La Ville de Pontarlier et ses partenaires associatifs dévoilent la saison 2026-2027 des Scènes du Haut-Doubs. Du 1er octobre 2026 au 8 avril 2027, huit spectacles seront proposés au théâtre Bernard-Blier et au théâtre du Lavoir. Comédies, théâtre contemporain, œuvre classique et spectacle familial composeront cette nouvelle programmation.
Une ouverture entre théâtre et chanson française
La saison débutera le jeudi 1er octobre à 19 heures avec Le Cid Express. Présentée par la compagnie Zocha, cette adaptation burlesque revisite la célèbre tragi-comédie en alexandrins de Corneille.
Michel Cymes et l’univers d’Harry Potter à l’affiche
La comédie Secret(s) médical sera présentée le mercredi 25 novembre à 20 h 30. La distribution réunira notamment Michel Cymes, Philippe Vieux, Jean-Pierre Malignon, Philippe Dusseau et Clémence Thioly. Le jeudi 10 décembre à 20 h 30, le public découvrira Numéro deux, une adaptation du roman de David Foenkinos. La pièce raconte l’histoire du jeune garçon arrivé en deuxième position lors du casting destiné à choisir l’interprète d’Harry Potter, rôle qui rendra finalement Daniel Radcliffe mondialement célèbre.
Des comédies et une création contemporaine
L’année 2027 commencera avec Gagnant-gagnant, une comédie écrite et mise en scène par Gilles Dyrek. Elle sera jouée le jeudi 14 janvier à 20 h 30, avec Xavier Martel, Gilles Dyrek, Benjamin Alazraki, Jean-Gilles Barbier et Séverine Debels. Le mercredi 3 février à 20 h 30, Le Dernier Cèdre du Liban, d’Aïda Asgharzadeh, plongera le public dans l’histoire d’Eva, une adolescente en colère accueillie dans un centre éducatif fermé. La pièce sera interprétée par Magalie Genoud, Maëllis Adalle et Azzedine Benamara.
Les Trois Mousquetaires pour les familles
Le jeune public pourra retrouver D’Artagnan, Athos, Porthos et Aramis dans Les Trois Mousquetaires, le mercredi 10 mars à 17 heures. Accessible à partir de 6 ans, cette adaptation du roman d’Alexandre Dumas entraînera les spectateurs dans les aventures des quatre héros chargés de défendre l’honneur de la reine.
Deux comédies pour terminer la saison
Le Jeu de l’amour et du hasard, grand classique de Marivaux, sera proposé le jeudi 25 mars à 20 h 30. Pour vérifier la sincérité de leurs sentiments, Silvia et Dorante échangent chacun leur identité avec celle de leur domestique, sans savoir qu’ils ont imaginé le même stratagème.
La saison s’achèvera le jeudi 8 avril à 20 h 30 avec Témoin de mariage, une comédie de Jean-Luc Lemoine. Anthony Marty, Mathilde Laffont, Florence Fakhimi et Arnaud Cermolacce seront réunis dans cette histoire de mariage perturbé par l’arrivée du témoin du futur époux et de sa nouvelle compagne.
Une nouvelle organisation pour la billetterie
Les billets seront désormais mis en vente séparément pour chaque spectacle, généralement quinze jours avant la représentation. Les places numérotées seront attribuées automatiquement selon la zone choisie, au parterre ou au balcon.
Les tarifs sont fixés à 25 euros au parterre, 20 euros au balcon et 15 euros pour les demandeurs d’emploi, les détenteurs de la Carte Avantages Jeunes et les lycéens. Pour Les Trois Mousquetaires, le tarif familial s’élève à 15 euros pour les adultes et à 5 euros pour les moins de 16 ans.
Les réservations pourront être effectuées sur le site internet de la Ville de Pontarlier. Les places encore disponibles seront également proposées au guichet les soirs de spectacle, à partir de 19 h 30.
Le hall de l’hôtel de ville de Pontarlier accueille, du 1er au 30 septembre, une exposition consacrée à Gregory Peck, proposée par le Centre de Ressources Iconographiques pour le Cinéma des Amis du Musée de Pontarlier. Figure majeure du cinéma hollywoodien des années 1950 et 1960, l’acteur américain a notamment joué dans Vacances romaines, Moby Dick et Les Canons de Navarone. Il a remporté l’Oscar du meilleur acteur pour son interprétation de l’avocat Atticus Finch dans Du silence et des ombres. Gregory Peck est décédé en 2003, à l’âge de 87 ans.
