L’affaire Franck Bernard continue de secouer Grand Besançon Métropole. Après les révélations publiées par Mediapart et le média local « Le Chni » autour de publications diffusées sur un compte Facebook attribué au vice-président de l’agglomération, les appels à sa démission se multiplient dans la classe politique locale.
Maire de Chevroz et 15e vice-président de Grand Besançon Métropole depuis avril dernier, Franck Bernard ne cache pas sa proximité avec les idées du Rassemblement national. Mais les contenus relayés sur ce compte Facebook — évoquant notamment des publications anti-LGBT, des références au QI des populations africaines ou encore des propos jugés discriminatoires — ont provoqué une vive onde de choc dans l’exécutif communautaire.
Jean-Sébastien Leuba réclame son départ
Parmi les voix les plus offensives figure désormais le socialiste Jean-Sébastien Leuba. L’élu estime que Ludovic Fagaut aurait dû agir immédiatement. « En tant que président de l’agglomération, Ludovic Fagaut aurait dû annoncer son retrait de délégation », affirme-t-il, dénonçant les hésitations de l’exécutif face à une situation qu’il juge incompatible avec les valeurs de l’institution. L’élu socialiste reproche notamment au président de Grand Besançon Métropole d’avoir laissé Franck Bernard s’exprimer longuement en séance avant toute prise de position claire. « Une fois que cet élu assume ses propos, nécessairement, Ludovic Fagaut aurait dû agir immédiatement », insiste-t-il.
L'interview de la rédaction : Jean Sébastien Leuba
Des propos jugés incompatibles avec les valeurs républicaines
Jean-Sébastien Leuba évoque des contenus « insidieux » et « dangereux » pour le débat public. Il cite notamment des publications concernant les familles LGBT ou des références à Richard Lynn, psychologue britannique régulièrement accusé de théories racistes et eugénistes. « Le racisme n’est pas une opinion », martèle l’élu socialiste, qui estime que ces publications alimentent des discours de division dans la société française. L’opposition rappelle également l’existence de la charte des élus adoptée par Grand Besançon Métropole en 2018. Ce document rappelle les principes d’exercice des mandats locaux autour des valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité, de dignité et d’intégrité. Selon Jean-Sébastien Leuba, Franck Bernard ne respecterait plus aujourd’hui ces engagements. « On lui demande de démissionner, il ne l’a pas souhaité. Monsieur Fagaut ne lui a même pas demandé de démissionner », regrette-t-il.
L'interview de la rédaction : Jean Sébastien Leuba
Une majorité fragilisée
Au sein même de l’agglomération, la situation semble évoluer rapidement. Plusieurs élus communautaires, jusque-là plus prudents, s’interrogent désormais ouvertement sur le maintien de Franck Bernard au sein de l’exécutif. Durant le conseil communautaire, Ludovic Fagaut a indiqué vouloir consulter les services juridiques avant toute décision. Une position jugée trop attentiste par l’opposition. Jean-Sébastien Leuba estime au contraire que des mesures immédiates étaient possibles. « Ludovic Fagaut peut très bien prendre un arrêté dès aujourd’hui », affirme-t-il, évoquant également la possibilité d’un signalement au titre de l’article 40.
Une crise politique désormais ouverte
Cette affaire dépasse désormais largement le seul cas personnel de Franck Bernard. Elle révèle les profondes fractures politiques apparues depuis l’arrivée de la nouvelle majorité de droite à la tête de Grand Besançon Métropole. L’élection, en avril dernier, d’un élu assumant sa proximité avec le Rassemblement national au sein du bureau exécutif avait déjà provoqué une forte polémique. Les révélations de ces derniers jours amplifient encore la pression sur l’exécutif communautaire.
Alors que certains vice-présidents auraient menacé de quitter leurs fonctions en cas d’inaction, Ludovic Fagaut se retrouve désormais confronté à un choix politique délicat : préserver l’équilibre de sa majorité ou écarter un élu devenu hautement controversé. Dans les prochains jours, la décision du président de Grand Besançon Métropole pourrait avoir des conséquences importantes sur la cohésion de l’exécutif et sur le climat politique de l’agglomération bisontine.
