Grand Besançon Métropole engage un vaste plan en faveur des déplacements à pied. Objectif : structurer un véritable « réseau magistral » piéton, continu, sécurisé et accessible à tous.
Un réseau sans obstacles
L’ambition affichée est claire : permettre aux habitants de circuler à pied sur des cheminements adaptés, suffisamment dimensionnés et dégagés d’obstacles. Candélabres mal positionnés, mobilier urbain encombrant, trottoirs trop étroits… Les difficultés sont régulièrement signalées, notamment par les associations et les personnes à mobilité réduite (PMR), pour qui certains parcours relèvent encore du parcours du combattant. Le plan vise également à faciliter les trajets vers les pôles du quotidien : écoles, commerces, services publics et pôles de mobilité.
L'interview de la rédaction : Yves Guyen, élu en charge de la Voirie, des infrastructures et des réseaux opérationnels
Des points de tension identifiés
Plusieurs secteurs ont déjà été repérés. Dans la boucle bisontine, le quartier Battant fait partie des zones à améliorer. En périphérie, les accès aux zones commerciales concentrent aussi des problématiques de sécurité et de continuité piétonne. L’enjeu est de sécuriser les cheminements, notamment là où les flux automobiles restent importants.
Des aménagements ciblés plutôt qu’une piétonnisation massive
La collectivité ne prévoit pas de piétonnisation généralisée. Les interventions seront principalement techniques et ciblées : élargissement de trottoirs, création de cheminements dédiés, réorganisation de carrefours, déplacement de mobilier urbain.
Des premières réalisations déjà engagées
Certains aménagements ont déjà été réalisés, notamment sur le quai de Strasbourg, pour améliorer le confort côté Battant et mieux prendre en compte le développement des arbres côté Doubs ou encore la mise aux normes des trottoirs et des traversées piétonnes rue des Oiseaux. D’autres projets sont en préparation et viendront compléter ce schéma directeur (modification du carrefour entre les avenues Foch, Helvétie et le pont Schwint, rue de Besançon à Thise, pôle mobilité à Roche-lez-Beaupré…). Avec ce plan piéton, le Grand Besançon entend encourager les mobilités actives et améliorer concrètement le cadre de vie, en faisant de la marche un mode de déplacement plus simple, plus sûr et plus attractif au quotidien.
À Besançon, l’intersyndicale CFDT, CFTC, CGT, SUD et UNSA dénonce le projet de rénovation du bâtiment BB3 de la City, porté par Grand Besançon et sa Présidente, Anne Vignot. Si la rénovation énergétique est jugée nécessaire, les syndicats s’opposent au réaménagement intérieur prévoyant des open spaces de 8 à 16 postes. Ils pointent des risques pour la santé et la confidentialité des 160 agents concernés et dénoncent une « pseudo-concertation ». Le coût du projet dépasse 14 millions d’euros. L’intersyndicale demande une révision en profondeur des aménagements.
À Besançon, des travaux débuteront ce lundi 9 février au carrefour Chamars. Le chantier prévoit l’élargissement de la voie de tourne‑à ‑gauche vers la Gare d’Eau et la création d’une sortie supplémentaire vers Planoise, sans feux tricolores. Un cheminement piéton sera aussi aménagé. Objectif : fluidifier et sécuriser ce carrefour très fréquenté. « Les travaux doivent durer quatre semaines, avec des nuisances limitées pour les usagers » explique Grand Besançon Métropole.
Lancé en décembre 2023, et après un temps d’études environnementales et de concertation, le projet d’éclairage de la Citadelle de Besançon, entre dans une phase concrète. Des tests techniques seront menés ce mercredi soir sur les remparts afin de choisir les futurs projecteurs qui mettront en valeur le site classé à l’UNESCO. Un projet ambitieux, étalé jusqu’en 2027, qui conjugue valorisation du patrimoine, sobriété énergétique et protection stricte de la biodiversité.
Un vaste projet de mise en valeur du site UNESCO
Le projet global vise à moderniser un système d’éclairage vieux de près de 40 ans, aujourd’hui en fin de vie. Il comprend l’illumination des remparts extérieurs de la Citadelle ainsi que les fronts Saint-Étienne et Royal. La mise en service de cette première phase est attendue à l’automne 2026. Une seconde phase, programmée pour 2027, concernera l’éclairage intérieur du site, actuellement très limité. Elle vise notamment à améliorer la sécurité et le confort des déplacements des visiteurs à l’intérieur de l’enceinte.
