À Besançon, le quartier de Planoise s’apprête à accueillir un nouvel équipement d’envergure : un bâtiment entièrement dédié aux activités numériques. Situé à proximité de la rue de Dole et du CHU, cet espace remplacera une friche et se veut un lieu moderne. Son ambition : rassembler start-ups, fablabs, entreprises, associations et services autour d’une filière numérique locale encore éparse.
Une gouvernance partagée
Le montage financier et institutionnel repose sur une co-responsabilité. Grand Besançon Métropole (GBM) sera propriétaire du rez-de-chaussée, destiné à l’accueil et aux premiers services, tandis que les quatre étages supérieurs seront concédés à Territoire 25 pour 15 ans. Ce dernier en assurera la location et l’animation auprès des partenaires, dans le respect d’un cahier des charges précis, incluant notamment des plafonds de loyers (environ 120 €/m²).

Un projet d’inclusion numérique
Au-delà d’un simple incubateur, l’équipement veut aussi devenir un « centre numérique névralgique » pour le territoire. Objectif : ne laisser personne de côté face aux usages numériques. Des actions d’inclusion et de formation sont prévues, afin que le lieu bénéficie aussi aux habitants éloignés des technologies.
L'interview de la rédaction : Denis Leroux, président directeur général de Territoire 25
Un investissement de plus de 10 millions d’euros
Le projet représente un budget d’environ 10 M€. L’État, via les fonds du Nouveau Programme National de Renouvellement Urbain (NPNRU), apporte 3,7 M€. La Région Bourgogne-Franche-Comté contribue à hauteur de 2,8 M€. Le reste est complété par des prêts de la Banque des Territoires, garantis par l’Union européenne, et par GBM. Un montage financier jugé solide et exceptionnel par ses porteurs.
Un calendrier précis
La pose de la première pierre a eu lieu ce mardi 26 août. Les marchés de travaux sont en cours d’attribution. Le chantier démarrera en novembre 2025 pour une durée estimée à 18 mois. La livraison est prévue à la mi-2027.
Une architecture ouverte sur la ville
Le cabinet CoCo Architecture, représenté par Jean-Baptiste Barbet, pilote la maîtrise d’œuvre. Le bâtiment se veut « urbain et accueillant » : aligné sur la rue, doté d’un rez-de-chaussée vitré sur toute sa façade pour laisser entrevoir les activités du fablab et du hall d’accueil. Le parti pris architectural : créer un lieu transparent et visible, pensé comme une « bulle » ouverte sur le quartier.

Confort, flexibilité et performance énergétique
L'interview de la rédaction : Jean-Baptiste Barbet, l'architecte du projet
Le projet répond aux défis du numérique comme à ceux de la transition écologique. Les espaces ont été conçus pour être modulables, capables d’accueillir des bureaux, des salles mutualisées ou des plateaux techniques, avec une surdimension des réseaux informatiques et une sécurisation des données. Côté confort, une attention particulière a été portée à la lumière naturelle, tout comme à l’isolation et la compacité des lieux. Pour l’été, le rafraîchissement sera assuré par une ventilation double flux avec modules adiabatiques, évitant ainsi le recours à la climatisation. Comparable à l’espace Numericable de Montbéliard, ce nouveau pôle se positionne comme un levier économique, social et technologique majeur. Pour ses porteurs, il ne s’agit pas seulement d’un immeuble de bureaux, mais d’un outil stratégique destiné à structurer et dynamiser toute une filière.
Anne Vignot, présidente de Grand Besançon Métropole, souligne la résilience d’un territoire qui a su, au fil des dernières années, traverser des épreuves majeures : crise sanitaire liée au Covid-19, flambée des coûts de l’énergie et des matières premières, tensions géopolitiques mondiales, multiplication des mesures protectionnistes. Dans ce contexte instable, la collectivité a choisi d’assumer pleinement son rôle de soutien et d’accompagnement.
L'interview de la rédaction : Anne Vignot, présidente de Grand Besançon Métropole
Un investissement massif et structuré
Le Grand Besançon s’investit fortement dans l’économie locale :
Ces dispositifs permettent d’offrir aux acteurs économiques une meilleure lisibilité, une capacité d’analyse renforcée et un accompagnement ciblé.
