Le premier tour des élections municipales à Besançon a placé la liste conduite par Ludovic Fagaut en tête du scrutin. Le candidat divers droite devance la maire sortante Anne Vignot. Le second tour s’annonce ouvert dans la capitale comtoise.
Ludovic Fagaut arrive en tête
À l’issue du premier tour des élections municipales, Ludovic Fagaut arrive en tête à Besançon avec 40,13 % des suffrages. Le candidat divers droite devance la maire sortante Anne Vignot, qui recueille 33,37 % des voix. Derrière eux, Séverine Véziès obtient 10,90 %, Jacques Ricciardetti 8 %, Éric Delabrousse 5,67 % et Nicole Friess 1,93 %. Avec ces résultats, un second tour aura lieu dimanche prochain dans la capitale comtoise. La participation s’établit à 57,14 %.
« Le désir de changement »
À l’annonce des résultats, Ludovic Fagaut a salué le vote des Bisontins. « La démocratie a parlé. Les Bisontines et les Bisontins ont montré qu’ils voulaient décider par eux-mêmes de leur destin et ont exprimé leur désir de changement », a-t-il déclaré. Le candidat souligne que sa liste est arrivée « largement en tête », tout en appelant à la prudence. « Rien n’est gagné », a-t-il insisté, affirmant vouloir continuer à convaincre les électeurs d’ici le second tour.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Une campagne qui se poursuit
Ludovic Fagaut indique vouloir poursuivre la campagne dès les prochains jours. « Dès demain matin, nous irons continuer à parler aux électeurs », explique-t-il, rappelant que près de 120 000 Bisontins sont appelés à voter. Le candidat met en avant une liste d’union allant de la droite au centre et à la social-démocratie, avec l’objectif de « redonner à Besançon sa place de capitale », renforcer la sécurité et relancer l’attractivité de la ville.
Pas de rapprochement avec le RN
Interrogé sur d’éventuels rapprochements politiques, Ludovic Fagaut a réaffirmé sa ligne. « Nous avons toujours été très clairs », affirme-t-il, indiquant qu’il souhaite s’adresser à l’ensemble des électeurs bisontins, sans discussion de fusion avec la liste du Rassemblement national.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Un second tour très ouvert
La campagne se poursuivra donc toute la semaine avant le second tour prévu dimanche prochain. Pour Ludovic Fagaut, l’objectif est désormais clair : transformer l’avance du premier tour en victoire finale. « On va continuer à porter notre projet et à convaincre les Bisontins », assure-t-il.
Dernière ligne droite avant les élections municipales à Besançon. Ludovic Fagaut, le candidat de la liste Besançon Avance défend un projet qu’il présente comme une « rupture » avec la majorité sortante conduite par la maire écologiste Anne Vignot. Union du centre, de la social-démocratie et de la droite républicaine, dynamique de campagne, positionnement face aux extrêmes et appel au « vote utile » : il répond à nos questions.
Quels sont, selon vous, les enjeux de cette élection ?
Les enjeux sont assez simples : quel avenir voulons-nous pour le territoire bisontin ? Aujourd’hui, deux candidats sont en capacité de remporter l’élection. D’un côté, l’équipe d’Anne Vignot, que je considère liée à l’extrême gauche et à la France insoumise — d’ailleurs, certaines personnes issues de ce mouvement figurent déjà dans sa liste. De l’autre, notre équipe, qui porte un véritable projet de rupture. Nous voulons apporter un nouveau souffle et une nouvelle dynamique au territoire. Les enjeux concernent notamment l’attractivité, le développement économique, la sécurité, la circulation, l’animation de la ville, l’économie touristique ou encore le commerce qu’il faut revitaliser. Et puis il y a aussi le quotidien des habitants : l’état des trottoirs, les dessertes de bus… Ce sont tous ces sujets qui animent aujourd’hui cette élection.
L'interview de la rédaction :Ludovic Fagaut
Un dernier sondage vous donne en tête du scrutin. Est-ce une satisfaction ?
