Un rassemblement des policiers municipaux se tiendra demain, vers 12h45, devant l’Hôtel de Ville, sous les fenêtres d’Anne Vignot. Ces fonctionnaires dénoncent leurs conditions de travail et le manque d’attractivité. Une situation qui a un impact réel sur la fidélisation des agents et leur recrutement. Selon Raphaël Da Silva, du syndicat Force Ouvrière, la Ville de Besançon est peu attrayante et sa police municipale devient vieillissante. L’âge moyen des fonctionnaires en poste est de 50 ans.
Les missions confiées, les salaires et l’armement des policiers sont de vrais problèmes. Ces sujets ont été évoqués vendredi dernier avec Anne Vignot. Le représentant Force Ouvrière demande davantage de soutien de sa hiérarchie, des réponses aux questions posées et une réorganisation du service. « Notre hiérarchie nous soutient-elle ? Nous aimerions montrer que nous sommes au service de la population, que nous ne sommes pas là que pour donner des contraventions aux artisans et commerçants qui se stationnent mal » explique M. Da Silva, qui parle « d’un véritable mal être au sein de la police municipale bisontine ».
Ce samedi, à l’appel de la coordination nationale des hôpitaux de proximité, un rassemblement s’est tenu à Besançon, comme partout en France. Les soignants ont rencontré la population pour échanger sur l’hôpital public et ses moyens. « Aujourd’hui, nous sommes très impactés par des problématiques de restriction de personnel au chu de Besançon. On se devait d’être présent pour échanger avec les usagers » explique une infirmière.
Selon les participants, l’heure est grave. Notre interlocutrice explique que « l’hôpital est en vrai manque de personnel ». « Ces établissements étaient déjà en grande difficulté, mais ce que l’on a vécu ces deux, trois dernières années a rendu la situation complètement impossible ». La détresse est grande. « Certains veulent partir et n’ont même plus la force d’imaginer lutter pour pourvoir conserver des soins de qualité » ajoute-t-elle. Et de continuer : « Ce n’est même plus un ras-le-bol, c’est un mal vivre. C’est un métier pour lequel les gens donnent énormément de leur vie. Quand on donne tout et que l’on n’arrive pas à faire ce que l’on souhaite, on ne peut plus continuer ».
« Donnez des moyens ! »
Pour l’heure les soignants de l’hôpital public ne demandent pas de l’argent, mais des moyens humains supplémentaires. « Il faut une réelle volonté politique de renforcer les moyens humains pour faire du soin à l’hôpital » précise l’infirmière. Et de conclure : « Aujourd’hui, l’hôpital est plein à craquer. S’il y a une mini vague covid qui arrive à nouveau, je ne sais pas ce que l’on fera ».
L'interview de la rédaction
Dans le cadre de l’hommage aux Morts pour la France pendant la Guerre d’Algérie, des commémorations se tiendront ce dimanche. A Pontarlier, la cérémonie aura lieu à 11 heures aux Monuments aux Morts de l’Hôtel de Ville. A Besançon, le rendez-vous est fixé à la même heure au Mémorial des Glacis.
La 35è édition du Téléthon se déroulera partout en France ce week-end. Rappelons que cette opération caritative, organisée par l’Association Française contre les Myopathies, a pour but de récoler des fonds pour lutter contre les maladies génétiques et améliorer le quotidien des malades.
Cette année, dans le département du Doubs, c’est environ une centaine de manifestations qui se dérouleront. « Soit le double par rapport à l’année dernière » se félicite Robert Petiteau, le coordinateur de l’évènement dans le département. Certes, certains territoires, à l’image du Val de Morteau, ont préféré jeter l’éponge, mais d’autres ont choisi de maintenir leurs initiatives.
Il est vrai que ces animations de terrain sont très importantes pour faire progresser le compteur des dons. Pour le seul département du Doubs, elles apportent plusieurs milliers d’euros à l’AFM. Le vin chaud, le sandwich, l’assiette de charcuterie consommés ou la partie de pétanque ou le tournoi de football disputés sont autant d’argent récolté au service de la recherche et des malades.
L’an dernier, dans un contexte de crise sanitaire inédit, environ 77 millions d’euros avaient été récoltés. Soit dix millions de moins qu’en 2019. Cette année, les organisateurs espèrent ne pas souffrir une nouvelle fois encore des effets de la pandémie. Il en va notamment du bon déroulement des programmes de recherche. Alors, si vous ne pouvez vous déplacer, participer à l’un des évènements proposés près de chez-vous, pensez à composer le 36-37
L'interview de la rédaction / Robert Petiteau
Ce samedi 4 décembre, à l’appel des associations de chômeurs et de leurs soutiens, un rassemblement se tiendra, à 14h, sur la place Pasteur à Besançon. Cette mobilisation a pour principal objectif de dénoncer la réforme de l’assurance chômage.