Un écosystème riche et diversifié
Le territoire du Grand Besançon s’appuie sur un tissu économique reconnu, notamment dans les microtechniques et le luxe, deux filières stratégiques qui trouvent ici un ancrage solide.
L’écosystème local s’articule autour :
Le rôle du Grand Besançon est donc celui d’un facilitateur, capable de fédérer et de soutenir les initiatives tout en renforçant l’attractivité du territoire.
L’insertion et le capital humain au cœur de la stratégie
La collectivité place la question de l’insertion et de l’emploi au centre de son action. Il s’agit d’accompagner les demandeurs d’emploi vers une insertion durable, mais aussi de permettre aux entreprises de rencontrer de nouveaux profils parfois éloignés de leurs métiers.
Cette dynamique contribue à répondre à un double enjeu :
La qualité de vie comme facteur d’attractivité
Au-delà de l’économie, Grand Besançon Métropole investit dans le cadre de vie : culture, sport, vie associative, services de proximité. Le tissu associatif local représente à lui seul plus de 5 400 emplois équivalent temps plein, preuve de son poids économique. Mais il constitue aussi un levier d’émancipation, de cohésion sociale et de bien-être, renforçant l’attractivité globale du territoire pour les entreprises et leurs salariés.
Les incertitudes liées à la loi de finances 2025
Toutefois, cette stratégie ambitieuse se trouve confrontée à des contraintes budgétaires. La loi de finances 2025 pourrait, selon Anne Vignot, limiter les marges de manœuvre des collectivités et retarder des projets déjà programmés pour 2026 ou 2027. Le risque est clair : un ralentissement du soutien au monde économique, alors même que les collectivités locales sont des leviers essentiels de croissance et d’innovation.
L'interview de la rédaction : Anne Vignot, présidente de Grand Besançon Métropole
Conclusion : un territoire structuré, tourné vers l’avenir
Grand Besançon Métropole démontre sa volonté politique d’assumer un rôle moteur dans le développement économique de son territoire.
En conjuguant investissements massifs, soutien à l’innovation, accompagnement des acteurs économiques et valorisation de la qualité de vie, la collectivité construit un territoire attractif, solidaire et durable, capable de résister aux chocs et de se projeter vers l’avenir.
Quelques chiffres
Dès le 4 juillet, Grand Besançon Métropole renforce son offre de vélos rallongés à assistance électrique — les Ginko Vélo Famille — en doublant leur nombre, de 10 à 20. Ces nouveaux modèles, plus confortables et performants, répondent à une forte demande des familles du territoire. Conçus pour transporter un adulte et jusqu’à deux enfants, ils proposent une alternative pratique et durable à la voiture pour les trajets quotidiens.
Depuis ce mardi 1er juillet, Besançon et Grand Besançon Métropole franchissent un cap majeur dans leur politique de mobilité. Mise en œuvre de la gratuité pour les moins de 15 ans, transports gratuits pour tous les usagers le samedi et tarification solidaire à 2 euros par mois pour les allocataires du RSA : des mesures fortes défendues par les élus communistes, malgré des débats intenses, notamment au sein de la majorité. Rencontre avec Christophe Lime.
Un tournant historique pour la mobilité à Besançon
« C’est une évolution majeure, comparable à l’arrivée du tram en 2014 ou même au grand plan transport de 1974 », affirme Christophe Lime, élu communiste bisontin. Depuis ce 1er juillet, la nouvelle politique tarifaire mise en place transforme en profondeur l’accès aux transports publics. L’objectif est clair : encourager l’usage des transports en commun, en particulier chez les jeunes et les publics les plus précaires, tout en réduisant la pression financière sur les ménages. Une politique audacieuse qui, selon les premières estimations, pourrait générer une hausse de 20 à 30 % de la fréquentation du réseau bus et tram.
L'interview de la rédaction : Christophe Lime
Un financement anticipé et responsable
Ce virage social a un coût : environ 3 millions d’euros par an. Pour le financer sans déséquilibrer les finances locales, la collectivité a voté une augmentation du versement mobilité, une taxe payée par les entreprises de plus de 11 salariés, qui rapportera 4,5 millions d’euros. Ce différentiel de 1,5 million permettra même d’investir dans l’amélioration de l’offre de transport. Il est notamment prévu une augmentation de 40 postes chez le délégataire, d’ici les prochaines années. « On agit de façon responsable. Cette mesure est financée, pensée, et s’inscrit dans une stratégie d’ensemble. Les transports urbains sont déjà subventionnés à plus de 80 %, et jusqu’à 95 % pour les lignes périurbaines. On va plus loin en assumant une vraie politique publique en faveur de l’accès universel au transport », souligne Christophe Lime.