La biodiversité au cœur des choix techniques
Dès la conception, le projet intègre de forts enjeux environnementaux. Un inventaire de la faune a été réalisé en lien avec des écologues et des associations spécialisées. Oiseaux nicheurs et chauves-souris, dont le grand rhinolophe, ont guidé les arbitrages. Ainsi, aucune intervention n’est autorisée sur les falaises entre le 15 février et le 15 juin, période de nidification. Les zones accueillant des faucons pèlerins et des choucas ne seront plus éclairées. Une « trame noire » est également préservée pour permettre aux chauves-souris de se déplacer sans perturbation lumineuse.
L'interview de la rédaction : En l'absence d'élu, en raison de la campagne des municipales, Daniel Mourot, responsable du service mobilité à Grand Besançon Métropole, s'est chargé de la présentation du projet.
Un éclairage adapté aux cycles naturels
Le calendrier d’allumage ne suivra pas uniquement les saisons touristiques, mais surtout les rythmes biologiques des espèces présentes. En période sensible, l’éclairage sera déclenché une à une heure et demie après le coucher du soleil. L’extinction interviendra à 1 heure du matin, conformément à la réglementation. Les nouveaux projecteurs, installés au pied des remparts en réutilisant autant que possible les supports existants, permettront de réduire significativement la pollution lumineuse vers le ciel.
L'interview de la rédaction : En l'absence d'élu, en raison de la campagne des municipales, Daniel Mourot, responsable du service mobilité à Grand Besançon Métropole, s'est chargé de la présentation du projet.
Deux phases, des financements distincts
La première phase, consacrée à l’éclairage extérieur, est portée par Grand Besançon Métropole. Son coût est actuellement en cours de négociation avec les entreprises. Le montant actuel s’élève à 1,6 millions d’euros. La seconde phase, dédiée à l’intérieur du site, sera financée par la Ville de Besançon. Son budget est estimé à un peu moins d’un million d’euros.
Sobriété énergétique et attractivité
Outre l’amélioration esthétique, le projet promet une réduction par trois de la consommation électrique, passant de 60 à 20 kW. Une fois installé, l’éclairage fonctionnera tous les soirs, avec des adaptations saisonnières et des extinctions partielles pour préserver la faune.
L'interview de la rédaction : En l'absence d'élu, en raison de la campagne des municipales, Daniel Mourot, responsable du service mobilité à Grand Besançon Métropole, s'est chargé de la présentation du projet.
Grand Besançon Métropole fait savoir que les travaux du futur 4ᵉ terminus de tramway ont débuté à Brulard. Après le dévoiement des réseaux de gaz en janvier, des interventions sur le réseau électrique sont prévues en mars. La construction principale commencera en avril pour s’achever en octobre 2026, avec un budget de 3,5 millions d’euros. Le projet prévoit une voie de remisage et un local d’exploitation, et doit permettre d’augmenter la fréquence des tramways vers la gare Viotte et Chalezeule.
C’est un départ qui marque la vie politique bisontine. Christophe Lime, élu communiste emblématique et visage familier du conseil municipal comme de Grand Besançon Métropole, tourne une page majeure de son engagement public. Installé depuis peu à Dannemarie‑sur‑Crête, il quitte ses fonctions à Besançon et au sein de l’intercommunalité. Sa gestion de l’eau et de l’assainissement, unanimement saluée, restera l’un des marqueurs les plus forts de son action. L’élu ne disparaît pourtant pas totalement de la scène locale : il rejoint la liste du maire sortant de Dannemarie‑sur‑Crête pour les prochaines municipales.
Un pilier du paysage politique bisontin
Pendant des années, Christophe Lime a incarné une gauche populaire, pragmatique et attachée aux services publics. À Grand Besançon Métropole, il a porté l’un des dossiers les plus sensibles et structurants : l’eau et l’assainissement.
L'interview de la rédaction : Christophe Lime
Un domaine où son bilan fait consensus.
Il rappelle que toutes les délibérations depuis le 1er janvier 2018 ont été adoptées à l’unanimité, un fait rare dans une assemblée intercommunale souvent traversée par des divergences politiques. « De temps en temps, avoir un peu de consensus en politique, ça fait du bien », glisse‑t‑il. Sous sa responsabilité, la politique de l’eau a gagné en reconnaissance, tant au niveau national qu’international, renforçant la visibilité de Grand Besançon Métropole dans ce domaine.
