Face aux informations circulant sur les réseaux sociaux, la Ville de Pontarlier affirme qu’elle n’envisage ni la suppression du centre d’examen du permis de conduire ni son transfert à Besançon. Elle souhaite déplacer la piste de la place Zarautz, jugée inadaptée en raison de la proximité d’équipements fréquentés par des enfants, vers le site de Pourny. Les services de l’État doivent se prononcer sur l’homologation de cette nouvelle piste avant la fin de l’année 2026. La municipalité assure que son objectif reste le maintien des examens à Pontarlier.
Installé dans une ancienne chapelle du monastère de la Visitation à Ornans, le Musée de la vie d'avant, anciennement Musée du costume, est bien plus qu'un simple espace d'exposition. Il propose un véritable voyage dans le temps à travers des scènes de la vie quotidienne, des costumes, des meubles et des objets qui racontent la Franche-Comté entre 1850 et 1950. Né de la passion d'Irène Gauthier, ce musée est aujourd'hui animé par une équipe de bénévoles qui perpétue son œuvre avec enthousiasme.
Une collection née d'une passion
Administratrice du musée, Michèle Tardy Thiébaut rappelle que cette aventure est avant tout une histoire familiale. Irène et Claude Gauthier étaient cousins de la famille Tardy. Kinésithérapeute à la Comédie-Française, Irène Gauthier côtoyait le monde du spectacle. Passionnée par les vêtements, les costumes et les belles étoffes, elle était notamment amie avec l'actrice italienne Isa Miranda. Peu à peu, certains de ses clients, issus du théâtre ou de la mode, lui offraient des vêtements en guise de paiement. C'est ainsi qu'elle a constitué une collection devenue exceptionnelle.
Le reportage de la rédaction : Michèle Tardy Thiébaut
Un musée privé devenu patrimoine communal
À sa retraite, en 1989, Irène Gauthier et son mari Claude s'installent à Montgesoye. Dans leur maison, elle crée un musée privé où plus de 120 mannequins présentent déjà des costumes anciens dans différentes scènes de vie. En 2005, elle fait don de l'ensemble de sa collection à la Ville d'Ornans afin d'assurer sa pérennité. L'inventaire réalisé à cette occasion est considéré comme un document patrimonial remarquable. Depuis, les collections continuent de s'enrichir, même si le manque de place ne permet pas d'exposer toutes les pièces.
Un musée porté par des bénévoles
Après avoir été géré directement par la Ville d'Ornans jusqu'en 2020, le musée fonctionne désormais grâce à une association conventionnée avec la municipalité. Cinq administratrices et six à sept bénévoles assurent son fonctionnement quotidien. Tous participent à la conservation des collections, à l'entretien des locaux, à la création des nouvelles scènes, à l'accueil du public et à l'organisation des animations.
Une nouvelle vie grâce au bénévolat
Parmi ces bénévoles figure Marie-Jo Jacquin. Arrivée à Ornans en 2021, elle découvre le musée alors que celui-ci vient de traverser une période de fermeture. Souhaitant s'investir dans la vie locale, elle rejoint rapidement l'association. « J'étais surtout très contente de trouver une association qui me plaisait », explique-t-elle. Très vite, elle participe à toutes les tâches : entretien, habillage des mannequins, rangement, communication et préparation des expositions. Cet engagement lui permet également de tisser de nouveaux liens dans une ville où elle venait de s'installer.
Une ancienne chapelle qui renforce la magie du lieu
Depuis 2005, les collections sont présentées dans une ancienne chapelle désacralisée du monastère de la Visitation. Pour Françoise Dumont, le lieu participe pleinement à l'émotion ressentie par les visiteurs. Dès sa première visite, elle a été séduite par l'atmosphère qui se dégage de cette chapelle et des scènes reconstituées. Elle évoque notamment l’hôtel, spécialement créé pour les lieux, qu'elle considère comme l'une des plus belles du musée. « En fin d'après-midi, lorsque les rayons du soleil illuminent un mannequin tenant une ombrelle, le décor prend une dimension presque magique ».
Le reportage de la rédaction : Françoise Dumont
Une immersion dans la vie quotidienne de 1850 Ã 1950
Le musée présente une succession de scènes de la vie paysanne et bourgeoise, reconstituées avec des costumes authentiques, du mobilier ancien et des objets du quotidien. Chaque année, deux ou trois nouvelles scènes viennent enrichir le parcours afin de donner envie aux visiteurs de revenir tout en conservant les décors les plus emblématiques. Pour Hélène Caras, la scène présentant une famille paysanne du 18è siècle demeure l'une des plus représentatives des racines rurales franc-comtoises.
L'interview de la rédaction : Hélène Caras
Un travail minutieux toute l'année
Derrière chaque décor se cache un important travail de conservation. Les bénévoles entretiennent les meubles anciens, nettoient les objets, habillent les mannequins et imaginent de nouvelles mises en scène. Marie-Jo Jacquin raconte avec humour que l'une de ses premières missions a consisté à recoller les cils des mannequins, tandis qu'une autre bénévole s'occupe régulièrement de leur maquillage afin de préserver leur réalisme.