En cette rentrée, les Scènes du Jura dévoilent leur programmation 2026-2027, qui marquera le 30e anniversaire de la structure culturelle. Théâtre, danse, musique, humour et formes hybrides seront proposés à Lons-le-Saunier, Dole et dans plusieurs autres lieux du département, jusqu’aux pâturages du Haut-Jura. La brochure présentant cette nouvelle saison est disponible chez les commerçants, dans les offices de tourisme et les établissements culturels jurassiens. La billetterie ouvrira le samedi 12 septembre à 14 h.
Quatre monuments de Franche-Comté figurent parmi les cent sites sélectionnés pour le Loto du patrimoine 2026. Il s’agit de la chapelle Notre-Dame-de-Consolation à Consolation-Maisonnettes, dans le Doubs, de la chapelle du château de Sermange, dans le Jura, du donjon médiéval d’Oricourt, en Haute-Saône, et de l’église Saint-Jean-Baptiste de Giromagny, dans le Territoire de Belfort. Ces édifices bénéficieront d’un soutien financier pour leurs travaux de restauration. Portée par Stéphane Bern, la Mission Patrimoine a déjà accompagné plus de 1.080 sites français depuis sa création en 2018.
À compter de la rentrée de septembre 2026, une partie des activités du conservatoire sera transférée dans les locaux de l’ancienne École de management et de commerce, place de la Comédie à Lons-le-Saunier. Les autres enseignements continueront d’être dispensés dans le bâtiment actuel. Cette réorganisation doit permettre d’adapter les pratiques pédagogiques et de mieux identifier les besoins en vue de la création d’un futur établissement. Des réunions d’information seront organisées à la rentrée avec les enseignants, les élèves, les familles et les partenaires.
À l’occasion de la fête de Prémanon, l’entrée à l’Espace des Mondes Polaires sera gratuite ce samedi 22 août. Le public pourra découvrir le musée et profiter librement de la patinoire de 9 h à 12 h 30 et de 14 h à 18 h. Une animation intitulée « Le temps des histoires » sera également proposée aux enfants accompagnés à 16 h. D’une durée de 20 à 30 minutes, elle sera accessible sans réservation, dans la limite des places disponibles.
Le Musée de Pontarlier propose deux animations gratuites en cette fin de mois d’août. Le samedi 22 août, de 14 h à 18 h, le public pourra copier les œuvres de son choix à l’aide de crayons, d’aquarelles ou de gouaches. Le matériel ne sera pas fourni. Le mercredi 26 août, à 18 h, une séance de relaxation guidée par Fanny Girod permettra de découvrir les peintures comtoises dans une ambiance méditative. Cette seconde animation est accessible à partir de 7 ans. Les places étant limitées, les réservations sont conseillées au 03 81 38 82 16 ou à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..
Chevaliers, Vikings, artisans et créatures imaginaires investiront Morteau les samedi 22 et dimanche 23 août. Organisée autour de la salle culturelle L’Escale, la première édition de L’Escale du Dragon proposera gratuitement des spectacles, des campements, un marché d’artisans, des jeux et de nombreuses animations familiales. À l’origine de ce nouveau rendez-vous : Stéphanie Quiquempoix, illustratrice, présidente de l’association et gérante, avec son mari, du café-boutique « Ça Joue ».
Du magasin de jeux au festival
L’idée est née d’une passion commune pour les jeux de société, l’univers médiéval et les mondes imaginaires. Depuis treize ans, Stéphanie Quiquempoix participe, en qualité d’illustratrice, à des salons consacrés aux jeux, à la culture geek, au manga et aux fêtes médiévales. Son mari est, quant à lui, auteur et créateur de jeux. « Nous avons voulu mêler l’ambiance médiévale à l’imaginaire. Ce n’est pas une reconstitution historique : nous reprenons certains codes de l’Histoire pour inventer et faire rêver », explique la créatrice de l’événement. Après avoir envisagé l’ouverture d’un café médiéval, un projet trop coûteux, le couple et plusieurs amis ont choisi de donner vie à cet univers à travers un festival. L’association L’Escale du Dragon a alors été créée pour porter cette aventure.
L'interview de la rédaction : Stéphanie Quiquempoix
Escrime médiévale, béhourd et combats vikings
Durant deux jours, plusieurs spectacles rythmeront la manifestation. La troupe Les Infâmes présentera notamment « Le Tournoi du Roi », une représentation d’escrime médiévale. Les Loups de Fenrir proposeront des démonstrations de combats vikings et feront découvrir la vie quotidienne, les vêtements, l’artisanat et les armes des peuples scandinaves. Le public pourra également assister à des tournois de béhourd avec Les Comtois de Besançon. Cette discipline spectaculaire oppose des combattants équipés d’armures médiévales. Des campements médiévaux et vikings seront installés autour de la salle L’Escale.
