Entre grotesque et tragédie, la nouvelle création mise en scène par Tommy Milliot s’attaque à un sujet brûlant : les violences conjugales. Adaptée d’un texte d’un auteur australien, « L’Arbre à sang » pourrait pourtant se dérouler ici, en France, tant son propos résonne avec l’actualité. Cette création est encore à découvrir les mercredi 4 et jeudi 5 mars au Nouveau Théâtre de Besançon, avenue Edouard Droz.
Un théâtre du grotesque noir
C’est d’abord un texte de théâtre », précise Tommy Milliot. « Un genre qui jongle entre la comédie et la tragédie. Du grotesque noir. » Ici, pas de théâtre documentaire, mais une fiction puissante, portée par trois interprètes. Le rire y côtoie l’effroi, et l’absurde souligne la violence des situations. Au cœur du récit : des violences sexuelles et physiques subies par les personnages, dont un viol conjugal explicitement évoqué. Des faits racontés, jamais montrés. La pièce débute après la mort de l’auteur des atrocités ; cette disparition libère la parole. Le passé refait surface, brut, sans filtre.
L'interview de la rédaction : Tommy Milliot, metteur en scène
Un écho direct à l’actualité
Les violences conjugales occupent aujourd’hui une place majeure dans l’espace public. Procès médiatisés, mobilisation associative, hausse des signalements : la société regarde enfin en face ce fléau longtemps tu., « L’Arbre à sang » s’inscrit dans cette dynamique. Sans didactisme, la pièce donne chair à des trajectoires abîmées
Une intimité construite avec précision
Comment maintenir une proximité forte entre les comédiennes et le public sur un sujet aussi sensible ? La réponse tient dans un travail d’orfèvre : jeu des interprètes, lumières, création sonore et scénographie. « C’est un équilibre entre tous ces ingrédients », explique le metteur en scène. Depuis plusieurs jours de répétition, l’équipe affine chaque détail pour préserver cette tension intime. Le spectateur n’est pas simple observateur : il devient témoin.
Le bois comme paysage mental
Le décor fait la part belle au bois. Une matière vivante, naturelle, que Tommy Milliot affectionne particulièrement. Teinté au brou de noix, le matériau devient toile abstraite : ciel, désert, horizon brûlé… chacun y projette son imaginaire. Ce choix n’est pas anodin. Il évoque l’aridité du lieu où se déroule l’histoire : une nature rude, presque hostile, que l’on pourrait situer en Australie, aux États-Unis ou même dans certaines régions françaises. Un paysage universel, comme la violence qu’il abrite.
Aller vers les publics
Au-delà de la création artistique, le projet s’inscrit dans une volonté d’ouverture. Après avoir porté des formes « hors les murs » à la rencontre des habitants, l’équipe inverse aujourd’hui la démarche : des navettes gratuites sont mises en place pour permettre à des publics éloignés de venir découvrir les spectacles. « Aller vers eux et leur permettre de venir jusqu’à nous », résume Tommy Milliot. Une circulation dans les deux sens, essentielle pour faire du théâtre un espace partagé.
Au revoir Monsieur Claude, figure culturelle de Pontarlier Figure bien connue des auditeurs de Plein Air, Le Pontissalien Claude Bertin Denis s’est éteint ce jeudi à l’âge de 80 ans, emporté par une longue maladie.
Il était un collectionneur passionné d’affiches de cinéma et un connaisseur imbattable du 7ᵉ Art. Bénévole actif et responsable du Centre de ressources iconographiques pour le cinéma des Amis du musée de Pontarlier, il partageait inlassablement son savoir et son enthousiasme pour les grands noms du grand écran. Le monde culturel local perd l’un de ses passionnés les plus engagés.
Le Département du Jura dévoile « Jura, terre de talents : 39 portraits inspirants », une exposition itinérante consacrée à des femmes et des hommes jurassiens, d’origine ou d’adoption, dont les parcours témoignent de la vitalité et de la diversité du territoire.
Sélectionnés parmi près de 200 personnalités, ces 39 portraits ont été conçus à partir des ressources de JuraMusées, avec une approche pédagogique en lien avec les disciplines scolaires et des thématiques d’action comme inventer, créer, résister ou transmettre. L’inauguration est prévue début avril à l’Hôtel du Département, avant une diffusion dans les collèges puis dans les médiathèques, musées et communes jurassiennes.
À la Maison de la Réserve de Labergement-Sainte-Marie, l’artiste jurassien Simon Bichet présente « Par chez moi, la nature encrée ». Avec une encre appliquée directement à la main, il crée des paysages forts et sensibles, inspirés de son enfance dans le Haut‑Doubs. Une expo qui parle de nature, d’émotion et de Jura, à découvrir jusqu’au 29 mars 2026, comprise dans le billet d’entrée.
Jusqu’au 20 février, vivez des vacances d’hiver magiques au Musée du Jouet à Moirans-en-Montagne ! Visites guidées, ateliers créatifs, marionnettes, jeux en bois, espace consoles et rétrogaming, aire de jeux en libre accès…. sont proposés. Les plus gourmands auront même accès à un stand de crêpes sucrées, jusqu’à vendredi de 15h à 18h. Infos au 03 84 42 38 64.
Des vacances ludiques et créatives au Musée du Jouet
À Besançon, la Citadelle rouvre la billetterie de son escape game « Citadelle assiégée ! ». Les réservations en ligne seront accessibles dès le 7 février pour des sessions prévues d’avril à septembre. Plongés au début du XVIIIᵉ siècle, les participants auront une heure pour préparer la forteresse à un siège imminent. Une expérience immersive au cœur de l’Histoire. Réservations sur www.citadelle.com/activites/escape-game-assiegee/
À l’occasion de la Saint-Valentin, les festivals Chien à Plumes et de la Paille lancent une offre commune inédite. Les deux événements associatifs s’unissent pour proposer une double expérience estivale. Le Festival de la Paille se tiendra les 24 et 25 juillet à Métabief, et Chien à Plumes les 31 juillet, 1er et 2 août à Villegusien, en Haute-Marne. Une initiative placée sous le signe de la musique et du partage. Profiter de ces deux évènements : lien internet
La 2ᵉ édition du festival Les Môm’ents fantastiques aura lieu mercredi 25 février à l’Espace des Mondes Polaires, à Prémanon. Organisé par la Sogestar, l’événement propose spectacles, ateliers et animations pour les enfants et les familles. Rappelons que chaque mercredi à 14h30, une visite guidée du musée permet de découvrir l’exposition permanente en compagnie d’une médiatrice culturelle.
Pendant toutes les vacances scolaires, la Grande Saline de Salins-les-Bains propose « La Ruée vers l’Or Blanc ». Chaque mercredi à 15h45, les familles plongent au cœur de l’histoire du sel, avec visite des puits et récolte comme autrefois. L’animation est ouverte aux enfants dès 6 ans. Inscriptions obligatoires au 03 84 73 10 92.
La Ville de Besançon lance la deuxième édition de son appel à projets pour développer des actions artistiques et culturelles auprès de publics en prison ou en situation d’exclusion. L’initiative est menée avec le Service pénitentiaire d’insertion et de probation du Doubs et la Protection judiciaire de la jeunesse de Franche-Comté. Les associations culturelles du Grand Besançon peuvent candidater dès le 16 février. Les projets, prévus sur deux ans à partir de l’automne 2026, doivent être co‑construits avec les partenaires. La date limite des dossiers est acté pour le 9 avril prochain.