Je dirais plutôt que cela confirme une dynamique dans laquelle nous sommes engagés depuis quelque temps avec l’ensemble de l’équipe et de la liste Besançon Avance. Cette dynamique repose sur une union entre la social-démocratie, le centre et la droite républicaine. Nous le ressentons sur le terrain : les habitants nous le disent et attendent ce changement. Ce sondage vient donc confirmer cette dynamique, mais rien n’est joué. Nous allons continuer à convaincre les Bisontins de la nécessité d’un changement et d’une rupture par rapport au mandat qui vient de s’écouler et qui, selon nous, a laissé des traces sur le territoire.
Si la ville était remportée par la droite, ce serait un événement politique important.
Ce n’est pas une question de droite ou de gauche. La vraie question est de savoir quel projet nous voulons pour Besançon. Il est vrai que la ville n’a pas connu d’alternance depuis 1953. Il y a eu des maires comme Jean Minjoz, Robert Schwint ou Jean-Louis Fousseret, qui ont contribué à faire évoluer la ville. Mais aujourd’hui, je pense qu’il existe un besoin de rupture pour redonner un nouvel élan et un nouveau souffle à Besançon. L’enjeu est de remettre la ville sur la carte de France, de lui redonner sa place de capitale économique, culturelle, sportive et patrimoniale.
L'interview de la rédaction :Ludovic Fagaut
En cas de triangulaire ou de quadrangulaire, pourriez-vous échanger avec Jacques Ricciardetti du Rassemblement national ?
J’ai toujours été très clair sur ce sujet. Les extrêmes, qu’ils soient d’extrême droite ou d’extrême gauche, nous les combattons par les idées et nous continuerons à le faire. J’aimerais d’ailleurs qu’Anne Vignot clarifie son positionnement vis-à-vis de la France insoumise, avec laquelle elle a déjà engagé un rapprochement. Pour moi, ce mouvement représente aujourd’hui un danger pour la démocratie et pour la République. Nous continuerons donc à nous opposer à ces idées.
Considérez-vous Anne Vignot comme une ennemie politique ?
Ce n’est pas une ennemie en tant que personne. J’ai toujours respecté celles et ceux qui s’engagent en politique. En revanche, je ne partage pas du tout les idées qu’elle porte. À mes yeux, son positionnement politique a davantage répondu à des logiques idéologiques et partisanes qu’aux attentes des habitants. Or, pour moi, un maire doit être le maire de tous les habitants, qu’ils aient voté pour lui ou non. On ne gouverne pas pour un clan ou pour une idéologie. C’est ainsi que je conçois la fonction de maire. Mon adversaire n’est donc pas Anne Vignot en tant que personne, mais les idées qu’elle défend, notamment celles portées par les communistes ou par la France insoumise, qui est déjà présente dans son équipe.
L'interview de la rédaction :Ludovic Fagaut
Votre meeting de la semaine dernière semble avoir été une réussite. Était-ce un moment clé de votre campagne ?
Il s’inscrivait dans la continuité logique de notre campagne. Nous montons progressivement en puissance. Ce meeting était important, mais il l’est tout autant que les réunions de quartier que nous organisons. Nous continuons. Nous sommes ce soir aux Tilleroyes, demain aux Chaprais et mercredi à Montrapon. Le meeting a toutefois permis de rassembler de nombreux soutiens, notamment les sénateurs Jacques Grosperrin et Jean-François Longeot, la ministre Annie Genevard, la présidente du département Christine Bouquin ou encore plusieurs parlementaires. Besançon s’inscrit dans un territoire plus large, avec des villes comme Dole, Vesoul, Pontarlier ou Belfort. Dans cet ensemble, Besançon doit rester une locomotive.
La présence de Jean-François Longeot symbolise-t-elle le rassemblement du centre ?
C’est exactement l’objectif que je poursuivais depuis l’annonce de ma candidature, le 1er octobre. J’avais lancé un appel à l’union des forces de la social-démocratie, du centre et de la droite républicaine pour faire évoluer Besançon. Aujourd’hui, chacun a pris ses responsabilités. Il y a bien sûr un chef de file, mais toutes les sensibilités sont respectées dans cette liste. La présence de Jean-François Longeot, comme celle d’Annick Jacquemet, d’Annie Genevard ou de Christine Bouquin, montre que nous sommes unis autour d’un objectif commun.
L'interview de la rédaction :Ludovic Fagaut
Avez-vous imaginé la réaction d’Éric de Labrousse, le candidat d’Horizons, en voyant Jean-François Longeot à vos côtés ?
