À l’approche des 100 jours à la tête de la ville, Patrick Comte, le maire de Pontarlier, revient sur ses débuts, la charge de travail liée à sa nouvelle fonction, la question de la communication avec les habitants mais aussi les premiers projets lancés, comme la piétonnisation partielle du centre-ville.
Les 100 jours à la tête de la ville approchent. Cette date du 30 juin représente-t-elle quelque chose pour vous ?
Pas du tout. Très honnêtement, les 100 jours ne me perturbent pas et ne me motivent pas non plus. Pour l’instant, il y a eu beaucoup de prises de contact. C’était très riche en enseignements, très intense et passionnant. Nous avons lancé quelques projets, d’autres demanderont davantage de temps. Mais nous travaillons surtout sur la durée du mandat.
Avez-vous été surpris par la charge de travail liée à la fonction ?
Oui, surtout par le temps que cela demande. Tous les jours de la semaine, le soir, et même une partie des week-ends. J’avais déjà l’habitude de travailler une dizaine d’heures par jour, mais je n’avais pas conscience que presque toutes les soirées et les week-ends seraient pris.
Avez-vous aujourd’hui complètement endossé le costume de maire ou êtes vous encore en apprentissage ?
C’est les deux. J’ai pleinement conscience des responsabilités qui m’incombent, mais j’en apprends encore tous les jours.
Vous avez récemment échangé avec un commerçant sur les réseaux sociaux dans une ambiance très directe, filmée régulièrement et publiée en ligne. Est-ce une autre manière de communiquer ?
Moi, je m’adapte. Le commerçant auquel vous faites référence vient me voir, il est sympathique. Si vous venez me voir régulièrement, je pense qu’au bout de quelques jours, on se tutoiera aussi et tout se passera très bien.
Regrettez-vous de ne pas avoir obtenu la présidence de la communauté de communes ?
Oui,. Il y a environ 550 agents communaux et 190 à la communauté de communes. J’aurais aimé pouvoir travailler avec l’ensemble des équipes de manière équitable. Mais je pense qu’avec Nicolas Barbe, nous allons bien nous entendre.
Certains élus d’opposition estiment avoir été écartés de certaines commissions. Que leur répondez-vous ?
Dans les commissions de la communauté de communes, Pontarlier dispose de quatre ou cinq représentants selon les cas. Je ne pouvais pas me permettre de donner une voix supplémentaire à quelqu’un dont je n’étais pas sûr politiquement.
Préférez-vous être maire de Pontarlier ou président de la communauté de communes ?
J’aime être maire de Pontarlier, ça c’est certain. Président de la communauté de communes, je ne le saurai jamais. Mais j’ai eu la chance d’être élu président du Pays du Haut-Doubs, et je pense que cela nous donne déjà de bons moyens pour porter les ambitions de la ville.
Vous allez lancer une expérimentation de piétonnisation du centre-ville. Le dispositif concernera une portion de la rue de la République, entre la rue de la Gare et la rue de la Halle. Pouvez-vous nous en dire plus ?
Le dispositif débutera le 21 juin. Il sera accompagné d’animations culturelles et sportives. Nous avons travaillé ce projet avec les commerçants et les riverains rencontrés récemment. L’accueil est plutôt positif et tout le monde a envie que cela fonctionne. Mais rien n’est figé : si cela ne marche pas, nous saurons l’arrêter.
Quels seront les critères pour juger du succès de cette expérimentation ?
Ce sera principalement une question de fréquentation du centre-ville. Après, beaucoup d’éléments entreront en compte : la météo, l’implication des commerçants, les animations… Un bilan sera réalisé en septembre afin d’améliorer ce qui doit l’être.
Était-il important d’associer commerçants et habitants à cette réflexion ?
Oui, complètement. Toute notre action politique sera menée de cette manière. Nous ne voulons rien faire seuls. Les bonnes idées viennent souvent du terrain et notre rôle est de les accompagner.
Ces échanges ont-ils déjà permis de faire évoluer le projet ?
Oui, plusieurs idées ont émergé, notamment sur les macarons pour les riverains et les salariés du centre-ville ou encore sur les sens de circulation afin d’éviter un report trop important du trafic rue de la Gare. Beaucoup de sujets ont été évoqués et nous allons poursuivre ce travail sereinement.
La piétonnisation est-elle votre première grande action concrète depuis votre arrivée ?
Non, pas seulement. Nous travaillons aussi avec les services de l’État sur la circulation autour du rond-point de l’Europe pour fluidifier le trafic entre ce secteur et Préval. Des aménagements sont à l’étude avec plusieurs voies d’accès supplémentaires.
D’autres projets doivent-ils sortir rapidement des cartons ?
Il y aura notamment le passage de la ville à 30 km/h. Pour d’autres projets, comme la Maison Chevalier, les réflexions et les études sont encore en cours.
Le Syndicat Interprofessionnel du AOP Morbier a annoncé la réélection de Joël Alpy à la présidence de l’appellation pour un troisième mandat. Cette reconduction intervient dans un contexte important pour la filière, marqué par la validation récente du nouveau cahier des charges de l’AOP. Le président entend poursuivre le travail engagé autour de la qualité, de la typicité du Morbier et du dynamisme de la filière, aux côtés des producteurs de lait, fromagers, affineurs et partenaires du territoire.
Un vol de carburant, accompagné de dégradations, a été constaté lundi matin à Fuans. Environ 100 litres de gasoil ont été dérobés dans un poids lourd appartenant à une société de rénovation. Une enquête est en cours.
