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Depuis jeudi, et jusqu’à 17h ce vendredi, la Communauté de Commune du Val de Morteau, en collaboration avec la Mission Locale Haut-Doubs et Pôle emploi, organise les journées de l’industrie. Le rendez-vous est fixé à la salle de l’Escale.

L’objectif est de promouvoir les savoir-faire locaux,  développer l’attractivité des métiers de l’industrie auprès des collégiens et lycéens et des demandeurs d’emploi. Plusieurs actions sont prévues : organisation d’un salon des entreprises et formations, visites d’entreprises à Morteau, les Fins et Villers-le-Lac et des ateliers de formation du Greta et du lycée Edgar Faure.

Cette année encore, une partie des collégiens de Levier se transforment en jeunes entrepreneurs. Toujours très efficace dans ce domaine, la nouvelle génération de petits ados de 4è s’est lancée dans la création de lingettes réutilisables. Comme dans toute action entrepreneuriale qui se respecte,  différentes responsabilités ont été partagées. Chacun apporte sa pierre à l’édifice pour la pleine réussite de ce projet. Un duo d’enseignantes, composé de Mesdames Jeanningros et Salvi est présente, mais les jeunes sont pleinement acteurs.

En mai prochain, ils iront défendre leur initiative à Dijon devant un jury d’experts. La petite entreprise levitienne se porte bien. Grâce à la mobilisation des jeunes, de leur proches et des enseignantes, les différentes étapes ont été passées avec brio. Celle de la production a été convaincante, avec plus de 250 lingettes déjà confectionnées.

La protection de l’environnement

Au-delà de toutes les connaissances pédagogiques que peut apporter cette initiative dans le domaine du fonctionnement d’une entreprise, les jeunes ont voulu également défendre une valeur forte, qui semble être ancrée dans cette génération. Celle de la protection de l’environnement. C’est le domaine du recyclage des matières premières que ces futurs adultes ont envie de développer et inscrire dans les enjeux de demain.

Le reportage de la rédaction : Les jeunes et Mme Jeanningros

 

Dans le Jura, les élèves de classes de formation musicale, à partir de la 3è année, de l’école de musique Haut-Jura Arcade, vont très prochainement participé à l’enregistrement audio et vidéo d’une chanson co-écrite et mixée par deux des professeurs de l’établissement. Cette opération aura lieu le 5 avril dans un studio professionnel à Présilly. Une fois réalisé, le clip sera diffusé sur le site de l’école et les réseaux sociaux de la structure.

La mobilisation contre la réforme des retraites se poursuit. Une nouvelle journée de grève est annoncée pour ce mardi 28 mars. Ce vendredi, à Besançon, une partie des élèves du lycée Claude Nicolas Ledoux a mené un blocus devant l’établissement scolaire.  Ils dénonçaient la réforme mise en œuvre, mais surtout le recours à plusieurs reprises au 49.3 pour faire passer les décisions gouvernementales. Ces jeunes gens sont décidés à poursuivre cette action la semaine prochaine.

La contestation semble gagner du terrain auprès de la jeunesse. Jeudi, de très nombreux étudiants avaient rejoint le cortège bisontin qui s’était donné rendez-vous sur le parking Battant. Selon l’intersyndicale, les Assemblées Générales, organisées à la fac de lettres, à Mégevan, trouvent de plus en plus d’oreilles attentives. Il y a quelques jours, 300 jeunes étaient présents.

L'interview de la rédaction

 

Nouvelle soirée de mobilisation, ce mercredi soir, à Besançon contre la réforme des retraites.  Entre 300 et 400 personnes se  sont rassemblées au centre-ville de la cité comtoise. Dans le cortège, de très nombreux jeunes pour lesquels il est inconcevable,  qu’eux et leurs parents travaillent plus longtemps pour bénéficier d’une retraite à taux plein.  

MANIF NUIT RETRAITE 6

La prise de parole d’Emmanuel Macron à la mi-journée ne passe pas également. Les manifestants présentent un chef de l’état très éloigné des préoccupations des Français. Selon eux, « il ne comprend rien ». Les étudiants et la jeunesse bisontine sont attendus en nombre ce jeudi après-midi lors de la grande manifestation, dont le départ sera donné, à 14h, du parking Battant. Ils devraient être en tête du cortège.

Le reportage de la rédaction

MANIF NUIT RETRAITE 2

La troupe de théâtre du lycée Edgard Faure de Morteau, « les Egarés », remonte sur les planches en ce début de printemps. Le 31 mars, les 24 jeunes qui composent le collectif, présenteront leur tout nouveau spectacle baptisé « chewing-gum ». Cette pièce, digne d’un film de science-fiction, a été écrite et mise en scène par le comédien professionnel Romain Jaillet, à partir des idées déclinées par les jeunes lors des prémices du projet.

