Politique. Dans le cadre de la campagne interne pour la présidence des Républicains, Bruno Retailleau, l’actuel ministre de l’intérieur, est attendu, ce jeudi 24 avril, à Miserey-Salines, près de Besançon. Il y tiendra une réunion publique à la salle communale. Rappelons que deux candidats sont déclarés à ce jour : Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez. 115.000 adhérents sont recensés pour ce scrutin. Le vote est prévu entre le 17 et le 25 mai, avec deux tours si nécessaire.
Le parquet de Besançon communique, ce vendredi soir, concernant l’affaire mettant en cause Jean-Louis Fousseret, ancien maire de Besançon, et sa collaboratrice Alexendra Cordier. Il indique avoir ouvert une enquête le 25 juillet 2024 après un signalement de la chambre régionale des comptes de Bourgogne-Franche-Comté. L’ancien maire de Besançon, Jean-Louis Fousseret, et son ex-collaboratrice Alexandra Cordier sont accusés de prise illégale d’intérêt et de détournement de fonds publics, notamment concernant l’indemnisation de licenciement d’Alexandra Cordier en 2019.
L’enquête menée par la Division de la Criminalité Organisée et Spécialisée (DCOS) a confirmé les éléments soulevés par la chambre régionale des comptes. De nouveaux faits ont également émergé, notamment des soupçons de travail dissimulé liés aux activités d’Alexandra Cordier en tant qu’agent commercial pour l’agence Stéphane Plaza Immobilier.
Les deux prévenus ont contesté les accusations mais ont été convoqués devant le tribunal correctionnel de Besançon, le 1ᵉʳ octobre 2025 à 13h30. Jean-Louis Fousseret encourt jusqu’à 10 ans de prison, et Alexandra Cordier jusqu’à 5 ans. Une affaire qui secoue la sphère politique locale et pourrait avoir des répercussions importantes.
Le Gouvernement a présenté sa nouvelle feuille de route hydrogène ce jeudi 17 avril, à l’occasion du déplacement, à Allenjoie (25), de Marc Ferracci, ministre de l’Industrie. Il a notamment expliqué que la Région Bourgogne-Franche-Comté accueillera l’école française de l’hydrogène. Ce projet bénéficiera d’une aide de 6 millions d’euros via France 2030.
Autre annonce majeure : une aide exceptionnelle de 100 millions d’euros pour l’entreprise Gen-Hy, permettant d’industrialiser la production d’électrolyseurs fabriquant de l’hydrogène sans matériaux rares. À terme, 350 électrolyseurs sortiront chaque année de l’usine d’Allenjoie, créant 250 emplois.
La famille politique bisontine de droite est en deuil après le décès de l’ancien élu local Pascal Bonnet. Ancien conseiller régional et municipal, il était une figure emblématique de la vie politique locale. Ludovic Fagaut, l’actuel chef de file de l’opposition municipale, lui rend hommage sur ses réseaux sociaux. « Pascal était une mémoire infaillible des dossiers politiques, un homme cultivé et un centriste engagé au sein de l’UDR. Il a joué un rôle clé dans le rassemblement du bloc central et de la droite républicaine dans le département du Doubs» écrit-il.
Dans un communiqué de presse, les Jeunes Socialistes de Besançon saluent la nomination Jean-Sébastien Leuba comme tête de liste pour les élections municipales de mars 2026. Le collectif y voit "une victoire du collectif, de la clarté et de l’intégrité". Selon eux, « Jean-Sébastien Leuba, à la tête de la section locale depuis deux ans, incarne une dynamique engagée depuis 18 mois, marquée notamment par des rencontres politiques ouvertes et une alliance active avec Place Publique ». Ils rappellent que ce rapprochement a permis aux forces de gauche « de se hisser en tête lors de la dernière campagne européenne à Besançon, avec un score supérieur de cinq points à la moyenne nationale ».
Les Jeunes Socialistes ne manquant pas de critiquer certaines déclarations internes qu’ils jugent « contraires à l’esprit collectif », visant notamment Nicolas Bodin, qui a publiquement exprimé son ambition personnelle. "Nous ne nous laisserons pas déstabiliser par des méthodes d’un autre temps", écrivent-ils dans leur communiqué, insistant sur leur engagement aux côtés de Jean-Sébastien Leuba pour "porter haut les valeurs de justice sociale, d’écologie populaire et de démocratie locale".
