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La 8ème manche de la Coupe du monde de cyclo-cross est organisée dans le Doubs, ce dimanche 28 novembre, sur le site du complexe sportif Michel Vautrot à Besançon. Les meilleurs coureurs de la discipline vont s’affronter sur un circuit qui s’annonce spectaculaire grâce aux conditions météorologiques.

 

Une première dans la cité comtoise

Pour la toute première fois la Coupe du Monde Cyclo-cross UCI vient à Besançon. Le site du complexe sportif Michel Vautrot est reconnu pour être un circuit des plus exigeants, c’est le terrain de jeu idéal (escaliers, buttes et dévers…) pour cette discipline particulièrement spectaculaire qu’est le cyclo-cross. Les meilleurs spécialistes de la discipline sont attendus ce dimanche 28 novembre, avec deux épreuves destinées aux Juniors le matin, puis la course Élite Femmes (13h40), avant la catégorie Élite Hommes (15h05).

 

Une météo propice au spectacle

Selon les dirigeants de l’AC Bisontine, structure organisatrice de cette manche de cyclo-cross, « pour un beau spectacle, il faut de la pluie ». La Malcombe, réputée pour être souvent gorgée d’eau, devrait proposer un spectacle d’envergure, avec des émotions et des rebondissements au vu des conditions météorologiques annoncées ce week-end. « On a une météo humide, ça va glisser, on va avoir des chutes, ça va être très spectaculaire ! » confie Romuald Lefèvre, coordinateur général. Les spectateurs situés au milieu du site auront une vue d’ensemble sur ce parcours de 3km, à condition d’être équipés du pass sanitaire. Toute personne présente de plus de 12 ans à l'événement devra être en possession d'un pass sanitaire valide pour assister à l’événement.

 

Parmi les grands noms ayant marqué cette discipline :

Peter Sagan : vice-champion du monde Juniors 2008
Julian Alaphilippe : 2 fois champion de France, et vainqueur de deux manches de Coupe du Monde (Juniors et Hommes)
Wout Van Aert : triple champion du monde en 2016, 2017 et 2018.
Mathieu van der Poel : quadruple champion du monde en 2015, 2019, 2020 et 2021

Le 18 octobre 2021, le président de la République a lancé les Etats généraux de la justice. La démarche répond à la demande de la première présidente et du procureur général de la Cour de cassation, préoccupés par les attaques répétées contre la justice. Les citoyens, partenaires et professionnels de la justice sont invités à participer à ces Etats généraux pour débattre des questions essentielles en matière de justice, de sa place au sein de notre société, de son fonctionnement et de la qualité du service qu’elle apporte.

La Cour d’appel de Besançon invite aux réflexions et propositions : « La justice est l’affaire de tous et n’intéresse pas seulement les professionnels qui lui permettent d’être rendue ». Au terme de ces échanges menés dans toute la France, un comité des Etats généraux de la justice présentera ses propositions au président de la République en février 2022.

 

Nathalie Depley-Corbeaux, première présidente de la Cour d’appel de Besançon, et Christophe Barret, procureur général près la Cour d’appel :

Le 31 décembre 2019, la fourrière municipale a été incendiée par un commando armé, causant la destruction de 168 véhicules et endommageant sérieusement les bâtiments environnants. Moins de deux ans après cet acte criminel, le procès s’est tenu ce mercredi, devant le tribunal correctionnel de Besançon. Sept hommes ont été appelés à comparaître à la barre, mais seulement six se sont présentés. Le juge a prononcé des peines allant de la relaxe à 8 ans de prison ferme. Cinq des prévenus ont écopé de peines d'emprisonnement. Les deux hommes suspectés d’avoir acheté l’arme et participé au commando ont été relaxés de l’ensemble des faits. L’un d’eux, mis en examen dans une autre affaire, reste en détention. Le parquet a annoncé qu’il fera appel de cette décision.