L'interview de la rédaction : Jean Sébastien Leuba
La Ville de Besançon veut reprendre la main sur les problèmes de tranquillité publique qui touchent le square Saint-Amour. Entouré d’élus et de représentants des riverains, Ludovic Fagaut a présenté une série de mesures destinées à lutter contre les rassemblements nocturnes, les nuisances sonores et les trafics observés sur place.
Un lieu devenu sensible avec les beaux jours
Selon le maire de Besançon, l’arrivée des beaux jours entraîne une intensification des regroupements dans ce secteur de la Boucle. Le square Saint-Amour est régulièrement utilisé comme lieu de rassemblement en soirée, parfois après la fermeture des bars, avec des conséquences directes sur la qualité de vie des habitants. La municipalité évoque des nuisances sonores répétées, des consommations d’alcool et de protoxyde d’azote, mais aussi des trafics de stupéfiants. Depuis un an, une cinquantaine d’interventions de la police municipale et nationale ont été recensées sur le secteur. « À partir de 22 h ou 23 h, cela devient très complexe pour les riverains », a résumé Ludovic Fagaut, qui affirme avoir voulu « anticiper » avant une aggravation de la situation.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Vidéoprotection et fermeture nocturne
Pour tenter d’enrayer ces phénomènes, plusieurs dispositifs ont été mis en place. Une caméra de vidéoprotection a été installée afin de surveiller le square en continu. La Ville a également décidé de maintenir l’éclairage public toute la nuit afin d’éviter les zones d’ombre, jugées propices aux regroupements et aux trafics. Mesure phare annoncée par la municipalité : la fermeture du square Saint-Amour entre 22 h et 6 h jusqu’au 31 octobre 2026. Des potelets et des chaînes ont été installés aux différentes entrées afin d’empêcher matériellement la traversée nocturne du site. Un arrêté municipal interdit désormais l’accès au square durant cette plage horaire.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Une stratégie appelée à s’étendre
Ludovic Fagaut assure que ces décisions ont été prises en concertation avec les riverains, réunis récemment avec les élus municipaux. La Ville affirme vouloir agir rapidement sur les questions de tranquillité publique et n’exclut pas de déployer des dispositifs similaires dans d’autres secteurs de Besançon confrontés aux mêmes difficultés. « Nous voulons une ville apaisée où la tranquillité publique et la sécurité des habitants soient respectées », a insisté le maire, qui voit dans cette opération un premier test avant une possible extension à d’autres quartiers bisontins.
Du 11 au 14 juin prochains, le territoire du Grand Besançon Métropole vibrera une nouvelle fois au rythme du festival Grandes Heures Nature. Présentée ce lundi à la Citadelle de Besançon, l’édition 2026 s’annonce comme celle de la montée en puissance pour cet événement dédié aux sports outdoor, à la nature et à l’attractivité touristique du territoire.
Plus de 4.000 participants attendus
Après avoir rassemblé entre 3.300 et 3.500 participants l’an dernier, les organisateurs espèrent franchir un nouveau cap cette année avec plus de 4.000 sportifs engagés sur les différentes épreuves et plus de 25.000 visiteurs attendus sur l’ensemble du week-end. Pour le président de Grand Besançon Métropole, Ludovic Fagaut, le festival doit devenir un véritable outil de rayonnement national. « La nature n’est pas simplement un décor ici. Elle fait partie intégrante de notre identité et de notre attractivité », a-t-il insisté. L’élu souhaite désormais attirer davantage de visiteurs extérieurs au territoire, alors que les participants sont aujourd’hui majoritairement locaux et régionaux.
