Le rassemblement National arrive en tête dans plusieurs communes du Doubs. Marine Le Pen confirme son ancrage dans certains secteurs ruraux : Bulle, Levier, Abbans Dessous, Roulans, Bondeval, Bonnétage, Belleherbe, où Eric Zemmour réalise un bon score également. Concernant les plus grosses agglomérations du département, A Morteau, Emmanuel Macron arrive en tête. Valérie Pécresse n’arrive qu’en 4è position sur les terres de la députée Annie Genevard. A Pontarlier aussi, le Président de la République sortant arrive en tête, derrière Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen et Eric Zemmour.
Dans le Jura. A Champagnole, Marine Le Pen se classe en première position, devant Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon. A Dole, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon sont au plus haut. Valérie Pécresse, pourtant soutenu par Jean-Baptiste Gagnoux, l’édile dolois, ne séduit pas. A Lons-le-Saunier, tenue par la gauche depuis les dernières élections municipales, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon sont au coude à coude. Marine Le Pen est en 3è position. A Saint-Claude, la victoire revient à Jean-Luc Mélenchon, suivi d’Emmanuel Macron et Marine Le Pen.
Au lendemain du premier tour de l’élection présidentielle, les réactions se multiplient dans la région. Pour Barbara Romagnan, l’ancienne députée du Doubs, « un travail de fond de reconstruction d'une offre politique de gauche crédible, face à la crise écologique, capable de reconquérir les couches populaires » est une nécessité. Elle voit en l’union populaire, qui s’est imposée à gauche, « la légitimité et la responsabilité d’organiser la gauche écologiste pour les semaines qui viennent ».

Karima Rochdi, soutien local d’Emmanuel Macron, souligne « la performance » du président de la république candidat, « qui améliore son score de 4 points par rapport à 2017 ». Elle prévoit une deuxième partie de campagne « dure ». Et de conclure : « certains points du programme, comme les retraites, doivent être expliqués. Nous avons maintenant deux semaines pour rassembler une majorité contre le danger que l’extrême droite fait courir au pays ».

Marine Le Pen et le Front National se sont qualifiés hier soir pour le second de l’élection présidentielle. En Bourgogne Franche-Comté, Mme Le Pen est arrivée en tête avec 27,35% des suffrages. Si dans le Doubs, Emmanuel Macron la devance, dans le Jura, elle s’est hissée en première position. Pour Julien Odoul, conseiller régional en Bourgogne Franche-Comté et porte-parole de la candidate, les résultats obtenus sont « porteurs d’espoir ».
Pour ceux qui tenteraient de diaboliser le Front National, il rappelle que Marine Le Pen est « la candidate du pouvoir d’achat » et « de l’amélioration du quotidien », avant de lister l’ensemble des mesures sociales et démocratiques qu’elle prendrait si elle arrive à l’Elysée. Julien Odoul demande à ses concitoyens de ne pas « écouter les caricatures et les exagérations » des opposants, mais de comparer le programme de chacun des deux candidats qui s’affronteront durant les quinze prochains jours.
Rassembler
C’est le mot d’ordre lancé par Julien Odoul, qui appelle « tous les patriotes français » à rejoindre Marine Le Pen. « Il faudra convaincre tous les Français qui refusent la retraite à 65 ans, qui aspirent à plus de sécurité, d’ordre républicain et qui veulent reprendre le contrôle. Ceux qui ne veulent pas que des directives soient ordonnés et commandités par un cabinet de conseils étranger, comme McKinsey, mais qui souhaitent retrouver la pleine maîtrise de leur destin ».
Il n’y a pas de doute, la campagne de l’élection présidentielle se poursuit. Les deux candidats vont se livrer pleinement dans la bataille, avec l’Elysée dans le viseur.
L'interview de la rédaction / Marine Le Pen
Les résultats du 1er tour de l’élection présidentielle ont confirmé l’effondrement des partis politiques traditionnels. Le résultat est sans appel. Dans la région, la candidate LR Valérie Pécresse et la socialiste Anne Hidalgo réalisent des scores très largement en dessous des 5%. Les chiffres sont têtus. Valérie Pécresse ne recueille que 4,8% des suffrages. Pire encore, Anne Hidalgo n’obtient que 1,7% des voix.
Pour Michel Viennet, le secrétaire départemental des Républicains du Doubs, la déception est grande. L’élu bisontin s’inquiète de voir « les extrêmes s’installer dans le pays ». Comme tous les militants et responsables politiques de son parti, il aurait aimé que l’enthousiasme qui a animé les siens après le résultat du congrès de décembre dernier pousse Valérie Pécresse vers la victoire. Il n’en est rien. Le meeting parisien râté du Zenith est passé par là et les espoirs se sont envolés.
