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Ce mardi matin, à l’initiative de Sud Collectivités Territoriales, les travailleurs sociaux du CCAS de Besançon, de la Ville et de Grand Besançon Métropole se sont rassemblés devant le kursaal, où se tient le séminaire annuel des cadres. Ils étaient environ une trentaine.

Les manifestants demandent une reconnaissance par leur hiérarchie de leur métier  correspondant au statut de la catégorie A. C’est-à-dire, une rémunération qui tient compte de ce statut, et la possibilité d’aménager leur temps de travail sur 4,5 jours par semaine ( ou 9 jours par quinzaine). Selon eux, l’application du protocole sur les 1607 heures et le nouvel aménagement du temps de travail qui en découle ne correspondent  pas à la réalité de leur mission au quotidien. « Leur retirer cet aménagement du temps de travail, c’est aggraver l’usure professionnelle des agents sans tenir compte de la spécificité du travail social, dans un secteur où la collectivité peine à recruter » expliquent-ils.

TRAVAILLEURS SOCIAUX VIGNOT 2

Ils pointent également, un nouveau protocole qui « prévoit un plafonnement des récupérations des travailleurs sociaux « alors que les rendez-vous tardifs avec un usager en difficulté ou les actions programmées en soirée ou le week-end sont fréquents ».

Pour l’occasion, les manifestants avaient organisé une haie d’honneur devant le Kursaal. Ils ont pu échanger quelques minutes avec Anne Vignot et leur direction générale, qui leur a rappelé qu’elle « appliquait la loi en vigueur et ne pouvait différencier les traitements entre les agents des différents services ». Pat ailleurs, des représentants du collectif en colère ont été invités à participer au séminaire du jour.

Afin d’obtenir la reconnaissance de leur métier et le maintien du droit d'aménager leur temps de travail hebdomadaire, les travailleurs sociaux du CCAS de Besançon, de la Ville et de Grand Besançon Métropole seront en grève ce mardi 28 septembre. Ils manifesteront à 8h30 devant l’entrée du Kursaal pour accueillir avec les honneurs leur Présidente-Maire Anne Vignot et leur Direction Générale en ouverture du séminaire annuel des cadres où « on a « oublié » de les convier » précis le communiqué de presse.

Dans le cadre d’un appel national, et dans la continuité de la mobilisation du 10 juin dernier, les psychologues se réuniront ce mardi 28 septembre, à 13h, sur le parvis du CHU Jean Minjoz à Besançon. Ces professionnels exigent « une nouvelle politique de santé ». Ils pointent des salaires non revalorisés depuis 1985, des emplois précaires et leur exclusion des négociations du Ségur de la santé.

A travers son plan de relance, l’Etat apporte  un important soutien aux entreprises. L’objectif étant de permettre de relancer l’activité économique en pleine crise sanitaire. Ce soutien passe notamment par la mise en place de dispositifs : un jeune, une solution , le fonds de solidarité, les Prêts Garantis par l’Etat et l’activité partielle. Dans le Doubs, dans le cadre de France Relance, ce sont 52 millions d’euros de soutien qui ont été consentis aux entreprises du département pour 187 lauréats. Autres exemples, 174 millions d’euros ont été mobilisés dans le Doubs au titre du fonds de solidarité et 709 millions d’euros pour environ 4800 entreprises concernant les Prêts Garantis par l’Etat (PGE).

Un jeune une solution

Rappelons que ce dispositif permet aux entreprises d’embaucher des jeunes et de bénéficier d’un accompagnement de l’état à hauteur de 60% du coût du travail. Depuis son lancement, 200 jeunes ont bénéficié d’un contrat initiative emploi. Selon Jean-François Colombet, préfet du Doubs, d’ici la fin de l’année, entre 100 et 150 emplois pourraient être pourvus dans le département. Les jeunes de moins de 26 ans en sont les bénéficiaires.

En début de semaine, les chefs d’entreprise du département ont été reçus en préfecture pour faire le point sur les dispositifs et l’accompagnement assuré. Une action identique sera réalisée à Montbéliard et Pontarlier.

