Le musée de la Montre de Villers-le-Lac, rebaptisé « L’Ébauche », accueille temporairement une partie des collections autrefois présentées à Morteau. Cette réunion préfigure la création de la future Cité des Horlogers au château Pertusier, avec une ouverture envisagée en 2028.
Le reportage de la rédaction, Grégory Maugain
Un voyage à travers plusieurs siècles
Installé dans une ancienne entreprise horlogère, le musée de Villers-le-Lac retrace l’évolution de la mesure du temps et des savoir-faire associés. Ses trois salles réunissent des montres anciennes, des horloges astronomiques, des comtoises, des cartels, des carillons et de nombreux outils. « L’histoire de la montre commence au XVIe siècle et se poursuit jusqu’en 1980 », explique Grégory Maugain, régisseur des collections et des œuvres exposées. Les visiteurs peuvent notamment observer une horloge comtoise datant de 1730, un cartel de l’époque de Louis XIV ou encore une rare montre républicaine dont le cadran est divisé en dix heures. Le parcours présente aussi l’évolution des mécanismes, des matériaux et des techniques. Si les moyens de production ont profondément changé, certains savoir-faire traditionnels restent utilisés, notamment dans les métiers d’art et l’horlogerie haut de gamme.
Le reportage de la rédaction, Grégory Maugain
Une activité profondément enracinée dans le territoire
Dans le Val de Morteau, l’histoire horlogère remonte aux environs de 1770. Durant l’hiver, les paysans se consacraient au travail du métal afin de compléter leurs revenus. Cette activité s’est progressivement développée jusqu’à occuper une place majeure dans l’économie locale. La période comprise entre les années 1950 et 1980 correspond à l’âge d’or de cette production. Les montres mécaniques françaises étaient alors vendues dans le monde entier. De nombreux habitants travaillaient dans les usines, les ateliers ou directement à leur domicile.
Cette organisation, appelée « établissage », reposait sur une division précise des tâches. Chaque ouvrier réalisait une étape avant que le maître horloger ne termine le montage et commercialise la montre. Le travail à domicile s’est maintenu jusqu’au début des années 1980. Les ouvrières récupéraient leurs pièces en début de semaine avant de rapporter leur production quelques jours plus tard.
Le lycée Edgar-Faure forme la nouvelle génération
La transmission des savoir-faire horlogers se poursuit également au lycée Edgar-Faure de Morteau. L’établissement forme les futurs horlogers et bijoutiers, appelés à travailler dans les entreprises françaises ou suisses de la filière. Il contribue ainsi au maintien de compétences techniques étroitement liées à l’identité et à l’histoire économique du Val de Morteau.
Si de nombreux jeunes diplômés rejoignent les manufactures suisses, des entreprises françaises continuent également de faire vivre cette activité, à l’image de Pequignet à Morteau et de Michel Herbelin à Charquemont. Entre préservation des gestes traditionnels et apprentissage des nouvelles technologies, le lycée Edgar-Faure occupe une place essentielle dans l’avenir de l’horlogerie régionale.
Des outils anciens toujours utiles
Une partie du musée est consacrée à l’outillage horloger, notamment celui fabriqué aux Gras, commune autrefois réputée pour cette production. Machines à arrondir, tours à pivoter, pinces et outils destinés au réglage ou aux engrenages témoignent de la minutie exigée par le métier. Certains de ces instruments sont encore utilisés pour restaurer les mécanismes anciens. « Quelqu’un qui répare une comtoise vieille de 200 ans travaille encore aujourd’hui de la même manière », souligne Grégory Maugain. Le musée reconstitue également un atelier permettant de comprendre les conditions dans lesquelles travaillaient autrefois les horlogers.
Des collections régulièrement enrichies
Le fonds continue de grandir grâce aux dons de particuliers. Un carillon, une horloge de clocher bisontine ainsi qu’une collection de plusieurs centaines de sabliers ont récemment rejoint les collections. Grégory Maugain se déplace également pour expertiser et récupérer des pièces présentant un intérêt patrimonial. Un tableau-horloge retrouvé à Paris sera ainsi exposé dans le futur musée. Ces acquisitions permettent de sauvegarder des objets qui pourraient disparaître à l’occasion d’une succession ou être jetés faute d’avoir été identifiés. Cette transmission passe aussi par les écoles. Des objets peuvent être présentés directement dans les classes afin de sensibiliser les plus jeunes à l’histoire horlogère du territoire.
Deux musées réunis dans un même projet
La présence de deux musées consacrés à l’horlogerie, séparés de seulement six kilomètres, a conduit les collectivités à envisager leur regroupement. Les collections de Morteau ont donc été transférées à Villers-le-Lac pendant la préparation du nouveau projet intercommunal. La future Cité des Horlogers prendra place au château Pertusier, à Morteau. Construit au XVIe siècle, le bâtiment doit faire l’objet d’une restauration importante afin d’être préservé et adapté à l’accueil du public. Le chantier prévoit également une extension, un ascenseur, des réserves, une boutique-billetterie et un salon de thé. L’objectif est de rendre l’ensemble accessible à tous et de proposer un véritable lieu de vie autour de l’horlogerie.