 

De la relaxe à 8 ans de prison ferme

 

Mohamed Mordjane (absent au procès) : 8 ans de prison et une interdiction de paraître en Franche-Comté durant 5 ans.


Samy Khaldi : 5 ans de prison dont 24 mois avec sursis probatoire et une interdiction de paraître en Franche-Comté durant 3 ans.


Oualid Ait Ali Ouhaddou  : 3 ans d’emprisonnement dont 18 mois avec sursis probatoire et une interdiction de paraître dans le Doubs durant 2 ans.

 

Yacine Bibes : 2 ans de prison dont 12 mois assortis d’un sursis probatoire.

 

Un autre ayant joué un rôle secondaire a été condamné à 18 mois dont 12 mois assortis d’un sursis probatoire.

 

Les deux hommes suspectés d’avoir acheté l’arme et participé au commando ont été relaxés de l’ensemble des faits. L’un d’eux, mis en examen dans une autre affaire, reste en détention.

Ce mercredi 24 novembre 2021 s’ouvrait le procès des sept responsables présumés de l’incendie de la fourrière municipale de Besançon. Six hommes âgés de 20 à 28 ans s’expliquent depuis ce matin devant le tribunal correctionnel pour les faits qui remontent au 31 décembre 2019. Une voiture avait été incendiée dans le souterrain pour dissimuler des preuves, et le feu s’était propagé en brûlant plus de 160 véhicules et endommageant les bâtiments alentours. Sur les sept bisontins mis en examen pour dégradation par incendie et association de malfaiteurs, trois sont en détention provisoire et trois comparaissent libres, sous contrôle judiciaire. Le 7ème, un dolois, l'aîné de la bande, soupçonné d’être le donneur d'ordre, est toujours en fuite. Ce mercredi matin, 5 des prévenus ont été entendus, mais ils ne donnent que très peu d’éléments concernant leur implication dans cette affaire. Ils ne reconnaissent que très partiellement les faits qui leur sont reprochés, et l'un d'entre eux nie en bloc sa participation même si certains éléments probants lui sont soumis. Les autres indiquent avoir été forcés et contraints de participer de près ou de loin à ce commando incendiaire, en échange d’une certaine somme d’argent, et pour éviter toutes représailles à leur encontre ou celle de leur famille. Cet après-midi les enquêteurs de personnalité viendront détailler le profil de ces prévenus. La décision concernant leur avenir sera connue ce soir. Ils encourent jusqu’à 10 ans d’emprisonnement. 

Sur les sept responsables présumés de l’incendie de la fourrière municipale de Besançon à Planoise, six étaient dans la salle d’audience ce mercredi matin. Trois dans le box des accusés, et trois autres qui comparaissent libres, sous contrôle judiciaire. En face, parmi les parties civiles, sont représentées : le Grand Besançon Métropole, la SAS Juliano Intermarché, le magasin Phnom Penh, la mairie de Besançon, ainsi qu’une vingtaine de victimes comparantes. Peu après l’ouverture de l’audience, alors que le juge énonce les faits reprochés aux prévenus, il s’interrompt en prononçant un premier avertissement solennel afin d’atténuer les bavardages s’élevant dans la salle d’audience, tout en rappelant que les débats doivent se dérouler dans un calme et une sérénité totale pour le bien de tous.