L'interview de la rédaction : Willy Joly, directeur de l'évènement Grandes Heures Nature pour Grand Besançon Métropole
Un territoire grandeur nature
Pendant quatre jours, le festival investira plusieurs sites emblématiques du territoire grand bisontin. Le lancement se déroulera le jeudi 11 juin à la Citadelle, avant trois journées d’animations et d’épreuves organisées principalement autour du site de Chamars. Au total, 22 communes de Grand Besançon Métropole seront traversées par les différents parcours, représentant près de 180 kilomètres d’itinéraires à travers collines, forêts, sentiers et villages du territoire. Les organisateurs mettent en avant cette complémentarité entre ville et espaces naturels. « Besançon et ses communes périphériques offrent un terrain de jeu exceptionnel », a souligné Ludovic Fagaut, évoquant aussi l’importance du patrimoine, du tourisme et de l’environnement dans la philosophie du festival.*
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut, président de Grand Besançon Métropole
Des nouveautés au programme
L’édition 2026 proposera plusieurs nouveautés, à commencer par l’arrivée de la swimrun, discipline en plein essor mêlant course à pied et natation en eau libre. Les participants évolueront en combinaison sur un parcours reliant plusieurs portions terrestres et aquatiques. « Parmi les temps forts figurent également : l’Ekiden, marathon en relais par équipes de six, le Raid Expérience, sur des parcours secrets de 30 ou 60 kilomètres, le Raid Kids, destiné aux familles et aux jeunes, la Rando gourmande ou encore les animations autour de l’escalade » a rappelé Ludovic Barbarossa, maire de Tallenay et conseiller communautaire du Grand Besançon, en charge des sports. Cette dernière discipline prendra une dimension spectaculaire grâce à un show immersif mêlant sport, vidéo et scénographie. Les organisateurs ont annoncé la présence d’un ancien champion du monde d’escalade, invité vedette de cette édition 2026.

L'interview de la rédaction : Ludovic Barbarossa, élu communautaire, en charge des sports
Un festival populaire et accessible
Au-delà de la performance sportive, les organisateurs revendiquent un événement accessible à tous. Familles, scolaires, entreprises et simples curieux sont invités à participer aux nombreuses animations prévues durant le week-end. Près de 1.000 scolaires devraient notamment prendre part aux activités du vendredi. Un village outdoor sera également installé à Chamars avec plusieurs espaces consacrés au sport-santé, au tourisme, à l’environnement et aux pratiques responsables. Les organisateurs rappellent aussi leur volonté d’inscrire le festival dans une démarche écologique, avec une attention particulière portée à la gestion des déchets et à la préservation des milieux naturels.
Une ambition assumée
Créé en 2019, le festival Grandes Heures Nature poursuit donc sa progression. Pour les élus du Grand Besançon, l’objectif est désormais clair : faire du territoire une référence nationale en matière d’outdoor. « On ne doit plus vivre cachés », a lancé Ludovic Fagaut devant les partenaires et les médias. « Le territoire a tous les atouts pour devenir une destination incontournable du sport nature ».
Après le décès d’un coureur engagé sur le 62 km du Trail des Forts ce samedi, à la suite d’un malaise durant l’épreuve, le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, a fait part de sa « profonde tristesse ». Dans un message publié ce samedi, l’élu a adressé « ses condoléances les plus sincères » à la famille et aux proches de la victime. Il a également assuré de son soutien aux organisateurs, aux bénévoles et aux équipes de secours mobilisées. « Aujourd’hui, c’est toute la communauté du trail, et plus largement notre ville, qui est touchée », a-t-il déclaré.
À Besançon, le ton est donné. Un mois et demi après la prise de fonctions du maire Ludovic Fagaut, les élus communistes et le collectif À Gauche Citoyen ont présenté un premier bilan critique lors d’une conférence de presse.
L'interview de la rédaction : Aline Chassagne
Une opposition unie pour “tirer un premier bilan”
Autour des élus d’opposition Aline Chassagne et Hasni Alem et de représentants du collectif A Gauche Citoyens, ont voulu analyser les premières décisions de la nouvelle majorité. “Il y a beaucoup de communication, mais aussi des axes très clairs qui se dessinent”, résument-ils. Au cœur des critiques : une orientation jugée rétrograde. L’opposition dénonce une série de mesures perçues comme des reculs, qu’il s’agisse du fleurissement, de l’éclairage de la Citadelle ou encore du stationnement gratuit, au centre-ville, entre 12h et 14h. “On voit bien que des éléments du programme sont mis en œuvre, mais avec une logique de retour en arrière”, souligne Aline Chassagne. “Il défait ce qui a été construit ».