Un départ serein, assumé et préparé
Christophe Lime assure quitter ses fonctions sans regret ni amertume. « Je pars tout à fait serein. Je pense qu’il ne faut pas faire le mandat de trop », confie‑t‑il. Il souligne également la relève au sein de son parti : « Il y a des jeunes avec de l’expérience qui vont reprendre ». Pour lui, l’heure est venue d’ouvrir une nouvelle page. Après des années d’engagement intense, il estime avoir mené des actions « passionnantes » et laisser derrière lui un bilan solide, notamment sur les services publics de l’eau, aujourd’hui « bien calés ».
Un nouveau chapitre à Dannemarie‑sur‑Crête
Son déménagement récent a ouvert une nouvelle perspective. Sollicité par le maire de Dannemarie‑sur‑Crête, Christophe Lime a accepté de rejoindre son équipe pour les prochaines municipales. Il insiste : il ne s’agit pas d’un retour en position de commandement, mais d’un engagement local, plus modeste, plus proche du terrain. « Je vais changer d’échelle. On passe d’une grande collectivité à une plus petite. Je ne suis pas sûr que je vais faire que de commander là ‑bas », sourit‑il. Ce qui l’attire, c’est la dynamique impulsée par le maire sortant, et la volonté de contribuer à un village qui n’est « pas qu’un village‑dortoir ». Il dit vouloir apporter ses connaissances, mais aussi apprendre, convaincu que la politique locale reste un terrain d’expériences humaines fortes.
L'interview de la rédaction : Christophe Lime
Une retraite politique… mais pas un retrait de la vie publique
Si Christophe Lime quitte Besançon et la métropole, il ne quitte pas l’engagement. Sa transition vers une commune plus petite illustre une volonté de rester utile, autrement, ailleurs, à une autre échelle. Son départ laissera un vide dans l’assemblée métropolitaine, où son expertise technique et sa capacité à fédérer étaient reconnues. Mais il ouvre aussi un nouveau cycle, tant pour lui que pour les équipes qui lui succéderont. Une chose est sûre : la retraite politique de Christophe Lime ne passe pas inaperçue, tant son empreinte sur les politiques publiques locales, notamment dans le domaine de l’eau, restera durable.
Ce jeudi soir, lors d’une avant-dernière assemblée communautaire, les élus de Grand Besançon Métropole se positionneront sur la signature d’un nouveau contrat avec l’Agence de l’eau. Un contrat pluriannuel, multipartite, visant à protéger ou améliorer l’environnement sur le territoire. Au programme : refonte de stations d’épuration, réalisation de multiples schémas d’assainissement, désimperméabilisation de voiries. Rencontre avec Christophe Lime, l’élu bisontin en charge de l’eau et de l’assainissement au sein de la collectivité.
Un nouveau contrat stratégique avec l’Agence de l’eau
Grand Besançon Métropole s’apprête à signer un nouveau contrat de trois ans avec l’Agence de l’eau, pour un montant de 26 millions d’euros. Cette enveloppe représente environ la moitié des investissements prévus pour l’eau et l’assainissement sur la période, estimés à 54 millions d’euros. À l’échelle du Grand Besançon, la politique de l’eau se distingue par son caractère consensuel : « toutes les délibérations ont été votées à l’unanimité depuis le 1er janvier 2018 ».
L'interview de la rédaction : Christophe Lime
Des partenaires élargis pour une approche globale
Le nouveau contrat s’inscrit dans une logique de coopération renforcée, avec l’intégration de nouveaux signataires afin de mener une politique plus transversale. Parmi les partenaires figurent notamment : le Conseil départemental du Doubs, toujours financeur malgré une baisse notable de ses subventions (de 6 à 2 millions d’euros par an à l’échelle départementale) ; le Sybert, syndicat de traitement des déchets ; le syndicat du Marais de Saône, engagé dans la protection de la ressource en eau, et la Chambre de commerce et d’industrie et des métiers et de l’artisanat. L’objectif affiché est clair : accompagner les activités économiques et agricoles dans leur adaptation aux contraintes environnementales, sans les opposer à la préservation de la ressource.