Le reportage de la rédaction : Marie-Jo Jacquin
Un musée qui émerveille
Les administratrices n'hésitent pas à qualifier le musée de « petite merveille ». Selon elles, chaque visite transporte le public dans une autre époque. Les visiteurs découvrent la richesse des costumes, la qualité des décors et les différences entre la vie paysanne et la vie bourgeoise. Les mannequins, soigneusement maquillés et habillés, renforcent encore cette impression de réalisme.
Un formidable outil de transmission
Le musée s'adresse à toutes les générations. Les adultes retrouvent souvent des objets ou des scènes qu'ils ont connus chez leurs grands-parents. Les plus jeunes découvrent quant à eux un mode de vie totalement différent du leur. Les visites scolaires permettent d'aborder de nombreux aspects de la vie quotidienne d'autrefois et suscitent souvent l'étonnement des enfants lorsqu'ils découvrent des objets aujourd'hui disparus, comme le confessionnal. Michèle Pina souligne que ses propres grands-parents, originaires du Haut-Doubs, lui reviennent immédiatement en mémoire lorsqu'elle découvre certaines scènes de cuisine ou de la vie paysanne.
Le reportage de la rédaction : Michèle Pina
Des visites guidées costumées
L'équipe ne se contente pas de présenter des objets. Chaque scène raconte une histoire. Les bénévoles proposent des visites guidées, au cours desquelles ils expliquent le contexte historique, les usages des objets et la vie quotidienne de l'époque. Pour renforcer l'immersion, ils accueillent également les visiteurs en costume d'époque. Le musée est ouvert jusqu'au 30 octobre. En juillet et août, il accueille le public tous les jours, puis principalement les week-ends le reste de la saison. Les groupes de plus de dix personnes peuvent bénéficier d'une ouverture spécifique sur réservation.
Des animations tout au long de la saison
Le 9 août, un après-midi convivial est organisé de 14 h à 18 h avec café, thé et petits gâteaux servis au milieu des décors du musée. Les Journées européennes du patrimoine constituent également un temps fort avec un salon de thé 1900 installé sous le cloître du musée, où les visiteurs pourront déguster du thé dans de la vaisselle en faïence accompagné de pâtisseries maison, au milieu des dentelles, nappes brodées et décors d'époque.
Préserver un patrimoine vivant
Grâce à l'engagement d'une équipe de bénévoles passionnées, le Musée de la vie d'avant est devenu bien plus qu'un musée du costume. C'est un lieu de mémoire où chaque salle raconte une histoire, où chaque objet retrouve sa fonction et où chaque visite permet de mieux comprendre la vie quotidienne des Francs-Comtois d'autrefois. Pour les bénévoles, le message est simple : il faut venir découvrir ce musée. Car au-delà des collections, ce sont des histoires, des émotions et une part du patrimoine régional qui continuent de vivre au fil des visites.
Le bureau de poste du centre-ville de Pontarlier, situé rue de la Gare, est fermé depuis le 27 juillet et le restera jusqu'au 21 septembre en raison d'importants travaux de rénovation. L'objectif est de moderniser l'accueil, réaménager les espaces et améliorer les conditions d'accueil des usagers. Durant cette période, les opérations postales et bancaires pourront être réalisées à La Cluse-et-Mijoux ou aux Hôpitaux-Neufs, tandis que les clients professionnels seront accueillis au centre courrier de Pontarlier. La distribution du courrier, elle, reste assurée normalement, six jours sur sept.
La commune de Montlebon annonce avoir finalisé l'acquisition de l'ancien Hôtel Bellevue. Cette première étape du projet de réhabilitation doit permettre de redonner vie à ce bâtiment emblématique du patrimoine local. La municipalité souhaite en faire un levier d'attractivité, de dynamisme et de convivialité pour le village. Les prochaines étapes du projet seront présentées progressivement à la population.
La Ville de Pontarlier prépare la réorganisation des zones bleues de stationnement en centre-ville. Les travaux de marquage au sol et l'installation de nouveaux panneaux sont en cours. Deux durées de stationnement seront mises en place : 2 heures en hypercentre et 4 heures à proximité du centre-ville. Un parking de covoiturage sera aménagé sur l'esplanade Pourny, tandis que les résidents et les travailleurs du centre-ville pourront bénéficier d'un macaron leur permettant de stationner sans limitation de durée sur les places limitées à 4 heures. Ces nouvelles règles entreront en vigueur à partir de septembre. D'ici là , aucune verbalisation ne sera effectuée.
À la suite de l'annulation des élections municipales par le tribunal administratif le 3 juin dernier, une délégation spéciale sera installée ce mercredi 22 juillet à L'Hôpital-Saint-Lieffroy. Nommée par le préfet du Doubs, elle est composée d'un ancien maire et de deux cadres de la sous-préfecture de Montbéliard. Cette instance assurera la gestion des affaires courantes jusqu'à l'installation d'un nouveau conseil municipal. Les habitants seront appelés à retourner aux urnes le dimanche 6 septembre 2026 pour élire leur nouvelle équipe municipale.