L'interview de la rédaction : Aline Chassagne
L'interview de la rédaction : Asni Halem
Une ligne politique jugée idéologique
Les intervenants voient dans les premières décisions de la majorité une orientation marquée à droite. “Ils reprennent tous les repères de la droite, et même d’une droite ancienne”, est-il avancé. L’engagement de Ludovic Fagaut dans une nouvelle formation politique, Nouvelle Energie du maire de Cannes David Lisnard, est également évoqué comme révélateur d’une ligne “ultralibérale”, selon l’opposition. Face à cette orientation, les élus affirment leur rôle :
“Nous avons été élus démocratiquement, nous ferons notre travail d’opposition. Ils annoncent une vigilance particulière sur plusieurs sujets jugés absents des priorités actuelles : la question sociale, les droits des femmes et plus largement les politiques de solidarité. L’opposition regrette notamment un recul en matière de parité au sein de l’agglomération, avec une baisse du nombre de femmes dans les instances exécutives.
L'interview de la rédaction : Hasni Alem
Des inquiétudes sur les politiques concrètes
Au-delà des symboles, les élus attendent des réponses sur des enjeux du quotidien : rénovation des écoles, tarification de la restauration scolaire, mobilités et logement. “Les habitants attendent des mesures concrètes, pas seulement des symboles”, insiste Aline Chassagne. Autre sujet d’inquiétude : la gestion financière. L’opposition redoute un retour à des pratiques budgétaires qu’elle juge dépassées. “On a l’impression de revoir des politiques d’un autre temps, où l’on pouvait se permettre de creuser la dette”, est-il avancé. Une critique renforcée par le contexte d’incertitudes économiques récentes.
Un appel à “entrer dans le XXIe siècle”
En conclusion, l’opposition appelle la majorité à changer de cap : “Nous sommes au XXIe siècle. Il faut arrêter de penser comme au XXe siècle. Elle insiste notamment sur la faculté d’intégrer pleinement les enjeux climatiques, sociaux et scientifiques dans les politiques publiques locales. Cette conférence de presse marque une première étape dans le positionnement de l’opposition bisontine. Face à une majorité qui revendique une rupture, le débat politique local s’installe déjà dans un rapport de confrontation assumé.
Ludovic Fagaut s’est rendu ce mardi matin aux ateliers municipaux et intercommunaux de Besançon, accompagné de plusieurs élus de la ville et de Grand Besançon Métropole. Une visite de terrain destinée à mieux comprendre le fonctionnement de ce site stratégique, où se joue une grande partie du quotidien des habitants. Avec 80 métiers, les ateliers concentrent une large palette d’activités : voirie, éclairage, déchets, eau, assainissement ou encore interventions hivernales. “C’est ici que se conditionne la qualité du service public”, a insisté Ludovic Fagaut devant les équipes. “On retrouve l’ensemble des métiers qui font le quotidien.” Un site d’autant plus central que 80 % des agents relèvent de l’intercommunalité, illustrant l’imbrication croissante entre ville et Grand Besançon.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Une visite pour les élus, aussi
Objectif : mieux appréhender leurs délégations et les réalités du terrain, notamment pour les nouveaux élus. “On a besoin de connaître les politiques publiques et les lieux où elles se concrétisent”, a souligné le maire-président. Au-delà de la visite, le message politique était clair. Ludovic Fagaut a évoqué un “mandat de rupture”, marqué par plusieurs priorités : remettre du “bon sens” dans le fonctionnement quotidien, clarifier les circuits de décision et éviter les consignes contradictoires entre élus. “Les injonctions contradictoires créent du désordre dans les services”, a-t-il rappelé, insistant sur la nécessité de décisions plus lisibles. Autre point affirmé : le politique doit arbitrer, à partir des propositions techniques.