Assainissement : des investissements lourds et structurants
Une part majeure des investissements concerne la modernisation des stations d’épuration. Plusieurs projets concrets ont été annoncés : le démarrage imminent des travaux à Mamirolle ; l’attribution de l’appel d’offres pour Pouilley-les-Vignes et Nancray, avec un lancement des travaux prévu en 2026 ; un projet de 4 millions d’euros à Dannemarie-sur-Crète et des réflexions en cours à Fontain. À cela s’ajoute une étude majeure d’un million d’euros pour le schéma d’assainissement de Port-Douvot, un équipement stratégique qui dessert 29 communes.
Désimperméabilisation : agir à la source contre les risques climatiques
Face aux enjeux de ruissellement, d’inondations et de sécheresse, Grand Besançon Métropole mise fortement sur la désimperméabilisation des voiries et des cours d’école, afin de favoriser l’infiltration de l’eau à la source. Cette politique volontariste positionne la collectivité comme précurseur dans ce domaine, ce qui lui a permis d’obtenir des taux de subvention élevés, compris entre 70 et 80 %.
Restaurer les milieux aquatiques pour renforcer la biodiversité
Au-delà des infrastructures, le contrat prévoit des actions de restauration des cours d’eau, afin d’améliorer l’infiltration et de favoriser la biodiversité. Des travaux sont programmés : à Thoraise, aux Mercureaux et sur le ruisseau de la Mouillère. Selon les élus, ces opérations produisent des résultats rapides, avec un retour visible de la biodiversité, comme cela a déjà été constaté près de Dannemarie-sur-Crète.
Qualité de l’eau : la recherche mobilisée contre les PFAS
La question de la qualité de l’eau, et notamment des PFAS, occupe une place croissante. Une coopération est engagée avec l’université, autour de projets de recherche d’envergure. La stratégie privilégiée repose sur un principe fort : supprimer les émissions de polluants à la source, plutôt que multiplier les traitements de l’eau. Des investigations sont également en cours pour comprendre l’origine de la hausse des PFAS observée l’été dernier sur le secteur d’Arcier, dont les causes restent à identifier.
L'interview de la rédaction : Christophe Lime
Le débat d’orientation budgétaire (DOB) de Grand Besançon Métropole se tiendra ce jeudi soir lors de l’avant-dernière assemblée communautaire du mandat. À quelques mois des élections municipales, l’exercice revêt une dimension particulière. Rencontre avec Gabriel Baulieu, premier vice-président de Grand Besançon Métropole (GBM), en charge des finances, pour décrypter les grandes orientations budgétaires 2026 et le contexte financier contraint dans lequel elles s’inscrivent.
Un niveau d’investissement historiquement élevé
Malgré un environnement financier de plus en plus tendu, Grand Besançon Métropole affiche une politique d’investissement soutenue. En 2025, l’investissement intercommunal a atteint 112 millions d’euros réalisés et payés,. Sur la période 2025-2029, la collectivité s’est dotée d’un programme pluriannuel d’investissement (PPI) de 570 millions d’euros, confirmant son rôle moteur dans le développement du territoire. « L’investissement public local reste un levier essentiel pour l’économie et l’attractivité », rappelle Gabriel Baulieu.
L'interview de la rédaction : Gabriel Baulieu
Un contexte financier national de plus en plus contraignant
Cette dynamique se heurte toutefois à un contexte national jugé préoccupant. Les contraintes budgétaires de l’État se traduisent par un effort accru demandé aux collectivités. Le projet de loi de finances 2026 prévoit une contribution globale de près de 2 milliards d’euros, dont une part significative pèsera sur les intercommunalités. Parmi les mesures les plus impactantes figure celle concernant le fonds de compensation de la TVA (FCTVA), avec un report d’un an du remboursement de la TVA sur les investissements. Pour Grand Besançon Métropole, cela représente un décalage de trésorerie de plus de 6 millions d’euros. À cela s’ajoute la réforme de la fiscalité des entreprises industrielles : l’État transfère 20 % de la charge aux collectivités, générant pour GBM un manque à gagner estimé à 1 million d’euros. Pour Gabriel Baulieu, ces choix traduisent une incohérence des politiques publiques nationales : « L’État prélève sur les Régions et les intercommunalités, qui sont pourtant les moteurs de l’économie locale. Cela accroît notre dépendance aux dotations et réduit notre autonomie financière".
