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La réforme des retraites devrait susciter encore de nombreuses réactions dans l’Hexagone. Il y a les pour et les contre. La journée de contestation, prévue jeudi prochain,  devrait nous en dire plus sur les forces en présence. Certains évoquent des  Françaises et des Français résignés et pas toujours en clin à aller se battre pour s’opposer aux nouvelles directives.

A la CAPEB du Doubs, la confédération des artisans, on estime que les décisions prises sont les bonnes. « On arrive au bout de l’entonnoir. Il faudra bien financer nos retraites. Nous préférons que le temps de travail soit rallongé plutôt que d’augmenter les cotisations Â» explique Laurent Lartot, le président de l’organisme. La CAPEB du Doubs se satisfait également que la notion de pénibilité soit prise en compte. « La carrière des chefs d’entreprise et de leurs employés a souvent démarré à 16 ans. Ils se retrouvent avec des carrières longues. Nos métiers sont physiques. Il était important que la pénibilité apparaisse dans ce projet de réforme Â» conclut le responsable doubiste.

L'interview de la rédaction / Laurent Lartot

 

La reforme des retraites et l’allongement du temps de travail qui en découle ne passent pas. L’âge légal de départ à la retraite passera à 64 ans en 2030. La durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein sera  de 43 ans dès 2027 et non plus 2035. Hier, les syndicats ont fait bloc et se sont empressés d’annoncer qu’ils s’opposaient aux décisions prises par l’exécutif.  Pour Julien Juif du syndicat Solidaires, les 13 milliards d’euros que le gouvernement présente comme nécessaire pour financer les retraites d’ici 2030, est « une aberration Â». Il rappelle qu’une meilleure répartition des richesses créées permettraient d’équilibrer le dispositif. Il met en parallèle les « 80 milliards d’euros,  encaissés par les actionnaires des entreprises françaises en 2022 Â». « Tout cela nous fait bien doucement rigoler Â» explique le syndicaliste.

Solidaire demande le retour à une durée de cotisation à 37 ans 1/2. Ce qui est bien éloigné du discours prononcé hier par la Première Ministre Elisabeth Borne.  Â« A un moment donné, il va bien falloir faire quelque chose. Il est inconcevable que des entreprises se gavent à coups de milliards et que des gens n’arrivent pas à terminer les fins de mois Â» explique-t-il. Et de poursuivre : « de l’argent, il y en a. Il faut simplement le répartir Â». Julien Juif rappelle que l’allongement du taux de cotisation est une totale hérésie. D’autant plus que les trajectoires de fin de carrière sont difficiles. Certains, en fonction de leur lieu d’exercice, étant remerciés, en raison de leur aptitude à poursuivre leur emploi pour des raisons médicales ou autres.

L'interview de la rédaction / Julien Juif


La Ville de Besançon indique que la prochaine campagne de recensement de la population locale se déroulera du 19 janvier au 25 février. Comme dans toutes les communes de plus de 10 000 habitants, 8 % des adresses du territoire bisontin sont tirées au sort par l’INSEE pour être recensées. Les agents recenseurs, munis de leur carte officielle, se présenteront aux domiciles des personnes sélectionnées. Le recensement de la population est très utile. Il permet de définir les politiques publiques et le montant des dotations de l’état.


La Préfecture du Doubs indique que pour accompagner les TPE dans les démarches leur permettant de bénéficier d’un prix plafond pour leur électricité, plusieurs dispositifs sont mis en place. Des réunions d’information seront organisées les 19, 20 et 23 janvier prochains dans les trois arrondissements du département. Celle de Besançon devrait se tenir le 19 janvier. Par ailleurs, une permanence spécifique est également prévue dans les 25 maisons France Services.

Comme dans d’autres villes de France, un rassemblement de citoyens, gilets jaunes ou pas, s’est tenu au centre-ville de Besançon ce samedi après-midi. Entre 150 et 200 personnes sont venues exprimer leur colère, leur exaspération et leurs inquiétudes.

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« La casse du service public Â», « le pouvoir d’achat Â», « l’inflation Â» et « la hausse des prix de l’énergie Â» font partie des revendications exprimées par les manifestants. Certains sont des gilets jaunes de la première heure. Dès l’automne 2018, ils sont descendus dans la rue pour défendre un autre modèle de société. D’autres rejoignent seulement le mouvement. S’ils ont conscience d’être parvenus à  faire trembler l’état français, ils regrettent de ne pas être allés  jusqu’au bout de leurs intentions. « Nous n’avons quasiment rien obtenu. Le mouvement s’est essoufflé. Il n’a pas toujours été mené par des gens correctes. C’est dommage Â» expliquent quelques manifestants.