L’histoire vous fera voyager dans différentes réalités, découvrir de nouveaux mondes, en compagnie de personnages attachants et loufoques. Pour les jeunes acteurs, ce projet correspond à « une véritable aventure humaine », où chacun a apporté son expérience, ses idées et son enthousiasme.

A quelques jours du rendez-vous, les comédiens conjuguent stress et plaisir, avant de retrouver leur public. La semaine prochaine, ils joueront devant leurs camarades lycéens, avant de clôturer, en beauté,  ces représentations par un dernier passage devant le grand public, le 31 mars , à 20h30, au théâtre de Morteau. Entrée libre.

Le reportage : Pierre et Louane, deux jeunes comédiens amateurs

 

 

 

Ils sont la nouvelle génération d’agriculteurs. Actuellement en formation au lycée agricole de Levier, Louis, Hugo, Léonie, Estelle suivent un BTS « Analyse conduite et stratégie de l’entreprise », dans le cadre d’un cursus scolaire ou en apprentissage. Ils ont tous le projet d’évoluer dans l’agriculture. Petits fils, fils, compagne, encore ou neveux d’agriculteur, ces jeunes gens portent un regard lucide, mais déterminé et passionné. Plein Air les a rencontrés pour échanger avec eux sur différents sujets.

 

L’agriculture, un milieu de passionné et de transmission, mais incertain

Chacun a son propre parcours, son propre chemin et ses propres ambitions. Qu’ils aient été bercés depuis leur plus tendre enfance dans le monde agricole, transformant au fil des années ce milieu en passion, comme c’est le cas pour Louis. Ou encore pour reprendre le flambeau, la ferme familiale que leurs parents et grands-parents ont construit et continuer de la faire perdurer, à l’image d’Hugo. Estelle quant à elle, combine ces deux aspects. « C'est un métier de passion avant tout, et je souhaite pérenniser l'exploitation familiale qui est là depuis plusieurs générations. Celles qui ont tout créé depuis le début ». Mais aussi pour se reconnecter à son environnement, en travaillant dehors, avec le vivant, comme le souligne Léonie. « Cela implique certes une certaine responsabilité, mais avant tout une certaine liberté ». La jeune femme présente d’ailleurs un cursus particulier. Titulaire d’un Bac scientifique, elle décide de poursuivre son rêve en devant coiffeuse, avant d’être durement impactée par la crise sanitaire. C’est alors qu’elle découvre réellement toutes les facettes du monde agricole aux côtés de son mari, agriculteur, en se lançant à son tour dans cette grande aventure.

 

 

Répondre aux nouveaux enjeux environnementaux et sociétaux

L’agriculture a bien changé en 2023, dans un monde en constante évolution. Et ces jeunes en ont bien conscience : ils devront s’adapter. En faisant évoluer leurs pratiques, tout en les conjuguant avec les réalités environnementales et climatiques. Une situation que Louis appréhende, mais s’apprête à aborder intelligemment. « Il y a tellement de défis à relever par rapport à l'agriculture, par rapport à l'avenir, c’est vrai que ça donne un côté inquiétant et incertain. Mais ça reste tout de même très intéressant ». Des propos soutenus par Léonie : « Bien sûr, il y a un bon nombre d’incertitudes, notamment concernant le climat et l’environnement. C'est vraiment intéressant, et en même temps très vaste et très dense ». « Même si c'est l'incertitude, on va essayer d'adapter les exploitations » ajoute Hugo.  « Ces enjeux vont guider nos nouvelles pratiques, ils vont guider nos réflexions. Chacun doit s'adapter perpétuellement. D’un champ à l'autre, d'une ferme à l'autre, rien n’est acquis » poursuit Léonie.

 

 

Communiquer sur son métier, ouvrir les exploitations

Face à des consommateurs de plus en plus pointilleux sur la qualité de leur alimentation et de la production, les jeunes agriculteurs savent qu’ils doivent être en capacité de répondre à ces critères. Savoir vendre tout en défendant leur filière. La communication est un des enjeux majeurs auquel il faut désormais répondre de la meilleure des façons. « Il faut forcément se justifier aujourd'hui. Parce que les consommateurs ne savent plus ce qu'on fait dans les exploitations. Ils entendent beaucoup de choses, et ne savent même pas vraiment si c'est vrai » déplore Hugo. « Sur les réseaux sociaux, il y a beaucoup d'idées préconçues. Le consommateur est en demande parce qu’il ne sait plus quoi et qui croire, ce qui est vrai, ce qui est faux. Aujourd'hui on ouvre nos fermes, on tient à montrer ce qu'on fait. Je pense que la société veut en savoir plus » indique Léonie. Après le succès impressionnant du salon de l’agriculture cette année, Hugo explique que les français souhaitent désormais « du concret, et que ce n’est absolument pas un problème de le montrer. Bien au contraire ».

