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Dans le cadre de la lutte contre les rodéos, une opération de police était menée ce mardi après-midi dans Besançon. Plusieurs équipes étaient mobilisées. Des équipes au sol et un avion de la Police aux Frontières, avec trois personnes à l’intérieur, dont une opératrice, pour faire la liaison avec le personnel mobilisé sur terre. Trois secteurs ont été ciblés par les forces de l’ordre : Clairs Soleils, Palente/Orchamps et Planoise.

Cette action fait suite aux instructions de Gérald Darmanin, qui a demandé à ses équipes de se mobiliser pleinement pour mieux lutter contre ce fléau, qui gangrène certaines villes françaises. Ce mardi marquait la 84è opération conduite depuis le mois de juillet dernier. Elles ont donné lieu à 17 saisies d’engins, dont un tiers sur le seul territoire de Planoise.

L’utilisation des moyens aériens est très utile. Ils permettent d’apprécier d’une manière globale un territoire. Ce qui facilite grandement la détection des contrevenants.

L'interview de la rédaction / David Gagliardi, le directeur départemental adjoint de la sécurité publique du Doubs

Cet automne 2022 sera marqué par plusieurs rendez-vous pour la Mission Locale de Besançon. La poursuite de la déclinaison du Contrat Engagement Jeunes sur le territoire, l’organisation de l’initiative régionale « la rentrée des solutions Â» et la célébration des 40 ans de l’association  bisontine rythmeront cette première partie de saison.

Le Contrat d’Engagement Jeune : Ce dispositif s’adresse aux 16-25 ans, jusqu’à 30 ans pour les personnes en situation de handicap. L’objectif est de permettre à ces jeunes adultes, les plus éloignés de l’emploi, d’accéder aux responsabilités et à l’autonomie. L’état a fixé un objectif de 530 bénéficiaires pour cette année.  400 sont d’ores et déjà entrés dans le dispositif.  Il s’agit d’un programme personnalisé, entre 15 et 20 heures par semaine, sur une durée de 6,9 ou 12 mois, qui permet aux jeunes de suivre un parcours d’activités.  Une aide, jusqu’à 520 euros, leur est octroyée sous certaines conditions et s’ils s’investissent dans cette démarche personnelle. Au programme : un accompagnement dans ses démarches personnelles, des visites d’entreprises, un service civique, des stages en entreprise, … .  Pour obtenir de plus amples informations, il convient de contacter la Mission Locale du bassin d’emploi de Besançon au 03.81.85.85..85 ou www.missionlocale-besancon.fr

La rentrée des solutions : 130 évènements sont organisés dans la région, dont une vingtaine à Besançon, du 19 au 30 septembre. Dans une démarche de présenter l’offre de service de la mission locale et de renouer avec la jeunesse de son territoire plusieurs évènements se tiendront. On notera par exemple l’organisation de réunions d’information en direction des jeunes planoisiens. 330 invitations ont été envoyées. D’autres temps, sous forme d’ateliers, sont prévus sur les thèmes du numérique, de la confiance et de l’estime de soi ou encore de la santé. Pour tout savoir sur la programmation : https://rentreedessolutions.missionslocales-bfc.fr/

Les 40 ans de la Mission Locale de Besançon : Le mois d’octobre sera placé sous le signe des 40 ans des Missions Locales, et plus particulièrement celles de Besançon, qui fut l’une des premières à voir le jour en 1982, sous le gouvernement de Pierre Mauroy. Plusieurs grands évènements sont prévus comme la tenue d’une conférence sur la Génération « Z Â» et le non-recours des jeunes au service public. Une journée porte ouverte des deux sites d’activité des Missions Locales de Besançon, un spectacle, avec un humoriste national, sont également prévus. Pour toujours et encore « faire parler des Missions Locales Â» et susciter de l’intérêt chez les jeunes, une série d’interviews et de témoignages sera diffusée sur les réseaux sociaux de la structure.

L'interview de la rédaction / Thierry Grandmottet, le directeur de la Mission Locale du bassin d'emploi de Besançon

Un rassemblement s’est tenu ce mardi, à la mi-journée, devant le lycée Claude Nicolas Ledoux à Besançon. Une manifestation à l’appel de Force Ouvrière pour dénoncer la souffrance au travail. Pour les manifestants, la coupe est pleine. Au lycée Claude Nicolas Ledoux, certains dénoncent le management de l’intendante. Ils évoquent un véritable harcèlement psychologique, un dénigrement régulier de leur travail et des accusations de vol infondées. Selon les agents présents,  Â« de nombreux arrêts de travail sont prononcés et les cas de burn-out sont une réalité Â». Ils déplorent « une terreur qui s’installe et les pressions subis par leurs collègues Â». Ce qui explique la faible mobilisation de ce matin.