Je ne m’occupe pas des autres candidats. Dès le départ, nous avons tendu la main à toutes les forces de la social-démocratie, du centre et de la droite républicaine. Ensuite, chacun prend ses décisions. Pour nous, l’intérêt de Besançon doit passer avant les considérations personnelles.
Quel message souhaitez-vous adresser aux Bisontins ?
Aujourd’hui, notre équipe est la seule en capacité de battre la coalition sortante soutenue par la France insoumise. C’est pourquoi nous appelons à un vote utile dès le premier tour. Une liste qui ne pourrait pas gagner mais dépasserait les 10 % pourrait créer une triangulaire et fragiliser nos chances. Nous allons donc poursuivre la campagne jusqu’au bout, avec l’ensemble de nos colistières et colistiers, pour convaincre les Bisontins de nous faire confiance.
L'interview de la rédaction :Ludovic Fagaut
Dans le cadre de la campagne des élections municipales à Besançon, Ludovic Fagaut tiendra son grand meeting de campagne du 1er tour ce jeudi soir. Le rendez-vous est fixé à 19h30 au Grand Kursaal. Ouverture des portes à 18h30.
En choisissant Battant pour sa conférence de presse, le candidat aux municipales Ludovic Fagaut a donné le ton : la sécurité sera le marqueur central de sa campagne, dénonçant « six ans de laxisme » et promettant un « pacte de sécurité urbaine » fondé sur la tolérance zéro.
Un diagnostic alarmant
Le candidat et son équipe évoquent une hausse marquée des faits d’insécurité entre 2023 et 2024, avec une concentration à Planoise et à Battant. Exemples cités : coups de feu, agressions, troubles à l’ordre public (+104 % selon leurs chiffres), et un total de 3 573 faits enregistrés en 2024 contre 1 748 l’année précédente. Battant, quartier « vivant mais martyrisé », concentrerait 21 % des faits pour 3 % de la population, quand Planoise (15 % des habitants) en regrouperait près de la moitié. Des données qui nourrissent la volonté d’un « changement de doctrine ».
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Un hôtel de police municipale en cœur de ville
Pièce maîtresse du programme : la création d’un hôtel de police municipale au cœur de ville, secteur Arsenal/Saint-Jacques. Objectif : visibilité, centralité et rapidité d’intervention. Le projet comprend : un Centre de supervision urbain (CSU) modernisé et opérationnel 24h/24, un accueil du public, des salles pour les brigades, une armurerie adaptée, des parkings sécurisés et une salle de crise. À l’appui, un conseiller expérimenté, Jean-Pascal Reyes, un ancien commandant de police, qui juge l’actuel CSU (27 m², datant de 2013) « obsolète » et inadapté aux ambitions affichées.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Effectifs doublés et armement létal
Le candidat veut faire passer les effectifs de 45 à 100 policiers municipaux d’ici la fin du mandat. Extension des horaires, présence nocturne accrue et « stratégie de saturation » du territoire en complémentarité avec la Police nationale. Autre point fort – et polémique – : l’armement létal des fonctionnaires. « Les policiers municipaux font face aux mêmes menaces que leurs collègues nationaux », avance Ludovic Fagaut, invoquant une nécessaire « égalité des armes ». Il promet une formation renforcée et une doctrine claire pour éviter toute dérive. « La protection des agents et des habitants prime » précise M. Reyes.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Vidéoprotection et nouvelles brigades
Le programme prévoit le doublement du parc de caméras, pour atteindre environ 400 dispositifs, reliés à un CSU. S’y ajouteraient une brigade canine municipale (en journée), des bornes d’appel d’urgence connectées au CSU, des patrouilles mixtes police municipale / nationale et des arrêtés municipaux ciblés (alcoolisation sur la voie publique, attroupements, mendicité avec chiens).
Prévention et justice sociale
Si le ton est ferme, le candidat revendique aussi un volet préventif : relance du Conseil des droits et devoirs des familles, contrats d’accompagnement de 6 à 12 mois et coordination avec l’Éducation nationale, bailleurs et associations. « La sécurité est aussi une justice sociale », insiste M. Reyes.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Transports et proximité
Le programme inclut également la création d’une brigade de sûreté des transports, en appui aux contrôleurs, et le retour d’une police de proximité par îlots. L’objectif : restaurer la visibilité policière et rassurer les usagers.
