Dans un communiqué de presse, les élus du groupe Renaissance-Modem condamnent « l’acte raciste » commis sur la statue de Victor Hugo de l’artiste Ousmane Sow, installée sur l’Esplanade des Droits de l’Homme. « Les actes de racisme restent malheureusement une réalité dans notre société. Notre groupe combattra toujours les discriminations et l’extrémisme » ajoutent Laurent Croizier, Nathalie Bouvet, Agnès Martin et Karima Rochdi.
La 34è campagne des Restos du Cœur démarre ce mardi. Il s’agit d’une date symbolique puisqu’il est désormais de notoriété publique que l’action de l’association de Coluche se déroule tout au long de l’année. La situation inquiète les responsables nationaux et doubistes. Le nombre de personnes accueillies et de repas servis progressent toujours et encore. « Dans le département du Doubs, cette augmentation est estimée à environ 15% par rapport à l’année dernière » explique Dominique Maire, le président départemental des Restos du Cœur du Doubs.
Des publics très en difficulté
Trois catégories de public inquiètent plus particulièrement les bénévoles. Les étudiants, les familles monoparentales et les retraités connaissent encore plus durement la pauvreté. Dominique Maire rappelle que l’aide des Restos est d’abord humanitaire, soit l’équivalent de six repas par semaine, mais qu’elle se décline également en un accompagnement « pour permettre à tout un chacun de retrouver le chemin de la réintégration sociale et professionnelle ».
Comment aider les Restos ?
Les bénévoles sont les bienvenus. Leur investissement est déterminant pour la bonne marche des centres de distribution notamment et la mise en place des actions de solidarité. Le collectif a également besoin de vos soutiens financiers pour faire face, par exemple, aux dépenses de carburant et de dons alimentaires.
Pour tout savoir sur l’association : www.restosducoeur.org
L'interview de la rédaction / Dominique Maire
A quelques jours du 25 novembre, journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, le collectif éponyme organisait une marche contre les violences sexistes et sexuelles à Besançon ce samedi après-midi. Plusieurs centaines de personnes ont fait le déplacement pour sensibiliser le grand public. Depuis le 1er janvier, 118 féminicides ont été enregistrés en France.

Chiffres à l’appui, les associations et les manifestants dénoncent « les dysfonctionnements de la police et de la justice ». Selon Eva Bronnenkant, la présidente de « Solidarité Femmes » de Besançon, « seulement 18% des mains courantes donnent lieu à des investigations, et 80% des plaintes sont classées sans suite ». « 80% des plaintes pour harcèlement au travail ne seraient également pas prises en compte ». Dans ces conditions, L’association voit l’obligation de continuer les actions de prévention auprès du grand public. C’est d’ailleurs tout l’intérêt du riche programme qui est proposé, jusqu’au 16 décembre, dans la cité comtoise.

Des agressions sournoises au quotidien

Ces deux jeunes étudiantes sont venues exprimer leur ras-le-bol. Heureusement, elles n’ont jamais été victimes d’agressions physiques, mais régulièrement, à Besançon, elles sont victimes de remarques verbales sournoises et déplacées. Des attitudes qui deviennent récurrentes et qui limitent leur déplacement lorsque la nuit tombe. Les réseaux sociaux regorgent également de commentaires déplacés et violents qui font mal à la tête, blessent et fragilisent psychologiquement.
Un petit groupe d'extrême droite est venu perturber la manifestation
Le reportage de la rédaction
Dans un communiqué de presse, le Député du Doubs de la Majorité Présidentielle Laurent Croizier indique qu’il a rédigé un courrier à Gérald Darmanin, le ministre de l’intérieur, pour la création d’un second commissariat à Besançon, au cœur du quartier de Planoise, en remplacement de l’actuel poste de police « dont les horaires d’ouverture sont inadaptés ». Il rappelle que ce projet faisait partie de ses propositions formulées durant la campagne des élections législatives.
« Ce commissariat rassurerait les habitants qui en ont tant besoin » indique-t-il. Selon le parlementaire, ce nouveau commissariat répondait à plusieurs enjeux : « une présence policière 24 heures sur 24 dans le quartier de Planoise, des délais d’intervention raccourcis et une extension des plages horaires d’ouverture pour l’accueil et les dépôts de plaintes ».
