C’est un départ qui marque la vie politique bisontine. Christophe Lime, élu communiste emblématique et visage familier du conseil municipal comme de Grand Besançon Métropole, tourne une page majeure de son engagement public. Installé depuis peu à Dannemarie‑sur‑Crête, il quitte ses fonctions à Besançon et au sein de l’intercommunalité. Sa gestion de l’eau et de l’assainissement, unanimement saluée, restera l’un des marqueurs les plus forts de son action. L’élu ne disparaît pourtant pas totalement de la scène locale : il rejoint la liste du maire sortant de Dannemarie‑sur‑Crête pour les prochaines municipales.
Un pilier du paysage politique bisontin
Pendant des années, Christophe Lime a incarné une gauche populaire, pragmatique et attachée aux services publics. À Grand Besançon Métropole, il a porté l’un des dossiers les plus sensibles et structurants : l’eau et l’assainissement.
L'interview de la rédaction : Christophe Lime
Un domaine où son bilan fait consensus.
Il rappelle que toutes les délibérations depuis le 1er janvier 2018 ont été adoptées à l’unanimité, un fait rare dans une assemblée intercommunale souvent traversée par des divergences politiques. « De temps en temps, avoir un peu de consensus en politique, ça fait du bien », glisse‑t‑il. Sous sa responsabilité, la politique de l’eau a gagné en reconnaissance, tant au niveau national qu’international, renforçant la visibilité de Grand Besançon Métropole dans ce domaine.
Un départ serein, assumé et préparé
Christophe Lime assure quitter ses fonctions sans regret ni amertume. « Je pars tout à fait serein. Je pense qu’il ne faut pas faire le mandat de trop », confie‑t‑il. Il souligne également la relève au sein de son parti : « Il y a des jeunes avec de l’expérience qui vont reprendre ». Pour lui, l’heure est venue d’ouvrir une nouvelle page. Après des années d’engagement intense, il estime avoir mené des actions « passionnantes » et laisser derrière lui un bilan solide, notamment sur les services publics de l’eau, aujourd’hui « bien calés ».
Un nouveau chapitre à Dannemarie‑sur‑Crête
Son déménagement récent a ouvert une nouvelle perspective. Sollicité par le maire de Dannemarie‑sur‑Crête, Christophe Lime a accepté de rejoindre son équipe pour les prochaines municipales. Il insiste : il ne s’agit pas d’un retour en position de commandement, mais d’un engagement local, plus modeste, plus proche du terrain. « Je vais changer d’échelle. On passe d’une grande collectivité à une plus petite. Je ne suis pas sûr que je vais faire que de commander là‑bas », sourit‑il. Ce qui l’attire, c’est la dynamique impulsée par le maire sortant, et la volonté de contribuer à un village qui n’est « pas qu’un village‑dortoir ». Il dit vouloir apporter ses connaissances, mais aussi apprendre, convaincu que la politique locale reste un terrain d’expériences humaines fortes.
L'interview de la rédaction : Christophe Lime
Une retraite politique… mais pas un retrait de la vie publique
Si Christophe Lime quitte Besançon et la métropole, il ne quitte pas l’engagement. Sa transition vers une commune plus petite illustre une volonté de rester utile, autrement, ailleurs, à une autre échelle. Son départ laissera un vide dans l’assemblée métropolitaine, où son expertise technique et sa capacité à fédérer étaient reconnues. Mais il ouvre aussi un nouveau cycle, tant pour lui que pour les équipes qui lui succéderont. Une chose est sûre : la retraite politique de Christophe Lime ne passe pas inaperçue, tant son empreinte sur les politiques publiques locales, notamment dans le domaine de l’eau, restera durable.
Ce jeudi soir, lors d’une avant-dernière assemblée communautaire, les élus de Grand Besançon Métropole se positionneront sur la signature d’un nouveau contrat avec l’Agence de l’eau. Un contrat pluriannuel, multipartite, visant à protéger ou améliorer l’environnement sur le territoire. Au programme : refonte de stations d’épuration, réalisation de multiples schémas d’assainissement, désimperméabilisation de voiries. Rencontre avec Christophe Lime, l’élu bisontin en charge de l’eau et de l’assainissement au sein de la collectivité.