Une ouverture envisagée en 2028
La future exposition permanente occupera un étage complet. Elle comprendra une salle consacrée à l’histoire du château, ainsi que des espaces dédiés aux montres, aux horloges, aux comtoises et à l’outillage. Une salle immersive et des espaces d’expositions temporaires sont également annoncés. Le site doit aussi accueillir des événements en lien avec les entreprises et les acteurs de la filière. Le lancement d’une nouvelle montre par une manufacture locale pourrait, par exemple, y être présenté.
L’ouverture de la Cité des Horlogers est envisagée pour la saison 2028, sous réserve de l’avancement des travaux. En attendant, le musée « L’Ébauche » de Villers-le-Lac permet au public de découvrir la richesse des collections réunies et de mesurer la place centrale occupée par l’horlogerie dans l’histoire du Val de Morteau.
Le reportage de la rédaction, Grégory Maugain
Seul monument religieux médiéval de cette importance dans le Doubs, l’abbaye de Montbenoît demeure profondément ancrée dans l’histoire et l’identité du Saugeais. Durant tout l’été, bénévoles, jeunes guides et élus locaux se mobilisent pour faire découvrir cet édifice remarquable.
Aux origines du Saugeais
L’histoire de l’abbaye est indissociable de celle du territoire. Au Moyen Âge, des populations venues de Savoie et des cantons suisses du Valais et des Grisons ont participé au défrichement de la région. Elles ont apporté avec elles leur langue, leurs traditions et leur savoir-faire. « Elles ont construit l’abbaye, défriché la région et créé cette identité très forte que l’on a appelée le Saugeais », explique Jérôme Binetruy, de l’office de tourisme Haut-Doubs Montagnes du Jura, chargé du bureau de Montbenoît.
Le reportage de la rédaction : Jérôme Binetruy
Une communauté de moines augustins
Au Moyen Âge, l’édifice abritait une communauté composée de quinze à vingt moines de l’ordre de Saint-Augustin. Son histoire connaît un tournant à partir du XVIe siècle avec l’arrivée des abbés commendataires. Contrairement à leurs prédécesseurs, ceux-ci n’étaient pas élus par les religieux, mais nommés par l’archevêque. L’un d’entre eux, Ferric Carondelet, a profondément marqué le monument en faisant construire le chœur et les deux chapelles encore visibles aujourd’hui. L’abbaye conserve notamment de remarquables stalles sculptées dans du bois de chêne. En 1773, l’archevêque renonce à l’entretenir. L’édifice et ses biens appartiennent désormais, depuis 2025, aux cinq communes locales, qui la commune nouvelle de Pays-de-Montbenoît.
Le reportage de la rédaction : Jérôme Binetruy
Une abbaye épargnée par la Révolution
L’abbaye de Montbenoît constitue aujourd’hui un témoignage patrimonial exceptionnel. « C’est le seul monument religieux médiéval de cette importance dans le département du Doubs », souligne Jérôme Binetruy. Alors que de nombreuses abbayes ont été saccagées pendant la Révolution française, celle de Montbenoît a été préservée. L’absence de moines et de richesses à saisir pourrait expliquer cet oubli providentiel des révolutionnaires.
Un musée consacré à la République du Saugeais
L’abbaye accueille également le musée de la République du Saugeais. Sa création répond à la volonté de Gabrielle Pourchet, présidente de cette micronation folklorique de 1972 à 2005. Elle souhaitait que les objets reçus durant son mandat soient exposés au public après sa disparition. Ce musée rappelle que la République du Saugeais ne se résume pas à une simple curiosité folklorique. Elle repose sur un territoire, une histoire et une identité locale forgée depuis le Moyen Âge.
Le reportage de la rédaction : Jérôme Binetruy
Des jeunes engagés dans la transmission
Chaque été, l’association Les Amis de l’Abbaye organise des visites guidées et forme entre dix et douze jeunes bénévoles à la prise de parole en public et à la sensibilisation des visiteurs à la préservation du patrimoine. Cette mobilisation dépasse le seul cadre associatif. Les élus locaux participent également à l’accueil du public et à la vente des entrées le dimanche. Le bureau de l’office de tourisme devient ainsi un espace partagé entre le professionnel du tourisme, les bénévoles et les représentants des communes. Les visiteurs peuvent découvrir le cloître, la salle du chapitre, le chœur et ses stalles, les chapelles, la cuisine des moines ainsi que le musée de la République du Saugeais. Le parcours permet de traverser plusieurs périodes et différents styles architecturaux, du Moyen Âge à la Renaissance.
