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Pendant toutes les vacances scolaires, la Grande Saline de Salins-les-Bains  propose « La Ruée vers l’Or Blanc ». Chaque mercredi à 15h45, les familles plongent au cÅ“ur de l’histoire du sel, avec visite des puits et récolte comme autrefois. L’animation est ouverte aux enfants dès 6 ans. Inscriptions obligatoires au 03 84 73 10 92.

La Ville de Besançon lance la deuxième édition de son appel à projets pour développer des actions artistiques et culturelles auprès de publics en prison ou en situation d’exclusion. L’initiative est menée avec le Service pénitentiaire d’insertion et de probation du Doubs et la Protection judiciaire de la jeunesse de Franche-Comté. Les associations culturelles du Grand Besançon peuvent candidater dès le 16 février. Les projets, prévus sur deux ans à partir de l’automne 2026, doivent être co‑construits avec les partenaires. La date limite des dossiers est acté pour le 9 avril prochain.

La Citadelle rouvre ses portes pour les vacances de février avec un programme renforcé. Les visiteurs pourront découvrir Suki, un jeune primate, une naissance rare au Muséum. Plusieurs animations sont proposées : ateliers de perruques du XVIIᵉ siècle, contes et moulage d’empreintes, mais également visites guidées sur Vauban, la biodiversité ou encore le Musée de la Résistance. La Citadelle est ouverte de 10h à 17h, fermée le lundi. Le Musée comtois reste fermé jusqu’au 1ᵉʳ avril.

Le FINA revient à Saint‑Claude les 24, 25 et 26 avril pour sa 6e édition. Le festival s’étend cette année sur trois sites, avec trente‑cinq artistes et photographes, des conférences et des films. Ateliers, animations et concerts rythmeront le week‑end, avec une entrée à 5 euros par jour, gratuite pour les moins de 14 ans. Toutes les infos sur fina‑hautjura.fr.

Cet hiver, le Musée Courbet se réinvente. Avec « Rencontre intime Â», sa nouvelle exposition, l’établissement culturel ornanais fait le pari d’une expérience muséale sensible, immersive et profondément humaine. Loin des parcours classiques, le visiteur est ici invité à devenir acteur de sa visite, à prendre le temps, à ressentir et à partager.

Une expérience muséale à hauteur d’émotions

« Dans un monde qui va trop vite, où beaucoup de choses nous bousculent, nous avions envie de proposer un lieu où l’on se pose », explique Benjamin Foudral, le directeur de l’établissement. « Rencontre intime Â» s’inscrit dans cette volonté de ralentissement, de contemplation et de proximité avec les Å“uvres. La sélection est volontairement resserrée : une quinzaine d’œuvres seulement, choisies pour leur capacité à susciter l’émotion et l’attention. Le musée devient ainsi un espace familier, presque domestique, où chacun peut se sentir « chez soi », laisser libre cours à ses émotions et partager un moment avec ses proches.

Un parcours sensoriel et participatif

Le parcours de visite se déploie dans plusieurs espaces, mêlant salles temporaires et espaces permanents du musée. Les deux premières salles abordent le genre du portrait : sa composition, les liens entre l’artiste et son modèle, les différentes manières de se représenter. Dans une première salle, quatre œuvres seulement invitent à s’interroger sur ce qu’est un portrait. Des dispositifs de médiation ludiques et manipulables permettent à chacun de créer son propre portrait de famille et de devenir pleinement acteur de la visite.

La seconde salle élargit la réflexion autour des portraits de proches : parents, enfants, membres de la famille. Un choix fort, notamment pour le XIXᵉ siècle, période marquée par une nouvelle considération de l’enfance. Ici, le toucher et l’odorat entrent en jeu : tissus à manipuler, odeurs évocatrices – parfois surprenantes – accompagnent les œuvres et réveillent souvenirs et sensations.

Une salle « coup de poing » dédiée à la contemplation

Moment central de l’exposition : une troisième salle, pensée comme une véritable ode à la contemplation. Une seule œuvre y est présentée, le Portrait de Juliette Courbet, sœur de Gustave Courbet. Grâce à des dispositifs auditifs et à un aménagement propice à l’écoute et au silence, le visiteur est invité à s’asseoir, à observer et à comprendre autrement. Ce portrait revêt une importance particulière : offert par Juliette Courbet elle-même au Petit Palais, il revient aujourd’hui à Ornans et annonce déjà l’exposition estivale à venir, Juliette Courbet, à l’ombre de Gustave.