Marc Ferracci, ministre de l’Industrie et de l’Énergie, se rendra jeudi 17 avril dans le Doubs et le Territoire de Belfort à l’occasion de la publication de la Stratégie nationale hydrogène révisée. Il débutera son déplacement à Allenjoie, sur le site de Gen-Hy, où il présentera la nouvelle stratégie gouvernementale en matière d’hydrogène et annoncera un soutien public exceptionnel de 99,84 millions d’euros dans le cadre de France 2030. Ce site de production d’électrolyseurs innovants vise à positionner la France comme un leader mondial du secteur.
Le ministre poursuivra sa visite à Cravanche, chez INOCEL, pour découvrir l’usine de fabrication de piles à combustible, avant de se rendre à l’Université de Technologie de Belfort-Montbéliard (UTBM), où il échangera avec des étudiants et visitera les laboratoires spécialisés dans les solutions hydrogène.
Une nouvelle mission d’information sénatoriale dédiée à l’intercommunalité a été officiellement lancée mercredi 3 avril, marquant une étape importante pour l’avenir de la gouvernance locale. Le sénateur jurassien Clément Pernot a été élu vice-président de cette mission, fort de son expérience en tant que président d’intercommunalité et du conseil départemental.
Elle vise à auditionner divers acteurs — élus locaux, ministres, experts — afin d’évaluer l’efficacité actuelle des intercommunalités et d’identifier des pistes d’amélioration. « Il est essentiel de dresser un état des lieux précis et de relever les défis qui demeurent », a déclaré Clément Pernot, soulignant l’importance de la coopération entre tous les partenaires concernés.
En visite à Washington, une délégation de sénateurs français veut renforcer les liens transatlantiques. Pendant huit jours, quatre membres du groupe d’amitié France–États-Unis rencontrent leurs homologues américains au Capitole. Objectif affiché : apaiser les tensions commerciales et rappeler l’amitié historique entre les deux pays. À la sortie des échanges, la sénatrice jurassienne Sylvie Vermeillet souligne « des échanges chaleureux » et n’a pas manqué d’offrir un comté, symbole de son terroir ».
Dans un communiqué de presse, le député Laurent Croizier réagit aux décisions prises lors du dernier conseil communautaire, concernant la gratuité partielle des transports en commun. Le parlementaire rappelle que « la gratuité n’existe pas, il y a toujours quelqu’un qui paie ! ». Selon l’élu, le coût de cette décision s’élève « à 2,7 millions d’euros ». Il regrette qu’ « aucune étude ne confirme une demande de gratuité de la part des usagers ». Selon lui, « Le coût de cette décision politique devra être supporté, soit par les usagers, soit par les ménages, soit par les entreprises via la taxe « versement mobilité ». Il juge « ce coût irraisonnable, alors que le contexte est déjà difficile ».
Mr Croizier a fait les calculs. « Ce seront 2,5 millions d’€ de taxes supplémentaires prélevées sur les entreprises, 450.000€ sur l’hôpital Minjoz, 170.000€ sur l’université Louis et Marie Pasteur, 100.000€ sur la ville de Besançon, 38.000€ sur l’association Addsea qui intervient dans le domaine de la protection de l’enfance, 42.000€ sur la Poste qui a déjà des difficultés à maintenir ses bureaux de poste dans les communes ».
Laurent Croizier indique qu’il « ne partage pas cette vision politique qui consiste à proposer toujours plus de dépenses, toujours plus de gratuité, financés par toujours plus de taxes et toujours plus d’impôts ». Et de poursuivre : « La seule dépense utile, sociale et environnementale était d’investir dans l’offre de service au plus près des modes de vie et des habitudes de déplacement des Grands Bisontins ».
Ce samedi 12 avril, une manifestation « pour la défense de l’Etat de droit et de la démocratie » se tiendra à Besançon. Le rendez-vous est fixé sur l’Esplanade des Droits humains. Cette mobilisation fait référence aux récents propos tenus par les élus et cadres du Rassemblement National après les condamnations prononcées par la justice. « Fermement attachés à l’égalité de toutes et de tous devant la loi » les manifestants se rassembleront dans la cité comtoise.