Un débat clivant mais assumé
Ce changement n’a pas fait l’unanimité. À l’intérieur même de la majorité, les débats ont été vifs. Certains élus, y compris hors de Besançon, se sont opposés fermement à la réforme. « C’est un dossier clivant. Mais nous avons respecté nos engagements de campagne. Ce sont des avancées nécessaires », défend M. Lime. Il rappelle aussi la spécificité institutionnelle : les élus de Besançon ne sont pas majoritaires au sein de Grand Besançon Métropole, ce qui rend chaque vote stratégique.
L'interview de la rédaction : Christophe Lime
Prochaine étape : la gratuité pour les moins de 26 ans
Déjà tourné vers l’avenir, Christophe Lime évoque la suite : « La prochaine étape, c’est la gratuité pour les moins de 26 ans. Il y a une vraie précarité chez les étudiants, qui n’ont pas droit aux abonnements subventionnés à 50 % par les employeurs. » Dans une agglomération où l’université est la 2ᵉ plus appréciée de France, l’enjeu est aussi l’attractivité du territoire. « Chaque avancée en matière de transport a un effet domino sur nos autres politiques publiques : l’accès à l’emploi, à l’enseignement, à la culture. C’est un levier fondamental », conclut l’élu
Grand Besançon Métropole lance un projet solaire innovant. La centrale « Les Andiers » verra le jour à Chalezeule sur le site d’un ancien centre d’enfouissement, avec une mise en service prévue début 2026. Ce site produira près de 3 350 MWh par an, soit la consommation de 1 700 habitants.
Dans le cadre de ce projet exemplaire de transition énergétique, deux réunions d’information sont proposées : le 30 juin à la Maison commune de Chalezeule (en présentiel) et le 3 juillet en visioconférence. Objectif : présenter les possibilités de financement participatif.
Deux options sont ouvertes aux citoyens :
Infos : lesandiers-pv.fr – Contact : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
« Les Mardis des Rives », le festival itinérant du Grand Besançon, font leur grand retour pour une 12ᵉ édition festive et éclectique. Du 8 juillet au 26 août, chaque mardi soir, une commune du Grand Besançon, riveraine du Doubs, accueillera un concert gratuit en plein air. Huit soirées, trois groupes par date, du rock au reggae en passant par la chanson : une programmation riche en découvertes. En 2023, plus de 15 000 spectateurs avaient répondu présent.
Parmi les infos pratiques : une navette gratuite partira de Besançon pour faciliter l’accès.
Le lancement s’effectuera à Saint-Vit le 8 juillet. Le festival prendra fin le 26 août à Besançon, au parc de la Rhodiacéta. Réservations conseillées.
Plus d’infos sur : https://www.mardisdesrives.fr/
Ginko, le réseau de transport en commun de Grand Besançon Métropole s’apprête à franchir une étape importante avec l’arrivée de huit nouvelles rames de tramway. Cette première livraison s’inscrit dans le cadre du groupement de commandes pour huit ans signé en 2023 par les agglomérations de Besançon, Brest et Toulouse, Ce renouvellement s’inscrit dans une stratégie de modernisation visant à améliorer la qualité de service, la capacité d’accueil et la fréquence sur les lignes existantes. Précisons que le site d’Ornans, pôle d’excellence mondial du groupe, s’est vu confier la fabrication des moteurs.
L'interview de la rédaction : Marie Zehaf
Un réseau renforcé pour répondre aux besoins des usagers
Comme l’a annoncé Marie Zehaf, vice-présidente aux mobilités de Grand Besançon Métropole, cinq premières rames seront mises en service d’ici la fin de l’année. La première, baptisée Germaine Tillon, entrera en circulation dès septembre 2025. Ces nouvelles rames mesureront 32 mètres et pourront accueillir jusqu’à 200 passagers, contre 120 actuellement. Elles seront déployées principalement sur l’actuelle ligne T2, qui pourrait être renommée T1 dans le cadre de la réorganisation du réseau, avec la création d’un quatrième terminus. Objectif : une rame toutes les cinq minutes en heure de pointe, avec une amplitude horaire élargie de 4h40 à 2h du matin.