 

 

La zone AOP

Un des avantages attribués à ces jeunes agriculteurs, ce qui peut être porteur d’espoir, est la zone AOP comté dans laquelle ils évoluent. « C'est clairement une force et c’est rassurant. On va tout faire pour ça que dure, pour la protéger, mais il ne faut pas se reposer sur ce qu'on a » indique Louis. Ne pas se reposer sur ses lauriers donc, et poursuivre ces que leurs aînés ont bâti. « C'est une force, c'est une richesse, mais c'est aussi une responsabilité. Nos anciens ont réussi à construire cette zone AOP, et aujourd'hui il ne faut pas qu'on la mette en danger. On doit la préserver, aussi pour protéger nos voisins qui eux sont en difficulté. On a peut-être même un petit coup de pouce à donner » souligne Léonie. De son côté, Hugo pointe du doigt l’écart significatif de rémunération entre les agriculteurs, en accusant un système de vente inadapté. « On dit souvent qu’on a de la chance d'être dans cette région. Nous sommes dans l’AOP comté c'est bien, mais nous ne sommes pas trop rémunérés. Je pense que les autres le sont vraiment mal, parce qu’ils travaillent tout autant que nous. C'est juste le système de vente qui n’est pas adapté, qui est aux mains des industriels dans les autres régions de France ».

 

 

Quel avenir pour les agriculteurs, quelle vision de ce métier

Tous ces jeunes agriculteurs s’accordent à dire qu’aujourd’hui encore, ils manquent sincèrement de considération. Qu’il faut venir à bout des clichés encore omniprésents, et de l’image du paysan qu’on se faisait il y a des années en arrière. Les pratiques ont évolué, les agriculteurs aussi. « Aujourd'hui, nous sommes des vrais chefs d'exploitation, des vrais chefs d'entreprise. Nous ne sommes plus seulement les paysans derrières leurs vaches. Et nous sommes aussi là pour porter ce message. Je pense aussi qu’aujourd’hui, l'enjeu en tant qu’agriculteurs, c’est de garder un lien avec la société. Un lien social, en arrivant à concilier vie familiale, vie privée, et vie professionnelle. L'effet du GAEC permet d’avoir des week-ends. Le service de remplacement nous aide aussi à prendre des vacances. C'est un véritable enjeu pour moi. Il faut qu'on travaille avec le vivant, et pas au détriment de notre vie personnelle. Parce qu'aujourd'hui, c'est un agriculteur qui se suicide tous les 2 jours, c’est énorme. Il faut vraiment faire en sorte que ce métier reste supportable et vivable » explique Léonie. « Mais aussi transmissible » ajoute Estelle. Avant de poursuivre. « C'est important que les générations d'après nous puissent aussi avoir le droit de faire ce beau métier, et de continuer à suivre les bonnes pratiques ».

 

A Pontarlier, au Lycée Xavier Marmier, comme ailleurs, le coup d’envoi du bac 2023 a été donné lundi, et se terminera jeudi. Cette organisation répond à la réforme de l’examen, lancé en 2021, et qui se déroule,  en 2023, dans son organisation pensée par l’éducation nationale. Rappelons que les deux premières années ont été perturbées par la crise sanitaire. Lors de cette première session, qui en appellera une autre en juin prochain, les jeunes passent deux épreuves écrites, portant sur les enseignements de spécialité choisis par le candidat.  

Dans le Haut-Doubs, les élèves reconnaissent que cette première expérience suscite quelques appréhensions, même si certains « n’ont pas complètement l’impression de passer le baccalauréat ». Néanmoins tous ont compris l’enjeu que revêt ces épreuves pour la suite de leur orientation professionnelle. Les notes figureront dans le dossier de Parcoursup et seront sans doute déterminantes pour l’obtention de leurs vœux d’orientation.

« Le bac, nous devrions l’avoir. Le plus dur, c’est d’être pris dans les écoles » explique Mathis. Le jeune homme ne cache pas qu’il redoutait un peu la discipline de ce mardi après-midi. La science de l’ingénieur, une épreuve que le lycéen ne veut pas rater car il sait qu’elle est importante pour la suite de son projet personnel et professionnel. Un avis que partage aussi Enzo. C’est la raison pour laquelle, le lycéen a mis à profit les quatre heures imparties pour l’épreuve de Sciences Economiques et Sociales. Les jeunes candidats connaîtront leur note finale à partir du 14 avril prochain. De quoi avoir encore quelques frayeurs.

