Réunis en commission permanente ce vendredi 7 juillet, à Besançon, les élus régionaux se sont prononcés en faveur d’un mécanisme d’aide pour soutenir les professionnels dont l’outil de travail a été dégradé lors des épisodes de violences urbaines survenues ces derniers jours.
Les commerçants et artisans ayant déclaré un sinistre à leur assurance consécutivement à ces événements, pourront solliciter auprès de la Région une aide sous la forme d’avances remboursables, pour faciliter les réparations à hauteur de 50% des investissements nécessaires, dans la limite de 50 000 euros.
Le dossier de demande est disponible sur la plateforme de demandes en ligne de la Région : https://subventions.bourgognefranchecomte.fr
De part sa situation géographique et son action au quotidien, la maison de quartier des Pareuses, également centre social, éclaire la vie de tout un quartier, mais également la vie socio culturelle pontissalienne. Sous la houlette d’un conseil d’administration et de son directeur Nicolas Roche, la structure multiplie les actions pour tisser du lien avec l’ensemble des habitants de ce territoire de vie, qu’ils s’agissent de la jeunesse, mais également des adultes. A partir de 4 ans, et jusqu’à 80 ans et plus, il est possible de franchir ses portes. Apprendre à se connaître, à mieux vivre sur son territoire, à y être acteur, et non simple consommateur d’activités, concourent à mieux vivre ensemble.
Nicolas Roche, le directeur, évoque les piliers qui ont bâti les fondations fortes de la structure. « C’est avant tout un lieu de rencontre intergénérationnelle. Un endroit où l’on vient rencontrer l’autre dans ses différences. C’est également un lieu d’apprentissage, de découverte, de soutien et de ressources ». « On y vient pour faire ses devoirs, obtenir un conseil pour une lettre de motivation ou un curriculum vitae ou tout simplement pour y effectuer des démarches administratives avec l’outil informatique » explique-t-il.
Un comité de familles
Depuis plusieurs années maintenant, la maison de quartier des Pareuses a créé un comité de familles. Une instance qui est à l’écoute des habitants pour différents projets. Il y a bien évidemment le côté festif, avec notamment l’organisation de sorties, mais également une réflexion portée sur l’amélioration des conditions de vie. « Des rencontres régulières sont organisées avec la mairie et Habitat 25. Des réponses y sont toujours apportées » ajoute Nicolas. Dernièrement, ce travail de concertation a débouché sur la mise en place d’éclairages dans une partie du quartier et le remplacement de l’ancien city stade qui devenait dangereux. En parallèle, en partenariat avec la Caisse d’Allocations Familiales, des habitants s’organisent pour mettre en place des actions collectives, qui permettent de sortir du quartier et de faire de belles découvertes en famille. Une sortie à Europapark et une autre à Paris ont vu le jour. Pour l’année 2023, une visite des châteaux de la Loire et la conception d’un livre de recettes sont en cours de préparation.
Quartiers d’été 2023
A compter de la semaine prochaine, les animations d’été battront leur plein. Il y a aura bien entendu les traditionnels centres de loisirs et camps, auxquels enfants et adolescents pourront très largement participer. Cela commence ce lundi 10 juillet avec l’olympiade de la jeunesse, organisée par le collectif Parloncap. Cette année encore, le dispositif « quartiers d’été » sera déployé sur le territoire pontissalien, avec son lot d’animations gratuites.
Pour obtenir toutes les informations nécessaires, n’hésitez pas à contacter la maison de quartier des Pareuses ou à joindre l’association Parloncap au 06.51.12.00.14
L'interview de la rédaction / Nicolas Roche
La Préfecture du Doubs indique dans un communiqué de presse que les entreprises, dont l’activité a été affectée par les violences urbaines, peuvent mettre en place une activité partielle. Dans ce cas, ces dernières sont invitées à contacter la DDETSPP ( Direction Départementale de l’Emploi, du Travail, des Solidarités et de la Protection des Populations), via l’adresse mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..
Ces entreprises disposent d’un délai de 30 jours, à compter du placement des salariés en activité partielle, pour déposer leurs demandes d’autorisation. A ce titre, les salariés placés en activité partielle percevront une indemnité d’activité partielle égale à 60% de leur rémunération antérieure brute. Les employeurs pourront percevoir une allocation d’activité partielle égale à 36% de la rémunération antérieure brute des salariés placés.
Les partis politiques réagissent différemment aux violences urbaines que connaît actuellement notre pays. Ce matin, à Pontarlier, Lutte Ouvrière, menait une opération de tractage et de rencontre avec la population. Pour ses militants, la colère qui s’exprime actuellement dans le pays et la société est une révolte contre un système qui aggrave les inégalités et fait preuve de violences lui-même. Le parti reconnaît une vraie légitimité à cette colère qui s’exprime. Il invite néanmoins cette jeunesse à trouver d’autres voies pour l’exprimer, en se mobilisant pour changer le système et en privilégiant la convergence des luttes.