Mobilisation depuis quatre jours à Baume-les-Dames

FO LYCEE LEDOUX

 

Des agents de Baume-les-Dames ont également rejoint la mobilisation bisontine. Ils pointent le comportement « zélé Â» d’un personnel de direction, également élu de la commune, qui « outrepasserait ses fonctions Â». A Baume-les-Dames, cela fait quatre jours que les agents sont en grève. Pour Frédéric Vuillaume, secrétaire général du syndicat Force Ouvrière au Conseil Régional de Bourgogne Franche-Comté, « la présidente de Région doit protéger les agents et améliorer leurs conditions de travail Â». « Il est intolérable que les agents viennent travailler avec la peur au ventre Â» conclut-il.

L'interview de la rédaction / Frédéric Vuillaume, secrétaire général du syndicat Force Ouvrière au Conseil Régional de Bourgogne Franche-Comté

 

 

Actuellement, dans le Val de Morteau, un dépliant à destination des victimes de violences conjugales est diffusé.  Contrairement, aux autres années, ce support de communication a été créé par les différents partenaires concernés par ce fléau au sein du conseil intercommunal de Sécurité et de Prévention de la Délinquance du Val de Morteau. Ainsi, élus, gendarmerie, travailleurs sociaux du Département, de Solidarité Femmes ou encore de l’ADDSEA, ainsi que la juriste du Centre d’Information du Droit des Femmes et des Familles ont collaboré à sa rédaction. Durant les périodes de confinement, à Morteau, comme ailleurs, les autorités ont constaté une augmentation des cas de violences intrafamiliales. D’où l’utilité d’une telle démarche.

Son objectif ? Informer les victimes et leurs proches sur les dispositifs existant afin qu’elles puissent trouver l’aide et les interlocuteurs qui sauront les guider et les conseiller pour surmonter les difficultés, les violences et les souffrances qu’elles rencontrent.  

Ce nouveau dépliant d’information est disponible auprès des administrations, des différents services médico-sociaux du territoire et sur le site internet de la Communauté de Communes du Val de Morteau et de la Ville de Morteau.

L'interview de la rédaction / Marie Bonnetn vice-présidente du CCAS de Morteau

 

Rendre l’école inclusive. Telle est l’une des missions que se fixe chaque année l’éducation nationale. De belles intentions. Mais est-ce toujours le cas ? Comment les enfants en situation de handicap trouvent-ils leur place dans le système scolaire français ? Nous avons posé la question à Bruno Ubbiali, le directeur départemental des structures pour enfants et adolescents de la Fondation Pluriel ( ex-Adapei).

« Tous les enfants ont le droit à l’école de la République, avec les moyens techniques que nous apportons » explique Bruno Ubbialli. Dans le département du Doubs, la Fondation Pluriel scolarise 1000 enfants. Elle concentre 450 professionnels qui interviennent en fonction du handicap des jeunes. Une trentaine d’enseignants sont mis à la disposition du pôle chaque année par le rectorat de Besançon. 70% de ces enfants sont scolarisés en milieu ordinaire. Certains sont accueillis dans des classes ordinaires. D’autres suivent une scolarité en classe ULIS ou dans des unités d’enseignement externalisés dans les écoles, collèges ou lycées du département. Les autres, plus vulnérables, sont accueillis dans les murs des structures de l’association. « Même si les pouvoirs publics nous incitent à intensifier le nombre d’enfants à scolariser en milieu ordinaire, nous sommes vigilants à ne pas les mettre en difficulté Â» explique le responsable bisontin.  Pour que cela fonctionne, il faut que « la structure d’accueil soit en capacité de disposer des moyens humains nécessaires, quant à leur nombre et leur qualification Â» souligne-t-il.

Trois postes d’enseignants en cours de nomination

Bruno Ubbiali juge cette rentrée des classes « globalement satisfaisante Â».  Néanmoins, comme tous les services de santé, la Fondation éprouve des difficultés à recruter des professionnels. Il en est de même dans le domaine de l’enseignement, où les intervenants sont nommés tardivement. Dans le département, sur les trente postes alloués à l’association par le rectorat de Besançon, trois ne sont pas encore pourvus en cette période de l’année. Les besoins en personnel formés sont importants et une réalité. « Nous accueillons de plus en plus d’enfants qui souffrent de troubles autistiques ou psychiques. Ce qui nécessite une prise en charge individuelle et diversifiée Â» complète le responsable. Et de conclure : « Plus nous sommes dans des réponses individuelles, plus il faut des moyens en ressource humaine et plus il faut des gens spécialisés dans différents domaines Â».