Des visites guidées de 45 minutes sont proposées sans réservation tous les jours en juillet et en août, de 9 h 30 à 12 h 30 et de 14 h à 18 h. Des visites nocturnes ont également lieu chaque mercredi à 20 h 30 jusqu’au 19 août, sur réservation. Plus longues, elles se terminent par une collation au coin du feu dans la cuisine des moines et par une surprise folklorique.
Le reportage de la rédaction : Jérôme Binetruy
À quelques kilomètres de Besançon, le Musée Lucien Roy de Beure conserve la mémoire des conflits qui ont marqué la France depuis le XIXe siècle jusqu’aux opérations militaires contemporaines. Uniformes, lettres, photographies, objets personnels et équipements militaires composent des collections constituées presque exclusivement grâce aux dons. Derrière chaque pièce, les bénévoles cherchent surtout à raconter des parcours humains et à transmettre une histoire sans en effacer les pages les plus difficiles.
Un musée né d’une volonté de mémoire
L’histoire du lieu est intimement liée à Jean Cretin, ancien militaire engagé notamment en Indochine et en Algérie, lui-même issu d’une famille marquée par les guerres. À la fin des années 1960, les événements de Mai 68 et notamment la vision de drapeaux brûlés provoquent chez lui un déclic : il souhaite conserver les traces des conflits et la mémoire de ceux qui les ont vécus. Grâce à son important réseau dans le monde des anciens combattants, les premiers dons affluent. D’abord conservées à son domicile, les collections prennent progressivement place dans une ancienne maison de vigneron de Beure, acquise pour accueillir le futur musée. Les locaux sont aménagés à partir des années 1970, avant la création de l’association en 1983. Jean Cretin choisit de donner au musée le nom de son oncle, Lucien Roy, soldat de la Première Guerre mondiale. Fait prisonnier en 1915, le jeune homme meurt du typhus dans un camp allemand, à seulement 22 ans.
Des originaux pour raconter l’Histoire
Aujourd’hui, 98 à 99 % des collections proviennent de dons. Un principe auquel les bénévoles sont particulièrement attachés : présenter autant que possible des pièces originales. « On fait avec ce qu’on a », résume Françoise Martin, bénévole depuis une dizaine d’années et ancienne professeure d’histoire-géographie. Cette particularité signifie que certains personnages ou événements ne peuvent être évoqués aussi largement que d’autres, faute de documents. Mais elle donne aussi au musée une identité particulière. Ici, l'Histoire ne repose pas seulement sur des panneaux explicatifs. Une lettre, un uniforme, une médaille ou une photographie devient le point de départ d'un récit individuel replacé dans son époque.
L'interview de la rédaction : Françoise Martin
Du XIXe siècle à l’Afghanistan
Le parcours dépasse largement les deux guerres mondiales. L’un des plus anciens documents conservés est l’état de service, daté de 1814, d’un militaire dont le parcours avait commencé auprès des Français partis soutenir les insurgés américains contre les Britanniques avant de se poursuivre lors des campagnes napoléoniennes. Quelques pièces racontent ensuite la guerre franco-prussienne de 1870, avant les importantes collections consacrées à 1914-1918 et à la Seconde Guerre mondiale.
L’Indochine et la guerre d’Algérie occupent également une place importante, directement liée au parcours militaire de Jean Cretin. Parmi les objets présentés figurent notamment de rares tenues nord-vietnamiennes. Le musée poursuit aujourd’hui cette chronologie en aménageant un espace consacré aux OPEX, les opérations extérieures de l’armée française, avec des témoignages des engagements au Liban, en ex-Yougoslavie ou encore en Afghanistan.
Des destins derrière les uniformes
C’est sans doute là que réside l’une des forces du Musée Lucien Roy : derrière la grande Histoire apparaissent des trajectoires beaucoup plus personnelles. Le visiteur découvre ainsi le parcours d’un parachutiste engagé à Diên Biên Phu, ou encore celui des Harkis pendant la guerre d’Algérie. Les bénévoles s’attachent à contextualiser ces sujets parfois sensibles plutôt qu’à les esquiver. La place des femmes est également mise en avant. Autrefois regroupées dans une salle spécifique, elles sont désormais présentes dans les différents espaces : infirmières en Indochine, personnels des transmissions, ambulancières de la Seconde Guerre mondiale ou femmes engagées au sein des armées. Les célèbres Rochambelles, ambulancières de la 2e DB du général Leclerc, permettent notamment de rappeler le rôle joué par des femmes qui apprennent alors à conduire, soigner mais aussi entretenir et réparer leurs véhicules.
La Seconde Guerre mondiale au plus près de la Franche-Comté
Plusieurs mises en scène rendent également les collections accessibles au grand public. La Seconde Guerre mondiale est abordée à travers l’Occupation, le régime de Vichy, la Résistance, la ligne de démarcation ou encore les persécutions antisémites. La proximité avec la Suisse trouve naturellement sa place dans le parcours. Le musée évoque notamment les militaires français et étrangers qui tentent de franchir la frontière en 1940.
