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23h02 : C’est une descente aux enfers pour Julien Odoul et le Rassemblement National. Le parti lepeniste ne termine finalement que 3ème avec « seulement » 23,8% des voix. C’est Gilles Platret qui termine deuxième de peu avec 24,2% des suffrages. Un changement d’ordre sans importance matérielle puisque les deux candidats obtiendront 18 sièges chacun au Conseil Régional, contre 57 pour Marie-Guite Dufay et 7 pour Denis Thuriot.

20h56 : Le taux d’abstention pour ce scrutin dominical reste encore très largement insuffisant. Le  taux d’abstention s’élève à 62,91% en Bourgogne Franche-Comté. Il était de 65,12% au soir du 1er tour.Concernant ce 2è tour, les taux de participation dans le Jura et le Doubs atteignent respectivement 26,49% et 24,68%.

20h48 : Marie-Guite Dufay fait mieux qu'en 2015.Marie Guite Dufay conserve son siège en Bourgogne Franche-Comté. Elle réalise 41,10% des suffrages. Surclassant ses adversaires de droite, Julien Odoul (24,95%), Gilles Platret (24,28%) et Denis Thuriot de la République-En-Marche ( 9,66%). En 2015, alors qu’il s’agissait d’une triangulaire, elle avait obtenu 34,67% des suffrages.

20h05 : La présidente sortante Marie-Guite Dufay a été réélue à la présidence de Région ce dimanche avec 41,1% des voix. Douche froide en revanche pour Julien Odoul. Longtemps annoncé en tête, le candidat du RN ne termine qu'avec 24,9% des suffrages, de peu devant Gilles Platret (LR), troisième avec 24,3%. Denis Thuriot ferme la marche avec seulement 9,7% des votes.

dufay

17h18 : Pour le département du Jura, le taux de participation à 17H00 au scrutin de ce jour est de 27,66 % .Pour rappel, le taux de participation dans le Jura au premier tour du 20 juin dernier, à 17H00, était de 26,49 %

17h17 : Le taux de participation estimé à 17 heures dans le département du Doubs aux élections de ce dimanche est de 26,82 %. Il était de 24,68% dimanche dernier à la même heure.

15h41 : Régionales :  Gilles Platret (LR) prendra la parole à 20h30 ce soir depuis l'hôtel Mercure de Dijon.

PLATRET

15h37 : Régionales : Julien Odoul (RN) fera une déclaration ce dimanche soir à 20h30 depuis l'Hôtel Ibis Styles de Besançon.

 

odoul ricciardetti

12h11 : En Bourgogne-Franche-Comté, à 12h, le taix de participation pour les régionales s'établit à 14,87% ( 21,57% au 2è tour des Régionales en 2015).

12h10 : A 12 h, pour le département de la Haute-Saône, le taux de participation est estimé à 20,10 % (18,99% au 1er tour). À titre indicatif, en 2015, le taux de participation lors des élections régionales, à 12 h, était de 22,45 % en Haute-Saône et de 17,86 % pour les élections départementales

12h08 : Le taux de participation estimé à 12 heures dans le département du Doubs est de 13,77 % (12,87% au 1er tour). A titre indicatif, le taux de participation à 12 heures lors du second tour des élections régionales de 2015 était de 19,85 % dans le Doubs.

12h07 : La participation enregistrée à 12h00 pour le second tour des élections dans le Territoire-de-Belfort s’établit à 14,14 % (12,74% au 1er tour) . Il était de 12,74 % au premier tour.

12h : A 12h, le taux de participation pour le 2è tour d’élections dans le département du Jura est de 15,19%. Il était de 14,90% dimanche dernier.

