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La décision est tombée. Les élus du Grand Besançon ont statué sur le sort de la taxe transport, qui a suscité de nombreux débats et controverses en interne. Dès le 1er juillet, l'abonnement des étudiants et des apprentis baissera de 40% passant de 28€ à 16,80 € par mois.

Le conseil communautaire a également voté pour l'extension du titre gratuit "Mission Locale" à l'ensemble des habitants de moins de 26 ans de GBM. Le titre SESAME « demandeur d'emploi » a été étendu à l'ensemble des habitants du territoire de GBM. C'est une mesure d'équité territoriale car jusqu'alors cette gratuité ne profitait qu'aux Bisontins.

Néanmoins, la gratuité pour les 4-14 ans et la baisse du tarif des moins de 25 ans, demandés par les élus écologistes bisontins n’ont pas pu être débattus. Les élus de Grand Besançon Métropole refusant de mettre cette proposition bisontine sur le devant de la scène. Celle-ci ne figurant pas dans les propositions formulées par le bureau de la collectivité.

Europe Ecologie Les Verts Besançon déplore cette situation. Le parti espère « la mise en place à l’avenir d’une tarification ambitieuse pour le climat et pour le pouvoir d'achat des habitants du Grand Besançon ». 

On a appris ce vendredi soir que Pap Ndiaye, le ministre de l’Education nationale et de la jeunesse, sera en Franche-Comté ce lundi. Il est attendu à 10h à Moirans-en-Montagne.

Demain, jeudi 23 juin, sera voté au conseil communautaire du Grand Besançon le dossier de la tarification transport. Le débat qui agite le bureau et les commissions depuis plusieurs mois prendra donc fin avec des discussions intenses puisque certains élus de la périphérie reprochent à la présidente du Grand Besançon Anne Vignot d’avoir fait passer une proposition au conseil qui a été rejeté par le bureau, décision qui va à l’encontre de la coutume politique.

La proposition qui fait polémique

La proposition qui suscite toutes les controverses correspond à la gratuité des transports pour tous les moins de 25 ans : grande promesse de campagne de la maire Anne Vignot lors des municipales de 2020. Cependant, même si la maire a été élue avec une majorité importante au sein de la ville, au niveau de la communauté urbaine, elle ne possède qu’une courte majorité relative. La gratuité des transports est donc difficile à faire passer avec de nombreux élus de la périphérie qui la rejettent en bloc à cause de deux arguments : les recettes qu’il va falloir trouver pour compenser ces dépenses (dépenses évaluées à 1,2 millions d’euros par an) qui pèseront sur les entreprises pour un objectif pas toujours réalisé puisque ces élus doutent du délaissement de la voiture grâce à ces nouveaux tarifs.

Les élus de la périphérie dénoncent un « coup de force »

En dehors des idées portées par le programme « Besançon par nature », les élus de la périphérie dénoncent la manière convoquée pour tenter de faire passer cette proposition. En effet, alors que cette partie du dossier a été rejetée par les commissions 1 et 5 puis par le bureau, celle-ci est tout de même présentée au conseil communautaire demain soir. Gabriel Baulieu, maire de Serre-les-Sapins et vice-président du Grand Besançon, parle d’un projet « jamais intégré au projet de territoire » et donc illégitime. Cependant, pour la maire de Besançon, qui s’est fait élire par une grande partie de la jeunesse grâce à cette promesse, il en va de sa légitimité politique et elle refuse de délaisser sa proposition qui soulagerait grandement les jeunes, notamment les étudiants qui bénéficient d’un tarif « grandement défavorable » le concède Gabriel Beaulieu. Surtout, dans l’optique de réduire drastiquement l’empreinte carbone de la ville, cette disposition était une proposition phare pour mettre en avant les transports en communs et réduire la part d’autosolistes.

 

BAULIEU VIGNOT

Les autres propositions sur la table

Gabriel Baulieu affirme donc que la position des élus de la périphérie est à l’encontre de « la gratuité des services publics » car il rappelle que ces transports publics sont déjà financés à hauteur de 80% par le crédit collectif et que l’utilisateur n’a plus que 20% de part. En revanche, le fait que les entreprises doivent dédommager leurs employés des transports à hauteur de 50%  créé une grande injustice pour les étudiants qui, sans ressources, se retrouvent à devoir débourser bien plus que des travailleurs. Pour pallier cette iniquité, Gabriel Baulieu propose ainsi que le tarif des étudiants soit aligné sur le tarif des lycéens et collégiens, sans être pour autant gratuit.

 

Cette décision est, elle, acceptée à l’unanimité. Ce sera sûrement cette dernière qui passera lors du conseil de demain soir mais Anne Vignot n’a pas dit son dernier mot pour faire passer sa promesse de campagne.

 

L'interview de la rédaction / Gabriel Baulieu    

 

Dimanche soir, la jeune élue doloise a permis aux Républicains de briguer un second mandat de député sur les trois possibles dans la région jurassienne. Avec 58,4% des suffrages, elle a battu son adversaire de la NUPES Hervé Prat et prend donc l’engagement de représenter les citoyens du bassin dolois à l’Assemblée nationale pour les cinq prochaines années à venir.

Une succession sans encombre

Miracle des chiffres et symbolique forte : Justine Gruet se fait élire députée avec quasiment le même score que son prédécesseur des Républicains Jean-Marie Sermier il y a 5 ans. Pour 0,1% de plus, elle réalise même un meilleur score que le député historique des régions de Dole, Arbois et Salins-les-Bains en 2017. C’était tout l’enjeu pour le parti de droite de gouvernement dans le Jura : réussir la succession de l’homme qui a marqué de son empreinte la politique locale durant ses 4 mandats. C’est réussi et ce score haut satisfait grandement la gagnante du soir qui estime que ces près de 60% lui confèrent une « grande légitimité ».