L'interview de la rédaction : Stéphanie Quiquempoix
La féerie au rendez-vous avec la voltige équestre
La voltige équestre occupera également une place importante dans la programmation. Plusieurs déambulations seront proposées au milieu des visiteurs, avant un spectacle scénarisé. « La voltige équestre est impressionnante, mais aussi très belle et très gracieuse », souligne Stéphanie Quiquempoix. Ces représentations apporteront une dimension féerique à un programme mêlant histoire, imaginaire et prouesses physiques.
Un marché d’artisans, d’artistes et d’auteurs
L’Escale du Dragon accueillera également un marché réunissant des artisans, des artistes, des illustrateurs et des auteurs. Le public pourra découvrir différents métiers et savoir-faire inspirés de l’époque médiévale et des univers fantastiques. Des démonstrations de forge seront organisées tout au long du week-end. Les visiteurs pourront aussi découvrir les armes et les armures, s’initier à l’enluminure et à la gravure sur cuir ou s’intéresser aux plantes employées autrefois à travers des animations autour de l’herboristerie médicinale. Des initiations au lancer de haches et de couteaux, à l’escrime médiévale, au tir à l’arbalète ou encore à la corne de brume complèteront le programme.
Jeux de société, escape game et chasse au trésor
Fidèle à l’activité du café-boutique « Ça Joue », le festival accordera une large place aux pratiques ludiques. Jeux de société, jeux de rôle, jeux géants en bois, tournois d’échecs, concours de puzzles, escape game et murder party seront proposés. Les plus jeunes pourront notamment participer à une chasse au trésor, découvrir différents jeux vikings ou s’essayer au tir à l’arbalète. « L’idée est que chacun puisse venir comme il est. Enfants, adolescents, adultes ou grands-parents : nous avons voulu prévoir quelque chose pour tout le monde », insiste l’organisatrice.
Une première édition et déjà des projets
Pour Stéphanie Quiquempoix et son équipe, cette première édition constitue « un pari un peu fou ». L’accès au festival sera entièrement gratuit. L’association compte principalement sur les recettes de la buvette et de la restauration pour financer cette édition et préparer la suivante. L’ambition est en effet d’inscrire L’Escale du Dragon dans la durée. Les organisateurs imaginent déjà , pour les prochaines années, des concerts ainsi que de véritables joutes équestres avec des chevaliers armés de lances.
« Nous ne voulons pas organiser un événement sans lendemain. Nous aimerions le refaire chaque année et proposer des animations encore plus impressionnantes », confie Stéphanie Quiquempoix, convaincue qu’un rendez-vous de ce type manquait encore dans le Haut-Doubs.
L'interview de la rédaction : Stéphanie Quiquempoix
Informations pratiques
L’Escale du Dragon se déroulera à la salle culturelle L’Escale et dans ses espaces extérieurs, à proximité de la gare et des rives du Doubs :
La proximité immédiate de la gare permet de rejoindre facilement le festival en train. Le programme détaillé est disponible sur le site officiel de L’Escale du Dragon et sur sa page Facebook.
Le musée de la Montre de Villers-le-Lac, rebaptisé « L’Ébauche », accueille temporairement une partie des collections autrefois présentées à Morteau. Cette réunion préfigure la création de la future Cité des Horlogers au château Pertusier, avec une ouverture envisagée en 2028.
Le reportage de la rédaction, Grégory Maugain
Un voyage à travers plusieurs siècles
Installé dans une ancienne entreprise horlogère, le musée de Villers-le-Lac retrace l’évolution de la mesure du temps et des savoir-faire associés. Ses trois salles réunissent des montres anciennes, des horloges astronomiques, des comtoises, des cartels, des carillons et de nombreux outils. « L’histoire de la montre commence au XVIe siècle et se poursuit jusqu’en 1980 », explique Grégory Maugain, régisseur des collections et des œuvres exposées. Les visiteurs peuvent notamment observer une horloge comtoise datant de 1730, un cartel de l’époque de Louis XIV ou encore une rare montre républicaine dont le cadran est divisé en dix heures. Le parcours présente aussi l’évolution des mécanismes, des matériaux et des techniques. Si les moyens de production ont profondément changé, certains savoir-faire traditionnels restent utilisés, notamment dans les métiers d’art et l’horlogerie haut de gamme.