D’autres objets frappent immédiatement le visiteur, comme les masques à gaz conçus pour les enfants et même les bébés. Une bibliothèque portative utilisée par un officier allemand, retrouvée des décennies plus tard dans un grenier du quartier Battant à Besançon, raconte quant à elle une histoire locale faite d’Occupation, de collaboration et de drames intimes.
La Résistance franc-comtoise n’est jamais très loin. Une reconstitution évoque notamment les lieux d’interrogatoire et de torture fréquentés par des résistants bisontins, tandis que lettres de déportés, matériels radio et conteneurs destinés au parachutage d’armes complètent cette plongée dans la période.
« Dire ce qui s’est passé »
Pour Françoise Martin, transmettre cette histoire demeure plus que jamais nécessaire. L’ancienne enseignante constate notamment l’intérêt des enfants qui franchissent les portes du musée. « Je crois qu’il ne faut pas du tout désespérer. Je pense qu’on peut arriver à transmettre », explique-t-elle. Mais cette transmission suppose, selon elle, de ne rien édulcorer : la défaite française de 1940, le nazisme ou encore les persécutions contre les Juifs doivent être expliqués tels qu’ils ont existé.
Cette volonté pédagogique conduit également le musée à faire évoluer régulièrement sa présentation, en recherchant un équilibre entre documents écrits, objets, uniformes et reconstitutions. Des groupes scolaires sont accueillis, tout comme des militaires, notamment venus du 19e régiment du génie de Besançon.
L'interview de la rédaction : Françoise Martin
Installé dans une imposante demeure vigneronne du XVIe siècle, le musée de la Vigne et du Vin de Lods raconte plusieurs siècles de travail, de traditions et de vie quotidienne dans la vallée de la Loue. Créé en 1969 grâce à la mobilisation de passionnés et aux dons des habitants, il abrite également une étonnante « cachette des Suédois ».
Un village façonné par la vigne
Dans la partie haute de Lods, les anciennes maisons vigneronnes sont particulièrement nombreuses. Certaines conservent de belles fenêtres à meneaux, tandis que des dates gravées sur les linteaux des portes permettent de retrouver l’époque de leur construction. Leurs vastes caves témoignent de l’importance autrefois occupée par la viticulture. « Ces maisons possèdent des caves magnifiques. Pour en avoir visité plusieurs, elles sont vraiment très belles », souligne Yoko Mabille, présidente du musée de la Vigne et du Vin. Les vignerons ont profondément façonné l’identité et l’architecture du village. Très croyants, ils priaient notamment pour protéger leurs récoltes des aléas climatiques. Ils auraient également joué un rôle important dans la construction de l’église Saint-Théodule.
Une culture attestée dès le XIe siècle
La culture de la vigne à Lods pourrait remonter à la fondation du prieuré de Mouthier-Haute-Pierre. Elle apparaît pour la première fois dans les textes en 1083. Les XVIIe et XVIIIe siècles représentent les périodes les plus prospères pour le vignoble local. À la veille de la Révolution française, 138 hectares de vignes étaient cultivés, principalement par de grands propriétaires. Le vignoble couvrait encore 135 hectares en 1875, avant d’amorcer un important déclin. Sa superficie est passée à 54 hectares en 1909, puis à seulement 31 hectares en 1916. L’année 1982 marque la fin de l’exploitation du vignoble de Lods. Cette disparition progressive peut notamment s’expliquer par les crises viticoles, l’évolution de l’agriculture et l’abandon de parcelles difficiles à travailler sur les coteaux.
Plusieurs cépages cultivés à Lods
Vers 1850, six plants de vigne étaient utilisés à Lods. Parmi les cépages rouges figuraient le pulsart, également appelé poulsard, et le noirien ou meunier, dérivé du pinot noir de Bourgogne. Les vignerons cultivaient également des variétés blanches, comme le bon blanc, dont le véritable nom est le savagnin, ainsi que le lausannois, également appelé chasselas. D’autres plants étaient considérés comme plus ordinaires. Il s’agissait notamment du gamay, dont il existait de nombreuses variétés, et du melon. Ce dernier ne doit pas être confondu avec le melon d’Arbois, nom autrefois donné au chardonnay. Le melon blanc avait d’ailleurs été interdit en 1567 par Philippe II d’Espagne.
Un musée né de la mobilisation des habitants
Le musée a été créé en 1969 à l’initiative de deux passionnés de patrimoine. À cette époque, les anciens du village ont largement participé à la constitution de ses collections en donnant des outils, des meubles et différents objets utilisés dans les vignes, les caves ou les maisons. « Ce sont eux qui, quelque part, ont fait ce musée », rappelle Yoko Mabille. Installé dans une authentique maison vigneronne construite en 1570, le lieu permet aujourd’hui de découvrir les conditions de vie et de travail des anciennes familles de Lods. La cuisine, le four à pain, le tuyé et les caves plongent les visiteurs dans le quotidien d’autrefois. Les collections retracent les différentes étapes de la culture de la vigne et de la fabrication du vin.