Le phénomène nouveau : la montée de la gauche

Cependant, même si la situation peut sembler bien identique à celle de 2017, ce qui change est l’adversaire qu’il y a en face de cette victoire. Il y a 5 ans, il s’agissait du représentant du Modem Paul-Henri Bard. Cette fois-ci, face à la candidate des Républicains, Hervé Prat de la NUPES portait une candidature écologiste et de gauche radicale. Il a donc été défait de plus de 5000 voix mais il se dit très satisfait que le même nombre d’électeurs aient décidé de choisir sa candidature entre le 1er et le 2ème tour. Il voit l’avenir plus loin avec un travail « en commun » pour reprendre le nom du programme porté par la France Insoumise. Même si la coalition de gauche n’obtient qu’un siège sur les douze possibles dans toute la région franc-comtoise, elle a figuré très souvent au second tour dans des circonscriptions où cette situation était inédite. Cette installation sera-t-elle pérennisée ?

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Justine Gruet dès cette semaine à l’assemblée pour porter principalement deux problématiques

Même si la nouvelle députée déclare qu’elle s’est rendue compte que les enjeux étaient très multiples et que le travail de député ne se limitait pas à quelques dossiers, elle entend porter principalement la problématique de « l’aménagement du territoire et de la santé ». Dans ce cadre, elle défendra particulièrement l’hôpital de Dole.

Son action débutera donc dès ce mardi 21 juin avec son premier voyage à Paris en tant que représentante de la 3ème circonscription du Jura. Et après cette sorte de « rentrée des classes » comme elle l’appelle, Justine Gruet défendra des dossiers, portera et votera des lois dès la semaine prochaine.

 

L'interview de la rédaction / Justine Gruet    

Le second tour des élections législatives n'a pas donné de majorité absolue à Emmanuel Macron, qui a remporté 245 sièges à l'Assemblée nationale. Dans ces conditions, la gouvernance de la France sera des plus périlleuses pour le Président de la République. Elisabeth Borne, la première ministre, a reconnu « une situation inédite ». Malgré sa défaite, Séverine Véziès, la candidate de la NUPES dans la 1ère circonscription du Doubs, se projette déjà dans la bataille politique qui s’annonce.

L’élue entend bien se mobiliser aux côtés de ses camarades élus pour s’opposer farouchement à la feuille de route gouvernementale. Elle croît également fortement à la mobilisation dans la rue pour mettre davantage en difficulté le chef de l’état et faire réagir les nombreux français qui ne sont pas allés voter.

L'interview de la rédactuon / Sévérine Véziès

Accueilli sous les applaudissements à son arrivée au Kursaal, le boulanger bisontin Stéphane Ravacley échoue aux portes de l'Assemblée nationale. Vainqueur à Besançon, il  s’est incliné ce dimanche  face à Éric Alauzet dans la 2e circonscription du Doubs. Avec près de 48 % des voix le candidat de la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes) est battu par le député sortant.

L’homme de 52 ans n’a pas réussi à maintenir l’avance du 1er tour. Il se veut tout de même positif et assure que la défaite n’est pas “ridicule”. “Je ne suis pas déçu pour moi, je suis déçu pour toutes les personnes qui m’ont accompagné” déclare le candidat.

L'interview de la rédaction / Stéphane Ravacley

Dans un duel très serré, la 1ère circonscription du Doubs a été remportée par Laurent Croizier, le candidat de la Majorité Présidentielle. Il réalise le score de 51,8% des suffrages, contre 48,12% pour Séverine Véziès, qui portait les couleurs de la NUPES. Ce lundi, comme les 576 autres députés, il fera son entrée à l’Assemblée nationale.

LEGISLATIVES CROIZIER 2

Laurent Croizier ne cache pas sa satisfaction. « C’est une étape extrêmement importante. Je ne m’attendais pas en 2012, lorsque j’ai pris ma première carte politique, devenir député. Je pensais que c’était réservé à une certaine élite. Cette élection est la démonstration que si on s’engage, on va au contact des habitants, on est un élu de terrain, proche des habitants, le travail est reconnu et on peut rejoindre l’Assemblée nationale ».

L'interview de la rédaction / Laurent Croizier

La députée sortante de la 5ème circonscription du Doubs, Annie Genevard, s'impose sans trop de surprise devant le candidat de la majorité présidentielle Philippe Alpy. Elle était déjà arrivée largement en tête lors du premier tour. L'élue des Républicains totalise 72,06% des suffrages pour 27,94% du côté de son adversaire. Elle fait partie des élus qui ont le mieux réussi au niveau national. Son très bon ancrage sur son territoire et sa campagne dynamique ont payé. On écoute la députée au micro de la rédaction.

Annie Genevard : 

Dans la 1ère circonscription du Doubs, Séverine Véziès, qui était arrivée en tête de 3% lors du premier tour face à Laurent Croizier, est battue. Le candidat de la majorité présidentielle compte 51,88% des suffrages exprimés contre 48,12% pour la candidate de la NUPES. 

A 17H, Le taux de participation au deuxième tour des élections législatives s’établit à 40,41% en Bourgogne Franche-Comté; (37,21 % au 2è tour des législatives 2017).

Il se décline ainsi

Doubs : 35,02 % (37,25 % au 2è tour des législatives 2017)

Jura : 43,23 % (36,64 % au 2è tour des législatives 2017)

Haute-Saône : 45,37 % (37,06 % au 2è tour des législatives 2017)

Territoire de Belfort : 36,22 % (35,33 % au 2è tour des législatives 2017)