Un des responsables présumés qui comparaît libre, sous contrôle judiciaire, est le premier à se présenter à la barre. Ce dernier est notamment suspecté d’être allé repérer le véhicule, en l’occurrence la BMW X6 dans la fourrière, accompagné de « Trévor », un mystérieux individu capuché, les jours précédant l’incendie. Très vite, le prévenu réfute toute implication avec cette affaire, et indique au tribunal qu’il est simplement « allé chercher sa voiture, une Peugeot 206, qu’il n’a pas trouvé ». Etienne Manteaux, le procureur de la République de Besançon, interroge ensuite le suspect sur la somme de 12.820€ retrouvée en liquide à son domicile, tout comme des résidus de poudre qui ont été prélevés sur les manches de sa veste. Le prévenu maintiendra sa version, et niera toute implication. C’est ensuite Yacine Bibès, étant arrivé dans la salle en cours d’audience à la stupeur de tous, qui s’approche de la barre. Ayant prévenu son avocat qu’il ne pourrait comparaître en raison de son état de santé, d’un teint pâle et toussotant, le prévenu se présente tout de même face au juge. Très vite, le procureur de la République Etienne Manteaux se lève, inquiet de l’état de santé du jeune homme dans ce contexte de crise sanitaire, inquiet pour le nombre de personnes présentes dans la salle d’audience, et suggère qu’il quitte la salle, lui indiquant d’aller se faire tester, avant de revenir plus tard dans l’après-midi.

Samy Khaldi est le troisième de la bande à prendre la parole, depuis le box des accusés. Il commence dans un premier temps par excuser ses actes. « Je ne veux pas avoir de problèmes, je dirai ce que moi j’ai fait » indique celui qui est suspecté par les enquêteurs d'être à la tête du commando du 31 décembre 2019. Selon les éléments de l’enquête, il serait aussi celui qui a rempli le jerrican d’essence, ayant servi à incendier la BMW X6 de la fourrière municipale. Ne répondant que vaguement et tentant de contourner certaines questions qui lui sont posées, le prévenu explique avoir accepté une certaine somme d’argent, environ 400€, afin de participer à ce commando. Il indique ensuite ne pas « avoir eu le choix, par peur des représailles, et ne voulant pas se mettre en danger, ni lui ni sa famille ». Ait Ali Ouhaddou, le quatrième prévenu, s’exprime à son tour depuis le box des accusés. S’exprimant de manière confuse, et laissant parfois la conversation en suspens par de longs moments de silence, il justifie sa présence dans la fourrière le jour de l’incendie, parce qu’il devait récupérer « des affaires dans la voiture d’un ami ». Devant les questions du juge insistant sur son rôle qui aurait été d’ouvrir la porte à ses compères cagoulés, il confie, comme tous les autres prévenus, avoir été forcé d’accepter une certaine somme d’argent, au risque de subir des représailles, tout comme sa famille. « On m’a fait comprendre que je n’avais pas le choix », explique t-il. Le cinquième prévenu, incarcéré depuis maintenant 2 ans, se lève à son tour depuis le box des accusés. Il explique être celui qui a acheté trois pistolets à grenaille « pour rendre service » et que son commanditaire lui aurait indiqué de garder la monnaie. Ces armes sont celles qui ont servi à menacer les gardiens de la fourrière. Devant l’appât de gain conséquent, il aurait accepté « sans réfléchir ». Alors qu’il était en voiture, il aurait croisé le dernier membre de la bande, le sixième prévenu, et l’aurait inclus dans cette mission, lui promettant aussi un billet si ce dernier présentait sa carte d’identité lors de l’acquisition des armes. Ce dernier, lors de son échange avec le juge, regrette avoir fait l’erreur « de donner ses papiers d’identité ». Il poursuit en indiquant avoir « été exemplaire en prison, et avoir beaucoup travaillé ». « Aujourd’hui j’avance dans la vie, je suis en formation. Je suis conscient de l’erreur que j’ai commise, et je veux juste aller de l’avant ».

Cette après-midi, des enquêteurs ont détaillé le profil de ces jeunes hommes devant le tribunal. Le procureur de la République de Besançon Etienne Manteaux devrait prononcer ses réquisitions en fin d’après-midi. Les prévenus risquent jusqu’à 10 ans de prison pour dégradation par incendie et association de malfaiteurs. La décision finale devrait être connue en début de soirée.  

La tournée « Nos quartiers ont de la gueule » a été lancée vendredi dernier à Montreuil par le collectif « Pas sans nous ». Son objectif est d’aller à la rencontre des habitants des quartiers populaires jusqu’en mars pour recueillir leurs doléances avant l’élection présidentielle de 2022. Un manifeste établissant un compte-rendu de ce tour de France sera publié le 12 mars à Paris afin d’alerter les politiques et futurs candidats à la présidentielle.