Le reportage de la rédaction

Les élèves du collège de Mouthe ont remis un chèque d’un montant de près de 1300 euros à la Croix Rouge pour son action humanitaire suite aux terribles séismes survenus en Turquie et en Syrie. Une somme récoltée lors d’une vente de pâtisseries et qui devrait servir à l’acquisition d’un mobile home ou la construction d’une école.

Ils sont la nouvelle génération d’agriculteur. Actuellement en formation au lycée agricole de Levier, Louis, Flavien et Héloïse suivent un BTS « Analyse conduite et stratégie de l’entreprise », dans le cadre d’un cursus scolaire ou en apprentissage. Âgés entre 18 et 20 ans, tous ont le projet d’évoluer dans l’agriculture. Petits fils, fils ou neveux d’agriculteur, ces jeunes gens portent un regard lucide, mais déterminé et passionné. Plein Air les a rencontrés pour échanger avec eux sur les différents sujets qui font l’actualité et qui les concernent.

Quel avenir professionnel ?

Attachés à leurs lieux de vie, ces jeunes gens ont confiance en l’avenir. La zone AOC comté dans laquelle ils espèrent évoluer les rassure. Ils entendent faire comme leurs illustres aînés,  conserver la bonne santé de cette filière qui leur assure une sécurité financière. « C’est un métier qui a beaucoup d’avenir pour moi  » explique Louis Cretin. Ces jeunes en ont bien conscience. Ils devront s’adapter. Faire évoluer leurs pratiques et les conjuguer avec les réalités environnementales et climatiques du moment. « Ce sera une agriculture où l’on devra toujours s’adapter. Il faudra aussi que l’on soit en capacité de se justifier et de prouver la qualité de notre travail » ajoute Flavien Mathieu.

Communiquer sur son métier

Communiquer, faire savoir, faire comprendre, … . Face à une société où la cause environnementale est devenue une réalité. Face à des consommateurs, sans doute plus pointilleux sur la qualité de ce qu’ils mangent et sur la manière dont cela est produit, les jeunes agriculteurs savent qu’ils doivent être en capacité de savoir vendre et se vendre. Une évolution de plus dans ces métiers, aux compétences multiples. « Il faut ouvrir nos portes. Montrer que l’on fait quelque chose de bien, que l’on n’a rien à se reprocher, que l’on n’est pas des assassins de la nature et que l’on fait tout pour aller de l’avant, en améliorant les techniques et les pratiques pour préserver l’agriculture et l’environnement. Il ne faut pas avoir peur de montrer aux gens ce que l’on fait surtout quand on le fait bien » explique Louis. « Cela part d’un bon sentiment. C’est de la curiosité du consommateur. Elle est légitime. Nous aussi, quand on mange, on aime bien savoir d’où vient tel produit » complète Flavien.

L’environnement, le climat et l’eau

Ces étudiants veulent combattre l’image de l’agriculteur pollueur et productiviste qui leur colle à la peau. Et ce ne sont certainement pas les dernière expertises, menées dans le cadre de la pollution des rivières, qui pointent aussi le milieu agricole et la zone AOC comté,  qui rassureront les défenseurs  de la nature. Néanmoins, ces jeunes l’assurent. Les agriculteurs « ne font pas n’importe quoi » et respectent un cahier des charges très précis, dictés par les autorités. « Les gens doivent savoir que dans la zone AOC, on nous impose des limites. Nous sommes plafonnés sur beaucoup de choses,  pour essayer de préserver une agriculture raisonnée, pas très loin du bio et pas très extensive » fait savoir Louis. « Aujourd’hui, il faut que l’on préserve nos forêts, nos haies et surtout nos cours d’eau, car cela va devenir un problème dans les années à venir » complète Flavien. Et de poursuivre : « Je pense que l’on est la clé pour préserver cet environnement ». Consciente de ces enjeux, la filière comté a prévu prochainement la publication d’un nouveau cahier des charges, qui appuiera encore davantage sur ces problématiques.

Le loup

A quelques semaines du retour des animaux dans les prairies, les éleveurs ne cachent pas leur appréhension. Les attaques du loup de l’année 2022 restent encore dans toutes les mémoires. « On a peur tous les jours lorsque l’on va voir nos génisses. On ne sait pas ce que l’on va trouver sur place » explique Héloïse Cuinet, dont le cheptel familial a été attaqué.  « C’est un véritable problème. On ne pensait pas avoir à gérer une telle situation. Il a été éradiqué par nos anciens, je pense qu’il y avait bien une raison. Le loup n’a aucun prédateur. Si on ne le régule pas, il  va envahir nos territoires » poursuit Flavien. Louis y voit le travail des agriculteurs anéanti par ces attaques. Il évoque l’aspect « sentimental » et « le coût » que représentent ces pertes pour les éleveurs.