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Dans un communiqué de presse, le député Modem  Laurent Croizier annonce l’ouverture de discussions avec Ludovic Fagaut (LR) en vue d’un « grand rassemblement » en vue des municipales de Besançon. Il dénonce cinq années de gestion écologiste marquées, selon lui,  Â« par des débats accessoires, au détriment de la sécurité, de l’emploi et de la qualité de vie Â». L’alternance est jugée « vitale » pour redonner à la ville « sérénité et ambition ». Précisons qu’Éric Delabrousse, le candidat du parti Horizons d’Edouard Philippe, tiendra une conférence de presse mardi, à la mi-journée, avec Agnès Martin ( Renaissance).

C’est depuis le Mémorial des Glacis, haut lieu de mémoire, que Ludovic Fagaut (Les Républicains) a officialisé ce mardi sa candidature à la mairie de Besançon pour les élections municipales des 15 et 22 mars prochains. Déjà chef de file de l’opposition municipale depuis 2020, l’élu entend incarner « une grande union républicaine » allant du centre-gauche à la droite républicaine.

Une candidature sous le signe du rassemblement

Dans un discours long et solennel, Ludovic Fagaut a martelé son appel à dépasser les clivages partisans : « Je ne serai pas le candidat d’un parti. Je serai le candidat des Bisontines et des Bisontins. » L’actuel  1er vice-président du conseil départemental du Doubs, battu de seulement 567 voix en 2020 face à l’écologiste Anne Vignot, entend cette fois fédérer un large arc républicain contre ce qu’il qualifie de « dogme sectaire » et « d’idéologie mortifère » portée selon lui par l’extrême gauche. Son collectif, « Besançon maintenant », se veut le laboratoire de ce rassemblement.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut 

Le poids de l’expérience et de la proximité

Fort de onze années d’expérience municipale, dont six passées comme leader de l’opposition, Ludovic Fagaut insiste sur sa connaissance des dossiers locaux et son ancrage de terrain : « Être maire ne s’improvise pas. Être maire se construit avec philosophie, stratégie et expertise. ». L’élu revendique avoir sillonné sans relâche les quartiers, les associations et les commerces de la ville pour construire un projet « concret, pragmatique et à l’écoute des habitants ».

Un projet municipal articulé autour de plusieurs priorités

Ludovic Fagaut a esquissé les grandes lignes de son programme municipal, qu’il promet de détailler dans les prochaines semaines :

  • Sécurité : « Je veux être le maire de l’ordre, celui qui dira aux délinquants : votre place n’est pas dans nos rues. »
  • Économie et commerce : soutien aux indépendants, redynamisation des commerces de centre-ville et attractivité renforcée par une animation continue.
  • Vie associative et culturelle : valoriser le tissu associatif et relancer la dynamique culturelle de la ville.
  • Mobilités : garantir « le libre choix » des usagers, qu’ils soient piétons, cyclistes, automobilistes ou usagers des transports, grâce aux nouvelles technologies et à une meilleure fluidité.
  • Environnement : défendre une écologie « pragmatique et non dogmatique », adaptée aux réalités locales et respectueuse des finances publiques.
  • Services publics : rétablir la confiance entre les agents municipaux et la mairie, avec une organisation « claire et efficace ».

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut 

Une vision historique et symbolique de Besançon

Tout au long de son allocution, Ludovic Fagaut a puisé dans l’histoire et le patrimoine bisontins pour nourrir son récit politique. De la Besançon romaine à l’héritage de Vauban, en passant par Victor Hugo ou Stendhal, il a rappelé que « Besançon n’a jamais été l’œuvre d’un seul homme », mais bien « le fruit d’une construction collective ».

Une campagne qui s’annonce polarisée

En s’érigeant comme le candidat de l’ « union républicaine », Ludovic Fagaut cherche à élargir son socle électoral au-delà de la droite traditionnelle. L’élu mise « sur le rejet d’Anne Vignot Â», actuelle maire écologiste soutenue par La France insoumise, qu’il accuse de « divisions » et de « dogmatisme ». À moins de six mois du scrutin, sa déclaration lance officiellement une campagne qui s’annonce tendue, où les thèmes de la sécurité, du cadre de vie et de l’identité bisontine devraient occuper une place centrale.