Le reportage de la rédaction : Yoko Mabille, présidente de l'association des amis du musée de la vigne et du vin
La mystérieuse cachette des Suédois
La pièce maîtresse du musée se dissimule dans la cave. Connue sous le nom de « cachette des Suédois », cette petite pièce secrète, aménagée dans la pierre derrière un placard, continue d’intriguer les visiteurs. À l’origine, elle aurait servi de coffre-fort à une famille relativement aisée. Les propriétaires pouvaient y mettre à l’abri leurs papiers, leurs meilleurs vins et leurs objets précieux. Protégée par une porte en pierre et une autre en métal, elle offrait également une protection contre les incendies, alors fréquents dans les villages.
Durant la guerre de Dix Ans, elle aurait changé de fonction. Des femmes et des enfants auraient trouvé refuge dans ce réduit lors du passage des soldats. Une fois la cache refermée, rien ne permettait de deviner que des personnes se trouvaient derrière la paroi. « Cette cachette intrigue énormément. Lorsque les soldats passaient devant cette pièce, rien ne laissait penser qu’il y avait de la vie derrière », explique Yoko Mabille. Ce type d’aménagement reste particulièrement rare. La présidente du musée indique n’en connaître que trois dans le village.
Le reportage de la rédaction : Yoko Mabille, présidente de l'association des amis du musée de la vigne et du vin
Des visites pendant tout l’été
Le musée de la Vigne et du Vin accueille les visiteurs durant les mois de juillet et d’août. Des visites peuvent également être organisées hors saison pour les groupes, sur réservation. Cette plongée dans une authentique maison vigneronne permet de mieux comprendre la place autrefois occupée par la vigne à Lods, mais aussi le rôle déterminant joué par les habitants dans la sauvegarde et la transmission de ce patrimoine.
Le musée est ouvert les mercredis, jeudi, samedis et dimanches de 14h à 18h.
Comme chaque été, le musée Courbet d'Ornans propose une grande exposition temporaire. Cette année, l'établissement met à l'honneur « Réalisme animal », une exposition visible jusqu'à la mi-novembre, qui réunit près de 80 œuvres – peintures, sculptures, dessins et photographies – prêtées par de prestigieuses institutions françaises et internationales. Pour Benjamin Foudral, directeur-conservateur du musée Courbet, cette exposition s'inscrit dans la tradition des grands rendez-vous estivaux de l'établissement. « Chaque été, nous présentons une exposition événement, tant par sa thématique que par l'importance des prêts obtenus auprès des plus grands musées nationaux et internationaux », explique-t-il.
Des chefs-d'œuvre exceptionnellement réunis
L'un des temps forts de cette exposition est la présentation du Labourage nivernais de Rosa Bonheur, prêt exceptionnel du musée d'Orsay. Habituellement visible à Paris, cette œuvre majeure est exceptionnellement exposée à Ornans pendant plusieurs mois. Au total, près de 80 prêts permettent au public de découvrir des œuvres rarement présentées ensemble, ainsi que des artistes aujourd'hui parfois méconnus, aux côtés de Gustave Courbet.
Quand l'animal devient un sujet artistique
L'exposition montre comment, au XIXe siècle, les artistes vont profondément renouveler leur manière de représenter le monde animal. Jusqu'alors souvent relégué au second plan, l'animal devient progressivement un sujet à part entière. Le parcours fait dialoguer les œuvres de Gustave Courbet avec celles de grands peintres animaliers de son époque. Il révèle comment ces artistes participent à un changement de regard sur le vivant et témoignent des évolutions de la société. Pour Benjamin Foudral, cette transformation artistique accompagne une prise de conscience plus large : l'animal est désormais considéré comme un être sensible, capable d'émotions, d'intelligence et de souffrance.

L'art, témoin des évolutions de la société
Cette évolution se déroule dans un contexte marqué par une nouvelle sensibilité à la condition animale, illustrée notamment par la création de la Société protectrice des animaux (SPA) en 1845. À travers leurs œuvres, les artistes rendent compte de cette mutation des mentalités. Ils montrent un rapport nouveau entre l'homme et l'animal et, plus largement, une réflexion sur la place du vivant dans la société. Selon Benjamin Foudral, l'exposition ne se limite pas à raconter le XIXe siècle. Elle entre aussi en résonance avec les préoccupations contemporaines. Les questions soulevées par ces œuvres – notre relation à l'animal, au vivant et à la nature – restent d'une grande actualité.