 

 

 

 

Compte tenu du fort taux d’abstention, il serait périlleux de tirer des conclusions trop rapides. Néanmoins, à l’issue du 1er tour de scrutin de dimanche soir, la situation politique en Bourgogne-Franche-Comté est la suivante :

Régionales :

Marie Guite Dufay, la présidente socialiste est arrivée en tête avec 26,5% des suffrages. Depuis, la liste de l’écologiste Stéphanie Modde (10,3%) l’a rejointe. Les deux candidates, maintenues pour le second tour, ont fusionné leur liste. Julien Odoul et le Rassemblement National (23,1%) sont arrivés en deuxième position. La droite de Gilles Platret (21%), qui s’est associée durant la campagne avec le parti écologiste d’Antoine Waechter et Debout la France de Nicolas Dupont Aignan, se classe troisième. Enfin, la République-En-Marche et Denis Thuriot n’apparaissent qu’en quatrième position (11,6%). Dimanche soir, Marie Guite Dufay avait fait savoir qu’elle ne souhaitait pas fusionner sa liste avec le candidat de la majorité présidentielle.

Départementales :

Dans le Doubs, la droite est arrivée en tête dans dix cantons. La gauche n’a pas flanché dans sept autres territoires. Elle figure en première position dans cinq des six cantons bisontins et Valentigney. Le Rassemblement National s’est imposé dans les cantons d’Audincourt et de Bethoncourt.
Dans le Jura. La droite ne devrait pas être inquiétée. Sur les 17 cantons que comptent le département, elles s’imposent dans 16 cantons. Un seul est, pour l’heure, dévolu à la gauche. Il s’agit de celui de Dole-2. On ne vote pas ce dimanche dans le canton de Champagnole. Les candidats de la droite Eloïse Schneider et Clément Pernot étant arrivés en tête.

Inutile de se plaindre ce soir lorsque nous risquons de découvrir le taux extrêmement haut de l’abstention en France. Comment réussir à passionner et sensibiliser les Français, lorsqu’ils ne sont pas en mesure de pouvoir comparer les professions de foi des candidats ?

Une nouvelle fois encore, à l’occasion de ce 2è tour de scrutin, tous les Français n’ont pas reçu la propagande électorale habituelle dans leurs boîtes aux lettres. Une situation identique c’était déjà produite il y a une semaine. Dans certaines communes, les villageois ont reçu ces documents le lendemain de l’élection lorsqu’ils les ont eus. Ce qui est très utile. Vous en conviendrez.

C’est donc dans ce climat très particulier et cette incompétence notoire que les bureaux de vote ont ouvert leur porte ce matin. Rappelons que dimanche dernier, le Pays a connu un taux d’abstention record, jamais réalisé dans la cinquième république.
En Bourgogne-Franche-Comté, le taux de participation s’est établi à 34,88% pour les élections régionales. Il est de 34,06% dans le Doubs et de 35,53% dans le Jura. Concernant les départementales, le taux de participation est de 34,1% dans le Doubs et de 35,6% dans le Jura.

 


La Préfecture du Doubs peut se montrer rassurante et envoyer tous les communiqués de presse qu’elle veut. Force et de constater que tous les électeurs n’ont pas reçu les propagandes électorales pour le scrutin de ce dimanche dans le département du Doubs. Preuve d’une totale désorganisation, la semaine dernière, dans certains villages, elles sont arrivées le lendemain du scrutin, lorsqu’elles ont été reçues.

Très utile, vous en conviendrez, pour accorder démocratiquement sa voix. Ce samedi, à Amancey, mais d’autres communes sont sans doute dans cette situation, les habitants n’ont pas reçu les professions de foi des candidats.

Face à cette situation, des villageois, pour exprimer leur mécontentement, ont décidé qu’ils n’iront pas voter ce dimanche. « Cette situation est complètement ubuesque » reconnaissent les élus. Difficile de se plaindre que les électeurs se détournent des urnes dans ces conditions inadmissibles, contraires à la vie démocratique d’une grande nation. De plus en 2021.

Pour éviter les désagréments apparus lors du 1er tour des élections régionales et départementales la semaine dernière, la Préfecture du Doubs indique qu’un dispositif spécifique a été mis en place concernant la diffusion de la propagande électorale.  Une supervision de la mise sous pli et de la distribution de ces documents est assurée par la Préfecture du Doubs en lien avec les prestataires et les élus.