Une ligne claire : « maire de l’ordre retrouvé »
En filigrane, la stratégie est assumée : faire de la sécurité le thème structurant de la campagne bisontine. Centralité de l’infrastructure, montée en puissance des effectifs, armement, vidéoprotection, coopération renforcée : le candidat propose un changement de braquet net.
La liste « Besançon vivante, juste et humaine » conduite par Anne Vignot annonce avoir saisi la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques. En cause : la diffusion du magazine Le Journal du Marais n°35, édité par le syndicat mixte de protection du Marais de Saône et contenant un éditorial de Ludovic Fagaut, également candidat aux municipales. Le tirage aurait été multiplié par trois et élargi à Besançon en période électorale. La liste évoque un possible « don prohibé » au regard du code électoral.
Dans le cadre de la campagne des élections municipales, le candidat Ludovic Fagaut et son équipe Ensemble Besançon Avance entament une série de rencontres publiques dans l’ensemble des quartiers de la ville. L’objectif affiché : présenter leur projet et échanger directement avec les habitants.
Une première réunion ce mardi à Saint‑Ferjeux
La première rencontre aura lieu mardi 10 février à 18 h 30, à la maison de quartier de Saint‑Ferjeux, et concernera le secteur Saint‑Ferjeux / Rosemont. Ce rendez‑vous marque le lancement d’un tour complet des quartiers bisontins, prévu jusqu’au début du mois de mars.
Un cycle de réunions ouvert à tous
Ludovic Fagaut explique vouloir aller « à la rencontre des Bisontines et des Bisontins » pour présenter son programme et recueillir leurs attentes. Ces réunions sont ouvertes à toutes et à tous, sans inscription préalable. Le candidat invite l’ensemble des habitants à venir dialoguer avec son équipe.
Un tour des quartiers jusqu’en mars
Les réunions se poursuivront dans les différents secteurs de la ville, dans des lieux de proximité tels que maisons de quartier, écoles, salles polyvalentes ou équipements municipaux. Chaque rencontre permettra d’aborder les enjeux propres à chaque quartier et de recueillir les préoccupations locales. En parallèle de ces rencontres de proximité, la campagne prévoit un temps fort : un grand meeting le 5 mars 2026 à 19 h 30 au Grand Kursaal. Les habitants peuvent également transmettre leurs idées par courriel ( Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) ou rencontrer l’équipe dans son local de campagne, situé 107 Grande Rue.
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À un peu plus d’un mois du premier tour des élections municipales du 15 mars, la liste « Ensemble Besançon Avance » et son chef de file Ludovic Fagaut ont officiellement présenté ses 57 colistiers. Le mouvement se positionne comme une alternative affirmée à l’équipe sortante menée par Anne Vignot, revendiquant un « nouveau souffle » pour la ville et une gouvernance dégagée des « replis idéologiques » et des « logiques de clans ».
Une équipe pensée pour incarner le renouvellement
La liste met en avant une composition équilibrée : 28 femmes et 29 hommes, avec une moyenne d’âge de 53 ans. Deux benjamines de 20 ans, Manon Monnier et Iris Serradji, côtoient le doyen, Mohammed Ait‑Ali, 76 ans. Ce mélange de générations est présenté comme un marqueur fort du projet : associer énergie nouvelle et expérience.


Une large place faite à la société civile
L’un des axes revendiqués par « Ensemble Besançon Avance » est l’ancrage dans la vie quotidienne des Bisontins. 60 % des candidats ne sont pas encartés politiquement, un choix assumé pour refléter la diversité des parcours et des métiers : 51 % d’actifs du secteur privé (artisans, commerçants, cadres, professions libérales, salariés), 23 % issus du secteur public, 19 % de retraités et 7 % d’étudiants ou demandeurs d’emploi Cette pluralité est présentée comme « un gage de proximité et de compréhension des réalités locales ».
Un socle politique expérimenté
Si la liste revendique une forte présence de la société civile, elle s’appuie également sur une base politique solide : 10 élus en activité et 5 anciens élus figurent parmi les colistiers. Selon les responsables de la liste, «cette combinaison doit permettre une « prise en main immédiate des dossiers » dès le lendemain du scrutin.
