La fête du Travail donne lieu chaque année aux traditionnelles manifestations, la CGT fait partie de ceux qui vont défiler au centre-ville de Besançon ce dimanche.
Le rendez-vous est fixé dimanche à 10h30 Place de la Révolution avec l’UNSA et la SNES-FSU. Le cortège partira en direction de la rue Battant, empruntera les quais et reviendra au centre-ville sur la rue de la République pour ensuite rejoindre la place du 8 septembre, puis la place Granvelle avant que le cortège ne se dissolve à la Préfecture. Florian Cholley, secrétaire général de l’union locale CGT souhaite une grande mobilisation : « On espère être le maximum, 2000 personnes ce serait très bien ».
Trois principales revendications
Les syndicats veulent mettre en avant l’international avec la guerre en Ukraine et les enjeux que cela soulève. Les salaires sont également un grand enjeu de cette mobilisation. « Quand on demande une augmentation des salaires on parle de salaire brut pour financer la protection sociale, les caisses de retraites, ou encore l’assurance maladie ». Enfin un volet sociétal et environnemental fera partie des grands sujets de cette manifestation. De plus, dans ce contexte d’élections, le secrétaire général réagit à la poussée de l’extrême droite : « Ce sont des valeurs contraires aux valeurs que nous défendons avec les autres syndicats ». La CGT organise pour cette journée du 1er mai un « Village CGT » avec des stands, une buvette restauration et des animations pour les petits et grands.
Info agenda : Le vendredi 13 mai prochain, la CGT appelle à une conférence sur les services publics.
L'interview de la rédaction
La société Ginko fait savoir que ce dimanche 1er mai, jour férié, les lignes 1 à 6 ne circuleront pas. Seules les lignes Ginko Citadelle, Ginko Hôpital, Ginko Gare, Ginko Clinique et Proxi TGV 1 à 4 circuleront normalement.
Les chiffres du chômage pour le 1er trimestre 2022 ont été publiés ce jeudi. En bourgogne-Franche-Comté, le nombre de demandeurs d’emploi de la catégorie A s’élève 101.620 pour cette période. Ce nombre baisse de 6% sur le trimestre et de 17,4% sur un an. Par rapport au trimestre précédent, la situation est la suivante : -9,3% dans le Doubs et -5,3% dans le Jura.
C’est 32 foyers qui ont été expulsés de l’immeuble rue du Chaillot et qui ont dû l’être relogés et c’est en tout 48 appartements qui vont disparaître. Michel Boutonnet, militant de la CNL, a mené et mène encore un long combat depuis l’annonce de la démolition qui date de 2015 : « Nous devons continuer à dire à la municipalité que ce n’est pas une façon de traiter les êtres humains, que de décider de les déplacer comme des pions sur un échiquier ». Cela représente un gaspillage énorme en ce qui concerne le vie des habitants car, l’immeuble comptait beaucoup de personnes âgées, malades et aux faibles revenus. Un gaspillage financier est aussi à prendre compte car le coût de la démolition est estimé à plus de 2 millions d’euros.
Michel et Monique, anciens locataires de l’immeuble rue de Chaillot ont vécu pendant 10 ans dans ce dernier pour aujourd’hui se retrouver un peu plus loin rue de Vesoul, avec un logement plus petit et plus cher (64m2 contre 50 aujourd’hui). Michel est très attristé de voir son ancien immeuble en cours de démolition : « C’est la misère, ça fait mal au cœur parce que on s’est assez battu pour le garder », Monique elle déplore avec tristesse le choix de la municipalité : « On préfère détruire plutôt que réparer » avant d’ajouter : « Maintenant on vit dans des cages à lapin ». Une réhabilitation a pourtant été proposée à tous les locataires mais entrainant pour eux une augmentation des loyers, ils ont refusé cette réhabilitation.
Les décideurs ont maintenant pour projet la démolition de 1100 logements à Planoise avec « les mêmes dégâts humains, écologiques et économiques » regrette Michel Boutonnet avant d’ajouter que tout cela se fait « sans aucune concertation sans tenir compte de ce que veulent les gens, on va les déplacer, les enlever de toute leur vie ». Ce programme de destruction doit s’étaler sur 10 ans et la CNL est présente pour s’opposer à cette démolition qui représente 23 fois celle de l’immeuble rue de Chaillot.
Comme il le fait tous les ans, Pôle emploi réalise une enquête sur les besoins en main d’œuvre des entreprises sur les différents territoires du Doubs. S’il ne s’agit que d’un outil, ce document donne de précieuses indications sur les perspectives économiques à venir. Concrètement, elle permet notamment de connaître le marché du travail local et identifier les besoins de formations dans les territoires.
Une forte hausse des projets de recrutement
Alors que 2021 a été marquée « par une reprise économique inédite », une « forte progression des projets de recrutement » est annoncée pour 2022. 10.120 projets sont connus à Besançon, 2.580 à Pontarlier et 2100 à Morteau. Soit une progression de 20% par rapport à 2021. Dans le Doubs, la part des entreprises ayant l’intention d’embaucher est de 29%. Le domaine des services est le plus concerné, avec 53% des intentions d’embauche. Le commerce (14%), l’industrie manufacturière (13%), la construction (9%) et l’agriculture (6%) complètent ce classement.
