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Dans le cadre du nouveau Contrat de Ville du Grand Besançon 2025-2030, une série de rencontres publiques « Parlons projet de quartier » se poursuit jusqu’à début juillet. Objectif : présenter les projets, écouter les habitants et co-construire des actions concrètes dans les domaines essentiels tels que l’éducation, l’emploi, le logement, la santé ou encore la sécurité. L’État, la Ville, Grand Besançon Métropole et leurs partenaires unissent leurs efforts pour améliorer le cadre de vie dans les quartiers prioritaires. Des ateliers thématiques sont organisés dans chaque secteur concerné. Prochaine étape : Hauts de Saint-Claude, mardi 24 juin à 18h à la salle Arnoux.

Dates et lieux des prochaines rencontres « Parlons projet de quarter » (ateliers)

Hauts de Saint-Claude : Mardi 24 juin 2025 à 18h00 — Salle Arnoux — Complexe sportif des Torcols, 3 chemin des Torcols (Insertion Emploi, accompagnement à la scolarité).

Clairs-Soleils Vareilles : Mardi 1er juillet 2025 à 18h00 — Centre Martin Luther King, 67 rue de Chalezeule (Réussite éducative, prévention jeunesse) ;

Battant : Mercredi 2 juillet 2025 à 18 h 30 (lieu à préciser) (Santé mentale, prévention et lutte contre les addictions).

Orchamps Palente : Jeudi 3 juillet 2025 à 18h00 — Salle Jean Zay, 97 rue des Cras (Solidarités et Tranquillité publique)

Clairs-Soleils Vareilles : Mardi 1er juillet 2025 à 18h00 — Centre Martin Luther King, 67 rue de Chalezeule (Réussite éducative, prévention jeunesse)

Montrapon et Planoise : les réunions ont déjà eu lieu.

Ce lundi soir, contrairement à ce que nous avions écrit, la Ville de Besançon déploiera le drapeau palestinien, non pas  sur la façade de l’hôtel de ville, mais sur l’esplanade des Droits de l’Homme,  en signe de solidarité avec le peuple palestinien. Une initiative hautement symbolique, mais aussi controversée, alors que la question de la présence de drapeaux étrangers dans le domaine public  divise élus et autorités.

Un geste politique ou un acte de solidarité ?

Si le drapeau palestinien n’apparaîtra pas sur la façade de la mairie, la municipalité bisontine emboîte le pas à d'autres communes françaises, telles que Saint-Denis et Gennevilliers, qui ont récemment affiché le drapeau palestinien sur leur fronton. À l’inverse, la mairie de Nice avait choisi, elle, de hisser le drapeau israélien. Dans tous ces cas, les préfectures locales ont réagi en demandant le retrait des drapeaux, invoquant le principe de neutralité des services publics. Refus catégorique de la part des élus concernés.

Alors, que dit le droit ?

A Besançon, une nouvelle fois encore, le contexte est différent. En principe, les maires ne sont pas autorisés à faire flotter un drapeau étranger ou à caractère politique sur un bâtiment public, rappelle une jurisprudence du Conseil d’État de 2005. À l'époque, la commune de Sainte-Anne (Martinique) avait pavoisé sa mairie d’un drapeau indépendantiste. Le Conseil d’État avait alors rappelé qu’en dehors du drapeau français, européen ou local, aucun autre emblème ne peut orner les façades des bâtiments publics.

L’affaire Gilles Platret : la justice retoque le retrait d’un drapeau palestinien

À Chalon-sur-Saône, le maire Gilles Platret (LR) avait pris un arrêté interdisant la présence du drapeau palestinien dans l’espace public. Le tribunal administratif de Dijon a annulé sa décision, estimant que ce retrait portait atteinte à la liberté d’expression des personnes  à l’origine de cette initiative. Une jurisprudence qui renforce l’argumentaire des élus favorables à l'affichage du drapeau palestinien, en suggérant que le principe de neutralité ne doit pas conduire à censurer systématiquement les marques de solidarité.

Une jurisprudence fluctuante depuis la guerre en Ukraine

Mais depuis le début du conflit en Ukraine, ce principe connaît une application plus souple. De nombreuses mairies françaises ont hissé le drapeau ukrainien, sans réaction immédiate des préfectures. Le tribunal administratif de Versailles a même validé cette pratique en 2023, estimant qu’il ne s’agissait pas d’un message politique, mais d’un acte de solidarité internationale, donc juridiquement tolérable.

C’est précisément cet argument que les maires de Saint-Denis, Gennevilliers et désormais Besançon, sous une autre forme,  brandissent. Le maire de Gennevilliers a adressé une lettre au préfet, affirmant son refus de retirer le drapeau palestinien et dénonçant un "deux poids, deux mesures" dans l’application de la règle.

Le groupe d’élues S’Unir pour Besançon, via l’écrit de Karima Rochdi  (Horizons) et Agnès Martin (Renaissance),  exprime son soutien à Benoît Cypriani, adjoint à la sécurité de la Ville de Besançon, agressé physiquement, vendredi soir, lors de la tenue d’un débat public, avec Marine Tondelier, la secrétaire nationale d’Europe Ecologie Les Verts à Besançon. Dans un communiqué, elles dénoncent une atteinte inadmissible à un élu républicain : « Le désaccord se dit, se débat, mais ne doit jamais dégénérer en insulte ou en violence physique. ».

