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Besançon. Les 24 Heures du Temps célèbrent le vintage pour leur 12e édition

Publié le 04 Jui. 2026 à 13:06
Tags: horlogerie | grand besancon metropole | ludovic fagaut | catherine barthelet |
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Besançon. Les 24 Heures du Temps célèbrent le vintage pour leur 12e édition Ludovic Fagaut. Catherine Barthelet

Les 20 et 21 juin prochains, Besançon vivra au rythme de la 12e édition des 24 Heures du Temps. Installé dans l'écrin prestigieux du palais Granvelle et du Musée du Temps, l'événement mettra cette année le « vintage » à l'honneur. Plus de 15 000 visiteurs sont attendus pour ce rendez-vous devenu incontournable de l'horlogerie et des microtechniques.

Un festival au cœur de l'identité bisontine

Pour Ludovic Fagaut, président de Grand Besançon Métropole, les 24 Heures du Temps constituent bien davantage qu'une simple manifestation culturelle. « Ce festival est l'occasion de célébrer notre savoir-faire horloger et en mécanique d'art, inscrit depuis 2020 au patrimoine culturel immatériel de l'humanité par l'Unesco », rappelle-t-il. Le président de la collectivité souligne le poids économique considérable de cette filière sur le territoire. Grand Besançon Métropole accueille aujourd'hui une cinquantaine d'entreprises horlogères représentant près de 1 800 emplois. Plus largement, l'écosystème des microtechniques rassemble plus de 400 entreprises et près de 12 000 emplois dans des secteurs aussi variés que l'horlogerie, le médical, l'aéronautique ou encore la défense. De la formation à la certification, toute la chaîne de valeur est présente sur le territoire, avec notamment le lycée Jules-Haag, SupMicrotech, Femto-ST, l'Institut UTINAM, les manufactures horlogères, les sous-traitants spécialisés et l'Observatoire de Besançon, dépositaire du prestigieux poinçon à tête de vipère.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut, président de Grand Besançon Métropole 

Plus de 100 exposants attendus

Cette nouvelle édition réunira plus de 100 exposants, dont une quarantaine de marques horlogères, cinq artisans d'art, quatre fabricants de composants et accessoires, plusieurs organismes de recherche et de formation ainsi qu'une importante bourse horlogère particulièrement attendue des collectionneurs. Parrain de cette édition, le journaliste horloger du Figaro, Judikaël Hirel, viendra partager son expertise auprès du public. Le sommet interprofessionnel de l'horlogerie et de la mécanique d'art devrait également réunir plus d'une centaine de professionnels.

Le vintage comme fil conducteur

Première vice-présidente de Grand Besançon Métropole et véritable cheville ouvrière du festival depuis ses débuts, Catherine Barthelet a dévoilé les grandes lignes de cette édition placée sous le signe du vintage. « Nous voulons faire briller le passé, le présent et l'avenir », résume-t-elle. Le thème retenu permettra de mettre en valeur aussi bien les montres anciennes que les savoir-faire qui continuent d'inspirer les créations contemporaines. Au cœur du festival, une capsule temporelle invitera les visiteurs à voyager à travers les décennies. De nombreux exposants joueront également le jeu du vintage dans leurs scénographies et leurs présentations. Le public pourra découvrir des objets emblématiques du quotidien, observer des pièces horlogères historiques ou encore assister à des démonstrations mêlant patrimoine et innovations.

L'interview de la rédaction : Jean-Loup Caron, président de l'association des amateurs d'horlogerie ancienne à Besançon, organisateur de la bourse horlogère 

 

Entre mémoire et innovation

Parmi les nouveautés, un espace central consacré à l'horlogerie permettra au grand public de mieux comprendre les métiers et les technologies du secteur. Un film d'époque intitulé « L'Heure française », réalisé dans les années 1970, sera projeté pour replonger les visiteurs dans l'histoire industrielle française. Les cinq panneaux historiques retraçant l'évolution du Salon international de l'horlogerie de Besançon, devenu Micronora, seront également présentés. Autre temps fort : les visites commentées du musée Maty, qui retrace plus de 70 ans d'histoire de l'une des marques emblématiques du territoire.

Une ambition renforcée

Soutenu par Grand Besançon Métropole, la Région Bourgogne-Franche-Comté, le Département du Doubs, France Éclat, la Société Française des Microtechniques et de Chronométrie ainsi que plusieurs partenaires historiques, le festival dispose d'un budget de 122 000 euros. Pour Ludovic Fagaut, l'objectif est désormais clair : poursuivre le développement de l'événement. « Nous voulons que les 24 Heures du Temps prennent encore davantage d'épaisseur et rayonnent toujours plus largement », affirme le président de Grand Besançon Métropole. Douze ans après sa création, le festival confirme ainsi sa place parmi les grands rendez-vous nationaux dédiés à l'horlogerie et aux savoir-faire d'excellence.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut, président de Grand Besançon Métropole 

Dernière modification le jeudi, 04 juin 2026 14:26