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Premier déplacement officiel pour le nouveau maire de Besançon, Ludovic Fagaut, ce mardi après‑midi. Il se rendra au commissariat de police municipale pour rencontrer les équipes et leur témoigner son soutien. L’édile y présentera aussi ses priorités : une ville « plus sûre, plus propre et plus apaisée ». Un message fort pour marquer le début de son mandat et afficher sa volonté de travailler étroitement avec les agents de terrain.

L’élection de Ludovic Fagaut à la tête de la Ville de Besançon a été suivie d’un conseil municipal d’installation particulièrement tendu. À peine proclamé maire, l’élu a refusé de donner la parole à l’opposition, excepté à Anne Vignot, l’ancienne maire battue,  provoquant le départ des élus de l’opposition et l’annonce d’un recours devant le tribunal administratif.

Un droit de parole contesté

Selon les élus de gauche (socialistes, écologiques, communistes et insoumis), le maire a enfreint le règlement intérieur, notamment l’article 15, en refusant que les conseillers d’opposition puissent intervenir individuellement. Seule Anne Vignot, maire sortante, a été autorisée à s’exprimer au nom de la coalition. Ils dénoncent un « déni de démocratie » et affirment que les délibérations adoptées en leur absence « ne respectent pas les règles en vigueur ». Ils annoncent saisir le tribunal administratif pour en demander l’annulation.

La défense du maire

Interrogé à l’issue de la séance, Ludovic Fagaut a justifié sa décision en invoquant le cadre réglementaire. Le maire estime que l’opposition « avait toute latitude pour s’exprimer » après le discours d’Anne Vignot, mais qu’elle a voulu « transformer la séance en tribune politique très partisane ». Il appelle désormais à des débats « plus apaisés » pour la suite du mandat.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut 

Accusations d’insultes

La séance a également été marquée par des accusations d’injures. L’élue insoumise Séverine Véziès affirme avoir été visée par des propos insultants. Ces faits, s’ils étaient confirmés, pourraient encore tendre un climat politique déjà crispé.

Un début de mandat sous haute tension

Entre contestation du droit de parole, départ de l’opposition et annonce d’un recours, ce premier conseil municipal laisse entrevoir un mandat débutant dans un climat de forte polarisation politique. La justice administrative sera sans doute amenée à trancher sur la régularité des décisions adoptées lors de cette séance d’installation.

Malgré la tension qui régnait vendredi soir au conseil municipal d’installation de la nouvelle majorité à la suite des scrutin des 15 et 22 mars derniers, le nouveau maire bisontin, Ludovic Fagaut a fait procéder au vote des 16 adjoints pressentis, accompagnés de leurs responsabilités pour les six, voire sept, prochaines années.

  1. Emmanuelle Huot Cuisenier : services à la population et égalité femmes-hommes
  2. Jean-Pascal Reyes : sécurité, lutte contre les incivilités et stationnement
  3. Myriam Lemercier : politique de la ville, vie des quartiers et vie associative
  4. Fabrice Taillard : finances et coopération territoriale
  5. Isabelle Bordat : éducation, enfance, jeunesse et famille
  6. Clément Darcq : affaires sociales et Centre communal d’action sociale (CCAS)
  7. Annie Gauthier : culture, patrimoine historique et espaces culturels
  8. Serge Couësmes :  attractivité, commerce, artisanat, animation et marchés
  9. Christine Werthe : Citadelle, patrimoine Vauban Unesco et attractivité touristique
  10. Guillaume Bailly : urbanisme, environnement, espaces verts, biodiversité et propreté
  11. Esther Szwarc : santé, prévention et handicap
  12. Pascal Orlandi : infrastructures, voirie, grands travaux et transition écologique et énergétique
  13. Emmanuelle Meunier : relations internationales et jumelages
  14. Frédéric Parise : sports et équipements sportifs
  15. Véronique Jelsch : logements, gestion de la commande publique et évaluation des politiques publiques
  16. Didier Gendreau : citoyenneté, laïcité, devoir de mémoire, démocratie participative et lutte contre les discriminations

Le premier conseil municipal du maire Ludovic Fagaut, marqué par de vives tensions et le départ de l’opposition, pourrait connaître des prolongements bien au-delà de l’enceinte de l’Hôtel de Ville. La minorité municipale a en effet décidé de porter le conflit sur le terrain juridique.

Une rupture politique assumée

La séance, consacrée à l’installation de la nouvelle équipe municipale, a rapidement dégénéré après l’intervention de l’ancienne maire, Anne Vignot. Privés de prise de parole selon leurs dires, les élus d’opposition ont dénoncé un fonctionnement qu’ils jugent contraire aux règles démocratiques. Malgré une suspension de séance, les tensions ne sont pas retombées. Anthony Poulin a notamment pointé des manquements au règlement intérieur. Dans la foulée, l’ensemble de la minorité, dont Anne Vignot et Séverine Véziès, a quitté la salle, marquant une rupture nette avec la majorité.