Dans le Doubs, la distribution des plis par le prestataire Adrexo se fera en continu jusqu’à samedi 18h afin d’assurer à chaque électeur la réception des professions de foi avant le jour du scrutin. Pas question pour les autorités d’avoir à revivre les ratés de l’acheminement des courriers du 1er tour des régionales.

Ce jeudi avait lieu le dernier conseil municipal avant la rentrée de septembre. Un conseil hautement attendu pour son 58ème et dernier point, à savoir le projet d’aménagement de la 2x2 voies sur la RN57 entre Beure et Micropolis. 

Pour la maire écologiste de Besançon Anne Vignot, ce projet n’est pas en adéquation avec les enjeux environnementaux du 21ème siècle. Malgré son avis et vote défavorable, la décision a bel et bien été adoptée avec 26 voix pour, 21 contre, et 8 abstentions, grâce notamment aux élus du Parti Socialiste, Abdel Ghezali et Nicolas Bodin en tête.  L’édile bisontine explique son choix par des questions écologiques mais également sociales. Elle ne souhaite pas entendre parler du mur de 4m qui serait érigé à Planoise, tout comme son adjoint à la démocratie participative Kevin Bertagnoli, qui n’a pas hésité à le comparer au mur de Berlin. Une comparaison risquée qui n’a pas fait l’unanimité, même au sein de la majorité, puisqu’Abdel Ghezali, socialiste et premier adjoint, lui a rappelé qu’il fallait être attentif et choisir ses mots avec parcimonie.

La RN57 est-elle assez vertueuse de l’environnement ?

C’est la question primordiale ayant façonné le débat d’hier soir. Si les élus EELV se sont farouchement montrés hostiles au projet, les élus socialistes, républicains, et centristes en ont prit la défense. Nathalie Bouvet (MEI) a notamment pris la parole pour avancer des arguments selon lesquels le projet de RN57 serait bel et bien respectueux de l’environnement. Des moyens colossaux seraient notamment déployés pour favoriser les modes de transports doux. Pour Laurent Croizier, président du MoDem du Doubs, les arguments avancés par les Verts ne tiennent pas : « Ce sont des arguments fallacieux. Un quart du budget de 120 millions d’euros est destiné à l’amélioration des modes doux, des transports en commun, à la création de passerelles et de passages de faune. On ne peut pas dire que ce projet n’est pas vertueux de l’environnement ».

Cheval de Troie

Avant ce débat final sur la RN57, la tension était déjà montée d’un cran en milieu de séance. Les oppositions ont vivement critiqué le choix d’Anne Vignot de soudainement re-demander l’appellation « Commune Touristique » pour Besançon. Si les groupes menés par Ludovic Fagaut et Laurent Croizier souhaitent cette labellisation pour des raisons de rayonnement touristique, ces derniers doutent en revanche des enjeux réels que cachent cette décision pour la majorité. Pour ces derniers, l’obtention de cette appellation ne servirait qu’à l’augmentation sous-marine des impôts sur les entreprises via le versement transport. L’obtention de l’appellation « Commune Touristique » permet en effet à la collectivité d’augmenter de 0,2% ce versement transport. Un moyen pour la majorité, selon Ludovic Fagaut, d’aller chercher les 3,5 millions manquants à la gratuité des transports pour les jeunes que souhaite mettre en place Anne Vignot. 

 « Déni de démocratie » 

Ludovic Fagaut, Myriam Lemercier, Laurent Croizier, et Karima Rochdi se sont ainsi succédés en posant la même question à la maire de Besançon : « Augmenterez-vous la taxe de versement transport de 0,2% ? ». Une question qui restera sans réponse d’Anne Vignot, qui invite ses interlocuteurs à reposer cette question lors du conseil d’agglomération de lundi prochain. Une situation inacceptable pour les élus d’opposition qui souhaitaient des réponses afin de conditionner leur vote. 