Parmi les revendications exprimées : l’annulation de la réforme, un emploi correctement rémunéré, une indemnisation pour tous de toutes les formes de chômage et de précarité, une véritable politique de formations, choisies par les chômeurs et un droit à une véritable retraite à 60 ans maximum.
La préfecture du Doubs rappelle que jusqu’au 31 mars, un renforcement des dispositifs de veille sociale est assuré. Douze places supplémentaires peuvent être mobilisées. Il est rappelé que le dans le département du Doubs le 115 est accessible 24h/24, des veilles mobiles sont renforcées sur Besançon, Pontarlier et Montbéliard et quatre accueils de jour sont ouverts : 2 à Besançon, 1 à Montbéliard et 1 à Pontarlier. Il existe également des sites de restauration sociale. Enfin, précisons que le paramètre « grand froid » apparaît en fonction des conditions météo émises par Météo France. Deux déclinaisons sont possibles : les niveaux orange et rouge.
Dans le secteur du Val de Morteau et du Plateau du Russey, en raison de la petite capacité de la déchetterie actuelle, les élus travaillent sur un projet de plateforme du réemploi. Pour l’heure, l’initiative n’en est qu’à sa phase de réflexion, mais une véritable envie de réfléchir à la manière de donner une seconde vie aux objets et aux matériaux est lancée. Pour mener à bien cet ambitieux chantier, les locaux ont fait appel à la Fruitière à énergies, dont le savoir-faire en la matière n’est plus à prouver. En parallèle, deux réunions publiques sont prévues pour associer la population locale à cette démarche. Deux rendez-vous sont d’ores et déjà annoncés : le mardi 30 novembre, à 20h, à la salle des fêtes de Morteau et le mercredi 1er décembre, à la même heure, à la salle des fêtes La Campagne aux Fontenelles.
Les idées sont encore dans une phase embryonnaire, mais quelques propositions apparaissent comme la mise en place d’une recyclerie, d’une matériauthèque, d’un atelier de réparation, d’un centre de formation pour y mener des activités pédagogiques, … . Réflexion sur la création d’une plateforme du réemploi dans le Val de Morteau et le Plateau du Russey.
Ce jeudi 25 novembre, dans le cadre de la journée de lutte contre les violences faites aux femmes, 10 000 sacs à pains sont distribués au sein de 30 boulangeries bisontines. Au recto, l’emballage dévoile un « violentomètre », outil reconnu qui permet de mesurer le degré de violence dans un couple à partir d'exemples concrets du quotidien. Le verso de l’emballage contient quant à lui les numéros utiles à composer par les victimes. Localement, celle action a été reprise par l’association Solidarité femmes, soutenue par la ville de Besançon.
L'interview de la rédaction / Valérie Haller – Conseillère municipale déléguée à la lutte contre les discriminations, aux droits des femmes
Depuis le 22 novembre dernier, le serious game de sécurité routière, à l’initiative notamment des coordinations sécurité routière du Doubs et du Jura, est en ligne. Ce jeu, baptisé « Ensemble Enquêtons ! », propose au joueur de s’immiscer dans la peau d’un enquêteur afin de découvrir les éléments qui ont mené à l’accident.
Il découvrira la vérité en s’informant sur plusieurs thématiques que sont l’alcool, les stupéfiants, la vitesse, les vélos et trottinettes électriques, les distracteurs, … . Un outil qui permettra aux usagers de tester leurs connaissances et apprentissages, via des quiz ludiques et instructifs. Le serious game est accessible sur ordinateur, tablette et smartphone via l’adresse mail suivante : www.ensemble-enquetons.fr
Répondant à un appel à projet de la fédération française de handball, la Ville de Besançon et l’ESBF ont organisé ce mardi soir, au Palais des Sports, l’opération « Hand pour elles ». L’objectif étant de promouvoir l’accès à la pratique sportive pour les jeunes filles éloignées des terrains de sport.
Pour cette vraie manifestation sportive, organisée dans le cadre périscolaire, après deux années d’interruption en raison de la pandémie, ce sont 70 filles, âgées de 9 à 10 ans, issues de neuf écoles des quartiers prioritaires de la ville ont répondu présent. Comme le souligne, Théo Bryère, le responsable du secteur amateur à l’ESBF, « l’objectif est avant tout de prendre du plaisir, avant de penser au résultat et à la performance sportive ». Tout le monde espère que ces jeunes filles auront envire de poursuivre l’aventuSPORre et de s’investir dans ce sport collectif, au sein d’un club dont le savoir-faire en termes de formation n’est plus à prouver.
Le reportage de la rédaction : Frédérique Tournoux, coordinatrice périscolaire en charge du projet, et Théo Bryère, le responsable du secteur amateur à l’ESBF