Le Paléo Festival a annoncé qu’il ne collaborerait plus avec Patrick Bruel après des faits dénoncés en 2019 par une bénévole du festival. Une procédure judiciaire avait été ouverte avant de se terminer en 2022 par un accord confidentiel entre les deux parties. Selon l’émission Sept à Huit, plusieurs milliers d’euros auraient été versés à une association venant en aide aux femmes immigrées. Le festival affirme soutenir son ancienne collaboratrice et indique n’avoir reçu aucun autre signalement similaire concernant le chanteur.
Le Racing Besançon a annoncé plusieurs départs à l’issue de la saison sportive. Rafael Dias, Rémi Pillot, Philippe Etoughe, Mara Wagué et Illa Bocar Sy ne porteront plus le maillot bisontin la saison prochaine. Comme chaque année, le club procède à des ajustements de son effectif avant le prochain exercice. Le Racing a salué l’engagement de ces joueurs et leur a souhaité le meilleur pour la suite de leur carrière.
Le Racing Besançon a validé son passage devant la DNCG, le gendarme financier du football français, sans aucune restriction. Le club bisontin évoluera donc bien en National 2 la saison prochaine. Cette audition visait à examiner la situation budgétaire du Racing avant le prochain exercice sportif. La DNCG pouvait notamment encadrer la masse salariale ou prononcer d’éventuelles sanctions administratives en cas d’irrégularités financières.
Besançon a accueilli ce week-end une délégation de Pavia, ville partenaire italienne située au sud de Milan. Dans une publication Facebook, Ludovic Fagaut indique que les représentants italiens ont été invités à participer au prochain marché de Noël bisontin, organisé rue Jouffroy-d’Abbans. L’objectif est de faire découvrir au public les spécialités italiennes ainsi que les traditions de la Nativité en Italie. La délégation a également pris part au Raid Handi-Fort organisé à Besançon. La Ville de Besançon rappelle compter aujourd’hui 14 villes partenaires, dont 12 jumelages et 2 coopérations décentralisées.
Un exploit au stade Bonal
Le rêve est devenu réalité pour le SC Villers-le-Lac. Pensionnaire de 2e division de district, le club haut-doubien a remporté, ce lundi en fin d’après-midi, la finale de la Coupe Crédit Mutuel au stade Bonal face à Bavilliers, futur pensionnaire de Régional 3. Menés au score après une demi-heure de jeu sur un coup franc adverse, les Villeriers ont trouvé les ressources nécessaires pour revenir dans la rencontre avant de faire la différence lors de la séance de tirs au but. Grâce à un gardien impérial, auteur de plusieurs arrêts décisifs, Villers-le-Lac s’est finalement imposé 3 tirs au but à 1.

L'interview de la rédaction :Mattéo Bergeon, joueur et salarié du club
Une premièr e période compliquée
Après la rencontre, Mattéo Bergeon, joueur et salarié du club, reconnaissait que le début de match avait été difficile pour son équipe. « Je pense qu’on a un peu raté notre première mi-temps. On prend un but vers la 30e minute sur coup franc. On avait du mal à ressortir les ballons et à jouer notre jeu », explique-t-il. Face à une formation de Bavilliers hiérarchiquement supérieure, les Haut-Doubiens ont tout d’abord subi, avant de se réorganiser à la pause. Trois changements effectués au retour des vestiaires ont permis de relancer totalement la dynamique du match.
Un réveil immédiat après la pause
Le tournant intervient dès la reprise. À peine revenus sur la pelouse, les joueurs du SC Villers-le-Lac égalisent rapidement et changent totalement de visage. « Dès le retour des vestiaires, on est revenus avec un autre état d’esprit. On égalise directement et ensuite, en deuxième mi-temps, on a été largement au-dessus », estime Mattéo Bergeon. Les occasions se multiplient alors pour les Haut-Doubiens, même si Bavilliers reste dangereux en contre-attaque, touchant notamment le poteau dans les derniers instants du temps réglementaire. Au terme d’un match intense et disputé sous une forte chaleur, les deux équipes se neutralisent finalement avant l’épreuve des tirs au but.
Un gardien héroïque lors des penalties
Dans cet exercice toujours cruel, le gardien de Villers-le-Lac devient le grand homme de la soirée en repoussant quatre tentatives adverses. « Notre gardien sort quatre penalties. C’est aussi grâce à lui qu’on gagne cette finale », souligne le joueur villerier. Malgré une préparation limitée de cette séance lors des entraînements, les tireurs de Villers-le-Lac ont su garder leur sang-froid pour offrir au club un trophée historique.
Le rôle déterminant des supporters
Au stade Bonal, près de 400 supporters avaient effectué le déplacement pour pousser leur équipe. Une ferveur populaire qui a marqué les joueurs tout au long de la rencontre. « Le 12e homme a joué un rôle énorme. Sans eux, on ne gagne pas ce match », affirme Mattéo Bergeon. « Quand on était fatigués, les entendre nous redonnait un coup de boost. » Salarié du club et éducateur auprès des jeunes, le joueur confie également avoir été particulièrement touché par les encouragements venus des tribunes. « Entendre les gamins crier mon nom, ça m’a galvanisé. On voulait leur ramener cette coupe. »
Une nuit de fête à Villers-le-Lac
Après la remise du trophée et une longue communion avec les supporters au stade Bonal, les joueurs ont pris la direction de Villers-le-Lac pour poursuivre les célébrations. « On est allés la chercher et maintenant on va bien fêter ça », souriait Mattéo Bergeon quelques minutes après le sacre. Pour le SC Villers-le-Lac, cette victoire restera comme l’un des plus beaux exploits de l’histoire récente du club.