L'interview de la rédaction / Jean-François Colombet ( préfet du Doubs)


Marie-Guite Dufay, la présidente de la région Bourgogne Franche-Comté a réagi à l’annonce de l’ouverture officielle des négociations entre General Electric et EDF. « Ces négociations étaient très attendues et j’avais pu en obtenir l’engagement auprès du chef de l’État lors de son déplacement au Creusot en décembre dernier. Maintenant il faut connaitre le périmètre exact du rachat de la branche nucléaire de General Electric et le projet industriel qui doit en découler. Cette opération de rachat doit permettre de garantir notre autonomie énergétique mais doit également profiter à Belfort avec à la clé des investissements et de nouvelles commandes » déclare la patronne socialiste de la région.

 

Dans un communiqué de presse, le sénateur doubiste Jean-François Longeot a saisi le Secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes et la Ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion concernant sa demande de prolongation des accords amiables conclus avec les états frontaliers s’agissant de la sécurité sociale.

Après l’obtention de la prolongation des accords amiables conclus entre les états frontaliers pour le télétravail et fixés au 30 septembre prochain, l’accord concernant la sécurité sociale a pu être décalé au 15 novembre. Mr Longeot demande également que la France s’aligne sur la mesure prise par d’autres pays européens qui se sont prononcés en faveur d’un assouplissement des règles d’affiliation jusqu’au 31 décembre 2021.

Dans un communiqué de presse, la CGT du Jura pointe la faible augmentation du SMIC, qui sera revalorisé de 34,20 euros le 1er octobre. Il passera ainsi à 1589 euros. « Cette décision est complètement insuffisante. Elle n’est, en aucun cas, liée à une volonté de revaloriser substantiellement le Smic, comme l’exige la CGT, chaque année, auprès du gouvernement » écrit le syndicat.

En parallèle, il est rappelé que « les multinationales du CAC 40 ont réalisé 57 milliards d’euros de profits au 1er semestre 2021 et l’argent public a été largement distribué aux entreprises ces derniers mois, sans aucun contrôle ni conditionnalité ». La CGT demande « une revalorisation générale des salaires ». Le syndicat revendique un salaire mensuel à 2000 euros bruts. Il porte d’ores et déjà cette revendication à la mobilisation interprofessionnels et intersyndicale  du 5 octobre.

C’est désormais acté. Le  groupe américain Kohler, spécialisé dans la fabrication de sanitaires en céramique, à travers sa marque Jacob Delafon, a cédé son site jurassien de Damparis au lorrain  Kramer.

L’annonce a été formulée hier,  via un communiqué de presse, par Agnès Pannier-Runacher, la ministre déléguée à l’Industrie. « Nos efforts permettent aujourd'hui de sauver des savoir-faire uniques et d’offrir des perspectives aux salariés » a déclaré la ministre. Elle souligne le soutien déterminant de l’Etat, de la Région et de l’agglomération dans « cette réussite ».

Rappelons que Kramer s’est engagé à recruter 70 à 75 personnes sur une période d’un an afin de porter l’effectif global de l’usine à 150 personnes. Affaire à suivre…

Ce jeudi, une journée de mobilisation nationale se tiendra partout en France à l’initiative de l’APF. En Bourgogne Franche-Comté, un rassemblement se tiendra à Dijon. Une délégation de personnes en situation de handicap devrait être reçue en préfecture. Les manifestants demandent la déconjugalisation de l’allocation aux adultes handicapées (AAH) au salaire du conjoint ou de la conjointe de la personne.

Les manifestants pointent une décision qui place le bénéficiaire « dans une situation de dépendance, qui occulte son droit à percevoir des ressources personnelles, a nié son existence en tant qu’individu autonome et le fragilise « car la situation de dépendance financière peut entraîner de la maltraitance voire de la violence ».

L'interview de la rédaction : François Masson, représentant départemental de l'APF du Doubs

23 personnes sur les 40 que compte le DITEP de Revigny (Dispositif Institutionnel Thérapeutique Educatif et Pédagogique),  sont en grève depuis le 6 septembre dernier. Ces éducateurs, psychologues, maîtresses de maison psychomotricienne dénoncent leurs conditions de travail dégradées, avec des postes non pourvus et des locaux vétustes.

Les grévistes expliquent que leur santé physique et psychique a été mise à mal l’année écoulée avec cinq directeurs en deux ans et le non remplacement de leurs collègues malades ou cas contact. Ils dénoncent également la suspension de leurs collègues pour « non présentation du pass sanitaire ».

Le collectif réclame les moyens nécessaires pour réaliser ses missions. Les personnels mobilisés se disent déterminés pour poursuivre leur mouvement, jusqu’à obtenir satisfaction. Précisons que cet établissement accueille des enfants souffrants de troubles des conduites et du comportement.