 

Redonner la parole aux quartiers

 

Une petite dizaine de membres du collectif « Pas sans nous » étaient rassemblés ce mardi matin devant le centre Nelson Mandela, à Planoise. Leur objectif : interpeller les habitants de ce quartier afin qu’ils remplissent un questionnaire qui portera leur parole dans un manifeste remis aux politiques en mars prochain. Sous les yeux parfois suspicieux des passants, la bonne humeur et l’affabilité du collectif, ainsi qu’un café revigorant dans une matinée glaciale, réussissent à attirer quelques badauds. « Les gens sont très réceptifs, très honnêtement, mais avec beaucoup de méfiance. Ce qui est normal, il faut d’abord dire que nous ne sommes pas un parti politique, qu’on ne marche pas pour un candidat. Mais les gens ont des choses à dire. On ne leur donne pas suffisamment la parole, et c’est une opportunité qu’on leur donne » confie Sabrina Drljevic-Pierre, secrétaire au sein de l’association. « Ce sont des gens de tout âge, on a des enfants de 8 ans qui ont rempli le questionnaire, mais aussi des personnes jusqu’à 80 ans. Les gens sont intéressés. Même s’ils sont un peu désespérés et que derrière ils ne pensent pas que cela aboutira, ils voient ça comme une opportunité, et ils jouent le jeu » poursuit-elle.

 

« On en a marre qu’on parle à notre place »

 

Besançon est une des 40 étapes de ce tour de France, qui a commencé le 29 octobre à Montreuil. Bien que la première étape se terminera le 6 décembre, il y aura tout de même une date en au cours de ce mois, et ensuite la tournée reprendra sur tous les week-ends de janvier jusqu’à mars. De nombreuses personnes sont représentées au sein de cette tournée « Nos quartiers ont de la gueule », dont un certain nombre d’associations de quartiers, mais aussi des collectifs, des habitants, tout comme des chercheurs. « L’idée est de rassembler le plus de monde possible pour parler des quartiers, parce qu’on en a marre qu’on parle à notre place. On est tout à fait en mesure de parler pour nous-même et de nous représenter. Notamment auprès des politiques et dans les médias. Ces quartiers sont délaissés d’une certaine façon, et en même temps on s’y intéresse beaucoup, mais peut-être pas la bonne façon. Parce que justement, on ne le fait pas avec les habitants. Et comme on a l’habitude de le dire, ce qui se fait sans nous se fait contre nous » souligne Sabrina Drljevic-Pierre.  

En vue de la journée internationale contre les violences faites aux femmes du 25 novembre, une œuvre qui a vocation à interpeller et sensibiliser les passants a été installée sur la vitrine de la maison Victor Hugo, à Besançon. Il s’agit d’un grand « NON » qui s’affiche sur la vitrine.

 

Cette création éphémère réalisée par Caroline Pageaud, une artiste bisontine, est accompagnée d’un recueil de témoignages de travailleuses sociales. Elle est en lien avec la journée internationale des violences faites aux femmes et fait également écho à l’exposition temporaire de la maison Victor Hugo « Ni courtisane, ni ménagère. Victor Hugo et le droit des femmes ». Contactée par surprise par la direction historique du patrimoine qui lui a demandé d’interpréter une œuvre sur le thème de la violence faite au femme et armée de son PoSCa, un marqueur de peinture à base d’eau et de pigments inaltérables, s’effaçant très facilement sur le verre, Caroline Pageaud a réalisé son œuvre en une journée. Une œuvre qui n’est qu’une petite partie d’une collaboration plus large. « J’ai aussi réalisé un livret qui fait beaucoup de médiation autour de l’œuvre et de la prévention au sujet des violences. Ça m’a pris un mois et demi parce que j’ai rencontré des travailleuses sociales de structures hébergeantes » précise Caroline Pageaud.