Proximité et résultats : une ligne assumée
Le maire a également insisté sur deux axes qu’il souhaite renforcer : la proximité, “de la petite rue à la grande artère” et la culture du résultat, quitte à bousculer certaines habitudes. “Les habitants veulent que ça fonctionne. Ce sont souvent les petits détails qui comptent le plus”, a-t-il affirmé. Une approche qui passe aussi par une recherche d’efficacité : optimisation des bâtiments, meilleure organisation des services, et gains financiers à la clé.
Soutenir les agents, au cœur du dispositif
En filigrane, la visite se voulait aussi un signal de soutien aux agents, dont le rôle est jugé central dans la mise en œuvre des politiques publiques. Face à des missions multiples et parfois exigeantes, le maire a rappelé la responsabilité des élus : accompagner les équipes et leur donner un cadre clair. Cette visite, à la fois technique et politique, illustre une volonté affichée : reconnecter la décision publique avec le terrain. Car derrière les orientations stratégiques, c’est bien dans ces ateliers que se joue, chaque jour, une part essentielle du service rendu aux Bisontins.
Le groupe d’opposition de gauche « Doubs Solidaire Écologique et Social » (DSES) au conseil départemental du Doubs a vivement critiqué Ludovic Fagaut dans un communiqué diffusé ce vendredi. Les élus pointent notamment le cumul de ses responsabilités politiques, son bilan au Département et certaines prises de position jugées contradictoires.
Un cumul de responsabilités pointé du doigt
Le premier vice-président du Département, chargé du retour à l’emploi, de l’insertion et du logement social, bénéficie toujours du soutien de la présidente du conseil départemental, Christine Bouquin. Une confiance que conteste l’opposition, qui estime que l’élu cumule déjà de nombreuses fonctions publiques.
47 mandats annexes au sein du Département
Selon DSES, Ludovic Fagaut exercerait, au sein du Département du Doubs, 47 mandats annexes, dont 35 en qualité de titulaire et 12 comme suppléant. Le groupe s’interroge également sur sa capacité à concilier ses différentes responsabilités politiques, évoquant notamment ses fonctions de maire de Besançon et de président de Grand Besançon Métropole.
Des critiques sur le bilan et la gestion départementale
L’opposition revient aussi sur plusieurs dossiers déjà dénoncés lors de la campagne municipale bisontine : la salle multimodale de la Saline Royale, le projet Musicampus, les politiques d’insertion ou encore la gestion de certaines subventions associatives.
Le dossier du RSA au cœur des contestations
Les élus contestent également des chiffres avancés récemment par Ludovic Fagaut concernant l’évolution du nombre de bénéficiaires du RSA, estimant que les données évoquées en assemblée départementale ne correspondent pas à celles publiées par les organismes nationaux.
Une campagne municipale qui continue de peser
Dans son communiqué, DSES critique également plusieurs engagements pris lors de la campagne municipale à Besançon, notamment sur les questions de sécurité, de soutien aux associations ou encore sur certains projets patrimoniaux.
Des attaques sur le positionnement politique de Ludovic Fagaut
Le groupe de gauche évoque aussi l’appartenance de l’élu au parti « Nouvelle Énergie » ainsi que certains soutiens reçus durant la campagne municipale. Les élus dénoncent un positionnement politique qu’ils jugent ambigu.
La remise d’une médaille qui suscite aussi la polémique
Enfin, les élus de gauche réagissent à la remise, mercredi 29 avril, de la médaille d’honneur de l’Assemblée nationale à la présidente du Département par le député Mathieu Bloch. Une distinction dont ils disent ne « vouloir en aucun cas être associés ».
Le prochain conseil municipal, convoqué ce jeudi 23 avril, marquera une étape importante pour la nouvelle équipe municipale conduite par le maire Ludovic Fagaut. À l’ordre du jour : le vote du budget primitif 2026, présenté comme un temps de transition, entre héritage de l’ancienne majorité et premières inflexions politiques de la nouvelle mandature.