Des secteurs en tension
De nombreux secteurs d’activité n’arrivent pas à recruter et sont en tension. Dans la région, les recrutements sont difficiles dans l’industrie, le bâtiment, l’hôtellerie-restauration, la santé, l’aide à la personne, les transports, la maladie. A Pontarlier, 71% des employeurs jugent les recrutements difficiles. Ils sont 60% à Morteau. A Besançon, les professions de l’aide à domicile, les ouvriers non qualifiés travaillant par enlèvement ou formage de métal et les conducteurs de transport en commun sur route figurent en tête. A Morteau, les professionnels de l’animation socioculturelle, les apprentis et ouvriers non qualifiés de l’alimentation et les ouvriers qualifiés du travail industriel du textile et du cuire connaissent ces mêmes difficultés. A Pontarlier, les ouvriers non qualifiés des industries agroalimentaires, les aides-soignants, les infirmiers, les cadres infirmiers, les puériculteurs, les ouvriers non-qualifiés de type industriel, les aides à domicile, les aide-ménagers et les travailleurs familiaux sont cités
Les causes de ces difficultés sont multiples : la méconnaissance de certains métiers, l’attractivité des emplois, les salaires, la qualité de vie au travail, l’accès au lieu de travail, la vie en entreprise, … .
L'interview de la rédaction : Jean François Locatelli, directeur territorial de Pôle emploi Doubs - Territoire de Belfort
Un rassemblement Populaire se tiendra ce samedi 16 avril à 11h « contre l’extrême droite et ses idées, pas de Marie Le Pen à l’Elysée » à Besançon. Le rendez-vous est fixé sur l’esplanade des Droits de l’Homme. Plusieurs partis politiques, syndicats et association de gauche sont d’ores et déjà mobilisés : la CGT, Europe Ecologie Les Verts, Ensemble, la France insoumise, la FSU, Génération.S, le MRAP,….
L'union locale CGT de Pontarlier et du Haut Doubs organise ce vendredi 15 avril un point d'accueil pour les saisonniers de la station de Métabief. La CGT avec l'union départementale CGT de Besançon sera présente de 10h à 12h30 aux pieds des pistes et dans les environs.
Les élus de Besançon Maintenant, l’opposition de droite, au conseil municipal de Besançon, demande à Anne Vignot de répondre favorablement à leur demande d’engager une commission d’information et d’évaluation sur les conditions de travail des agents de la ville de Besançon. Selon les élus de droite, en s’opposant ainsi, la majorité municipale « manque de considération à l’égard des 2000 agents de la collectivité ». Pour Ludovic Fagaut, son chef de file, il est importants qu’une enquête soit diligentée sur le mal-être des agents dans l’exercice de leur mission professionnelle. Il en veut pour preuve, ‘les grèves à répétition dans bon nombre de service ».
Ce mardi 5 avril, les organisations FSU et SUD-éducation ont appelé les accompagnantes des élèves en situation de handicap à une nouvelle grève. Pour la troisième fois depuis octobre 2021, les AESH ont répondu présentes afin de protester contre des conditions de travail qu’elles jugent déplorables et le manque de considération du gouvernement.
Hier matin, à la maison des syndicats de Planoise, les mines étaient bien grises. Depuis plus d’un an, la mobilisation des AESH, soutenues par Sud-éducation et la Fédération Syndicale Unitaire, ne cesse de croître sur le territoire national. En vain. En effet, malgré de nombreuses grèves et autres manifestations organisées ces derniers mois afin de libérer la parole des accompagnantes, notamment vis-à -vis de leurs conditions de travail, rien n’a changé. Pourtant, leurs revendications sont simples : une revalorisation salariale, un statut reconnu par la Fonction publique, l’abandon des PIAL et de la logique de mutualisation, ainsi qu’une formation plus aboutie. Nombre d’entre-elles se disent « en colère » et « écœurées ».
Un sentiment d’autant plus fort qu’au sein du gouvernement, le message n’a pas l’air de passer. Malheureusement, en dépit des 12 mesures du Grenelle de l’éducation établi en 2020, les AESH sont toujours délaissées. Une situation difficile à gérer et qui amène certaines à reconsidérer leur avenir, alors qu’on constate déjà un manque de personnel.
Le reportage de la rédaction : Marjorie Brenet, représentante de la Fédération Syndicale Unitaire et une employée de vie scolaire.
Une nouvelle mobilisation des AESH, ces personnels qui accompagnent des enfants en situation de handicap, est programmée pour le 5 avril prochain. Elle est organisée à l’appel des syndicats FSU et Sud-éducation. Les revendications portent sur les salaires et les conditions de travail.
A Besançon, un rendez-vous est donné à ces encadrants et à l’ensemble de la communauté éducative à 10h à la maison des syndicats. Symboliquement, une carte « d’électeurs précaires » leur sera remis pour interpeller le président de la République.soci