 

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« Nous sommes de retour Â»

 

A l’image du Bisontin Frédérick Vuillaume, les manifestants croient en la renaissance du mouvement. « Nous sommes tous dans la m…. Les gens n’y arrivent plus. La population constate tous les jours que tout s’effondre Â» ajoute M. Vuillaume. Et de poursuivre : « la reforme des retraites doit être l’ultime provocation du gouvernement». « Nous devons nous réunir pour lutter Â». Les leaders de la manifestation ont d’ores et déjà donné rendez-vous à la population samedi prochain, le 14 janvier, devant la gare de Lons-le-Saunier pour soutenir l’hôpital public. Une initiative identique avait rassemblé 1600 personnes à Champagnole en novembre dernier.

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Le reportage de la rédaction

Confrontés à une triple épidémie ( covid-19, bronchiolite et grippe), les soignants des urgences n’ont pas chômé durant la dernière période des vacances de Noël au CHU Minjoz. Le manque de personnel, qui déserte l’hôpital public, auquel s’ajoute la grève des médecins généralistes, ne facilitent pas le quotidien.

Les images de brancards, laissés à l’abandon, et de salles d’attente pleines sont également une réalité à Besançon. Cela ne date pas d’aujourd’hui, l’hôpital public vit une crise sans précédent. Au CHU Minjoz, comme ailleurs, les fermetures de lits se poursuivent. « Il n’y a quasiment plus de recrutements en cours. Les gens ne veulent plus venir travailler à l’hôpital car les conditions de travail sont exécrables Â» explique Gérald Binetruy, représentant du syndicat Sud Santé au CHU Minjoz.

L’heure n’est pas à la mobilisation. Et ce, même si les syndicats auraient de nombreuses doléances à exprimer. Pour l’heure, les soignants du CHU Minjoz sont pleinement concentrés sur leur mission. « Le personnel est plutôt en train d’essuyer la vague et de faire ce qu’il peut pour prendre soin des gens plutôt que de penser à l’action Â» conclut M. Binetruy.

L'interview de la rédaction/ Gérald Binetruy ( représentant du syndicat Sud Santé)

 

Au 1er janvier 2020, la région Bourgogne Franche-Comté compte environ 2,8 millions d’habitants, 2.801.695 plus précisément. Selon ces mêmes données, en Franche-Comté, seul le département du Doubs gagne des habitants depuis 2014 (+10.400). Le Jura est en baisse. Il perd près de 1900 habitants sur cette même période. Dans le détail, Besançon (+1.568) et Pontarlier (+325) gagnent des habitants. Dans le Jura, si Dole voit sa démographie augmenter (+299), Lons-le-Saunier est à la baisse (-219).

Toute l’équipe et  la rédaction de Plein Air vous souhaitent  une très bonne et heureuse année 2023. Que vos projets les plus fous se réalisent. Que votre santé soit la meilleure. Plein de bonnes choses pour cette nouvelle année. Profitez pleinement de la vie.

Les élus communistes bisontins et du Doubs se mobilisent à l’occasion de la journée internationale des migrants. Le rendez-vous est fixé ce samedi après-midi, à 14h, devant la statue d’Ousmane Sow, sur la place des Droits de l’Homme.

Les manifestants demandent « une politique d'accueil des réfugiés Â» et « s’opposeront au projet de loi porté par le ministre de l'Intérieur, Gerald Darmanin Â». Pour le collectif, ce projet de loi est « en totale contradiction avec les valeurs portées par la France, dont celles liées au droit d'asile Â». Et de poursuivre : « il stigmatise une population immigrée, en associant réfugié et délinquance Â».

Dans le cadre de la journée internationale des migrants, plusieurs associations militantes bisontines appellent à un rassemblement ce dimanche 18 décembre, à 10h30, sur l’esplanade des Droits de l’Homme à Besançon. AC !, Alternatiba, MRAP, Solmiré et les partis politiques GenerationS, EELV, La France Insoumise, Lutte Ouvrière, NPA, PCF, … font partie des signataires de l’appel à cette mobilisation.