 

« Il s’agit d’un écrit de 3 lettres « NON », qui interpelle les gens dans la rue. Ces 3 lettres affirment quelque chose qui nous concerne tous et un sujet qu’il faut aborder. Avec ce mot-là, on commence à lutter, on commence à dire des choses »

 

A l’intérieur de ce « NON », il y a aussi une autre phrase, un autre niveau de lecture proposé aux passants. « Le NON est assez impactant, gros, écrit à la manière d’un graffiti, et à l’intérieur il y a écrit « C’est s’aimer ». Une petite phrase qui ouvre au débat, qui explique un peu que la première chose à dire c’est non, pour ensuite accéder à peut-être un peu plus d’amour propre et de confiance en soi pour ces femmes qui sont victimes et qui doivent dire stop » confie Caroline Pageaud. Cette composition est d’autant plus significative qu’elle se situe sur la vitrine de la maison de Victor Hugo, défenseur des femmes, dénonçant à l’époque l’injustice faite aux femmes, à qui la société ne reconnaissait aucun droit, ni privé ni social, et n’offrait aucune protection. « Ça a du sens de dire non. C’est un homme qui a su dire non à son époque, ça a bien plu et ça coïncidait aussi avec la maison de Victor Hugo, qui y voit aussi beaucoup d'écho avec cet homme » souligne l’artiste bisontine.  

Depuis quelques semaines, un point de deal de la Rue Van Gogh se trouvait dans le collimateur des forces de police bisontine. Ce lieu de transactions illicites a fait l’objet d’une opération de police minutieusement organisée ce mercredi 17 novembre. Au cours de celle-ci, les policiers du intervenaient aux côtés des enquêteurs de l’unité des stupéfiants de la Sûreté Départementale mais également des effectifs de la BAC et de l’unité cynophile stup’ du Service de Voie Publique.

Deux consommateurs ont été interpellés après avoir acquis des bonbonnes de cocaïne. Au même moment, le dealer a pris la fuite avant d'être rattrapé par les policiers dans les étages d'un l'immeuble. Le guetteur n’échappait pas au dispositif et était à l’instar des trois autres personnes interpellées, placé en garde à vue. La perquisition d’un logement de la rue Van Gogh identifié par le chien de recherche spécialisé de l’unité cynophile permettait de saisir 954 grammes de résine de cannabis sous forme de barrettes, 48 grammes de cocaïne et 88 grammes d’herbe de cannabis. Les deux consommateurs font l’objet d’une ordonnance pénale. Le dealer et le guetteur, âgés tous deux d’une vingtaine d’années, déjà connus des services de police, ont été présentés devant la justice ce vendredi après-midi dans le cadre d’une comparution immédiate.

Le Secours catholique dévoilait ce jeudi les résultats de son rapport statistique annuel. Cette année, il a choisi d’affiner son analyse sur la question spécifique de l’aide alimentaire et de l’accès à l’alimentation, à travers une enquête complémentaire menée auprès de 1088 ménages qui ont eu recours à cette aide alimentaire d’urgence allouée durant le premier confinement, de mars à mai 2020.

 

Des chiffres alarmants

Le Secours catholique tire la sonnette d’alarme concernant la précarité alimentaire en France, et en Franche-Comté. A l’échelle nationale, ce sont 770.000 personnes qui ont eu recours à une aide alimentaire de la part de l'association en 2020, et sur la région c’est environ 14.000 Francs-Comtois qui sollicitent l'association pour se nourrir. Concernant le profil de ces personnes, la plupart vivent en dessous du seuil de pauvreté fixé à 1 102 euros par mois et sont souvent des familles monoparentales, à 90% des femmes vivant seules avec leur enfant. Les jeunes de moins de 25 ans sont également présents et représentent 10% des personnes accueillies. Les bénéficiaires du secours catholique gagnent en moyenne 537 euros par mois.