Une nouvelle génération de tramways : confort, sécurité et efficacité
Derrière cette évolution technologique, l’entreprise Alstom joue un rôle central. Représentant la direction France d'Alstom, François d’Hulst a détaillé les trois grands axes d’innovation apportés par ces nouvelles rames, dites nouvelle génération.
Le confort passager :
L’expérience de voyage est au cœur du projet. Les rames sont équipées pour offrir une meilleure accessibilité, une information en temps réel sur le trajet, ainsi qu’un environnement intérieur repensé pour plus de fluidité.
La sécurité renforcée :
La circulation en milieu urbain mixte (avec piétons, cyclistes, véhicules) impose une vigilance accrue. Les nouvelles rames intègrent des systèmes d’alerte destinés à sécuriser aussi bien les passagers que les autres usagers.
La performance durable :
Conçues pour une durée de vie de 30 ans, ces rames intègrent un moteur à aimant permanent, développé par le centre d’excellence mondial d’Alstom. Il permet une réduction de 10 % de la consommation énergétique par rapport aux générations précédentes, avec un impact positif sur la facture énergétique de la collectivité.
L'interview de la rédaction : François d’Hulst de la direction France d'Alstom
Maintenance prédictive : la rame plus souvent en ligne qu’en atelier
Autre innovation majeure : la maintenance intelligente. Grâce à des capteurs et à une intelligence embarquée, les rames peuvent anticiper certaines pannes et déclencher des interventions avant qu’elles ne perturbent le service. Cette stratégie vise à réduire les immobilisations et à assurer une disponibilité maximale des rames sur le réseau.
Grand Besançon Métropole franchit une nouvelle étape pour rendre les transports en commun plus accessibles et durables. À compter du 1er juillet , de nouvelles mesures entreront en vigueur sur le réseau Ginko afin de soutenir la mobilité locale et favoriser l’usage des transports collectifs.
Gratuité pour les jeunes de 4 à 14 ans
Dès cet été, les enfants âgés de 4 à 14 ans pourront emprunter gratuitement le réseau Ginko. Pour bénéficier de cet avantage, il est nécessaire de souscrire un abonnement gratuit « PASS 4-14 », à charger sur une carte Ginko Mobilités (au tarif de 4 €, valable 5 ans). Ce pass peut être commandé en ligne (ginko.voyage) ou à l’Agence Ginko Mobilités. À noter que la validation à chaque montée à bord reste obligatoire, même lors des correspondances.
Gratuité pour tous le samedi
Autre nouveauté : le samedi, les transports sont gratuits pour tous, sans condition. Cela concerne l’ensemble des lignes de tram, bus et car du réseau Ginko, du début du service à 4h30 jusqu’à 2h30 le dimanche matin. Aucun titre de transport ni validation ne sera requis. En complément, les Parkings Relais seront également ouverts gratuitement, avec entrée et sortie libres.
Un tarif solidaire pour les bénéficiaires du RSA
Les personnes résidant dans Grand Besançon Métropole et bénéficiant du RSA pourront profiter d’un abonnement mensuel à 2 €, grâce à la création du PASS Sésame Tarif Réduit RSA. Ce dernier est également à charger sur une carte Ginko Mobilités, disponible en ligne ou à l’Agence. Les justificatifs requis sont : une pièce d’identité et la dernière attestation de paiement du RSA délivrée par la CAF. Là encore, la validation à chaque montée est obligatoire.
Grand Besançon Métropole lance un projet solaire innovant sur l’ancien site d’enfouissement de Chalezeule, avec une mise en service prévue début 2026. Baptisée « Les Andiers », la future centrale produira chaque année près de 3 350 Mégas/Wh, soit l’équivalent de la consommation de 1 700 personnes.
Ce projet s’inscrit dans le Plan Climat Air Énergie Territorial, visant 100 % d’énergies renouvelables locales d’ici 2050. Il propose une dimension participative inédite : les habitants peuvent y investir, via une coopérative ou une plateforme de financement dédiée. Deux réunions d'information sont prévues : en présentiel le 30 juin à la Maison commune de Chalezeule, ou en visioconférence le 3 juillet. Toutes les informations sont à retrouver sur : https://lesandiers-pv.fr/
Les 21 et 22 juin prochains, Besançon, capitale du temps, accueille à nouveau les 24 Heures du Temps, un événement unique en son genre qui conjugue patrimoine, innovation, artisanat et passion autour du savoir-faire horloger. Portée par Grand Besançon Métropole (GBM), la manifestation s’impose comme un moment fort de la valorisation de l'identité horlogère de la région, labellisée par l’UNESCO.