Une exposition qui parle aussi de notre époque
En réunissant des chefs-d'œuvre, des artistes célèbres et d'autres aujourd'hui moins connus, « Réalisme animal » invite les visiteurs à porter un regard nouveau sur une évolution majeure de l'histoire de l'art. Au-delà de l'intérêt patrimonial, l'exposition montre que les œuvres du XIXe siècle interrogent encore notre rapport au monde vivant et trouvent un écho dans les débats actuels sur la place de l'animal dans nos sociétés.*
L’exposition « Réalisme animal » est à découvrir tout au long de cet été, et jusqu’au 8 novembre prochain, au Musée Gustave Courbet d’Ornans.
À Ornans, le musée départemental Gustave Courbet propose l'une des grandes expositions culturelles de l'année. Jusqu'au 8 novembre 2026, « Réalisme animal » retrace l'essor spectaculaire de l'art animalier au XIXe siècle à travers plus de 120 œuvres exceptionnelles. Un parcours qui éclaire autant l'histoire de l'art que l'évolution du regard porté sur les animaux. Fruit de prêts prestigieux accordés par de nombreuses institutions, avec le soutien exceptionnel du musée d'Orsay, l'exposition réunit quelques-unes des figures majeures du mouvement : Gustave Courbet, Rosa Bonheur, Emmanuel Frémiet ou encore François Pompon. Tous témoignent, chacun à leur manière, de l'émancipation progressive du sujet animal dans la peinture et la sculpture, longtemps considéré comme secondaire face aux grandes scènes historiques ou religieuses.
De simple décor à sujet d'art
Le parcours montre comment le réalisme animalier trouve ses racines dans la redécouverte des maîtres hollandais du XVIIe siècle. L'arrivée à Paris, en 1795, du célèbre Jeune Taureau de Paul Potter bouleverse durablement les artistes français. L'observation fidèle de la nature devient alors une véritable source d'inspiration, ouvrant la voie au réalisme défendu quelques décennies plus tard par Gustave Courbet. À partir des années 1840, l'animal cesse progressivement d'être un simple élément de paysage pour devenir un sujet à part entière, reflet d'une société en pleine mutation.
L'art au service de la modernisation agricole
L'exposition rappelle également le rôle joué par l'art dans les grandes transformations agricoles du XIXe siècle. L'État encourage alors l'amélioration des races d'élevage et fait appel aux artistes pour valoriser cette modernisation. Figure incontournable de cette période, Rosa Bonheur participe à cette promotion avec des œuvres devenues emblématiques. Point d'orgue de l'exposition, Le Labourage nivernais, exceptionnellement prêté par le musée d'Orsay, illustre cette volonté de célébrer le travail agricole et l'excellence de l'élevage français.
Les premiers combats pour la cause animale
Mais le réalisme animal ne se limite pas à une célébration du monde rural. Au milieu du XIXe siècle, la création de la Société protectrice des animaux (SPA) en 1845 puis la loi Grammont de 1850 marquent les débuts de la protection animale en France. Les artistes s'emparent alors de ces nouveaux débats de société. Alfred Stevens peint la détresse des chiens abandonnés, tandis qu'Emmanuel Frémiet représente la souffrance des chevaux. Le regard change : il ne s'agit plus seulement d'admirer la puissance ou la beauté de l'animal, mais aussi de susciter l'empathie et de dénoncer les mauvais traitements.
Une exposition qui fait écho aux enjeux contemporains
Si l'exposition plonge le visiteur dans le XIXe siècle, elle entre en résonance avec les préoccupations actuelles. Sensibilité animale, industrialisation de l'élevage, protection des espèces ou rapport de l'homme au vivant trouvent aujourd'hui un nouvel écho face aux défis écologiques contemporains. En filigrane, « Réalisme animal » rappelle que les œuvres d'art ne racontent pas seulement leur époque : elles interrogent aussi notre présent.
Une programmation pour tous les publics
Le musée prolonge l'expérience avec une riche programmation culturelle : visites guidées, ateliers pour les enfants et les familles, conférences sur l'art et la cause animale, ateliers de danse inspirés des animaux, rencontres avec des spécialistes, animations lors des Journées européennes du patrimoine ou encore concerts. Le parcours se poursuit également hors les murs, à l'Atelier Courbet, où un mandrill naturalisé accueille les visiteurs dans un jeu de piste destiné aux familles, ainsi qu'à la ferme familiale de Flagey avec « Versatiles Résurgences », une installation monumentale du plasticien Paolo Boosten inspirée du bestiaire de Courbet.
Pratique
L'exposition « Réalisme animal » est présentée au musée départemental Gustave Courbet à Ornans jusqu'au 8 novembre 2026. Elle est ouverte depuis le 27 juin. Une programmation d'animations et de visites accompagne l'événement tout au long de l'été et de l'automne.