 

antoine aumonier

Antoine Aumonier, délégué du Secours catholique Franche-Comté

 

"L'association s'entoure de la banque alimentaire et de dons pour aider les personnes à se nourrir convenablement. De plus, des actions sont mises en place selon les endroits. À Besançon, un jardin solidaire a été créé afin de permettre aux gens de planter et récolter des légumes. À Saône, dans le Doubs, des paniers sont également confectionnés à partir de produits locaux et majoritairement bios". 

 

Les propositions du Secours catholique

Plusieurs préconisations sont proposées par le Secours catholique. La première est celle de l’augmentation du plancher social, pour toutes les personnes aujourd’hui en difficulté. « Ces personnes-là sont celles qu’on a vu arriver à cause de la crise sanitaire. Si elles avaient eu un plancher social de qualité, c’est à dire un revenu minimum garanti pour les plus de 18 ans, sous condition de ressource, mais accessible aussi à des étrangers sans conditions d’être resté 5 ans sur le territoire français, ça permettrait, si on prenait 50% du revenu médian, autour de 900€, d’encaisser ces chocs-là. De ne pas obliger ces gens à vivre une forme d’humiliation, à se retrouver tout d’un coup sans rien, avec de l’inquiétude, et de devoir aller mendier de l’aide alimentaire » explique Antoine Aumônier. Et puis, dans le domaine de l’aide alimentaire proposée, la qualité de celle-ci a aussi toute son importance. « Il faut éviter d’habituer les plus pauvres à la nourriture low-cost. Elle est moins bonne et moins nutritive » explique le délégué du Secours catholique Franche-Comté. « Il faut qu'on puisse choisir avec les personnes, que ce ne soit pas quelque chose qui leur soit imposé. Et puis il faut qu’on puisse aussi animer avec eux, que ce soit l’occasion de chercher ensemble des solutions à une précarité qui va bien au-delà de l’aide alimentaire » poursuit-il.

 

Plusieurs facteurs à la précarité alimentaire

Antoine Aumonier pointe du doigt le non-recours, qu’il qualifie de cheval de bataille du secours catholique, année après année. « Ce qui nous inquiète est que ce chiffre bouge peu. On se rend compte qu’un tiers des personnes éligibles au RSA ne le sollicite pas. Plus de 25% des personnes éligibles aux allocations familiales ne les sollicitent pas. Souvent ce sont des personnes d’origine étrangère, donc ça fait mentir aussi ce préjugé. Les raisons pour lesquelles ils migrent sont bien plus graves. On a fait un rapport sur cette question-là cette année, et on préconise une forme d’automaticité d’un certain nombre de ces allocations, pour éviter le parcours du combattant qu’il y a pour les solliciter, qui sont en grande partie responsable de leur non-demande », explique-t-il. Dans la région, la mobilité est aussi responsable en partie de la précarité alimentaire. Les grandes surfaces, souvent excentrées, apparaissent aussi comme des contraintes. La plupart des bénéficiaires n'ont pas le permis ou ont difficilement accès aux services de mobilités, ce qui les dirige vers les commerces de proximité, plus coûteux. 

La patinoire Lafayette de Besançon a rouvert ses portes ce mercredi au grand public après plusieurs mois de fermeture suite à la crise sanitaire, puis à une panne du système de refroidissement.

 

La patinoire Lafayette à Besançon rouvre ses portes ce lundi 15 novembre 2021, après de longs mois sans glace. Cela en partie à cause des confinements successifs, puis à cause de la panne d’un condenseur, une pièce essentielle à la production de froid. Le « condenseur » une pièce coûtant environ 130.000€, dont le fabricant vient d’Italie a subi les conséquences de la pénurie de matière première, ce qui a retardé son arrivée au plus grand dam des clubs sportifs et de tous les amateurs de glisse. Reçue et installée fin octobre, elle a permis la réouverture de la patinoire ce lundi pour les clubs sportifs, et ce mercredi pour le grand public.