« Nous sentions que le message avait du mal à passer » admet Michel Viennet. Très engagé, le secrétaire départemental des Républicains du Doubs ne baisse pas les bras et pense déjà aux « 3è et 4è tours de la présidentielle » , à savoir les législatives de juin prochain.
L'interview de la rédaction / Michel Viennet
A Besançon, Jean-Luc Mélenchon arrive en tête du 1er tour de l’élection présidentielle avec 32% des suffrages. Emmanuel Macron arrive en deuxième position avec 27% des voix. Contrairement à sa performance nationale, Marine Le Pen est tenue à distance. Elle apparaît en troisième position avec 13,7% suffrages exprimés.
Les autres candidats
Yannick Jadot – EELV : 6,3%
Éric Zemmour – Reconquête ! : 6 %
Valérie Pécresse – Les Républicains : 4,4%
Anne Hidalgo- Parti Socialiste : 2,1%
Fabien Roussel - Parti Communiste Français : 2,1 %
Jean Lassalle – Résistons ! : 1,7 %
Nicolas Dupont-Aignan – Debout La France : 1,7 %
Philippe Poutou – Nouveau Parti Anticapitaliste : 0,8%
Nathalie Arthaud – Lutte Ouvrière : 0,7%
Ce dimanche s’est tenu le 1er Tour de l’élection présidentielle. Comme en 2017, Emmanuel Macron et Marine Le Pen se sont qualifiés pour le 2è tour de ce scrutin qui se déroulera le 24 avril prochain. En région Bourgogne Franche-Comté le taux de participation s’élève à 77%/ Marine Le Pen arrive en tête avec 27,3% des voix. Macron est deuxième avec 26,3% des suffrages. La troisième place revient à Jean-Luc Mélenchon (18,5%).
Les autres candidats
Éric Zemmour – Reconquête ! : 6,6 %
Valérie Pécresse – Les Républicains : 5,1%
Yannick Jadot – EELV : 4,4%
Jean Lassalle – Résistons ! : 4,2%
Nicolas Dupont-Aignan – Debout La France : 2,8%
Fabien Roussel - Parti Communiste Français : 2,1%
Anne Hidalgo- Parti Socialiste : 1,8%
Philippe Poutou – Nouveau Parti Anticapitaliste : 0,9%
Nathalie Arthaud – Lutte Ouvrière : 0,7%
Ce dimanche s’est tenu le 1er Tour de l’élection présidentielle. Comme en 2017, Emmanuel Macron et Marine Le Pen se sont qualifiés pour le 2è tour de ce scrutin qui se déroulera le 24 avril prochain. En région Bourgogne Franche-Comté le taux de participation s’élève à 77%/ Marine Le Pen arrive en tête avec 27,3% des voix. Macron est deuxième avec 26,3% des suffrages. La troisième place revient à Jean-Luc Mélenchon (18,5%).
Les autres candidats
Éric Zemmour – Reconquête ! : 7,1 %
Valérie Pécresse – Les Républicains : 5,1%
Yannick Jadot – EELV : 4 %
Jean Lassalle – Résistons ! : 3,3%
Nicolas Dupont-Aignan – Debout La France : 2,5%
Fabien Roussel - Parti Communiste Français : 2,2%
Anne Hidalgo- Parti Socialiste : 1,7%
Philippe Poutou – Nouveau Parti Anticapitaliste : 0,8%
Nathalie Arthaud – Lutte Ouvrière : 0,7%
L’union fait la force ?
Alors comment expliquer ce naufrage ? La présidente de région n’a pas vraiment d’explication, mais pointe du doigt une entente qui fonctionne localement, et moins au niveau national. « Le Parti Socialiste va très mal, c’est vrai. Il faut reconstruire une gauche qui aspire à gouverner. Il faut trouver un terrain pour que les gauches se réconcilient. A mon niveau, là ou j’ai mes responsabilités, je fais en sorte de faire vivre cette gauche sociale-démocrate, cette gauche de gouvernement ». Des propos d’ailleurs partagés par Abdel Ghezali, adjoint à la maire de Besançon, qui explique que selon lui, le Parti Socialiste a besoin d’une refonte, même si au niveau local l’union des gauches fonctionne, avec de bons résultats. « Ce premier tour est une grande déception, mais on s’y attendait. Nous sommes en grande difficulté. Cependant à Besançon, nous avions fait le choix pour les dernières élections municipales de faire l’union de la gauche, ce qui a marché. Et on constate que quand la gauche n’est pas unie, ça ne se passe pas bien. En tout cas, les cartes sont rebattues et on aura besoin d’une refondation du PS c’est une évidence. Comment et avec qui, on verra. Lorsqu’on sera sorti de ces élections, on fera ce constat pour envisager comment on va travailler ».