Une représentation de tous les quartiers
Les 57 candidats couvrent l’ensemble des quartiers de Besançon, un point mis en avant pour illustrer la volonté de représenter toutes les composantes du territoire et d’éviter une vision centralisée de l’action municipale.
À un mois du premier tour des élections municipales, le candidat Ludovic Fagaut et sa liste "Ensemble Besançon Avance" ont consacré leur conférence de presse du 6 février au développement économique, un thème qu’il place au cœur de sa campagne. Selon lui, le mandat actuel aurait « abandonné » ce volet essentiel, au détriment de l’attractivité et de l’emploi à Besançon.
Un bilan jugé insuffisant
Le candidat pointe une série de manquements qu’il attribue à l’équipe sortante : absence de création de nouvelles zones d’activité, hausse de la fiscalité pesant sur les entreprises — notamment via le versement mobilité — disparition d’événements économiques majeurs, manque d’écoute des investisseurs et des porteurs de projets, ou encore absence de participation significative aux grands salons professionnels comme le SIMI. Il évoque également l’instabilité des services municipaux, marquée par le départ successif de trois directeurs de l’économie, ainsi que les difficultés financières de la Citadelle, qu’il qualifie d’« échec touristique ».
Une “rupture” assumée : croissance, attractivité, emploi
Ludovic Fagaut affirme vouloir opérer un changement profond. Sa ligne directrice repose sur trois piliers : une volonté politique forte en faveur de l’emploi, une stratégie offensive pour attirer entreprises et investisseurs et un engagement de stabilité fiscale, avec la promesse de ne pas augmenter les impôts des entreprises durant le mandat. Pour lui, Besançon doit redevenir « une ville où l’on vient travailler et où l’on reste pour vivre », en s’appuyant sur ses filières d’excellence : biomédical, microtechniques, industrie et horlogerie.
Un club des entrepreneurs et un territoire plus offensif
Le candidat souhaite structurer un club des entrepreneurs chargé de promouvoir les savoir‑faire locaux en France et à l’international. Il propose également une présence renforcée sur les grands événements économiques, un retour au SIMI, l’accueil de nouveaux salons et une coopération accrue avec la Suisse autour du label UNESCO des savoir‑faire horlogers.
Un plan massif pour l’emploi local
Ludovic Fagaut détaille un programme en six axes : création de lieux de rencontre entre employeurs et demandeurs d’emploi, meilleure coordination entre acteurs publics et privés, actions d’« aller‑vers » dans les quartiers, formations adaptées aux besoins du territoire, soutien à l’entrepreneuriat, notamment des jeunes, et engagement dans le dispositif « Territoire zéro chômeur ». Il défend une politique de l’emploi « utile, concrète et durable ».
La ville comme moteur économique
Le candidat insiste sur le rôle de la collectivité comme facilitateur : simplification administrative, guichet unique pour les entreprises, requalification de friches, accélération des zones d’activité, mixité des usages dans l’aménagement urbain. Il souhaite également que la commande publique bénéficie davantage aux entreprises locales, dans le respect du cadre légal. Parmi les projets d’investissement cités : rénovation des trottoirs et réseaux, réaménagement d’espaces publics, construction ou rénovation d’équipements sportifs et programmes de logements et requalification de sites urbains (CTB rue Trey, bas de Bregille, ancien jardin botanique, îlot Canot).
Un positionnement offensif dans la campagne
En présentant ce programme économique structuré, Ludovic Fagaut entend se démarquer nettement de la majorité sortante. Il fait du développement économique l’un des axes centraux de sa candidature, aux côtés de la sécurité. Reste désormais à convaincre les électeurs bisontins, à quelques semaines du scrutin.
À Besançon, l’équipe Ensemble Besançon Avance et son chef de file Ludovic Fagaut condamnent le vandalisme visant la permanence de campagne d’Anne Vignot, sans la citer nommément. Le groupe dénonce des actes « inacceptables » et rappelle que le débat démocratique doit se dérouler dans le respect des personnes et des biens. Il appelle également à renforcer la sécurité en ville, évoquant l’absence de vidéoprotection sur certains secteurs.