Du 8 juillet au 9 septembre, le Petit Kursaal accueille L'Été au cinéma, proposé par Les 2 Scènes. Chaque mercredi, à 18 h et 20 h 30 (sauf le 5 août), le public pourra découvrir un long métrage francophone précédé d'un court métrage. Cette huitième édition met à l'honneur la richesse et la diversité du cinéma d'auteur francophone, avec une programmation élaborée en collaboration avec les spectateurs du Café-ciné. Pour découvrir la programmation : www.les2scenes.fr
Du 7 juillet au 25 août, les Mardis des Rives feront à nouveau vibrer les communes du Grand Besançon Métropole. Pour cette 13ᵉ édition, sept concerts gratuits sont programmés dans des communes riveraines du Doubs, avec une affiche entièrement composée d'artistes régionaux. Un rendez-vous estival devenu incontournable, qui allie découverte musicale, convivialité et valorisation du territoire.
Un festival itinérant au cœur des communes
Chaque mardi de l'été, le Grand Besançon Métropole investira une commune située en bordure du Doubs pour proposer un concert gratuit en plein air. Un concept qui séduit un public toujours plus nombreux. Les Mardis des Rives, c'est un festival qui s'étale tout au long de l'été. Chaque mardi, nous proposons un concert dans l'une des communes du Grand Besançon située au bord du Doubs ou à proximité », explique Franck Monneur, vice-président de Grand Besançon Métropole en charge de la culture. Au-delà de la mise en valeur des communes, l'objectif est de rapprocher la culture des habitants. « Nous proposons essentiellement des musiques actuelles, festives, pensées pour les familles et les groupes d'amis. Nous tenons beaucoup à cet esprit convivial qui fait l'identité du festival », souligne l'élu.
Une fréquentation qui ne cesse de progresser
Treize éditions plus tard, le succès du festival ne se dément pas. Face à une affluence grandissante, Grand Besançon Métropole a dû adapter son organisation. Les concerts organisés dans les communes sont désormais limités à une jauge de 2 000 spectateurs, tandis que le concert de clôture, prévu à Besançon, pourra accueillir jusqu'à 4 000 personnes. « L'accès reste entièrement gratuit, mais nous conseillons au public d'arriver suffisamment tôt. Une fois la jauge atteinte, nous ne pourrons plus accueillir de nouveaux spectateurs », prévient Franck Monneur.
Une programmation éclectique portée par les artistes régionaux
La programmation 2026 fait la part belle à la diversité musicale.
Aucun concert n'est prévu le 14 juillet, en raison de la Fête nationale.
Plus de 150 candidatures pour seulement sept dates
L'ensemble des groupes programmés est issu de la scène musicale régionale. « Ce sont des artistes suivis par Le Bastion ou La Rodia. Nous sommes heureux de leur offrir cette visibilité », indique Franck Monneur. Chaque année, les deux structures culturelles lancent un appel à candidatures afin de sélectionner les artistes. Pour cette édition, plus de 150 groupes ont postulé. « Jouer devant 2 000 personnes représente une véritable opportunité pour ces formations régionales », souligne l'élu. Les communes participantes conservent également la possibilité de programmer leurs propres premières parties. Cinq des sept concerts proposeront ainsi une première partie assurée par des formations locales de petit format.
L'interview de la rédaction : Franck Monneur, élu grand bisontin, en charge de la culture
Des navettes gratuites et une accessibilité renforcée
Afin de faciliter l'accès aux différents sites, Grand Besançon Métropole renouvelle son partenariat avec Ginko. Deux navettes gratuites seront mises en place au départ de Besançon pour chaque concert. Elles seront accessibles sur réservation via le site internet des Mardis des Rives. Un dispositif spécifique est également prévu pour les personnes à mobilité réduite, avec un transport adapté sur réservation ainsi que des espaces réservés au plus près de la scène. « Nous voulons que ces concerts soient accessibles à toutes et à tous », insiste Franck Monneur. Avec une programmation éclectique, des artistes régionaux mis à l'honneur et une formule gratuite qui a largement fait ses preuves, les Mardis des Rives entendent une nouvelle fois faire de l'été un moment de découverte musicale et de convivialité sur les rives du Doubs.
L'interview de la rédaction : Franck Monneur, élu grand bisontin, en charge de la culture
Du 1er juillet au 29 août, le hall de l'hôtel de ville de Pontarlier accueille une exposition d'affiches de films consacrée à l'actrice suisse Ursula Andress. Organisée par le Centre de ressources iconographiques pour le cinéma des Amis du Musée de Pontarlier, cette rétrospective retrace le parcours de celle qui est devenue une icône du septième art après son rôle de première James Bond Girl dans James Bond 007 contre Dr. No. À travers une sélection d'affiches originales, le public est invité à redécouvrir les grands films d'une carrière marquée par des collaborations avec Sean Connery, Elvis Presley, Frank Sinatra ou encore Jean-Paul Belmondo.
Un avant-goût d'un projet ambitieux
Présenté en avant-première ce lundi matin, au Kursaal, à Besançon, le film « Juste à temps » de Rachid Bekhaled est encore en cours de finalisation. Le réalisateur précise que seule une version provisoire a été projetée, le long travail de post-production étant toujours en cours. « Nous sommes à 20 % des capacités du projet. La version définitive sera prête fin juillet », explique-t-il. Son ambition est de présenter le film au Festival international du film francophone d'Angoulême, avant de viser, à plus long terme, une sélection au Festival de Cannes, dans la catégorie Premier Regard.