Créer, partager, se souvenir

À la sortie des salles, le parcours se prolonge dans un atelier créatif. Dessin, coloriage, pochoirs : autant de propositions pour restituer ce que l’on a ressenti et se créer un souvenir personnel de la visite. Une fresque participative, renouvelée chaque semaine par une nouvelle question, invite également les visiteurs à s’exprimer autour des souvenirs familiaux, au sens large : famille de cœur, amis, proches choisis. Un espace de lecture et de détente, installé dans la galerie vitrée sur la Loue, complète cette expérience pensée comme un moment de partage et de dialogue.

Un musée pour tous, et surtout pour les familles

Si le Musée Courbet accueille déjà de nombreux scolaires – avec lesquels il mène un travail pédagogique reconnu à l’échelle de l’académie de Besançon – « Rencontre intime Â» vise plus largement à toucher un public de proximité, notamment les familles, encore trop peu présentes. « L’objectif est que tous les visiteurs, quelle que soit leur trajectoire ou leur profil, franchissent les portes du musée et s’y sentent à l’aise », souligne la direction de l’établissement. Les dispositifs sensoriels et ludiques sont conçus pour que les enfants gardent un souvenir marquant de leur visite : un tissu touché, une odeur perçue, une Å“uvre associée à une émotion.

Redonner envie de musée

Avec « Rencontre intime Â», le Musée Courbet affirme une ambition claire : déconstruire l’image d’un musée figé ou ennuyeux, sans renoncer à l’exigence scientifique. Les visiteurs habitués y retrouveront la rigueur des contenus historiques, tandis que de nouveaux publics pourront découvrir l’art autrement, par les sens, l’émotion et le temps long. Une invitation à ralentir, à regarder vraiment, et peut-être, à revenir.

Une exposition à découvrir jusqu'au 19 avril prochain. 

À Besançon, le portail historique de l’ancien hôpital du Saint‑Esprit, orné de la sculpture de La Charité datant de 1755, a besoin d’une restauration urgente. Le site, inscrit aux monuments historiques, participe à un concours national de la Fondation pour la Sauvegarde de l’Art Français. Les Bisontins peuvent soutenir le projet en votant en ligne jusqu’au 22 février. Pour soutenir cette initiative : https://www.sauvegardeartfrancais.fr/sondages/allianz-plus-grand-musee-de-france-vote-2026/

À Moirans‑en‑Montagne, le musée du Jouet rouvre ses portes ce samedi 7 février à 14h. Pour les vacances, le site propose une nouvelle exposition photo, une immersion dans les jouets des années 80 jusqu’au 22 février, et un salon Pokéculture le 28 février. Le musée sera ouvert tous les jours, avec des horaires élargis en semaine. Un programme idéal pour venir jouer, découvrir et partager en famille ou entre passionnés.

À Pontarlier, les Amis du Musée ouvrent leur premier temps fort 2026 avec une grande exposition hommage à l’affichiste Constantin Belinsky. Du 7 au 22 mars, plus de 100 affiches de cinéma seront présentées à la chapelle des Annonciades, retraçant l’œuvre prolifique de ce maître de la lithographie. En avant‑première, le film La Rivière sans retour sera projeté le 6 mars au cinéma Olympia.

Bernard Blier, immense comédien du cinéma français, est à l’honneur à Pontarlier. Né en 1916 et disparu en 1989, il a tourné plus de 180 films et marqué des générations par ses rôles et sa voix inimitable. Pontissalien de cÅ“ur, il avait inspiré le tournage du 7e Juré en 1961. Du 3 au 28 février, l’Hôtel de Ville lui consacre une exposition hommage. Pontarlier et le centre de ressources iconographiques  pour le cinéma des Amis du Musée ne l’oublient pas.

Le président de la Région Bourgogne‑Franche‑Comté, Jérôme Durain, a demandé à la ministre de la Culture, Rachida Dati, le rapatriement temporaire en région du célèbre Autoportrait de Gustave Courbet, dit Le Désespéré. Cette requête fait suite à l’accord entre le musée d’Orsay et le Qatar Museums Authority, qui permet d’exposer l’œuvre à Paris pendant cinq ans. Pour Jérôme Durain, ce partenariat doit aussi profiter aux territoires : accueillir ce chef‑d’œuvre en 2026 serait, selon lui, un symbole fort pour la région et pour la diffusion de la culture au‑delà de la capitale.