L'interview de la rédaction : Catherine Barthelet, vice-présidente de GBM
Une fête du temps pour tous les publics
« C’est une très belle fête de l’horlogerie, une fête qui rappelle que Besançon est la capitale du temps », souligne Catherine Barthelet, vice-présidente de GBM. Les 24H du Temps se veulent ouvertes à tous : professionnels du secteur, collectionneurs passionnés, curieux et familles. Ateliers, expositions, démonstrations, bourse horlogère... chacun peut trouver matière à s’émerveiller. Chaque année, une thématique différente met en lumière une facette du monde horloger. En 2025, l’art et le design sont à l’honneur. Un fil rouge qui traverse toute la programmation, des pièces de collection aux créations les plus contemporaines.
Une dimension franco-suisse assumée
L’événement s’inscrit dans une dynamique transfrontalière. L’invité d’honneur cette année : la ville suisse de Sainte-Croix, haut lieu de la mécanique d’art. Une manière de renforcer les liens avec les artisans et créateurs suisses, dans le sillage du label Unesco « savoir-faire en mécanique horlogère et mécanique d’art » obtenu conjointement par la France et la Suisse. Le partenariat s’illustre par la présence de musées, d’artisans et de structures telles que Mec-Art, une association franco-suisse qui forme les artisans à la mécanique d’art. L’échange et la transmission restent au cœur de l’événement.
La Bourse horlogère, un rendez-vous d’exception
Moment fort de la manifestation, la Bourse horlogère attire collectionneurs, amateurs et simples curieux. Jean-Loup Caron, président de l’Association des Amateurs d’Horlogerie Ancienne (AFAHA), se réjouit de la réputation de l’événement : « Les gens viennent ici avant tout pour apprendre, c’est une bourse pas comme les autres. » François Jacoutot, en charge des bourses à l’AFAHA, rappelle que Besançon se distingue par la qualité des échanges : « Il y a toujours des trouvailles. Et même des montres de très grande valeur. » Avec près de 30 exposants présents cette année, la bourse fait le pont entre histoire et modernité, entre objets rares et montres de luxe comme Rolex, toujours très recherchées.
L'interview de la rédaction : Jean-Loup Caron, président de l’Association des Amateurs d’Horlogerie Ancienne (AFAHA)
La transmission d’un patrimoine vivant
Au cœur de l’événement, la transmission des savoir-faire est une priorité. John Michael Flaux, horloger et mécanicien d’art bisontin, incarne cette nouvelle génération d’artisans passionnés et engagés. Présent aux 24H du Temps, il exposera des pièces uniques, animées et musicales, des « machines à rêves » comme il aime les appeler : « Ce sont des pièces rares, faites à la main, qu’on ne peut apprendre que par passion et persévérance. » Son message est clair : « Ce savoir-faire est en danger. Il n’est pas enseigné, il est transmis. Et aujourd’hui, ce sont des artisans comme moi qui doivent assurer cette transmission. »
L'interview de la rédaction : John Michael Flaux, horloger et mécanicien d’art bisontin

Un rendez-vous ancré dans le présent… et tourné vers l’avenir
Les 24 Heures du Temps ne se limitent pas à la contemplation d’un passé glorieux. L’événement affirme que l’horlogerie vit encore, innove, se renouvelle. De nouvelles marques, de jeunes artisans, et des formations d’excellence (comme SupMicrotech) montrent que Besançon reste un terreau fertile pour les métiers du temps. Catherine Barthelet l’affirme : « Ce n’est pas une manifestation élitiste. Nous voulons que tout le monde puisse participer, découvrir, manipuler, comprendre. Il y a des ateliers pour les enfants, des démonstrations grand public, et un vrai volet touristique. »
Les 24 Heures du Temps confirment ainsi leur place centrale dans le paysage horloger européen. Entre tradition et innovation, transmission et modernité, Besançon prouve qu’elle ne se contente pas de mesurer le temps : elle le façonne.