Un nouveau contrat stratégique avec l’Agence de l’eau
Grand Besançon Métropole s’apprête à signer un nouveau contrat de trois ans avec l’Agence de l’eau, pour un montant de 26 millions d’euros. Cette enveloppe représente environ la moitié des investissements prévus pour l’eau et l’assainissement sur la période, estimés à 54 millions d’euros. À l’échelle du Grand Besançon, la politique de l’eau se distingue par son caractère consensuel : « toutes les délibérations ont été votées à l’unanimité depuis le 1er janvier 2018 ».
L'interview de la rédaction : Christophe Lime
Des partenaires élargis pour une approche globale
Le nouveau contrat s’inscrit dans une logique de coopération renforcée, avec l’intégration de nouveaux signataires afin de mener une politique plus transversale. Parmi les partenaires figurent notamment : le Conseil départemental du Doubs, toujours financeur malgré une baisse notable de ses subventions (de 6 à 2 millions d’euros par an à l’échelle départementale) ; le Sybert, syndicat de traitement des déchets ; le syndicat du Marais de Saône, engagé dans la protection de la ressource en eau, et la Chambre de commerce et d’industrie et des métiers et de l’artisanat. L’objectif affiché est clair : accompagner les activités économiques et agricoles dans leur adaptation aux contraintes environnementales, sans les opposer à la préservation de la ressource.
Assainissement : des investissements lourds et structurants
Une part majeure des investissements concerne la modernisation des stations d’épuration. Plusieurs projets concrets ont été annoncés : le démarrage imminent des travaux à Mamirolle ; l’attribution de l’appel d’offres pour Pouilley-les-Vignes et Nancray, avec un lancement des travaux prévu en 2026 ; un projet de 4 millions d’euros à Dannemarie-sur-Crète et des réflexions en cours à Fontain. À cela s’ajoute une étude majeure d’un million d’euros pour le schéma d’assainissement de Port-Douvot, un équipement stratégique qui dessert 29 communes.
Désimperméabilisation : agir à la source contre les risques climatiques
Face aux enjeux de ruissellement, d’inondations et de sécheresse, Grand Besançon Métropole mise fortement sur la désimperméabilisation des voiries et des cours d’école, afin de favoriser l’infiltration de l’eau à la source. Cette politique volontariste positionne la collectivité comme précurseur dans ce domaine, ce qui lui a permis d’obtenir des taux de subvention élevés, compris entre 70 et 80 %.
Restaurer les milieux aquatiques pour renforcer la biodiversité
Au-delà des infrastructures, le contrat prévoit des actions de restauration des cours d’eau, afin d’améliorer l’infiltration et de favoriser la biodiversité. Des travaux sont programmés : à Thoraise, aux Mercureaux et sur le ruisseau de la Mouillère. Selon les élus, ces opérations produisent des résultats rapides, avec un retour visible de la biodiversité, comme cela a déjà été constaté près de Dannemarie-sur-Crète.
Qualité de l’eau : la recherche mobilisée contre les PFAS
La question de la qualité de l’eau, et notamment des PFAS, occupe une place croissante. Une coopération est engagée avec l’université, autour de projets de recherche d’envergure. La stratégie privilégiée repose sur un principe fort : supprimer les émissions de polluants à la source, plutôt que multiplier les traitements de l’eau. Des investigations sont également en cours pour comprendre l’origine de la hausse des PFAS observée l’été dernier sur le secteur d’Arcier, dont les causes restent à identifier.
L'interview de la rédaction : Christophe Lime
Le débat d’orientation budgétaire (DOB) de Grand Besançon Métropole se tiendra ce jeudi soir lors de l’avant-dernière assemblée communautaire du mandat. À quelques mois des élections municipales, l’exercice revêt une dimension particulière. Rencontre avec Gabriel Baulieu, premier vice-président de Grand Besançon Métropole (GBM), en charge des finances, pour décrypter les grandes orientations budgétaires 2026 et le contexte financier contraint dans lequel elles s’inscrivent.
Un niveau d’investissement historiquement élevé
Malgré un environnement financier de plus en plus tendu, Grand Besançon Métropole affiche une politique d’investissement soutenue. En 2025, l’investissement intercommunal a atteint 112 millions d’euros réalisés et payés,. Sur la période 2025-2029, la collectivité s’est dotée d’un programme pluriannuel d’investissement (PPI) de 570 millions d’euros, confirmant son rôle moteur dans le développement du territoire. « L’investissement public local reste un levier essentiel pour l’économie et l’attractivité », rappelle Gabriel Baulieu.