« Macron devra donner des gages »
Afin de conforter sa potentielle victoire, le président sortant devra s’adresser à l’autre partie de la population. Celle dont le candidat n’est pas qualifié pour ce deuxième tour, et celle qui n’a pas été convaincue par le représentant de LREM. Et pour cela, Marie-Guite Dufay explique qu’Emmanuel Macron devra « donner des gages ». « On sent une lassitude dans le pays par rapport à ce vote utile, et pour ça j’en appelle au président de la République pour qu’il donne des gages aux électeurs de droite et de gauche qui voteront pour lui ». Comme sur la retraite, les droits sociaux, les droits des plus précaires, l’assurance chômage, et bien d’autres encore. « Je me souviens quand il a démarré son dernier mandat. Fin de contrats aidés, fin des APL, et tout de suite la gauche s’est sentie trahie. D’ailleurs, la réforme des retraites est une fracture entre la gauche et la droite. Un conseil des retraites dit qu’il n’y a pas besoin d’aller plus loin » souligne la présidente de la région Bourgogne-Franche-Comté.
Faire barrage à l’extrême droite
A gauche, on est désormais unanime sur un point : vaincre Marine Le Pen le 24 avril prochain. De nombreux leaders politiques ont d’ores et déjà annoncé leurs consignes de vote, et du côté du parti de la rose pas de débat, il faut faire barrage à l’extrême droite. « Ce que je vois, c’est qu’elle est puissante et qu’il faut la combattre. Cette présence très forte de l’extrême droite qui gagne encore des points, c’est vraiment triste » précise Marie-Guite Dufay. « On sent qu’on change de monde parce que les partis traditionnels sont complètement effondrés. Mais il faudra bien évidemment voter massivement pour le président de la République, en espérant que ce dernier donne des gages à tous ceux qui vont faire vivre le sursaut républicain » poursuit l’élue. Réponse dans deux semaines.
L'interview de la rédaction / Marie Guite Dufay
Emmanuel Macron – Marine Le Pen, c'est l'affiche du second tour que les français ont découvert ce dimanche à 20h, la même qu'il y a 5 ans. Les nombreux militants et soutiens de la République en Marche tiennent à alerter face à la menace que représente l'extrême droite, tout en défendant les mesures de leur candidat, Emmanuel Macron. Comme c'est le cas d’Éric Alauzet député LREM du Doubs.
La crainte de l'extrême droite
« Si la victoire de Marine Le Pen est improbable, elle n'est pas impossible » ce sont les mots du parlementaire doubiste qui s’inquiète sur la possibilité de voir Marine Le Pen l'emporter le 24 avril prochain.
Durant ces deux prochaines semaines, les deux candidats vont devoir clarifier leur programme qui sont « les deux programmes les moins identifiés par les français ». Emmanuel Macron ne pourra pas faire l’impasse d’expliquer son projet, tout en « montrant les risques que représente le programme de Marine Le Pen».
Affirmer son projet
Etant le candidat sortant, Emmanuel Macron va devoir faire le bilan de son quinquennat tout en se projetant sur les cinq prochaines années à venir. « Il devra faire preuve de beaucoup de pédagogie et d'explications durant ces 15 prochains jours ».
Le candidat de la République en Marche devra éclaircir ses intentions concernant le RSA, les retraites et son lié à l'éducation nationale. « Faire campagne en voulant augmenter l'âge du départ à la retraite est courageux et risqué, même si l'horizon est plus à 64 ans » au lieu de 65 ans comme annoncé dans le programme d'Emmanuel Macron.
L'interview de la rédaction / Eric Alauzet
Ce dimanche s’est tenu le 1er Tour de l’élection présidentielle. Comme en 2017, Emmanuel Macron et Marine Le Pen se sont qualifiés pour le 2è tour de ce scrutin qui se déroulera le 24 avril prochain. Dans le département du Doubs, avec un taux de participation de 77,1%, Emmanuel Macron arrive en tête (27,5%). La deuxième place revient à Marine Le Pen (24%). Jean-Luc Mélenchon est en troisième position (20,06%).
Les autres candidats
Éric Zemmour – Reconquête ! : 7 %
Valérie Pécresse – Les Républicains : 5,4%
Yannick Jadot – EELV : 4,7%
Jean Lassalle – Résistons ! : 3,1%
Nicolas Dupont-Aignan – Debout La France : 2,8%
Fabien Roussel - Parti Communiste Français : 1,8%
Anne Hidalgo- Parti Socialiste : 1,7%
Philippe Poutou – Nouveau Parti Anticapitaliste : 0,8%
Nathalie Arthaud – Lutte Ouvrière : 0,7%