« On se doit dans une enceinte démocratique d’être clair et transparent sur les intentions des uns et des autres. Ce qui s’est passé est un déni de démocratie ». Laurent Croizier

Ces derniers ont même quitté la salle après un vote « expédié », selon leurs termes, où ils n’ont pas pu exprimer leur contradiction. Une situation gênante même au sein de la majorité, où l’élu socialiste Nicolas Bodin a du prendre la parole pour demander à la maire de suspendre la séance, estimant qu’il était plus que dérangeant de délibérer sur une dizaine de points sans la présence des oppositions. Les élus sont finalement venus se rassoir quelques minutes plus tard, et le point soumis de nouveau au vote en toute fin de séance.

Ce jeudi soir, les élus du conseil municipal de Besançon ont été doublement accueillis. Tout d’abord par des représentants des fonctionnaires des syndicats CGT et SUD venus exprimer leur opposition à la loi des 1607 heures. Cette réforme de la fonction publique, votée en 2019, prévoit, à compter du1er janvier 2022, le retour obligatoire aux 1607 heures annuelles de travail. Pour le syndicat CGT, « son application est une véritable régression sociale contraire aux valeurs portées par les partis politiques dont est issue la majorité municipale ». Et de poursuivre : « cette règle supprime des emplois, dégrade le service public et les conditions de travail ».

L'interview de la rédaction

 

Dans le même temps, les membres du collectif « RN + 5,7° pour une autre mobilité » sont venus dire tout le mal qu’ils pensaient du projet de doublement de la RN57 entre Beure et Micropolis, qui doit être discuté ce jeudi soir. Pour les manifestants, « cette construction va dans le sens de l’aggravation des dérèglements climatiques ». Il est également précisé que le GIEC vient de lancer des cris d’alarme qui montrent qu’il y a urgence à changer la façon de nous déplacer. Ce document expliquerait, selon les manifestants, que le doublement des voies de circulation provoquerait un renforcement du trafic, engendrant des nuisances et de la pollution supplémentaires.

L'interview de la rédaction

Dans un communiqué de presse, Frédéric Barbier, le député du Doubs, indique qu’il appelle « solennellement et sans équivoque à voter lors de ce deuxième tour, pour tous les candidats des forces républicaines, démocrates et de progrès, opposés aux candidats du Rassemblement National que l’on ne voit jamais, qui sont injoignables et qui ne participent à aucune campagne électorale ». « Dimanche mobilisons-nous et faisons le choix de candidats de terrain, attachés aux valeurs de la République et proches des citoyens qu’ils entendent représenter » conclut le parlementaire doubiste.

Les députés La République-en-Marche du Doubs, Fannette Charvier et Eric Alauzet font savoir dans une tribune commune qu’ils soutiennent le projet de dédoublement de la RN 57 entre Beure et Micropolis. Rappelons que le 28 juin prochain, ce projet d’aménagement sera mis au vote lors du conseil communautaire de Grand Besançon Métropole. « Ne pas réaliser cet aménagement serait un renoncement au développement de Grand Besançon Métropole et de l’amélioration de la qualité de vie des Grand Bisontins, autant qu’un renoncement au progrès écologique » écrivent-ils en conclusion.

Les élus bisontins auront droit à un comité d’accueil ce jeudi soir. Le syndicat Sud a décidé d’exprimer son opposition à l’application de la loi sur les 1607 heures. Un rassemblement est prévu à 17h devant la chambre de commerce et d’industrie où se tiendra le conseil municipal. Cette réforme de la fonction publique, votée en 2019, prévoit, à compter du1er janvier 2022, le retour obligatoire aux 1607 heures annuelles de travail.

Pour le syndicat, « L’application des 1607 heures est une véritable régression sociale contraire aux valeurs portées par les partis politiques dont est issue la majorité municipale ». Et de poursuivre : « son application supprime des emplois, dégrade le service public et les conditions de travail ».