Au Café du Temps, à deux pas de la gare Viotte, Ludovic Fagaut, chef de file de la liste « Ensemble, Besançon Avance », a présenté les grandes lignes de son projet « Besançon Confluence », un programme structuré autour de l’attractivité touristique, culturelle, commerciale et sportive de la ville. Entouré de plusieurs membres de son équipe — dont le député Laurent Croisier, Patrick Bouzat, Serge Couesme (ancien président de l’Union des Commerçants de Besançon), Anne Falga et Frédérique Thomas-Maurin ( conservatrice honoraire des musées) — il a détaillé une vision qui entend « reconnecter Besançon à ses richesses originelles ».
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Un axe stratégique : de la gare à la Citadelle, en passant par le Doubs
Le lieu de la conférence n’a rien d’un hasard. Pour Ludovic Fagaut, l’avenir de Besançon se joue sur un axe majeur : gare – centre-ville – Citadelle, avec un rôle central donné à la rivière, « trop longtemps ignorée ». L’ambition affichée : redonner à Besançon son statut de capitale économique, culturelle et touristique du territoire.
“Besançon Confluence” : un projet transversal en 18 mesures
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Le candidat a déroulé un programme dense, structuré autour de 18 propositions. En voici les principales lignes :
1. Fort Griffon : transformer le site en destination touristique majeure, en partenariat avec le Département et des investisseurs nationaux.
2. Quartier Battant : réhabiliter le secteur grâce au droit de préemption pour lutter contre les vitrines vacantes et créer un “petit Montmartre bisontin”.
3. Incubateurs de commerces à Battant : aider les jeunes commerçants à s’installer à moindre coût et instaurer une charte esthétique pour vitrines et enseignes.
4. Fleurissement intelligent : rendre la ville plus colorée, réintroduire l’horloge florale, à proximité de la Gare Viotte de Besançon.
5. Berges du Doubs : créer des espaces conviviaux : terrasses, musique, détente.
6. Place de la Révolution : animations régulières, renforcement des marchés, programmation annuelle.
7. Musée des Beaux‑Arts : développer des partenariats internationaux pour valoriser les collections.
8. “La rue à nos artistes et sportifs” : autoriser artistes et sportifs locaux à se produire en ville.
9. Place du 8 Septembre : scénographies lumineuses, valorisation de Charles Quint et des Granvelle.
10. Îlot Saint‑Paul : créer un hostel pour les touristes itinérants (EuroVélo 6, Via Francigena).
11. Grand événement autour du temps : s’appuyer sur le label UNESCO pour créer un événement d’envergure.
12. Palais Granvelle : relancer un projet culturel ambitieux, réhabiliter la cour et les ailes inachevées.
13. Kursaal : transformer le bâtiment en auditorium acoustique de référence.
14. Place Victor Hugo : réaménager la place, valoriser l’héritage littéraire, créer des navettes électriques vers la Citadelle.
15. Friche artistique / Rodia : en faire un pôle de création pour le spectacle vivant.
16. Besançon, capitale du sport nature : créer un label “Besançon Sport Nature” et des offres touristiques dédiées.
17. Citadelle : Réillumination économe du site, navettes fréquentes, spectacles son et lumière, accueil de séminaires.
18. Complexe Sport & Spectacle sur le secteur des 408 : un équipement multifonctionnel d’envergure, combinant équipement sportifs et salle de spectacle, en partenariat public‑privé, intégrant le domaine sport‑santé.
Battant : vers une rénovation urbaine d’ampleur
Interrogé sur le quartier Battant, Ludovic Fagaut a confirmé vouloir l’inscrire dans une démarche de rénovation urbaine, à l’image de Planoise, en s’appuyant sur son statut de Quartier Prioritaire de la Ville pour obtenir des financements de l’État.

Accès à la Citadelle : navettes d’abord, câble peut‑être
L’accès difficile à la Citadelle reste un frein majeur. Le candidat propose des navettes électriques fréquentes depuis la place Victor Hugo, la réouverture du dossier auprès du ministère de la Culture et n’écarte pas l’option d’un transport par câble, sous réserve d’un feu vert de l’État.
Une stratégie assumée : faire de l’attractivité le moteur du mandat
Avec “Besançon Confluence”, Ludovic Fagaut veut replacer l’attractivité au cœur du projet municipal. Une vision qui entend conjuguer tourisme, culture, commerce, sport et patrimoine, en misant sur une approche transversale et une reconquête des espaces publics.