Après les violences urbaines de juin dernier, Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur a annoncé jeudi l’expulsion des logements sociaux des délinquants condamnés par la justice en France. Des instructions ont été données en ce sens aux préfets. Son objectif que « les personnes délinquantes ne puissent pas bénéficier de la solidarité nationale ».
Hier, en déplacement à Rouen, Elisabeth Borne a annoncé 1,1 milliard d’euros pour les soignants au bénéfice de la revalorisation salariale, en particulier pour le travail de nuit et le dimanche. 600 millions d’euros correspondent à des revalorisations précédemment annoncées et 500 millions à de nouvelles mesures qui seront inscrites dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2024. Dans ce contexte, le travail de nuit à l’hôpital sera revalorisé de 25 % et le tarif des gardes augmenté de 50 %. En parallèle, la Première Ministre a également indiqué que les patients pourront bientôt se faire remettre des antibiotiques pour traiter angines et cystites sans passer par la case médecin.
« Naf Naf » a demandé son placement en redressement judiciaire « pour faire face à des arriérés de paiement de loyer durant le covid » a expliqué un porte-parole. L’enseigne emploie 660 salariés en France. Elle détient 131 magasins dans le Pays, dont deux structures à Besançon et une à Pontarlier.
Selon une étude du cabinet Altares et GSC (Garantie Sociale du Chef d’Entreprise), le nombre de chefs d'entreprise se retrouvant au chômage a bondi de plus de 36% entre janvier et juin dernier en France. Soit plus de 25.000 personnes. Il s’agit majoritairement d’entrepreneurs à la tête de petites structures.
Néanmoins, le nombre de chefs d’entreprises de plus de 20 salariés a doublé sur cette même période. Les patrons d’entreprises de grandes tailles, sont plus nombreux également. Ce sont les entrepreneurs de la construction et du commerce qui arrivent en tête. Précisons que la plupart des patrons français n’ont aucune forme de protection en cas de perte de leur emploi.
L’unité locale de la Croix Rouge de Pontarlier lancera, à compter du 7 septembre, son espace « bébé-parents ». Tous les jeudis de 14h à 16h, les bénévoles accueilleront les bénéficiaires pour un moment d’écoute, de partage et de soutien. Par ailleurs, l’espace « babyboutique » permettra également de se procurer toute sorte de produits de puériculture et des habits, jusqu’à 24 mois. Des achats qui permettront de financer les actions sociales de la structure pontissalienne.
Comme chaque année, à cette même période et depuis 17ans, Familles Rurales publie son Observatoire des fruits et légumes pour l’année 2023.
Précisons tout d’abord que le panier de référence est composé de 9 fruits et 10 légumes frais, conventionnels et bio. Au cours de son enquête, menée entre le 7 juin et le 21 juin, sur 39 départements, par 84 veilleurs, l’association a relevé une augmentation de 16% du panier conventionnel de fruits et légumes en un an. Soit 3,5 fois plus que l’inflation générale. Entre juin 2022 et juin 2023, le prix du panier de fruits a augmenté de +14 % en conventionnel et de +8 % en bio. Durant la même période, le prix du panier de légumes a augmenté de +17% en conventionnel et de +15% en bio. En une décennie, les prix ont explosé avec +43% d’augmentation pour les fruits et +73% pour les légumes selon l’INSEE. Familles Rurales explique que « manger au moins 5 fruits et légumes par jour et par personne représente entre 5% et 18% d’un SMIC net mensuel pour une famille de 4 personnes soit entre 65€ et 241€ par mois ».
Les propositions de Familles Rurales
Fort de ces constats, Familles Rurales appelle l’ensemble des décideurs et le législateur à l’action. Le temps est venu de mettre en œuvre un programme politique ambitieux résolument tourné vers une transition alimentaire répartissant mieux la valeur et assurant à chacun le droit à une alimentation saine autour de 3 axes principaux ». A savoir : « une meilleure régulation des marges, l’instauration d’une allocation alimentaire mensuelle de 65 euros aux ménages vivant avec le seuil de pauvreté ou en dessous pour permettre de compenser ce qui leur manque pour suivre les recommandations de santé publique et la mise en place de mesures éducatives pour interdire certaines publicités à destination des enfants, ouvrir aux activités extra-scolaires les financements européens pour promouvoir les produits dont les enfants ont besoin pour bien grandir et impliquer davantage les professionnels de santé pour accompagner les parents dans leur rôle éducatif.
Quelques références
L’enquête 2023 laisse apparaître une grande diversité dans les prix pratiqués au kilo en agriculture conventionnelle et bio. Cette évolution, entre juin 2022 et juin 2023 est plus marquée, en agriculture conventionnelle (au kilo) , pour la banane ( +30%), la cerise (+35%), la fraise ronde (+25%) et la pomme Golden ou Gala (+26%). Concernant l’agriculture bio, les augmentations les plus marquées concernent la fraise ronde (+22%) et la pomme Golden ou Gala (+16%). On notera des baisses de -1%, en agriculture bio, pour la pêche et la pastèque verte (-1%) ( à la pièce).
Les chiffres de l'emploi pour le 2è trimestre 2023 sont connus. Selon le ministère du travail, au deuxième trimestre 2023, en Bourgogne-Franche-Comté, le nombre de demandeurs d’emploi tenus de rechercher un emploi et sans activité (catégorie A) s'établit en moyenne sur le trimestre à 99 570. Ce nombre augmente de 0,2 % sur le trimestre (soit +200 personnes) et diminue de 2,5 % sur un an.