L'interview de la rédaction / Bruno Ubbiali

 

Un collectif d’habitants de Planoise organise un « rassemblement contre la violence Â» ce vendredi à 18h sur l’Esplanade Nelson Mandela. Cette action fait suite notamment aux coups de feu survenus le 29 août dernier, blessant deux adolescents, dont un grièvement. Les personnes à l’initiative de ce rassemblement se sentent « abandonnées Â» par les pouvoirs publics. Elles invitent un maximum de Planoisiens à venir les rejoindre.

C’est la rentrée des classes ce jeudi 1er septembre. Plus de 203.500 écoliers, collégiens et lycéens reprennent le chemin de l’école. Soit une diminution totale de 1,6% par rapport à l’année dernière . C’est dans le 1er degré que la baisse est la plus significative cette année (-2.168 élèves). Ces enfants et adolescents seront accueillis dans les 1.274 établissements scolaires que comptent l’académie de Besançon. Malgré la baisse des effectifs, le rectorat annonce des moyens identiques qui permettent la poursuite des dédoublements des classes de grande section en éducation prioritaire, la limitation des effectifs à 24 pour les classes de grande section, CP et CE1, l’accompagnement de l’école inclusive et des territoires ruraux.

Le mouvement s’est achevé ce mercredi après-midi chez NP Jura à Dole et Foucherans. Un accord a été signé entre la direction et les salariés. Une prime de 700 euros, versée en deux fois, leur a été accordée. Dans un premier temps, la somme de 800 euros était souhaitée par les manifestants.

La direction ne voulait leur octroyer que 600 euros. Un consensus a donc été trouvé. La mobilisation avait vu le jour en juillet dernier pour dénoncer les salaires et les conditions de travail. Le rachat de la firme par un fonds d’investissement américain était également dénoncé par les salariés, qui se jugent lésés dans cette transaction. Les deux parties se sont donnés rendez-vous dans les prochains jours pour évoquer d’autres problématiques sociales.

L'interview de la rédaction / Pedro Da Rocha délégué syndical CGT

 

C’est la grande problématique du moment. 4000 postes d’enseignants sont restés vacants après concours au niveau national. Ce qui laisse penser que tous les cours ne pourront être  assurés à la rentrée ou qu’ils le seront avec des professeurs insuffisamment  formés. A cela s’ajoutent des classes surchargées et des conditions de travail qui se dégradent d’année en année.

Un début de carrière à 2000 euros

Pour les syndicats, la proposition d’Emmanuel Macron d’assurer un salaire à 2000 euros aux enseignants en début de carrière « n’est pas réaliste Â». Selon eux, « cette proposition doit s’effectuer en tenant compte de la réalité d’un déroulé de carrière Â». « Comment est-ce possible qu’un débutant à l’échelon 1, qui gagnerait les 2000 euros promis, retombe plus bas lorsqu’il passera  Ã  l’échelon supérieur ? » s’interroge Nathalie Faivre, secrétaire départementale du syndicat SNUipp/FSU  pour l’académie de Besançon. Et de poursuivre : « Faire cette promesse, l’engage à revaloriser l’ensemble des carrières enseignantes. Visiblement le Président Macron ne souhaite pas le faire. A notre avis, c’est un effet d’annonce Â».

Pour les syndicats, la situation concernant le manque de profs ne date pas d’aujourd’hui. Ils avaient déjà tiré la sonnette d’alarme et prévu le scénario qui semble se confirmer. La rentrée s’annonce tendue à l’éducation nationale. Une première mobilisation est envisagée  pour le 29 septembre. Mais des opérations ponctuelles ne sont pas exclues, en fonction de la situation,  dans les établissements scolaires de l’académie de Besançon et d’ailleurs.

L'interview de la rédaction / Nathalie Faivre, secrétaire départementale du syndicat SNUipp/FSU

 

Dans le Jura, les salariés de NP Jura ont décidé de reprendre la mobilisation ce lundi à Dole et Foucherans. L’ultimatum fixé à la direction n’a rien donné. La prime de 800 euros n’a pas été obtenue. 600 euros ont été accordés. Ce que les salariés jugent insuffisants compte tenu des bénéfices que réalisent la firme. Depuis ce lundi, le service des expéditions a rejoint le mouvement. Ce qui perturbe encore davantage le fonctionnement des deux sites.

Pour l’heure, la situation est au point mort. Aucune nouvelle négociation n’est envisagée. Rappelons que cette action s’inscrit dans le cadre d’autres mécontentements liés aux salaires, aux conditions de travail et au rachat de la firme par un fonds de pension américain avec des actionnaires qui devraient largement bénéficiés de cette transaction.

L'interview de la rédaction  / Pedro Da Rocha, délégué syndical CGT