L'interview de la rédaction : Gabriel Baulieu
Un contexte financier national de plus en plus contraignant
Cette dynamique se heurte toutefois à un contexte national jugé préoccupant. Les contraintes budgétaires de l’État se traduisent par un effort accru demandé aux collectivités. Le projet de loi de finances 2026 prévoit une contribution globale de près de 2 milliards d’euros, dont une part significative pèsera sur les intercommunalités. Parmi les mesures les plus impactantes figure celle concernant le fonds de compensation de la TVA (FCTVA), avec un report d’un an du remboursement de la TVA sur les investissements. Pour Grand Besançon Métropole, cela représente un décalage de trésorerie de plus de 6 millions d’euros. À cela s’ajoute la réforme de la fiscalité des entreprises industrielles : l’État transfère 20 % de la charge aux collectivités, générant pour GBM un manque à gagner estimé à 1 million d’euros. Pour Gabriel Baulieu, ces choix traduisent une incohérence des politiques publiques nationales : « L’État prélève sur les Régions et les intercommunalités, qui sont pourtant les moteurs de l’économie locale. Cela accroît notre dépendance aux dotations et réduit notre autonomie financière".
L'interview de la rédaction : Gabriel Baulieu
Une fiscalité globalement stable en 2026
Malgré ces contraintes, les orientations budgétaires pour 2026 s’inscrivent dans une logique de stabilité fiscale. Les taux d’imposition seront maintenus. Seule une revalorisation légale des bases de 0,8 % entraînera une hausse mécanique de l’impôt, complétée par un ajustement limité à 0,1 % de la Contribution Foncière des Entreprises (CFE). Le budget consolidé 2026 est estimé à 386,3 millions d’euros, hors subventions inter-budgets. Les dépenses de fonctionnement atteindraient 242 millions d’euros, tandis que 128 millions d’euros seraient consacrés aux investissements nouveaux.
Des projets structurants pour préparer l’avenir
Le budget 2026 s’articule autour de plusieurs axes stratégiques.
Un débat à forte portée politique
À l’approche des municipales, ce débat d’orientation budgétaire dépasse la seule technique financière. Il marque l’avant-dernier rendez-vous d’un mandat qui aura dû conjuguer ambition territoriale et contraintes nationales croissantes. Le débat de demain soir s’annonce donc déterminant, tant pour dresser le bilan que pour esquisser les priorités de la prochaine mandature.
Le Grand Besançon modifie les tournées de collecte des déchets ménagers afin d’optimiser ses circuits. À partir du 2 février, quatre communes changent de rythme. À Miserey‑Salines et Serre‑les‑Sapins, les déchets résiduels seront collectés les semaines paires et les recyclables les semaines impaires, respectivement le lundi et le mercredi. À Dannemarie‑sur‑Crête et Torpes, c’est l’inverse : résiduels en semaine impaire, recyclables en semaine paire, avec une collecte le jeudi.
Le calendrier complet est disponible sur grandbesancon.fr, rubrique Déchets. Les bacs doivent être sortis pour 4h30 le jour de la collecte.
Des habitants de Fontain, Pugey, Arguel et Larnod, réunis au sein du collectif « À fond la transition », se sont mobilisés devant le conseil départemental du Doubs pour dénoncer la dangerosité persistante de la route départementale D141 entre Beure et Arguel. Une action symbolique pour réclamer des mesures concrètes de sécurisation.
Un collectif de riverains mobilisés
Le collectif « À fond la transition » regroupe des habitants de plusieurs communes situées au sud de Besançon. Ses membres se réunissent autour de problématiques locales et organisent ponctuellement des actions publiques afin d’alerter les institutions sur des situations jugées préoccupantes. Récemment, le collectif s’est concentré sur un axe routier qu’il estime particulièrement dangereux : la D141, entre Beure et Arguel, un passage étroit et encaissé, bordé d’un côté par une paroi rocheuse et de l’autre par un précipice.
L'interview de la rédaction : Laurence Dutel, membre du collectif
Une action symbolique devant le conseil départemental
Les membres du collectif ont mené une action originale à Besançon. Ils ont ramassé le long de la D141 de nombreux débris issus de collisions — morceaux de pare-chocs, rétroviseurs, phares ou encore éclats de vitre de bus — témoignant des difficultés de circulation sur ce tronçon. Le 11 décembre dernier, ces objets ont ensuite été emballés et remis symboliquement à la présidente du département afin d’illustrer concrètement la dangerosité du site, fréquenté chaque jour par environ 2 700 véhicules, dont des voitures, des bus et des cyclistes.