Le groupe Besançon Maintenant dénonce la décision de la maire de Besançon de hisser le drapeau palestinien sur l’Esplanade des Droits de l’Homme, en parallèle du discours du Président de la République à l’ONU. « Cette initiative, en contradiction avec la décision du tribunal administratif de juin dernier et les rappels du ministère de l’Intérieur, constitue une provocation à visée politique et électoraliste Â» écrit Ludovic Fagaut. .

Et de rappeler que : « dans un contexte international tendu, nous réaffirmons que les bâtiments publics doivent rester des espaces neutres et rassembleurs, conformément au principe de neutralité des services publics. Ce geste risque d’alimenter les divisions alors que notre ville a besoin d’apaisement Â».

Que l’édition 2025 de « livres dans la Boucle Â» suscite de nombreux tumultes.  Selon le communiqué de « Besançon Maintenant Â», qui dénonce « la gestion chaotique et idéologique  d’Anne Vignot, la maire de Besançon et de son équipe municipale Â», après la déprogrammation de l’essayiste Raphaël Enthoven, qui pourrait finalement être reprogrammé. Ludovic Fagaut évoque dans cet écrit « un mail qui a fuité Â» et qui semble évoquer une autre décision. Selon l’opposant de droite, Anne Vignot devrait faire marche arrière « sous la pression du Président d’honneur David Foenkinos, de différents auteurs et acteurs économiques du monde du livre et sous la pression populaire et politique Â».

Rappelons que Raphaël Enthoven avait été déprogrammé suite à ses propos tenus sur X, ex-twitter, sur la présence des journalistes palestiniens à Gaza. L’organisateur avait évoqué des raisons de sécurité. Le groupe d’opposition Besançon Maintenant, par la voix de Ludovic Fagaut, appelle à dépasser les clivages partisans et à défendre une culture ouverte, capable de rassembler au-delà des sensibilités politiques.

Dans un communiqué distinct, les chefs de file de l’opposition municipale, Ludovic Fagaut (Les Républicains) et Laurent Croizier (Modem), dénoncent fermement le soutien public de la maire écologiste Anne Vignot à l’appel à la mobilisation nationale prévue le 10 septembre, visant à bloquer le pays. Les deux élus jugent cette prise de position « indigne » de la fonction de maire, estimant qu’elle privilégie l’engagement militant au détriment de l’intérêt général. Ils accusent Mme Vignot de « trahir sa fonction » en soutenant une initiative qui, selon eux, menace directement l’activité économique locale et les forces vives de la ville : commerçants, artisans, entrepreneurs et salariés.

Ludovic Fagaut salue la position de l’Union des commerçants de Besançon, qui s’est opposée à cette démarche, et affirme que « un maire ne devrait jamais faire le choix du chaos pour sa ville ». Laurent Croizier, de son côté, condamne une attitude qu’il qualifie de « profondément irresponsable », accusant la maire de livrer Besançon à une « bordélisation » inspirée par l’extrême gauche. Pour l’opposition, cette nouvelle prise de position illustre une confusion persistante entre militantisme et gestion municipale, et marque un éloignement inquiétant de la maire vis-à-vis des préoccupations concrètes des Bisontins.

Le groupe Besançon Maintenant, opposition municipale de droite, s’oppose fermement à la décision d’Anne Vignot d’installer le drapeau palestinien sur l’Esplanade des Droits de l’Homme. « Dans un contexte international dramatique et complexe, ce geste symbolique revêt un caractère partisan qui compromet la neutralité à laquelle doit s’astreindre une collectivité locale. Il risque d’attiser les tensions, de diviser les citoyens et d’importer à Besançon un conflit aux conséquences déjà tragiques Â» explique le communiqué de presse.