« Ce n’est pas une mort anodine. C’est le reflet d’un certain comportement des policiers » explique Claude Cuenot. Et de poursuivre : « il faut que cette colère trouve la voie d’une révolte consciente . Autrement dit, préparer un changement de système et d’aller vers la voie de la révolution avec l’ensemble des travailleurs ».
Pour Lutte Ouvrière, cette violence s’inscrit dans un contexte social global de baisse du pouvoir d’achat, de non-augmentation des salaires et d’allongement de l’âge de départ à la retraite notamment.
L'interview de la rédaction / Claude Cuenot
L’intersyndicale du Conseil Départemental du Doubs appelle à une grève des secrétaires du secteur médicosocial le 26 juin, devant l’Hôtel du Département, « afin de d’obtenir une prime
Le collectif attend que le Département du Doubs, à l’image d’autres territoires, prennent « une délibération permettant le versement d’une prime en reconnaissance du rôle fondamental de ce personnel ». Par ailleurs, l’intersyndicale regrette qu’une rencontre, initiée le 22 juin avec les secrétaires, se soit déroulée sans sa présence. Selon le collectif, aucune négociation n’est possible. Il demande « le versement d’une prime équivalente au Ségur dès maintenant ».
6,7 millions, c’est le montant des cotisations perçues par l’Urssaf Franche-Comté au titre de la lutte contre le travail dissimulé, soit près de 2 millions de plus qu’en 2021. L’organisme souligne que la lutte contre le travail dissimulé est une priorité d’action pour l’Urssaf au regard de ses enjeux économiques et sociaux. L’infraction de travail dissimulé est un délit passible de 3 ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende (225 000 € pour les personnes morales). En 2023, l’Urssaf Franche-Comté poursuit ses actions de contrôle, en direction notamment des micro-entrepreneurs
Ce vendredi matin, l’association Solmiré organise une action devant la Préfecture du Doubs. Ses militants veulent dénoncer les politiques menées par la Préfecture et le Département du Doubs. Ils pointent les manquements de ces institutions dans la prise en charge des mineurs isolés. L’association bisontine demande « la dissolution de l’instance de régulation », gérée par l’Etat, qui détermine l’attribution des places d’hébergement d’urgence pour les personnes étrangères et « la recherche de solutions d’hébergements adaptées aux besoins » de ce public.
14è journée de mobilisation contre la réforme des retraites ce mardi. De source syndicale, ils étaient 3000 à Besançon. Dans les rangs du rassemblement bisontin, des participants de tous horizons, venus dénoncer la réforme des retraites et l’âge de départ, à taux plein, à 64 ans. Si cette réforme concentre toujours de très nombreux mécontentements, les manifestants sont venus également exprimer « un ras-le-bol plus général ». Les salaires et les conditions de travail font partie également des doléances exprimées. José Alvilès, le secrétaire départemental de la CGT, pointe une décision « absurde ». D’autant plus que « 25% des salariés français perdront la vie avant l’âge de 64 ans » explique-t-il.
Ce mardi, il y avait moins de monde dans les cortèges, mais la mobilisation reste importante. Ils étaient 3000 à Besançon, 200 à Pontarlier, 700 à Dole, 250 à Saint-Claude et 1200 à Lons-le-Saunier.
Une prochaine étape est désormais attendue. Ce jeudi, la proposition de loi du groupe LIOT, visant à abroger la retraite à 64 ans est examinée à l’Assemblée nationale.
L'interview de la rédaction : José Avlès
Le mardi 6 juin marquera la 14ème journée de mobilisation contre la réforme des retraites. L’intersyndicale appelle les manifestants à se rassembler une dernière fois avant l’examen du projet de loi du groupe LIOT visant à abroger cette mesure. Des rassemblements auront lieu en Franche-Comté mais également sur le territoire français.
Le combat continue
Malgré toutes les journées de manifestation, qui n’ont connu aucun aboutissement jusqu’ici, les manifestants souhaitent continuer leur combat. L’espoir de voir cette loi disparaître n’est pas totalement éteint. Faire pression sur le gouvernement avant l’Assemblée nationale du 8 juin est une volonté pour l’intersyndicale. Les contestataires dénoncent « un gouvernement néo libéral qui ne donne pas la priorité aux sujets les plus importants ». Le laxisme du président concernant les précédentes mobilisations agace les syndicats. Les concernés refusent donc de céder et continueront à exprimer leur mécontentement, même si l’issue de l’assemblée du 8 juin n’est pas favorable.
La mesure de trop
Les dernières mesures prises par le gouvernement sont décrites comme étant injustes et injustifiées. Le système est aussi critiqué et on demande de redéfinir l’ordre des priorités. Les contestations seront toujours aussi fortes. Ce projet n’est pas le seul élément déclencheur de ces mouvements, mais un ensemble d’autres mesures, allant à l’encontre des volontés des manifestants, qui pousse à la mobilisation.
L’interview de la rédaction : Julien Juif, secrétaire du syndicat Solidaires 25