Au-delà des clivages, elles appellent à défendre la démocratie locale et la liberté d’expression, essentielles au vivre-ensemble et au respect du pacte républicain. Néanmoins, les élus locaux et leurs soutiens ne sont-ils pas responsables de ce comportement délétère et gravissime ? Les commentaires qui apparaissent dans sur leurs réseaux sociaux et leur appel au clivage, et parfois à la détestation, sont autant de comportements qui ne facilitent pas l’instauration d’un climat apaisé. Ils ont la responsabilité de ce qu'ils acceptent ou pas. 

Julien Odoul, président du groupe Rassemblement National au Conseil régional de Bourgogne Franche-Comté, réagit vivement à l’annonce de la démission prochaine de Marie-Guite Dufay, à la tête de la région depuis 17 ans. Il dénonce un « bilan calamiteux » marqué selon lui par le déclin économique, la fuite des jeunes, la désindustrialisation et une gestion jugée idéologique. Pour lui, cette démission n’est qu’une « désertion » orchestrée pour éviter une défaite électorale en 2028. Il appelle à une véritable alternance, incarnée selon lui par le Rassemblement National.

Le Mouvement Franche-Comté s’oppose fermement à l’idée qu’un Bourguignon puisse succéder à Marie-Guite Dufay à la présidence de la région. Selon le mouvement, Mme Dufay, franc-comtoise et élue du Doubs, représentait le dernier symbole d’une identité comtoise affaiblie depuis la fusion avec la Bourgogne.

Confier l’exécutif régional à un élu bourguignon, dans une assemblée déjà majoritairement bourguignonne, serait « démocratiquement malsain ». Le Mouvement rappelle que « l’article 360 du code électoral prévoit qu’en cas de démission, le suppléant doit provenir de la même liste départementale. Dès lors, tout autre scénario serait perçu comme illégal et vécu comme une trahison par les Franc-Comtois ».

Après plus de 30 ans d’engagement politique, Marie-Guite Dufay (PS) annonce son départ de la vie politique. Présidente de la Région Bourgogne Franche-Comté depuis 2016, elle démissionnera cet été, deux ans avant la fin de son mandat, pour "laisser la place à la relève".

Âgée de 76 ans, elle justifie ce choix par la volonté de préparer l’avenir et de mettre son successeur dans les meilleures conditions avant les élections régionales de 2028. Le 4 juillet 2025, la majorité régionale élira son successeur entre Nicolas Soret et Jérôme Durain. Le nouveau président prendra ses fonctions en septembre.

Entrée en politique en 1989 à Besançon, Marie-Guite Dufay a gravi les échelons avec constance : vice-présidente de la Région Franche-Comté en 2004, présidente en 2008, puis à la tête de la grande région fusionnée depuis 2016. Figure respectée, elle s’est imposée par son travail et son engagement de terrain.

La fédération jurassienne du Parti socialiste rend hommage à Marie-Guite Dufay, qui quittera ses fonctions de présidente de la Région Bourgogne-Franche-Comté en septembre prochain. Figure incontournable de la vie publique régionale, elle est saluée "pour son engagement social, écologique et en faveur de la jeunesse". « Une femme d’exception, de conviction et de dialogue », souligne Willy Bourgeois, Premier Secrétaire fédéral de la fédération du Jura, évoquant un legs politique tourné vers l’avenir.

Ce vendredi 20 juin, Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes, sera à Besançon pour un débat inversé intitulé « L’écologie, trop importante pour être confiée aux Écologistes ? ». La rencontre, ouverte au public, se tiendra à 20h30 à la salle Jean Zay (77 rue des Cras), en présence notamment de Dominique Voynet, Anne Vignot et Anthony Poulin. Un moment d’échange citoyen autour des enjeux écologiques actuels.

Ce jeudi soir, les  militants socialistes du Grand Besançon ont massivement soutenu Joachim Taïeb, élu Secrétaire de section, et Jean-Sébastien Leuba, nouveau Premier Fédéral du PS du Doubs. Ils ont respectivement obtenu 90 % et 98,33 % des voix à Besançon.

Selon les résultats communiqués par le parti, Jean-Sébastien Leuba « s’impose largement à l’échelle fédérale, recueillant plus de 94 % des suffrages dans des bastions clés : Audincourt, Baume-les-Dames, Montbéliard ».

La députée jurassienne centriste Danielle Brulebois a voté en faveur du projet de loi portant sur la simplification de la vie économique, un texte très attendu par les entreprises jurassiennes. Elle a vu plusieurs de ses amendements adoptés, notamment pour renforcer la protection des consommateurs face au renouvellement automatique des contrats d’assurance, simplifier l’accès des PME/TPE à la commande publique, ou encore faciliter les projets industriels créateurs d’emplois comme l’extension de Smoby à Arinthod. Ce texte, bien que perfectible, selon la députée, « marque un pas vers un environnement plus lisible et favorable à l’innovation locale ».