Un projet de sécurisation en attente
Selon le collectif, une étude commandée par le département recommande depuis plusieurs années l’installation d’un alternat par feu, afin de faciliter les croisements difficiles, notamment avec les bus. Pourtant, le projet n’a toujours pas abouti. Si le département évoque une responsabilité relevant de Grand Besançon Métropole (GBM), les membres du collectif rappellent que la D141 est une route départementale et que la question de la sécurité relève bien de cette collectivité. Le financement du dispositif, partagé entre les différentes institutions, demeure également un point de blocage.
Collisions fréquentes, inquiétude croissante
Aucun accident mortel n’a été recensé à ce jour, mais les collisions sont régulières sur ce tronçon. Le collectif alerte sur le risque d’un accident grave si aucune mesure n’est prise rapidement. Il demande également une réduction de la vitesse, actuellement autorisée jusqu’à 80 km/h, jugée inadaptée à la configuration des lieux.
L'interview de la rédaction : Laurence Dutel, membre du collectif
Une vigilance maintenue
Confiants mais déterminés, les membres du collectif assurent qu’ils resteront mobilisés jusqu’à l’obtention d’une réponse claire et d’actions concrètes de la part des autorités compétentes. Pour eux, la sécurisation de la D141 est une nécessité urgente pour éviter qu’un accident grave ne survienne.
En raison de travaux de maintenance et de sécurisation, Grand Besançon Métropole est contraint de couper l’alimentation en eau de la commune de Tallenay. Les travaux réalisés vont permettre de remplacer un compteur pour la détection de fuites éventuelles et d’installer une vanne supplémentaire afin de sécuriser le réseau. Cette coupure d’eau interviendra le mardi 23 décembre prochain, de 9h à 16h. « Tout sera fait pour rétablir l’eau au plus tôt » fait savoir la collectivité.
À l’occasion du conseil communautaire de Grand Besançon Métropole, qui se déroulera ce jeudi soir, la modification du Plan Local d’Urbanisme, entérinant le projet des Vaîtes, sera soumise au vote. En réaction, une mobilisation est organisée ce soir à partir de 17h30 devant la Chambre de Commerce et d’Industrie, avenue de Villarceau. Ce même jour, à Marchaux, le projet de Zone d’Activité Commerciale sur des terres agricoles sera également présenté au vote. A Besançon, le collectif « les Jardins des Vaîtes » dénonce une « bétonisation destructrice du vivant ». Il est évoqué un « déni démocratique » et un « massacre écologique ».
À l’approche de l’approbation du Règlement Local de Publicité intercommunal (RLPi), l’élu bisontin Aurélien Laroppe, en charge du dossier, a détaillé les enjeux et les arbitrages d’un document appelé à transformer durablement le paysage publicitaire de l’agglomération. Le vote, prévu ce jeudi, intervient après plusieurs années de concertation et une enquête publique menée durant l’été.
L'interview de la rédaction : Aurélien Laroppe
Un document structurant, dans la continuité du PLUi
Ce nouveau document suit un processus réglementaire : arrêt du projet – réalisé en juin –, enquête publique, puis approbation. Le texte entrera en vigueur dès le 12 décembre. C’est la première fois que l’agglomération se dote d’un règlement commun couvrant l’ensemble des communes : jusqu’ici, seules 18 d’entre elles disposaient de règles locales. Le travail a été mené avec ces 18 maires — les seuls concernés par la publicité — mais aussi avec les professionnels de l’affichage, les associations environnementales, les enseignistes et les commerçants. « C’est un document moins technique que le Plan Local d’Urbanisme et plus politique », résume Aurélien Laroppe, évoquant des positions parfois opposées entre acteurs économiques et défenseurs du patrimoine.
Des règles resserrées pour protéger les habitants et le patrimoine
Le RLPi repose sur une philosophie simple : adapter les formats publicitaires à leur environnement. Trois grands types de zones ont été définis :
Les zones d’habitat et zones patrimoniales : publicité limitée à 2 m². Objectif : préserver les quartiers résidentiels, réduire l’impact visuel et protéger la qualité de vie. « Nos habitants n’ont pas forcément envie d’avoir un panneau publicitaire sous leurs fenêtres quand ils ouvrent leurs volets », explique l’élu. La limite de 2 m², soit la taille d’un panneau d’abribus, est présentée comme un choix fort.
