découvrir aux jeunes lecteurs le rôle essentiel des microbes dans notre quotidien. Le premier tome du Journal de Chloé vient de paraître aux Presses Universitaires de Franche-Comté.
Un projet de recherche au service des grands défis de demain
Les microbes souffrent souvent d'une mauvaise image. Associés aux maladies et aux infections, ils sont pourtant omniprésents et indispensables au fonctionnement de notre planète. C'est ce message que souhaitent faire passer les chercheurs du projet HARMI (HARnessing MIcrobiomes for Sustainable Development) à travers un nouvel ouvrage jeunesse présenté à Besançon : Le journal de Chloé – Les microbes, mes nouveaux BFF (ou presque) – Enquête n°1. Publié aux Presses universitaires de Franche-Comté, ce premier volume s'inscrit dans une collection de livres graphiques et pédagogiques consacrée aux microbiomes et destinée au jeune public.
À l'origine de cette initiative se trouve HARMI, un programme de recherche d'excellence financé dans le cadre de France 2030 avec le soutien de l'Agence nationale de la recherche (ANR) et de l'Union européenne. Coordonné par Fabrice Martin, chercheur, responsable scientifique et technique du projet HARMI, ce projet réunit des chercheurs de plusieurs disciplines autour d'une ambition commune : mieux comprendre les microbes, leurs interactions avec le vivant et leur potentiel pour répondre aux grands défis contemporains. « L'idée est d'utiliser le levier microbien pour répondre aux enjeux de demain », résume Fabrice Martin. Les recherches menées dans le cadre de HARMI concernent aussi bien la santé humaine et animale que l'agriculture durable, l'alimentation, la préservation de l'environnement ou encore l'adaptation au changement climatique.
L'interview de la rédaction : Fabrice Martin, chercheur, responsable scientifique et technique du projet HARMI
Faire dialoguer science et société
Le livre s'inscrit dans le quatrième pilier du projet HARMI, consacré au lien entre science et société. Pour les chercheurs, il était important de trouver une nouvelle manière de transmettre leurs travaux au grand public et plus particulièrement aux jeunes générations. « Nous savons que les enfants et les adolescents influencent souvent les comportements au sein de leur famille. Ils participent aux changements de demain », souligne M. Martin. L'objectif est donc double : transmettre des connaissances scientifiques tout en développant l'esprit critique des futurs citoyens. Le projet est né de la volonté des scientifiques impliqués dans HARMI de créer un outil de médiation original. Grâce au partenariat avec le Centre de Culture Scientifique Louis Pasteur, ils ont rencontré l'autrice Claire Morel et l'illustratrice Charlotte Cornudet. Très rapidement, l'idée d'un récit illustré s'est imposée.
Chloé, une collégienne à la découverte du monde microbien
Le livre suit les aventures de Chloé, une adolescente qui doit réaliser un devoir de sciences de la vie et de la Terre. À travers ses recherches, ses échanges avec sa mère et ses professeurs, elle découvre progressivement l'univers des microbes. Où vivent-ils ? À quoi servent-ils ? Pourquoi sont-ils si importants ? Autant de questions qui rythment l'enquête menée par la jeune héroïne. « Nous avons voulu montrer que ce sujet concerne tout le monde », explique Claire Morel. « Les microbes touchent à la santé, à l'environnement, à l'alimentation. Nous sommes partis de questions très concrètes du quotidien pour rendre ces notions accessibles aux plus jeunes ». Le récit mêle ainsi aventure, humour, vie quotidienne et découvertes scientifiques.
L'interview de la rédaction : Claire Morel, autrice
Une immersion au cœur des laboratoires
Pour construire l'ouvrage, Claire Morel et Charlotte Cornudet ont passé plusieurs mois à rencontrer les chercheurs du projet HARMI. Les deux créatrices ont visité des laboratoires, observé les équipements scientifiques et découvert des domaines de recherche qu'elles connaissaient peu. « Nous ne connaissions pratiquement rien aux microbes au départ », reconnaît Claire Morel. « Les chercheurs ont pris énormément de temps pour nous expliquer leurs travaux et se sont véritablement prêtés à l'exercice pédagogique ». Les scientifiques ont également participé à de nombreuses relectures afin de garantir la rigueur du contenu. « Cela nous a permis de prendre des libertés dans la narration tout en sachant que les informations seraient validées », poursuit l'autrice.
L'interview de la rédaction : Charlotte Cornudet, illustratrice et graphiste
Cinq chercheurs au cœur de l'enquête
Le premier tome s'appuie sur les travaux de cinq scientifiques impliqués dans HARMI :
Ces rencontres ont permis aux autrices de découvrir à quel point les microbes interviennent dans des domaines très différents. « Ce qui nous a frappées, c'est que les microbes peuvent parfois aider à réparer certaines des dégradations causées par l'activité humaine », souligne Charlotte Cornudet.
Le dessin comme outil de vulgarisation
Illustratrice et graphiste, Charlotte Cornudet a participé à l'ensemble des visites de laboratoires afin de nourrir son travail graphique. « J'avais besoin de voir les lieux, les machines, les panneaux de sécurité et toute cette ambiance particulière pour pouvoir ensuite la retranscrire dans les dessins », explique-t-elle. Le livre prend la forme d'un carnet de bord tenu par Chloé. Schémas, annotations manuscrites, dessins humoristiques et scènes de la vie quotidienne accompagnent les explications scientifiques. « Il faut trouver un équilibre entre une histoire suffisamment ludique pour accrocher les lecteurs et un contenu scientifique suffisamment riche pour transmettre des connaissances », précise l'illustratrice.
Déconstruire les idées reçues
L'un des objectifs majeurs de l'ouvrage est de changer le regard porté sur les microbes. Car si certains sont responsables de maladies, la très grande majorité joue un rôle essentiel dans le fonctionnement du vivant. Les microbes participent à la fertilité des sols, à la croissance des plantes, à la fabrication de nombreux aliments, à la santé humaine ou encore à la dépollution de certains milieux. « Le projet HARMI vise à mieux comprendre tous les services rendus par ces microbes », rappelle Fabrice Martin. Cette approche permet d'aborder des enjeux contemporains majeurs comme la transition agroécologique, la sécurité alimentaire, la santé publique ou la protection de l'environnement.
Un outil de culture scientifique
Au-delà de la vulgarisation, les partenaires du projet voient dans cet ouvrage un moyen de renforcer le dialogue entre la recherche et la société. Dans un contexte marqué par la circulation de fausses informations et la remise en cause de certaines connaissances scientifiques, plusieurs intervenants ont souligné la nécessité de rendre la science plus accessible. « Nous devons faire l'effort de communiquer et montrer en quoi la démarche scientifique est utile à la société. Il faut aussi combattre les contre-vérités et apporter la connaissance au plus grand nombre », estime Fabrice Martin.
Quatre tomes déjà programmés
Ce premier volume n'est qu'un début. Selon Renald Cuzacq, responsable éditorial aux Presses universitaires de Franche-Comté, la collection comptera quatre enquêtes mettant en scène Chloé, qui grandira au fil des ouvrages. Le deuxième tome est déjà en préparation et sera consacré à la fermentation. Disponible dès à présent en librairie, ce premier opus marque le lancement d'une collection qui entend démontrer qu'il est possible de parler de science autrement, en racontant des histoires capables de susciter la curiosité tout en donnant aux jeunes lecteurs les clés pour mieux comprendre le monde qui les entoure.
L'interview de la rédaction : Renald Cuzacq, responsable éditorial aux Presses universitaires de Franche-Comté