Et de poursuivre : « Nous partageons l’émotion suscitée par les souffrances des civils, quels qu’ils soient. Mais afficher un drapeau, c’est choisir un camp dans un conflit meurtrier, c’est polariser davantage l’espace public, c’est oublier les otages israéliens toujours détenus et nier la diversité des souffrances Â». Pour le collectif, « Madame Vignot, une nouvelle fois, agit sans concertation du Conseil municipal ni des habitants, préférant utiliser les symboles de la Ville au service de ses opinions personnelles, en lien avec ses alliances politiques Â».

La municipalité de Besançon a franchi un nouveau cap dans la présentation de son action municipale. Ce jeudi, la maire Anne Vignot a dévoilé un outil inédit : une carte interactive répertoriant plus de 320 projets et réalisations conduits depuis le début du mandat en 2020. « Une démarche de transparence et de pédagogie Â»,  selon la majorité. « Une manÅ“uvre de communication électorale prématurée et contestable Â», selon l’opposition municipale.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut 

Ludovic Fagaut dénonce « une opération électorale financée par la collectivité »

Du côté de l’opposition municipale, la présentation de cette carte numérique passe mal. Ludovic Fagaut, chef de file du groupe "Besançon Maintenant", dénonce une instrumentalisation des moyens municipaux à des fins électorales. « Nous découvrons l’existence de cet outil qui, sous couvert de bilan, est en réalité un outil de campagne financé par la collectivité », accuse l’élu d’opposition, rappelant qu’Anne Vignot a officiellement annoncé sa candidature à un second mandat dès le mois d’octobre dernier, soit plus d’un an et demi avant le scrutin de 2026. « Depuis l’annonce de sa candidature, la ville tourne au rythme de sa réélection. Tout devient prétexte à communication : chaque inauguration, chaque projet est utilisé pour alimenter sa campagne », poursuit Ludovic Fagaut, qui regrette que la maire « ne soit plus à plein temps au service de la ville, mais en campagne permanente ».

Un bilan critiqué sur le fond

Au-delà de la forme, l’opposition municipale porte également un jugement très sévère sur le bilan présenté. « Parler de métamorphose de la ville est un contresens total », estime Ludovic Fagaut, qui dresse un inventaire à charge du mandat écoulé. Sur le plan de la sécurité, le chef de l’opposition évoque « une insécurité galopante que la majorité n’a pas su ou pas voulu maîtriser ». Concernant les mobilités, il accuse la maire d’avoir « sclérosé la circulation et rendu Besançon repoussoir pour de nombreux visiteurs et investisseurs à cause des difficultés de stationnement et de déplacement ». Sur le développement économique, Ludovic Fagaut pointe les tensions avec les maires de la périphérie sur les zones d’activités de Grand Besançon Métropole, et un « manque d’ambition en matière de développement touristique » avec une citadelle « déficitaire à hauteur de 4,5 millions d’euros ».

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut 

Quant au logement, « aucun bâtiment significatif n’a été inauguré depuis 2020 », accuse-t-il, dénonçant l’incapacité de la majorité à répondre à la demande croissante de logements sur le territoire. L’opposition critique également les dépenses jugées « dispendieuses », citant en exemple les travaux engagés sur les infrastructures sportives ou encore l’installation d’une statue place de la Révolution,  pour un coût de 130 000 euros.

Un « mandat d’idéologie punitive » selon l’opposition

Pour Ludovic Fagaut, ce mandat se résume à « une gestion dogmatique et punitive, où l’idéologie a pris le pas sur l’intérêt des habitants, des commerçants, des associations et des touristes ». Seule nuance dans un bilan jugé globalement « catastrophique » : l’investissement consenti dans la rénovation des écoles et des bâtiments publics, une politique qu’il concède néanmoins être « menée partout, indépendamment des majorités politiques ».


Besançon Maintenant réagit aux événements survenus ce samedi soir dans le quartier de Planoise, où des tirs au pistolet-mitrailleur ont eu lieu. Le collectif  salue « l’intervention rapide des forces de police qui ont poursuivi et interpellé deux suspects Â», soulignant leur engagement quotidien au service de la sécurité.