L'interview de la rédaction : Gabriel Baulieu
Une fiscalité globalement stable en 2026
Malgré ces contraintes, les orientations budgétaires pour 2026 s’inscrivent dans une logique de stabilité fiscale. Les taux d’imposition seront maintenus. Seule une revalorisation légale des bases de 0,8 % entraînera une hausse mécanique de l’impôt, complétée par un ajustement limité à 0,1 % de la Contribution Foncière des Entreprises (CFE). Le budget consolidé 2026 est estimé à 386,3 millions d’euros, hors subventions inter-budgets. Les dépenses de fonctionnement atteindraient 242 millions d’euros, tandis que 128 millions d’euros seraient consacrés aux investissements nouveaux.
Des projets structurants pour préparer l’avenir
Le budget 2026 s’articule autour de plusieurs axes stratégiques.
Un débat à forte portée politique
À l’approche des municipales, ce débat d’orientation budgétaire dépasse la seule technique financière. Il marque l’avant-dernier rendez-vous d’un mandat qui aura dû conjuguer ambition territoriale et contraintes nationales croissantes. Le débat de demain soir s’annonce donc déterminant, tant pour dresser le bilan que pour esquisser les priorités de la prochaine mandature.
Le Grand Besançon modifie les tournées de collecte des déchets ménagers afin d’optimiser ses circuits. À partir du 2 février, quatre communes changent de rythme. À Miserey‑Salines et Serre‑les‑Sapins, les déchets résiduels seront collectés les semaines paires et les recyclables les semaines impaires, respectivement le lundi et le mercredi. À Dannemarie‑sur‑Crête et Torpes, c’est l’inverse : résiduels en semaine impaire, recyclables en semaine paire, avec une collecte le jeudi.
Le calendrier complet est disponible sur grandbesancon.fr, rubrique Déchets. Les bacs doivent être sortis pour 4h30 le jour de la collecte.
Des habitants de Fontain, Pugey, Arguel et Larnod, réunis au sein du collectif « À fond la transition », se sont mobilisés devant le conseil départemental du Doubs pour dénoncer la dangerosité persistante de la route départementale D141 entre Beure et Arguel. Une action symbolique pour réclamer des mesures concrètes de sécurisation.
Un collectif de riverains mobilisés
Le collectif « À fond la transition » regroupe des habitants de plusieurs communes situées au sud de Besançon. Ses membres se réunissent autour de problématiques locales et organisent ponctuellement des actions publiques afin d’alerter les institutions sur des situations jugées préoccupantes. Récemment, le collectif s’est concentré sur un axe routier qu’il estime particulièrement dangereux : la D141, entre Beure et Arguel, un passage étroit et encaissé, bordé d’un côté par une paroi rocheuse et de l’autre par un précipice.
L'interview de la rédaction : Laurence Dutel, membre du collectif
Une action symbolique devant le conseil départemental
Les membres du collectif ont mené une action originale à Besançon. Ils ont ramassé le long de la D141 de nombreux débris issus de collisions — morceaux de pare-chocs, rétroviseurs, phares ou encore éclats de vitre de bus — témoignant des difficultés de circulation sur ce tronçon. Le 11 décembre dernier, ces objets ont ensuite été emballés et remis symboliquement à la présidente du département afin d’illustrer concrètement la dangerosité du site, fréquenté chaque jour par environ 2 700 véhicules, dont des voitures, des bus et des cyclistes.
Un projet de sécurisation en attente
Selon le collectif, une étude commandée par le département recommande depuis plusieurs années l’installation d’un alternat par feu, afin de faciliter les croisements difficiles, notamment avec les bus. Pourtant, le projet n’a toujours pas abouti. Si le département évoque une responsabilité relevant de Grand Besançon Métropole (GBM), les membres du collectif rappellent que la D141 est une route départementale et que la question de la sécurité relève bien de cette collectivité. Le financement du dispositif, partagé entre les différentes institutions, demeure également un point de blocage.
Collisions fréquentes, inquiétude croissante
Aucun accident mortel n’a été recensé à ce jour, mais les collisions sont régulières sur ce tronçon. Le collectif alerte sur le risque d’un accident grave si aucune mesure n’est prise rapidement. Il demande également une réduction de la vitesse, actuellement autorisée jusqu’à 80 km/h, jugée inadaptée à la configuration des lieux.
L'interview de la rédaction : Laurence Dutel, membre du collectif
Une vigilance maintenue
Confiants mais déterminés, les membres du collectif assurent qu’ils resteront mobilisés jusqu’à l’obtention d’une réponse claire et d’actions concrètes de la part des autorités compétentes. Pour eux, la sécurisation de la D141 est une nécessité urgente pour éviter qu’un accident grave ne survienne.