Dans le cadre de la lutte contre les violences faites aux femmes, un partenariat a été instauré entre les autorités, les associations et les pharmacies jurassiennes. 86.000 sachets d’emballage pour les boîtes de médicaments ont été réalisés pour rappeler les numéros d’appel d’urgence, les adresses et numéros de téléphone des associations de défense de victimes du Jura. Ces outils de communication et de prévention entreront dans les foyers jurassiens à compter du vendredi 25 novembre, date de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.
C’est dans un contexte très difficile que se déroule cette année les six semaines consacrées à la lutte contre les violences faites aux femmes. Malgré les temps de formation, de sensibilisation, de mise en réseau des différents partenaires et la mise en place d’outils d’alerte, le nombre des féminicides ne baissent pas en France. En Franche-Comté, quatre féminicides ont été enregistrées en début d’année. On en dénombre désormais 110 en France.
Pour la présidente de l’association « solidarité femmes » de Besançon, l’amélioration de la situation passera par la poursuite des actions de prévention. Et ce, dès le plus jeune âge. C’est la raison pour laquelle la programmation de 2022 propose, jusqu’au 16 décembre, des initiatives en direction de toutes les classes d’âge. Cette année encore, les associations militantes, engagées dans la lutte contre les violences faites aux femmes, proposent de nombreuses initiatives : procès d’assises fictif autour de la prostitution des mineurs, conférences, film et débat, expositions, éducation à la sexualité en milieu scolaire, … .
Une marche contre les violences sexuelles
Rappelons que le 25 novembre est la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Dans ce cadre-là , le collectif du 25 novembre organise une manifestation contre les violences sexistes et sexuelles ce samedi 19 novembre, à partir de 15h. Le rendez-vous est fixé sur l’esplanade des Droits de l’Homme. A partir de 14h30, l’Atelier Populaire de Besançon proposera un atelier de fabrication d’images en sérigraphie pour préparer des pancartes.
L'interview de la rédaction : Eva Bronnenkant, présidente de l'association "Solidarité Femmes"
Le Secours Catholique vient de rendre publique son traditionnel baromètre sur l’état de la pauvreté en France en 2022. Il en ressort une nouvelle fois encore que la précarité s’aggrave et que les crises successives actuelles et à venir, liées à l’énergie et à l’inflation, vont encore aggraver une situation déjà bien compliquée. Le Covid est également passé par là . Les aides de l’état ont permis d’accompagner au mieux les plus démunis durant cette période, mais la fin de ces dispositifs replonge ces publics dans les méandres de la pauvreté.
En 2022, en Franche-Comté, le secours catholique et ses 1000 bénévoles ont rencontré 15.000 personnes. Nombreuses sont les familles dans la plus grande des détresses. Elles représentent près de 50% du public accompagné. 25% sont des mères isolées et 21% sont des couples avec enfants. Pour ces hommes et ces femmes, le quotidien est des plus difficiles. Plus de la moitié (69%) vivent avec 548 euros par mois, pour le ménage. Soit la moitié du seuil de pauvreté qui s’établit à 1.132 euros. Pour des raisons multiples, mais aussi par dignité, beaucoup de ces personnes préfèrent ne pas faire les démarches nécessaires pour obtenir les aides qui pourraient améliorer le quotidien, qu’il s’agisse du RSA ou des allocations familiales. Ce taux de non-recours interroge le monde associatif. Il est deux fois plus élevé dans la population étrangère
Le reste à vivre
C’est un indicateur fort qui prouve, une nouvelle fois encore, la véritable précarité dans laquelle se trouvent ces personnes. Les dépenses pré-engagées, celles qui correspondent aux impondérables, prennent une place importante dans leur budget. Le loyer, l’énergie, le téléphone, les assurances, l’eau, … représentent 60% de ce dernier. Cette même part s’élève à 30% sur un revenu moyen. Compte tenu de ce contexte, le reste à vivre est estimé à environ 5 euros par jour et par personne.
Les recommandations du Secours Catholique
L’association appelle l’état à prendre des mesures fortes pour lutter contre cette pauvreté qui ne cesse de s’installer en France. Antoine Aumonier, le délégué régional de l’organisation, juge les efforts consentis « insuffisants » et ne répondant pas à la prise de conscience qu’exige la situation. Le Secours Catholique demande notamment au gouvernement de « relever les minimas sociaux, veiller à l’accessibilité de tous aux biens et services essentiels, de sortir les ménages les plus en difficulté du piège des prix élevés de l’énergie, de renforcer les politiques publiques liées à la rénovation énergétique des logements et de faire vivre le droit à la mobilité durable pour tous ».