Les grands axes urbains : pas de publicité numérique et panneaux réduits à 4,70 m² . Sont concernés notamment : rue de Dole, rue de Vesoul, rue de Belfort, ainsi que des axes équivalents dans les communes périphériques, comme à Beure. La taille de 4,70 m² correspond à une affiche 4 m² avec son encadrement. Ici encore, l’objectif est de limiter l’impact visuel, tout en maintenant la possibilité d’afficher pour les acteurs culturels, commerciaux… y compris pour l’agglomération elle-même, premier client des afficheurs.
Les zones commerciales : maintien du numérique et panneaux jusqu’à 10,50 m². Une logique assumée : « Quand on vient à Châteaufarine, on vient pour consommer. La présence de publicité est cohérente dans ce type d’espace », argumente Aurélien Laroppe. Le numérique restera autorisé et les formats plus grands seront possibles.
L'interview de la rédaction : Aurélien Laroppe
Des règles nouvelles aussi pour les enseignes
Au-delà de la publicité, le RLPi encadre aussi les enseignes commerciales. Les tailles et dispositifs seront désormais différenciés entre zones commerciales et cœurs de ville et centres de village, où un travail spécifique a été mené avec les commerçants pour tenir compte de leurs attentes.
Les inquiétudes des afficheurs : “Deux ans pour changer tout le parc, c’est impossible”
Interrogé sur les craintes exprimées par certains opérateurs, concernant le délai de deux ans pour mettre en conformité les dispositifs numériques récemment installés, l’élu se veut rassurant mais ferme. Les afficheurs alertent : remplacer massivement des panneaux pourrait les mettre « en grande difficulté économique ». Aurélien Laroppe rappelle que les règles ont été discutées dès l’amont avec la profession, que les zones numériques subsistent dans les secteurs commerciaux, et que le RLPi vise d’abord un objectif d’équilibre entre paysage, patrimoine et activité économique. Il s’agit d’un « document structurant pour les 20 prochaines années » et d’un « choix politique assumé » pour améliorer le cadre de vie des habitants.
Un vote attendu
L’approbation du RLPi ce jeudi constituerait un tournant majeur dans la gestion de l’affichage sur le territoire. Avec l’objectif affiché de trouver un compromis durable entre attractivité commerciale, sobriété visuelle et préservation du patrimoine urbain et rural.
La prochaine assemblée communautaire de Grand Besançon Métropole, qui se tient ce soir, fera le point sur un dossier majeur pour l’avenir touristique du territoire : la signature du contrat de canal Rhin-Rhône. Un document stratégique qui vise à faire de cet axe fluvial historique un levier d’attractivité, d’itinérance et d’écotourisme.
Un projet né en 2020, désormais porté par Grand Besançon Métropole
Long de 179 km, le canal relie l’Alsace à la Côte-d’Or. Pour la partie franc-comtoise, il traverse notamment le Pays de Montbéliard, le Grand Besançon et le nord du Jura. Le premier travail d’élaboration du contrat avait été lancé dès 2020 sous la coordination du Grand Dole. Au fil des années, Besançon s’est imposée comme un acteur central du projet, jusqu’à en prendre le leadership. La collectivité accueille désormais le coordinateur dédié, Stéphane Triboulet, chargé d’animer la démarche auprès des huit intercommunalités signataires : Grand Belfort, Pays de Montbéliard Agglomération, CC des Deux Vallées Vertes, CC du Pays de Villersexel, Grand Besançon Métropole, CC Jura Nord, Grand Dole, et CC Rives de Saône. Le projet est également soutenu par la Région Bourgogne–Franche-Comté et par Voies Navigables de France, partenaire essentiel pour la gestion et la valorisation des infrastructures fluviales.
L'interview de la rédaction : Benoît Vuillemin
Un axe touristique structurant : écotourisme, itinérance et « slow tourisme »
La dynamique engagée s’inscrit dans la continuité du schéma touristique actualisé en 2022, qui met l’accent sur l’écotourisme et l’itinérance. Deux orientations auxquelles le contrat de canal répond pleinement. Benoît Vuillemin, l’élu en charge du tourisme à Grand Besançon Métropole, rappelle que le territoire dispose déjà d’atouts majeurs : des haltes fluviales rénovées, un travail de long terme sur les quais du Doubs, un patrimoine exceptionnel inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO et des rives particulièrement attractives pour les habitants comme pour les visiteurs. « Le canal doit ainsi devenir un vecteur de développement touristique durable, dans la tendance du slow tourisme » explique M. Vuillemin.