En Bourgogne-Franche-Comté, le nombre de demandeurs d’emploi tenus de rechercher un emploi, ayant ou non exercé une activité (catégories A, B, C) s'établit en moyenne à 194 770 au deuxième trimestre 2023. Ce nombre baisse de 0,6 % sur le trimestre (soit –1 260 personnes) et de 2,6 % sur un an.
Par département, toutes catégories confondues, la baisse est de 1,3% dans le Jura par rapport au trimestre précédent (-0,7% en un an). Dans le Doubs, la baisse est de 0,2% sur un trimestre et de 4% sur un an. En France métropolitaine, ce nombre baisse de 0,4 % ce trimestre (–1,9 % sur un an).
Après des travaux d’extension, le centre médico-social Tristan Bernard, à Besançon a rouvert ses portes.
Rappelons qu’il concentre notamment les services de la protection maternelle et infantile (PMI). Différents professionnels sont disponibles : secrétaire médico-sociale, assistant et éducateur de service social, infirmier, puéricultrice, sage-femme, médecin et psychologue de PMI, conseiller en économie sociale et familiale. Ses missions sont d’apporter de l’aide et du soutien aux familles en difficulté, l’action éducative à domicile, l’enfance en danger, l’adolescence et le conseil. L’aide sociale (RSA, économie et budget des familles, difficultés financières et impayés, surendettement, hébergement social et logement de transition, addiction et santé , soutien à l’insertion sociale et professionnelle, …) est également une autre responsabilité.
Infos pratiques : Le Centre Médico Social (CMS) Tristan Bernard, situé 19 rue Tristan Bernard, est ouvert le lundi, mardi, mercredi et jeudi de 9h à 12h et de 13h30 à 17h30 et le vendredi de 9h à 12h. Tel : 03.81.25.44.44 ; Mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Après la réunion tant attendue, et c’est un moindre mot, annulée la semaine dernière en raison des orages, Loge.GBM a fixé un nouveau rendez-vous aux locataires des immeubles de la rue de Champagne, dans le quartier Planoise, à Besançon. Le rendez-vous est fixé ce mardi 18 juillet de 18h à 20h. Des représentants de l’union locale de la Confédération National du Logement à Besançon et des locataires seront présents.
Le collectif sera mobilisé pour exprimer ses doléances, notamment en termes de sécurité et de qualité liée à l’habitat. Il sera question également de la démolition des immeubles. Rappelons qu’une partie de ses occupants ne souhaitent pas quitter cet endroit. Attachés à leur lieu de vie et au quartier, ces personnes ne veulent pas être « déracinés ». Ils le rappelleront mardi soir à leurs interlocuteurs.
Il y a la volonté politique, mais aussi le respect de la personne et de sa dignité. La gestion de la démolition des immeubles 2,4, 6 et 8 rue de Champagne, prévue dans le cadre de la rénovation urbaine du quartier Planoise, à Besançon, pose question et interpelle. Michel Boutonnet, militant à l’Union Locale de la Confédération Nationale du Logement (CNL) dénonce une gestion « inhumaine », « qui ne tient absolument pas compte des gens et de leur vie ». Mobilisée depuis le mois d’avril dernier aux côtés des locataires, l’association pointe « le mépris » des différents acteurs et leur fonctionnement à marche forcée. Il a fallu d’ailleurs en passer par une mise en demeure pour espérer obtenir des réponses aux nombreuses interrogations. A ce jour, LogeGBM, le bailleur social, s’est enfin résolu à cesser son mutisme. Une réunion était prévue hier soir, mais les orages ont contraint l’organisme à annuler le rendez-vous, que les locataires attendaient depuis de nombreuses semaines.
Une situation intolérable
Michel Boutonnet pointe tout particulièrement la politique de l’ANRU, l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine, qui oublie « les humains » qui vivent, parfois depuis 53 ans, dans ce quartier et ces appartements. « Ils ne connaissent pas ces gens. Ce sont des pions pour eux » explique-t-il. Des propos que confirment les concernés. « On fait tout pour nous mettre dehors » ajoute cette dame. « On nous fait vivre dans des conditions lamentables. Une personne s’est vu proposer un relogement dans un quartier, dans un appartement au loyer plus cher et d’une superficie plus réduite ». Que dire également de l’insalubrité et de l’insécurité qui règne. « J’ai été inondé la nuit parce qu’ils avaient coupé l’arrivée d’eau d’un radiateur. Les appartements vides sont squattés. Le nettoyage et la désinfection des appartements vacants ne sont plus assurés. Désormais, nous avons des rats et des pigeons comme locataires ».
Douloureux déracinement
Les travaux de déconstruction des tours concernées devraient débuter dans un an, durant le 2è semestre 2024. « Ce n’est pas que cela m’angoisse, mais cela me met mal à l’aise. J’ai mes connaissances depuis que j’habite ici. J’y suis depuis 1971. Ce n’est pas facile » ajoute cette dame. Informés sur ce projet d’une façon très cavalière, les locataires ne désarment pas. Ils comptent sur le soutien de la CNL locale pour les défendre. Pour l’heure, aucune nouvelle rencontre n’est programmée avec LogeGBM, après l’annulation de mardi soir.
Le reportage de la rédaction : des locataires et Michel Boutonnet