À l'occasion de la fan zone et du feu d'artifice du 14-Juillet, la Ville de Besançon met en place des restrictions de circulation. Du mardi 14 juillet à 23 heures au mercredi 15 juillet à 2 heures, l'accès au centre-ville par les bornes sera interdit à tous les véhicules, y compris ceux des riverains, dans les secteurs de Battant et de la Boucle. Seuls les véhicules de secours et les forces de l'ordre seront autorisés à pénétrer dans ce périmètre durant cette période.
À l'approche de la Fête nationale, la Ville de Besançon met à l'honneur les couleurs tricolores. Jusqu'au 14 juillet, la Citadelle est illuminée en bleu, blanc et rouge, offrant un symbole fort de l'attachement aux valeurs républicaines. Cette mise en lumière est également l'occasion d'afficher le soutien de la ville à l'équipe de France, qui disputera sa demi-finale de la Coupe du monde le 14 juillet, jour de la Fête nationale.
En raison des fortes chaleurs, de la sécheresse et du risque élevé d'incendie, les villes de Morteau et Valdahon ont décidé de reporter les feux d'artifice prévus les 13 et 14 juillet. À Morteau, le défilé, le bal des pompiers et la fête foraine sont maintenus. À Valdahon, le bal des pompiers est également conservé, mais l'animation mousse est annulée en raison des restrictions liées à la sécheresse. Une nouvelle date pour les spectacles pyrotechniques sera fixée lorsque les conditions le permettront.
Et si les vacances étaient l'occasion de découvrir un fromage autrement ? Cet été, le Morbier AOP invite les visiteurs à quitter les sentiers battus pour une immersion au cœur de son territoire. Randonnées, visites de fromageries, animations gourmandes et fête populaire composent un programme qui mêle patrimoine, nature et gastronomie.
Un nouveau sentier pour comprendre le Morbier
La grande nouveauté de l'été se trouve à Morbier, dans le Haut-Jura. Après Métabief et Labergement-Sainte-Marie, un troisième sentier thématique vient compléter le réseau imaginé par le Syndicat interprofessionnel du Morbier. Au départ de la fromagerie de Morbier, cette boucle de 5 kilomètres – avec une variante de 8,5 kilomètres – permet de découvrir les paysages de l'AOP, les prairies, les fermes et les différentes étapes de fabrication du célèbre fromage à la raie noire. Accessible à tous, le parcours a été pensé comme un véritable musée à ciel ouvert, offrant une lecture du territoire où est produit le Morbier AOP.
Une balade qui devient un jeu
Le sentier peut également être parcouru de manière ludique grâce à l'application Jur'Aventures, gratuite sur smartphone. Petits et grands suivent les aventures de trois personnages à travers énigmes et défis, transformant la promenade en véritable chasse aux découvertes. Pour ceux qui préfèrent une balade plus traditionnelle, des panneaux explicatifs jalonnent également l'itinéraire. Avec désormais trois sentiers dédiés au Morbier, la filière mise sur une nouvelle forme de tourisme : plus immersive, plus locale et plus participative.
Le 21 août, place à la Fête du Morbier
Autre rendez-vous incontournable de l'été : la Fête du Morbier, le 21 août. Temps fort de la filière, elle accueillera le traditionnel concours interprofessionnel, où producteurs de lait, fromagers et affineurs présenteront leurs meilleurs fromages devant un jury. Une compétition qui récompense l'excellence mais qui se veut également ouverte au grand public avec dégustations, animations et concours destinés aux enfants.
Le Morbier se réinvente en cuisine
Loin de la seule raclette hivernale, le Morbier affiche cet été un visage résolument moderne. La filière propose de nombreuses idées recettes : tarte fine aux asperges et Morbier, cake salé estival, tartine au Morbier et œuf mollet, smash burger au Morbier fondant, …. Autant de recettes qui montrent la polyvalence d'un fromage capable de trouver sa place aussi bien lors d'un pique-nique que dans une cuisine plus contemporaine.
Des visites gourmandes dans tout le massif
Tout au long de l'été, plusieurs sites ouvrent leurs portes au public. À Métabief, la Fromagerie du Mont d'Or propose chaque matin une visite commentée de ses ateliers. À Chapelle-des-Bois, la fruitière biologique accueille les visiteurs les mercredis et vendredis sur réservation pour découvrir son fonctionnement et déguster ses fromages. À Doucier, la Fruitière du Hérisson organise chaque jeudi de juillet et d'août des portes ouvertes avec visite de l'atelier, découverte d'une ferme et dégustations. Des ateliers de dégustation sont également proposés dans les magasins de Pontarlier, Levier et Les Fourgs.
Un tourisme gourmand en plein essor
À travers ces animations, la filière Morbier AOP ne cherche pas seulement à promouvoir un fromage. Elle propose une véritable immersion dans un territoire où agriculture, paysages et savoir-faire sont intimement liés. Une idée de sortie qui séduira aussi bien les amateurs de randonnée que les gourmands, les familles ou les vacanciers curieux de découvrir autrement l'un des produits emblématiques du massif jurassien.