 

patinoire 3

 

Ce dernier était d’ailleurs bien au rendez-vous, à 14h pétante en file indienne devant les portes de l’ensemble sportif. « C’est une bonne nouvelle, tout le monde s’en réjouit. Les gens se sont amassés une heure avant l’ouverture devant, avec cet enthousiasme de pouvoir refouler la glace » précise Sophie Rapenne, la directrice du complexe. « Ça fait plus d’un an et demi qu’on attendait ça, on n’allait sûrement pas rater la réouverture. On a vite rechaussé nos patins quand on a appris ça ! » souligne Simon, pratiquant de roller-hockey, et impatient de retrouver la glace. « On vient souvent, on a les mêmes groupes d’amis qui se retrouvent ici. On est tous contents que ça rouvre, on attendait tous ça. On a attendu plus d’une heure devant ! » poursuit Aubin, un jeune patineur.

 

patinoire 2

 

Cette réouverte est une très bonne nouvelle pour les tous amateurs de patinage, et un soulagement pour les trois clubs de sport sur glace bisontins : le Besançon Doubs Hockey Club, Besançon Association Patinage Artistique (BAPA), et le Besançon Curling Club, fortement impactés par la fermeture. Des solutions alternatives avaient été trouvées pour subvenir à leurs besoins : la ville de Dijon, sollicitée par la cité comtoise, avait accepté de laisser certains créneaux aux pratiquants bisontins ainsi que des « subventions exceptionnelles » liées « à la fermeture technique de la patinoire La Fayette », avec des aides allant de 3 000 à 5 000 €.

Les handballeuses de l’ESBF reçoivent Toulon ce mercredi 17 novembre pour le compte de la 9ème journée de championnat national. Entre deux matchs de Coupe d'Europe, l’objectif est clair pour les bisontines : s’imposer à domicile contre une formation toulonnaise qui peine en ce début de saison. Le match débutera à 20h au Palais des Sports Ghani Yalouz.

 

Une bonne dynamique

Les Engagées étaient bien parties après avoir réalisé un exploit en Bretagne le 3 novembre dernier en renversant Brest, les dernières finalistes de la Ligue des Champions féminine de l’EHF, qui étaient invaincues dans leur salle depuis plus d’un an. Les bisontines ont ensuite connu malheureusement une petite déconvenue lors du déplacement à Nice, où elles tombent seulement à 3 points (29-26) contre les azuréennes. Mais ce samedi 13 novembre, deux ans plus tard, le Palais des Sports a revêtu le logo de l’EHF European League. Dans une salle comble, les Engagées se confrontaient aux espagnoles de l’Atletico Guardes. Un match maîtrisé et abouti, face à une formation galicienne plombée par les blessures et s’étant déplacée à 12. Sous l’impulsion de Zazai et Aoustin qui malmène le collectif espagnol, l’écart se creuse petit à petit entre les deux formations, et l’ESBF s’impose avec la manière de 11 longueurs (34-23). De bon augure avant de disputer le dernier match de championnat de l’année, « très important comptablement parlant » d’après l’entraîneur de l’ESBF, Sébastien Mizoule.

 

Une formation prenable

Bien que toujours privé de Clarisse Mairot, blessée au visage lors match contre Nantes, l’ESBF ambitionne de saisir les 3 points ce mercredi face à Toulon, afin de se placer dans le haut de tableau avant la trêve hivernale. Même si la formation varoise connaît pour l’instant un bilan plus que mitigé avec seulement deux victoires pour six défaites, et possède l’attaque la moins prolifique du championnat avec Plan-de-Cuques (182 buts), elle dispose aussi d’une des défenses les plus solides avec 205 buts encaissés. Seulement 3 de plus que Metz, leader incontestable de la Ligue Butagaz Énergie. La rencontre risque d’être intense ce soir, dans un Palais des Sports qui, on l'espère, sera une fois de plus bouillonnant et explosif, et transcendera le collectif bisontin.