Un récit construit autour des choix de vie
Le cœur du film repose sur une question simple : une seule décision peut-elle changer une existence ? À travers trois jeunes personnages, « Juste à temps » aborde la consommation de protoxyde d'azote, un sujet de santé publique particulièrement actuel. Le récit montre « l'avant, le pendant et l'après », afin de dépasser le simple message de prévention. « On ne peut pas faire de la pédagogie en trois minutes. Il fallait raconter une histoire », souligne Rachid Bekhaled. Le chef opérateur José Rosier insiste sur cette volonté de montrer « ce qui se passe réellement aujourd'hui » en confrontant les personnages aux conséquences de leurs choix.
Un film mêlant plusieurs registres
Loin d'être un simple documentaire de prévention, le réalisateur revendique un véritable film de cinéma. Le scénario mêle violence, science-fiction, suspense, histoire d'amour et surtout espoir. Le personnage principal, surnommé « Tic-Tac », incarne cette possibilité de rédemption malgré un parcours marqué par l'hyperviolence. « On a besoin d'espoir avec ce qu'on entend et ce qu'on voit aujourd'hui », résume le réalisateur.
De jeunes débutants devant la caméra
Le casting repose sur un équilibre entre acteurs expérimentés et jeunes issus des quartiers populaires. Rachid Bekhaled, déjà réalisateur de nombreux courts et moyens métrages consacrés aux problématiques de société, a repris plusieurs comédiens rencontrés lors de son précédent film consacré à la radicalisation, tout en recrutant de nouveaux talents grâce au bouche-à-oreille. Pendant six mois, les participants ont travaillé dans les studios de l'association RP Entertainment, à Besançon. « Certains étaient totalement débutants. Nous avons façonné le projet pendant six mois », explique-t-il. Le réalisateur cite notamment l'exemple d'un jeune acteur très réservé qui, grâce au travail de préparation, a progressivement pris confiance devant la caméra.
L'interview de la rédaction : Rachid Bekhaled, le réalisateur du film

Planoise, entre réalité sociale et résilience
Le film accorde une place importante au quartier de Planoise, où vivent le réalisateur et plusieurs jeunes comédiens. Interrogé sur le risque de donner une image négative du quartier, Rachid Bekhaled assume ce choix tout en rappelant que son objectif est de montrer autant les difficultés que les réussites. « En général, on retient le mal. Moi, je fais aussi apparaître le bien. »
Plusieurs spectateurs ont salué cette vision équilibrée, rappelant que Planoise est aussi un quartier familial où de nombreux jeunes construisent des parcours positifs malgré les difficultés. L'un d'eux a évoqué « une véritable histoire de résilience » qui dépasse largement les clichés habituellement associés au quartier.
Une coopération franco-suisse
Le projet s'inscrit également dans une démarche transfrontalière. Le scénario alterne entre les décors urbains de Planoise et les paysages de Suisse, notamment autour d'Yverdon ou Neuchâtel. Selon le réalisateur, cette alternance permet de faire coexister la dureté du quotidien et des espaces plus apaisés, tout en illustrant le vivre-ensemble entre les deux territoires.
Le protoxyde d'azote au cœur du message
Le choix de traiter le protoxyde d'azote est directement lié à une expérience personnelle du réalisateur. Il explique avoir perdu un voisin, décédé après avoir consommé ce gaz euphorisant. « C'est une drogue qui ne détruit pas immédiatement mais qui peut provoquer plus tard des paralysies ou des atteintes neurologiques graves ». Le film entend ainsi sensibiliser le public à un danger encore sous-estimé.
Une déception sur le financement français
Au cours des échanges, Rachid Bekhaled a également regretté l'absence de soutien financier des dispositifs bisontins de politique de la ville. Selon lui, le projet a obtenu des financements côté suisse dans le cadre de la coopération transfrontalière, mais n'a bénéficié d'aucune aide des dispositifs sollicités dans la cité comtoise, malgré plusieurs demandes. Il espère désormais que la future équipe municipale et les partenaires institutionnels accompagneront davantage ce type de projet de prévention.
L'interview de la rédaction : Rachid Bekhaled, le réalisateur du film
Une tournée de débats envisagée
Au-delà des festivals, le réalisateur souhaite faire vivre le film dans les établissements scolaires, les associations et les structures jeunesse. L'objectif est d'organiser des projections suivies de débats avec les jeunes afin d'échanger autour des conduites à risque, de la prévention et des choix de vie. « Si des associations veulent accueillir le film à la rentrée, nous répondrons présents », conclut-il.
L'interview de la rédaction : Rachid Bekhaled, le réalisateur du film