Face à cette montée de violence, souvent liée aux trafics de stupéfiants, Besançon Maintenant appelle « Ã  une lutte renforcée et insiste sur la nécessité d’une collaboration étroite entre la Ville et l’État Â». Ludovic Fagaut et son équipe d’élus de l’opposition municipale demandent également « un renforcement des prérogatives des communes pour mieux protéger chaque quartier et garantir un retour à la sérénité. Un appel à agir pour défendre l’ordre public et restaurer la paix à Besançon Â».

La famille politique bisontine de droite est en deuil après le décès de l’ancien élu local Pascal Bonnet. Ancien conseiller régional et municipal, il était une figure emblématique de la vie politique locale. Ludovic Fagaut, l’actuel chef de file de l’opposition municipale, lui rend hommage sur ses réseaux sociaux. « Pascal était une mémoire infaillible des dossiers politiques, un homme cultivé et un centriste engagé au sein de l’UDR. Il a joué un rôle clé dans le rassemblement du bloc central et de la droite républicaine dans le département du Doubs» écrit-il.

Dans le Doubs, le CODAF, le Comité Opérationnel Départemental Anti-Fraude, vient de se doter de deux nouvelles conventions, dont le but est de renforcer les actions dans la lutte contre la fraude et faciliter le paiement des amendes. Le premier outil vise à renforcer les échanges d’informations entre tous les services impliqués, qu’il s’agisse des services de l’Etat ( police, gendarmerie, administration préfectorale, douanière, fiscale, DREAL, ARS…), les organismes locaux de protection sociale et le département du Doubs.  L’autre dispositif consiste à améliorer le recouvrement des amendes. Autrement-dit, améliorer la capacité à obtenir le remboursement et le paiement des amendes auprès des gardés à vue. Des modalités facilitées de saisie de numéraire ou de biens (moyens de transport, objets de luxe) sont mises en place pour obtenir les régularisations nécessaires.

L'interview de la rédaction : Rémi Bastille, préfet du Doubs

CODAF SIGNATURE

                                                                                 Etienne Manteaux ( Procureur de la République de Besançon). Rémi bastille ( préfet du Doubs)

11 millions d’euros d’argent public recouvrés

En 2024, dans le Doubs, la fraude détectée par le CODAF s’élève à près de 11 millions d’euros. Un bilan en augmentation et qui, selon Rémi Bastille, le Préfet du Doubs, montre l’investissement des services dans la lutte contre la fraude. Les commerces de proximité, la livraison à domicile, le transport, le BTP et les garages automobiles ont été particulièrement ciblés. L’année dernière, sous l’égide du CODAF, 120 contrôles ont été menés dans le département du Doubs. Ils ont donné lieu à 11 procédures pour travail dissimulé et huit fermetures administratives d’établissements. Des fermetures pouvant aller jusqu’à 90 jours pour les sanctions les plus lourdes.

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                                                  Paul-Edouard Lallois ( Procureur de la République de Montbéliard). Chantal Goubert ( directrice des finances publiques du Doubs)

La lutte contre la fraude à la prestation sociale

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut, 1er vice président du Conseil Départemental du Doubs, en charge du retour à l'emploi, de l'insertion  et de l'action sociale.

La chasse à la fraude à la prestation sociale fait également partie des missions du CODAF. Le Conseil Départemental, à qui revient la gestion et le financement du RSA, le Revenu de Solidarité Active, et l’Allocation Adulte Handicapé (AAH), en fait une priorité. En 2024, dans le Doubs, sur les 12.300 allocataires du RSA, 200 dossiers frauduleux ont été identifiés par la collectivité. Ce qui représente un total de 1,5 millions d’euros d’argent indûment perçus. Pour mener ce travail de contrôle, et permettre une juste attribution des aides, le département du Doubs a renforcé sa cellule de vérification « du juste droit Â», avec le recrutement de deux agents, pour mieux détecter la fraude en amont. Un travail en étroite collaboration avec la Caisse d’Allocations Familiales, pour repérer les contrevenants, est également réalisé. Le milieu du narcotrafic semble être  très friand de ce genre de tromperie.