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Ce mardi, Anne Vignot organisait sa traditionnelle conférence de presse de pré-conseil municipal. Pour la dernière avant les vacances, le programme s’annonce chargé, avec entre autres l’analyse de l’impact de la crise sur le compte administratif de l’année 2020.

C’est l’heure de faire les comptes à la Ville de Besançon. Jeudi, lors du dernier conseil municipal avant le mois de septembre, l’adjoint aux finances présentera à l’ensemble du conseil municipal l’impact de la crise sanitaire sur le budget de la collectivité. En chiffres, cet impact se mesure à hauteur de 1,14 million d’euros en plus de ce qui était prévu. La Ville avait lors de la présentation de son budget prévisionnel prévu 1 million d’euros pour pallier cela et devra donc trouver des moyens de financer le surplus. Pour entrer dans le détail, l’impact de la crise  au sein de la collectivité se justifie notamment par l’absence de revenus issus des taxes sur les jeux du Casino JOA, par la gratuité des musées, l’exonération des terrasses, ainsi que la location du Kursaal.

La Ville veut questionner les banques

POULIN

Pour trouver des financements, la Ville de Besançon souhaite se doter d’un questionnaire qui sera soumis aux différentes banques. La collectivité recherche une éthique parfaite chez l’institut bancaire qui financera la Ville. Les questions porteront sur la transparence de la banque, sur leurs actions en termes d’environnement (financement d’énergie fossile par exemple), ainsi que sur les actions sociales mises en place au sein de l’entreprise (Lutte contre les discriminations, parité salariale, etc…). Besançon est la première collectivité en France à mettre en place ce type de démarche auprès de ses potentiels partenaires bancaires.

D'autres points abordés

Anne Vignot et ses adjoints ont aussi dévoilé leur stratégie de développement touristique. La Ville, désormais doublement labellisée à l’UNESCO, veut retrouver son statut de « Commune Touristique ». Ce label français reconnu par le préfet, permettrait à Besançon de bénéficier de plus de possibilités et de plus de facilité à l’organisation d’évènements. Dernier point à l’ordre du jour, la RN57, qui défoule les passions politiques depuis maintenant plusieurs années. Sur  ce sujet, il faudra attendre jeudi et le conseil lui-même pour en apprendre davantage, la maire Anne Vignot n’ayant pas souhaité parler de ce dossier.

Alors qu’un accord semblait être trouvé entre  la socialiste Marie-Guite Dufay, arrivée en tête des suffrages à l’issue du premier tour, et Stéphanie Modde, cheffe de file des écologistes ayant rassemblé un peu plus de 10% des voix, on apprend cette après-midi que des divergences concernant le nombre de sièges alloués aux Verts pourrait remettre en cause une alliance qui semblait pourtant acquise. La réponse finale devrait intervenir dans la soirée après le dépôt officiel des listes.

Gilles Platret, le chef de file de la droite aux élections régionales en Bourgogne Franche-Comté est dans le Doubs ce mardi. Ce matin, il visitera Préval Haut-Doubs à Pontarlier, puis il se rendra au marché de Morteau et tiendra une conférence de presse en terre mortuacienne. Mr Platret ira ensuite à Montbéliard. Il terminera ce déplacement par une réunion publique à Micropolis à Besançon.

Marie-Guite Dufay a fait mentir les sondages et celles et ceux qui pensaient qu’elle menait le combat politique de trop. Dimanche, au soir du 1er tour des élections régionales, dans un contexte politique très particulier, avec une abstention record ( 65% en Bourgogne-Franche-Comté, la présidente socialiste sortante du Conseil Régional de Bourgogne Franche-Comté, est arrivée en tête du scrutin, avec 26,4% des suffrages. Devançant ainsi le Rassemblement National (23 ,2%), les Républicains (21,1%), la république en Marche (11,6) et les écologistes (10,3%)

Cette performance a permis à Mme Dufay de mettre tout le monde d’accord dans son propre camp. Si elle n’était pas parvenue à rassembler complétement avant dimanche soir, elle vient de transformer l’essai. Après six heures de négociation à Dijon dans la nuit de dimanche à lundi,  Marie-Guite Dufay et Stéphanie Modde se sont retrouvées et fusionnent leur liste.  « Je suis en mesure de conduire une liste qui a deux piliers. Le pilier social, autour des questions d’emploi et de formation, avec l’appui très fort du Parti Communiste, et les questions écologiques de demain, avec le pôle écologiste qui apportera son expertise et sa capacité d’accélération des politiques que nous avons déjà menées » précise Mme Dufay.

Une quadrangulaire

C’est donc une quadrangulaire qui sera proposée aux électeurs bourguignons et francs-comtois ce dimanche. Le Rassemblement National et Julien Odoul seront au rendez-vous, tout comme la droite très élargie de Gilles Platret et Denis Thuriot de La République-en-Marche, que la présidente sortante a très vite sorti de ses plans.

Alexandra Cordier prépare les futures élections municipales. Suite à son expérience de l’an dernier, l’ancienne attachée de presse, a appris de l’expérience vécue lors de la dernière campagne électorale. Ancienne attachée de presse de Jean-Louis Fousseret, passionnée par la vie publique et désireuse de contribuer au développement et au rayonnement de la ville de Besançon, elle a décidé de préparer dès maintenant l’élection 2026. Cependant, pas question de partir seule. Elle peut compter sur les 55 colistiers engagés à ses côtés depuis un an. Un collectif solide qu’elle compte bien agrandir et enrichir.