Le reportage de la rédaction, Grégory Maugain
Une activité profondément enracinée dans le territoire
Dans le Val de Morteau, l’histoire horlogère remonte aux environs de 1770. Durant l’hiver, les paysans se consacraient au travail du métal afin de compléter leurs revenus. Cette activité s’est progressivement développée jusqu’à occuper une place majeure dans l’économie locale. La période comprise entre les années 1950 et 1980 correspond à l’âge d’or de cette production. Les montres mécaniques françaises étaient alors vendues dans le monde entier. De nombreux habitants travaillaient dans les usines, les ateliers ou directement à leur domicile.
Cette organisation, appelée « établissage », reposait sur une division précise des tâches. Chaque ouvrier réalisait une étape avant que le maître horloger ne termine le montage et commercialise la montre. Le travail à domicile s’est maintenu jusqu’au début des années 1980. Les ouvrières récupéraient leurs pièces en début de semaine avant de rapporter leur production quelques jours plus tard.
Le lycée Edgar-Faure forme la nouvelle génération
La transmission des savoir-faire horlogers se poursuit également au lycée Edgar-Faure de Morteau. L’établissement forme les futurs horlogers et bijoutiers, appelés à travailler dans les entreprises françaises ou suisses de la filière. Il contribue ainsi au maintien de compétences techniques étroitement liées à l’identité et à l’histoire économique du Val de Morteau.
Si de nombreux jeunes diplômés rejoignent les manufactures suisses, des entreprises françaises continuent également de faire vivre cette activité, à l’image de Pequignet à Morteau et de Michel Herbelin à Charquemont. Entre préservation des gestes traditionnels et apprentissage des nouvelles technologies, le lycée Edgar-Faure occupe une place essentielle dans l’avenir de l’horlogerie régionale.
Des outils anciens toujours utiles
Une partie du musée est consacrée à l’outillage horloger, notamment celui fabriqué aux Gras, commune autrefois réputée pour cette production. Machines à arrondir, tours à pivoter, pinces et outils destinés au réglage ou aux engrenages témoignent de la minutie exigée par le métier. Certains de ces instruments sont encore utilisés pour restaurer les mécanismes anciens. « Quelqu’un qui répare une comtoise vieille de 200 ans travaille encore aujourd’hui de la même manière », souligne Grégory Maugain. Le musée reconstitue également un atelier permettant de comprendre les conditions dans lesquelles travaillaient autrefois les horlogers.
Des collections régulièrement enrichies
Le fonds continue de grandir grâce aux dons de particuliers. Un carillon, une horloge de clocher bisontine ainsi qu’une collection de plusieurs centaines de sabliers ont récemment rejoint les collections. Grégory Maugain se déplace également pour expertiser et récupérer des pièces présentant un intérêt patrimonial. Un tableau-horloge retrouvé à Paris sera ainsi exposé dans le futur musée. Ces acquisitions permettent de sauvegarder des objets qui pourraient disparaître à l’occasion d’une succession ou être jetés faute d’avoir été identifiés. Cette transmission passe aussi par les écoles. Des objets peuvent être présentés directement dans les classes afin de sensibiliser les plus jeunes à l’histoire horlogère du territoire.
Deux musées réunis dans un même projet
La présence de deux musées consacrés à l’horlogerie, séparés de seulement six kilomètres, a conduit les collectivités à envisager leur regroupement. Les collections de Morteau ont donc été transférées à Villers-le-Lac pendant la préparation du nouveau projet intercommunal. La future Cité des Horlogers prendra place au château Pertusier, à Morteau. Construit au XVIe siècle, le bâtiment doit faire l’objet d’une restauration importante afin d’être préservé et adapté à l’accueil du public. Le chantier prévoit également une extension, un ascenseur, des réserves, une boutique-billetterie et un salon de thé. L’objectif est de rendre l’ensemble accessible à tous et de proposer un véritable lieu de vie autour de l’horlogerie.
Une ouverture envisagée en 2028
La future exposition permanente occupera un étage complet. Elle comprendra une salle consacrée à l’histoire du château, ainsi que des espaces dédiés aux montres, aux horloges, aux comtoises et à l’outillage. Une salle immersive et des espaces d’expositions temporaires sont également annoncés. Le site doit aussi accueillir des événements en lien avec les entreprises et les acteurs de la filière. Le lancement d’une nouvelle montre par une manufacture locale pourrait, par exemple, y être présenté.