Un budget contraint par le calendrier
La municipalité doit se conformer à une échéance réglementaire : voter son budget avant le 30 avril. Un délai jugé trop court pour reconstruire entièrement les orientations budgétaires après les élections municipales. Dans ce contexte, l’exécutif assume présenter un « budget d’installation », largement basé sur le travail préparatoire de la précédente majorité, mais amendé pour refléter les nouvelles orientations politiques.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut, Maire de Besançon
229 millions d’euros et une première inflexion
Le budget consolidé s’élève à 229,2 millions d’euros, dont 227,8 millions pour le budget principal. Des montants qui traduisent une certaine continuité administrative, mais derrière lesquels la nouvelle majorité entend imprimer sa marque. « Il s’agit de tourner la page de la précédente mandature », affirme Ludovic Fagaut, qui revendique une réorientation politique claire malgré les contraintes techniques. Sans pouvoir refondre entièrement l’architecture budgétaire, la municipalité annonce plusieurs ajustements structurants, articulés autour de sept priorités.
Des priorités marquées : sécurité, cadre de vie et attractivité
Parmi les orientations avancées :
Cadre de vie : une hausse significative des crédits dédiés au fleurissement, avec un objectif affiché de « beau et propre » dans l’espace public. Soit une enveloppe de 200.000 euros. Un budget X5 par rapport à la précédente lajorité.
Sécurité : une enveloppe supplémentaire de 584 000 euros pour recruter 22 policiers municipaux, armer la police municipale et déployer 30 caméras de vidéoprotection.
Animations : le budget du marché de Noël porté à 400 000 euros, soit un quadruplement, avec une réflexion portée sur les illuminations, les animations des différents espaces,… . le retour de la grande roue n’est pas exclue. Reste à trouver un espace satisfaisant. La végétalisation actuelle de la place de la Révolution ne le permettant plus.
Stationnement : instauration de la gratuité entre 12h et 14h, et extension du stationnement gratuit de courte durée (15 à 30 minutes) sur certains secteurs, notamment en bas de la rue de Belfort.
Fonctionnement interne : lancement d’audits sur les ressources humaines et les finances, accompagné d’un renforcement des crédits dédiés à la formation des agents.
Autre signal politique : aucune augmentation des taux de fiscalité n’est annoncée à ce stade.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut, Maire de Besançon
Une rupture revendiquée mais progressive
L’ambition affichée par l’exécutif est claire : aligner progressivement les politiques publiques avec les engagements de campagne, tout en assurant la continuité du service public. Faute de temps pour une refonte complète, cette première étape budgétaire se veut pragmatique : introduire des marqueurs politiques sans déstabiliser l’équilibre financier de la collectivité.
Un vote test pour la nouvelle majorité
Au-delà des chiffres, ce budget constitue un premier test politique pour la nouvelle équipe municipale. Il devra à la fois rassurer sur la solidité de la gestion financière et convaincre de la capacité à impulser un nouveau cap. Le débat, attendu jeudi soir, donnera ainsi un premier aperçu concret des priorités de la mandature — et de la manière dont la majorité entend transformer ses engagements en politiques publiques.
À l’occasion du conseil d’installation de Grand Besançon Métropole, la désignation d’un représentant du Rassemblement National, en l’occurrence Franck Bernard, le Maire de Chevroz, au poste de vice-président, « ne peut être considérée comme une formalité technique », selon les élus socialistes, issus de l’opposition bisontine (Jean-Sébastien Leuba, Sylvie Wanlin et Abdel Ghezali). Ils appellent leurs collègues élus communautaires « à assumer pleinement la portée politique de ce vote ». « Il ne s’agit pas d’un simple ajustement de secteur, mais bien d’un choix structurant engageant les valeurs portées par notre collectivité », disent-ils.
Une charte qui ne saurait servir de caution
Et de poursuivre : « La charte de gouvernance, invoquée pour justifier cette nomination, ne possède aucune valeur juridique contraignante. Elle ne peut en aucun cas servir de paravent pour neutraliser le débat politique ou ignorer les appartenances lorsque celles-ci sont incompatibles avec les principes républicains. Si cette charte conduit à de telles dérives, alors elle doit être revue ».