L'interview de la rédaction / Antoine Aumonier
Ce lundi après-midi, Jean-François Colombet, préfet du Doubs, le parrain de la toute première promotion de l’école de la deuxième chance de Besançon, a rencontré les neuf jeunes engagés dans ce dispositif. La gestion de cette action sociale a été confiée à la Ligue de l’Enseignement du Doubs. Dès la semaine prochaine, de nouveaux jeunes sont attendus. Au total, plus d’une centaine seront accueillis d’ici les prochains mois.
L'interview de la rédaction / Jean-François Colombet
A travers ce dispositif, les différents partenaires veulent redonner confiance à ces jeunes, leur permettre, à travers des stages, de trouver leur voie et de s’insérer dans la société et le monde du travail. Bacheliers, étudiants ou sans diplôme, en rupture scolaire, ont retrouvé le plaisir de faire et d’apprendre. Ils ont des projets ou sont en pleine réflexion pour se trouver un métier ou une formation. Animateur socioculturelle, peintre en bâtiment, préparateur de commandes, pâtissier, … .
L'interview de la rédaction / Déléguée générale de la Ligue de l'enseignement du Doubs
Les participants ont entre 6 et 18 mois pour se trouver un avenir. Ils peuvent compter sur un réseau de professionnels, de mentors, désireux de leur faire profiter de leurs réseaux pour atteindre leur but. La balle est dans leur camp. Ils devront la saisir et ne pas passer à côté de la chance qui leur est donnée.
L'interview de la rédaction/ Amel, une jeune stagiaire
Ce jeudi 10 novembre, dans la cadre de la journée nationale de lutte contre le harcèlement scolaire, le collège Victor Hugo à Besançon organisait une fresque humaine, composée des 1000 élèves de la 6è à la 3è de l’établissement scolaire, l’équipe éducative et quelques parents. L’objectif est de sensibiliser ces jeunes à ce fléau, que les réseaux sociaux sont venus aggraver.
Cette action s’inscrivait dans le cadre du pHARe, un programme de lutte contre le harcèlement scolaire à l’école. Un dispositif piloté par Olivia Guyon, la principale adjointe du collège bisontin. A l’initiative de cette opération collective, qui en appellera d’autres, Fanny Lonchampt, professeur de mathématiques. Pour l’occasion, élèves et adultes ont été invités à porter un vêtement de couleur verte. Regroupés par classe, ils se sont rendus dans la cour principale pour former les lettres qui composent un message de prévention. « Non au harcèlement au collège Victor Hugo » est alors apparu. De leur côté les adultes ont diffusé les deux numéros de téléphone de la plateforme ( 3020 et 3018), mise en place pour lutter contre le harcèlement des jeunes.
L'interview Mme Lonchampt

Améliorer le climat scolaire
Au collège Victor Hugo, l’amélioration du climat scolaire est une grande cause. Cette thématique s’inscrit dans le projet d’établissement et se décline à tous les niveaux. En fonction de leur âge, les collégiens bénéficient d’actions éducatives qui promeuvent cette valeur. Ces savoir-être et savoir-faire sont déclinés par des enseignants formés à ces approches pédagogiques et des intervenants. On notera par exemple la participation d’un juriste, dont la mission est de communiquer sur les valeurs de citoyenneté et la place qu’occupe chaque jeune dans la société. A travers les temps mis en place et l’implication des adolescents et des familles, la direction entend faire évoluer les mentalités et sensibiliser tout un chacun sur ces faits de société. Prochainement, une évaluation sera effectuée à l’échelle du collège pour apprécier la pertinence des actions menées et les résultats obtenus.
Interview Mme Guyon
Le Crous Bourgogne-Franche-Comté indique que les familles qui souhaitent participer à l’opération « invitez le Monde à votre table » ont jusqu’au 10 novembre pour s’inscrire. Cette opération a pour objectif de permettre aux étudiants internationaux de rencontrer les habitants des agglomérations de Dijon et Besançon lors d’un déjeuner. Les hôtes peuvent inviter un ou plusieurs jeunes lors de ce déjeuner dominical, qui se déroulera le 27 novembre prochain. Un sympathique moment pour faire connaissance et échanger autour de la gastronomie et l’art de vivre à la française. Pour s’inscrire, il suffit de remplir le formulaire en ligne sur www.crous-bfc.fr