Trois défis majeurs pour un projet fédérateur
Le contrat de canal repose sur trois défis structurants, qui seront présentés ce soir aux élus : affirmer une ambition touristique commune sur l’ensemble des 179 km du canal, développer l’itinérance sous toutes ses formes : vélo (notamment l’EuroVélo 6), navigation douce, marche et valoriser le patrimoine naturel et culturel, en misant sur les paysages, les sites historiques et les usages sportifs et culturels du canal.
L'interview de la rédaction : Benoît Vuillemin
Une signature très attendue
L’objectif affiché est clair : parvenir à une signature commune des huit intercommunalités, de la Région et de VNF, autour d’engagements partagés. Un comité de pilotage réunissant élus et techniciens est déjà en place pour définir la gouvernance et les futures actions. Pour Grand Besançon Métropole, ce contrat représente « une opportunité unique de structurer un projet touristique ambitieux, fédérateur et durable, capable de rayonner au-delà de la région ».
Les débats de ce soir devraient donc sceller une étape décisive pour un projet qui, à terme, entend transformer le canal Rhin-Rhône en véritable colonne vertébrale du tourisme fluvial et de l’itinérance en Bourgogne–Franche-Comté.
Grand Besançon Métropole s’apprête à présenter un document clé pour l’avenir du territoire : le Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi). Élaboré depuis 2020, il fixe les grandes règles d’aménagement des 68 communes de l’agglomération pour les quinze prochaines années.
Un travail collectif engagé dès 2020
Lancé au début du mandat communautaire, le chantier du PLUi a mobilisé largement les élus du territoire. « C’est un travail qui a été effectué avec l’ensemble des maires et des élus de l’agglomération », souligne Aurélien Laroppe, l’élu bisontin, qui a mené ce travail avec les agents de la collectivité locale. Plus de 1 000 élus ont ainsi été associés, principalement les maires et adjoints à l’urbanisme, avec parfois une implication élargie aux conseils municipaux. Cette méthode de travail visait à prendre en compte les réalités très diverses des communes, des plus urbaines aux plus rurales, et à construire un document partagé.
L'interview de la rédaction : Aurélien Laroppe
Un document transversal aux enjeux multiples
Le PLUi ne se limite pas à la question du logement. Il aborde également le développement économique, les déplacements et les mobilités, ainsi que la protection de l’environnement et de la biodiversité. « C’est un sujet important parce qu’il prévoit l’urbanisme sur les quinze prochaines années », rappelle l’élu. L’enjeu est de concilier ces différentes dimensions dans un cadre commun, tout en intégrant les besoins spécifiques de chaque commune.
La loi Climat et Résilience, un tournant décisif
En 2021, l’adoption de la loi Climat et Résilience est venue bouleverser le travail engagé. Elle impose l’objectif de zéro artificialisation nette (ZAN) à l’horizon 2050, avec une étape intermédiaire : diviser par deux la consommation d’espaces naturels et agricoles. « Cela a demandé à l’ensemble des communes de revoir drastiquement leurs PLU existants », explique-t-on. Les zones à urbaniser ont été réduites, passant de 90% d’extension urbaine à 40%, au profit des espaces agricoles et naturels, obligeant les élus à revoir leurs stratégies de développement.
Priorité au renouvellement urbain
Pour répondre à ces nouvelles contraintes, le PLUi mise fortement sur le renouvellement urbain. Reconversion de friches, densification des centres-bourgs, optimisation de la trame urbaine existante : les solutions varient selon les communes. Certaines disposent de grandes friches permettant de porter l’essentiel de leurs projets sans extension, tandis que d’autres, plus petites, réalisent l’ensemble de leur production de logements à l’intérieur du tissu existant.
L'interview de la rédaction : Aurélien Laroppe
Réduire l’étalement urbain, même s’il reste maîtrisé
Même si le territoire de Grand Besançon n’est pas considéré comme l’un des plus touchés par l’étalement urbain, les élus estiment nécessaire d’agir. « Ce n’est pas parce qu’on l’a été moyennement que l’on se donnerait aujourd’hui l’autorisation de ne pas y travailler », est-il rappelé. Le PLUi s’inscrit ainsi dans une logique de responsabilité collective, visant à freiner l’artificialisation des sols tout en maintenant un développement équilibré.
Un cadre stratégique pour les années à venir
Avec ce PLUi, Grand Besançon Métropole se dote d’un outil stratégique central pour accompagner les transformations du territoire. Plus qu’un document technique, il incarne une vision politique de l’aménagement : plus sobre en foncier, plus cohérente à l’échelle intercommunale et tournée vers les défis climatiques et sociaux à venir.