Certes la route est encore longue, mais il est important de se projeter d’ores et déjà dans une réflexion et une démarche collective pour faire naître des projets. L’objectif est bien entendu d’ouvrir cette réflexion à la population la plus large. « Nous devons être capable de parler et d’intéresser les 70% d’abstentionnistes qui ne croient plus en la vie publique et ses acteurs » explique Alexandra Cordier. L’objectif est clairement annoncé : « faire grossir les rangs » pour faire émerger des idées, des pensées et des initiatives nouvelles. Alexandra Cordier en est convaincue, c’est en impliquant la population que cette dernière aura envie de se mobiliser et ne se détournera plus de la chose publique.

Tout le monde est le bienvenu. A l’exception des extrêmes de droite et de gauche, invitées à rester chez elles. En septembre prochain, Alexandra Cordier lancera son Think Tank bisontin. Un moyen de sensibiliser et d’informer le plus grand nombre sur les intentions et les ambitions de celle qui n’a pas dit son dernier mot.

Alors que les pires records possibles semblaient avoir été atteints lors des dernières élections municipales de 2020, les élections régionales et départementales 2021 ont établi de nouveaux tristes standards en termes d’abstentionnisme. À l’échelle nationale, c’est près de 7 français sur 10 qui ne se sont pas rendus dans les bureaux de vote ce dimanche. Ras-le-bol général, manque de confiance envers la classe politique, ou encore désintérêt total de la jeunesse, les causes ne manquent pas. Retour sur une catastrophe démocratique 

Les crises sociales s’accumulent au fil des mois. Avant l’épisode COVID-19, le président de la République Emmanuel Macron a du faire face à la crise des gilets jaunes. Un symbole du ras-le-bol général du peuple, et de la défiance de ce dernier envers la classe politique. Si les français se désintéressent de la politique, c’est chez les jeunes que le constat est le plus alarmant. 82% d’abstention chez les 18-35 ans et 84% chez les 18-24 ans. Le timing et l’organisation de ces élections peuvent également être un facteur de l’abstention record. De nombreuses personnes n’étaient pas au courant qu’il s’agissait d’une double élection (Régionales / Départementales), et quelques jours seulement après le déconfinement, la tête des français était peut-être ailleurs.

Hier, la présidente sortante de BFC Marie-Guite Dufay qualifiait de « catastrophe démocratique », le taux d’abstention anormalement élevé. Un constat juste qui manque cependant de remède. Alors que faire, pour redonner gout à la politique et au vote ? Plusieurs pistes sont évoquées, certains souhaitant faire du vote un devoir obligatoire et non un droit. D’autres estiment que le salut passe par la pédagogie avec de l’instruction civique dédiée dès le collège ou le lycée. Enfin, le vote électronique apparait comme une solution viable et plus simple que le traditionnel déplacement dans les urnes.

Ce lundi après-midi, à 14h, Marie-Guite Dufay, la présidente socialiste sortante du Conseil Régional de Bourgogne-Franche-Comté, et Stéphanie Modde, la chef de file écologiste, tiendront  une conférence de presse commune. Elle se tiendra à Dijon.

Sans aucune surprise, les deux candidates devraient annoncer la fusion de leur liste pour le second tour. Un accord a été trouvé au petit matin, après une longue nuit à négocier, notamment concernant les postes attribués aux écologistes sur la nouvelle liste.

Rappelons que Marie Guite Dufay est arrivée en tête du 1er tour dimanche soir avec 26,45% des voix. Stéphanie  Modde est cinquième avec 10,33% des suffrages.

Le deuxième tour des élections régionales et départementales se déroulera ce dimanche 27 juin. Pour l’heure, en raison d’un très fort taux d’abstention, très peu de candidats ont décroché la victoire.

Rappelons, par exemple, que pour les départementales, les candidats doivent obtenir la majorité absolue, mais aussi, 25% des suffrages des inscrits dans leur canton. Ce qui n’a pas été souvent le cas.

A Champagnole, Clément Pernot et Eloïse Schneider, seuls candidats en lice sur leur territoire, ont réussi à atteindre ce deuxième objectif. Satisfait de cet épilogue, le président LR sortant du conseil départemental du Jura s’est empressé de saluer ses concitoyens via sa page Facebook.

Ce lundi matin, Denis Thuriot le candidat de la majorité présidentielle aux élections régionales en Bourgogne Franche-Comté a annoncé qu’il se maintenait au second tour, qui se déroulera dimanche prochain. « Nous constatons le refus de la Présidente sortante de constituer un arc politique républicain, préférant le sectarisme d’un accord rétréci avec les communistes et les verts » écrit-il. Et de conclure : « Nous rejetons bien évidemment les extrémistes des droites ». Un moyen de signifier qu’aucune fusion n’est envisagée avec les listes de droite de Gilles Platret et du Rassemblement National de Julien Odoul.

Tout est encore possible pour Gilles Platret, le chef de file de la droite aux élections régionales en Bourgogne-Franche-Comté. Ce dernier n’a pas dit son dernier mot et entend bien batailler dur pour aller chercher les électeurs qui se sont abstenus. Rappelons que les scrutins de ce dimanche ont réalisé les pires scores en termes de participation à des élections sous la cinquième République. Sept électeurs sur dix ne se sont pas déplacés pour aller voter.

S’il annonce aucune fusion de sa liste avec d’autres candidats, Gilles Platret prévient qu’il ira chercher toutes les voies qui lui donneront la victoire finale. Il explique que compte tenu de l’abstention et du faible écart de voix entre les candidats, le sacre est possible. C’est la raison pour laquelle dès ce dimanche soir, le Maire de Chalon-sur-Saône a fait connaître aux rédactions ses premières destinations sur le terrain.