Une incohérence politique assumée
Le trio dénonce « l’incohérence de la droite locale, qui agite la menace des extrêmes en période électorale tout en facilitant aujourd’hui l’accès du Rassemblement National à des responsabilités exécutives ». « Ce qui constituait hier une ligne rouge ne peut devenir aujourd’hui une simple zone grise ». « Il ne peut s’agir d’un simple vote technique de secteur mais d’un véritable vote structurant de valeurs. »
Sans réelle surprise, Ludovic Fagaut a été élu président de Grand Besançon Métropole (GBM), recueillant 97 voix sur les 122 conseillers communautaires. Une large majorité qui conforte l’ancrage politique du maire de Besançon à la tête de l’intercommunalité. Face à lui, l’élue bisontine insoumise Séverine Véziès n’a obtenu que huit suffrages, tandis que Jacques Adriasen en a récolté deux.
Une feuille de route axée sur le développement et l’attractivité
Dans son discours d’installation, le nouveau président a fixé les grandes orientations de sa mandature. Parmi ses priorités figurent : le développement économique du territoire, l’aménagement urbain, la sécurisation des entreprises, notamment celles du secteur du luxe, le renforcement des politiques culturelles, sportives et touristiques… . L’objectif affiché est clair : valoriser le territoire du Grand Besançon et renforcer son attractivité, y compris à l’international. Dans cette optique, Ludovic Fagaut a également insisté sur la nécessité de consolider les partenariats existants, en particulier avec la Suisse voisine.
Un exécutif installé conformément aux règles
Cette première assemblée a également permis de mettre en place l’exécutif de la nouvelle mandature. Au total, 15 vice-présidents et 17 conseillers délégués ont été élus. Catherine Barthelet accède au poste de première vice-présidente. Elle sera entourée notamment d’Anne Falga, Pascal Routier, Patrick Ayache, Patrick Jacques, Nathalie Bouvet, Jean-Paul Michad, Anthony Nappez, Laurence Mulot Césari, Pascal Dériot, Philippe Regenass, Pierre Charles Henry, Franck Monneur, Laurent Jeunet et Franck Bernard.

Catherine Barthelet
L’élection controversée de Franck Bernard
L’un des temps forts de cette installation reste l’élection de Franck Bernard, maire de Chevroz, au poste de quinzième vice-président. Soutenu par une partie de la majorité, cet élu, qui revendique son attachement aux valeurs du Rassemblement National, a remporté son duel face à Gérard Monnien avec 58 voix. Cette nomination a suscité de vives réactions. La gauche bisontine, appuyée par Patrick Ayache, maire de Pirey et pourtant membre de l’exécutif, a tenté en vain de faire barrage à sa candidature. Plusieurs élus ont exprimé leur inquiétude quant à l’entrée d’un représentant assumé de cette sensibilité politique au sein du bureau de GBM.

Franck Bernard

Gérard Monnien
Des tensions autour de la gouvernance
Malgré l’appel à une « présidence collégiale » lancé par Ludovic Fagaut, des voix discordantes se sont rapidement fait entendre. Séverine Véziès, Aline Chassagne, Anthony Poulin et Anne Vignot ont exprimé leurs réserves, dénonçant un manque d’ouverture. La contestation s’est cristallisée autour de la nomination de Franck Monneur comme 13 vice-président et dernier représentant du secteur bisontin. La gauche bisontine reproche notamment l’absence de représentants de l’opposition au sein du bureau, malgré des engagements initiaux du président. Ludovic Fagaut a justifié cette décision par la présence de La France Insoumise dans les rangs de l’opposition, provoquant une vive réaction des élus concernés. Séverine Véziès a fermement répondu, appelant le président à revoir son positionnement : « Il n’y a pas de sous-élus dans cette instance », a-t-elle déclaré, rappelant les 19 000 électeurs ayant soutenu la gauche à Besançon lors du scrutin municipal de mars.

Séverine Vézies

Aline Chassagne

Anthony Poulin
Une mandature qui débute sous tension
Si l’élection de Ludovic Fagaut ne faisait guère de doute, la mise en place de son exécutif révèle déjà des lignes de fracture politiques. Entre volonté affichée de rassemblement et critiques de l’opposition, la nouvelle gouvernance de Grand Besançon Métropole débute dans un climat contrasté.