L’ouverture de la Cité des Horlogers est envisagée pour la saison 2028, sous réserve de l’avancement des travaux. En attendant, le musée « L’Ébauche » de Villers-le-Lac permet au public de découvrir la richesse des collections réunies et de mesurer la place centrale occupée par l’horlogerie dans l’histoire du Val de Morteau.
Le reportage de la rédaction, Grégory Maugain
Seul monument religieux médiéval de cette importance dans le Doubs, l’abbaye de Montbenoît demeure profondément ancrée dans l’histoire et l’identité du Saugeais. Durant tout l’été, bénévoles, jeunes guides et élus locaux se mobilisent pour faire découvrir cet édifice remarquable.
Aux origines du Saugeais
L’histoire de l’abbaye est indissociable de celle du territoire. Au Moyen Âge, des populations venues de Savoie et des cantons suisses du Valais et des Grisons ont participé au défrichement de la région. Elles ont apporté avec elles leur langue, leurs traditions et leur savoir-faire. « Elles ont construit l’abbaye, défriché la région et créé cette identité très forte que l’on a appelée le Saugeais », explique Jérôme Binetruy, de l’office de tourisme Haut-Doubs Montagnes du Jura, chargé du bureau de Montbenoît.
Le reportage de la rédaction : Jérôme Binetruy
Une communauté de moines augustins
Au Moyen Âge, l’édifice abritait une communauté composée de quinze à vingt moines de l’ordre de Saint-Augustin. Son histoire connaît un tournant à partir du XVIe siècle avec l’arrivée des abbés commendataires. Contrairement à leurs prédécesseurs, ceux-ci n’étaient pas élus par les religieux, mais nommés par l’archevêque. L’un d’entre eux, Ferric Carondelet, a profondément marqué le monument en faisant construire le chœur et les deux chapelles encore visibles aujourd’hui. L’abbaye conserve notamment de remarquables stalles sculptées dans du bois de chêne. En 1773, l’archevêque renonce à l’entretenir. L’édifice et ses biens appartiennent désormais, depuis 2025, aux cinq communes locales, qui la commune nouvelle de Pays-de-Montbenoît.
Le reportage de la rédaction : Jérôme Binetruy
Une abbaye épargnée par la Révolution
L’abbaye de Montbenoît constitue aujourd’hui un témoignage patrimonial exceptionnel. « C’est le seul monument religieux médiéval de cette importance dans le département du Doubs », souligne Jérôme Binetruy. Alors que de nombreuses abbayes ont été saccagées pendant la Révolution française, celle de Montbenoît a été préservée. L’absence de moines et de richesses à saisir pourrait expliquer cet oubli providentiel des révolutionnaires.
Un musée consacré à la République du Saugeais
L’abbaye accueille également le musée de la République du Saugeais. Sa création répond à la volonté de Gabrielle Pourchet, présidente de cette micronation folklorique de 1972 à 2005. Elle souhaitait que les objets reçus durant son mandat soient exposés au public après sa disparition. Ce musée rappelle que la République du Saugeais ne se résume pas à une simple curiosité folklorique. Elle repose sur un territoire, une histoire et une identité locale forgée depuis le Moyen Âge.
Le reportage de la rédaction : Jérôme Binetruy
Des jeunes engagés dans la transmission
Chaque été, l’association Les Amis de l’Abbaye organise des visites guidées et forme entre dix et douze jeunes bénévoles à la prise de parole en public et à la sensibilisation des visiteurs à la préservation du patrimoine. Cette mobilisation dépasse le seul cadre associatif. Les élus locaux participent également à l’accueil du public et à la vente des entrées le dimanche. Le bureau de l’office de tourisme devient ainsi un espace partagé entre le professionnel du tourisme, les bénévoles et les représentants des communes. Les visiteurs peuvent découvrir le cloître, la salle du chapitre, le chœur et ses stalles, les chapelles, la cuisine des moines ainsi que le musée de la République du Saugeais. Le parcours permet de traverser plusieurs périodes et différents styles architecturaux, du Moyen Âge à la Renaissance.
Des visites guidées de 45 minutes sont proposées sans réservation tous les jours en juillet et en août, de 9 h 30 à 12 h 30 et de 14 h à 18 h. Des visites nocturnes ont également lieu chaque mercredi à 20 h 30 jusqu’au 19 août, sur réservation. Plus longues, elles se terminent par une collation au coin du feu dans la cuisine des moines et par une surprise folklorique.
Le reportage de la rédaction : Jérôme Binetruy