Le choix de la voie juridique

Mais au-delà du geste politique, c’est surtout la suite donnée à cet épisode qui retient l’attention. Les élus de la minorité annoncent désormais leur intention de saisir les autorités compétentes. Un signalement va être adressé au préfet dans le cadre du contrôle de légalité. Objectif : faire examiner les conditions dans lesquelles certaines délibérations ont été adoptées en leur absence. Dans le viseur de l’opposition, plusieurs décisions votées après leur départ, qu’ils estiment entachées d’irrégularité.

L'interview de la rédaction : Anne Vignot 

Le dossier sensible du CCAS

Parmi les points les plus contestés figure la composition du conseil d’administration du Centre communal d’action sociale (CCAS). La réglementation impose une représentation proportionnelle de la majorité et de l’opposition. Or, selon la minorité, la liste adoptée ne respecterait pas cette exigence, remettant en cause la légalité même de la délibération. Cet élément pourrait constituer le cœur du recours à venir.

Vers un recours devant le tribunal administratif

Au-delà du signalement au préfet, les élus d’opposition n’excluent pas de saisir le tribunal administratif. Une telle démarche viserait à obtenir l’annulation des délibérations contestées et à faire reconnaître d’éventuels manquements aux règles de fonctionnement des assemblées locales. Cette stratégie marque une montée d’un cran dans l’opposition politique, qui choisit désormais le terrain juridique pour faire valoir ses droits.

Un début de mandat sous pression

En poursuivant la séance malgré le départ de l’opposition, Ludovic Fagaut a fait le choix de la fermeté. Une position qui pourrait désormais être mise à l’épreuve par le contrôle de légalité. Ce premier conseil municipal ne se limite donc pas à un affrontement politique : il ouvre une séquence potentiellement contentieuse, qui pourrait peser sur le début de la mandature. À Besançon, le débat démocratique se joue désormais aussi devant les instances administratives.

Dans un discours d’investiture empreint de gravité et d’émotion, le nouveau maire de Besançon, Ludovic Fagaut, a officiellement pris ses fonctions devant élus, agents municipaux et habitants. Dès les premiers mots, l’édile de droite a insisté sur « le sens aigu de la responsabilité » qui accompagne son entrée en fonction, dans un moment qu’il a qualifié de « solennel ». Remerciant les Bisontines et les Bisontins pour leur confiance, il a également salué le travail des services municipaux et l’engagement des acteurs locaux, qu’il considère comme « le cœur battant de Besançon ».

Une alternance historique après des décennies de continuité

L’arrivée de Ludovic Fagaut marque un tournant politique majeur pour Besançon. Après 73 ans d’une même majorité, la ville change de cap. Sans renier l’héritage de ses prédécesseurs, parmi lesquels Robert Schwint, le nouveau maire a souligné l’ouverture d’« un nouveau chapitre ». Il a insisté sur une volonté de continuité dans le respect de l’histoire locale, tout en affirmant une rupture dans la méthode et les priorités.

Un maire “pour toutes et tous”

Au cœur de son intervention, Ludovic Fagaut a martelé un message d’unité. Il s’est engagé à être « le maire de toutes les Bisontines et de tous les Bisontins, sans distinction », plaçant les habitants au centre de son action. Cette posture se traduit par une promesse de gouvernance participative : renforcement des conseils de quartier, réunions publiques régulières , présence accrue des élus sur le terrain  et création de référents de quartier  L’objectif affiché : réconcilier les citoyens avec l’action publique locale.

Des priorités claires : sécurité, attractivité et cadre de vie

Le nouveau maire a détaillé les grands axes de son mandat, articulés autour de plusieurs exigences : rassembler, agir, protéger et obtenir des résultats concrets.

Sécurité renforcée

Parmi les premières mesures annoncées : recrutement et armement de la police municipale, déploiement de caméras de vidéoprotection  et lutte contre la délinquance et la mendicité agressive

Relance économique et culturelle

Ludovic Fagaut veut repositionner Besançon comme une capitale régionale dynamique, notamment via : le développement de zones d’activité économique, la coopération avec Grand Besançon Métropole, la réhabilitation d’équipements culturels comme un auditorium

Amélioration du cadre de vie

Le maire promet également une ville « plus belle, plus propre et plus vivante » : embellissement urbain (fleurissement, mise en lumière du patrimoine), valorisation de sites emblématiques comme la Citadelle, animation des rives du Doubs, ajustement du stationnement pour fluidifier la circulation.

Une méthode axée sur le terrain et le dialogue

Au-delà des annonces, Ludovic Fagaut a insisté sur la méthode : une action publique « au plus près du terrain ». Il souhaite instaurer une démocratie locale plus directe, fondée sur l’écoute, la concertation et la co-construction. Des « assises thématiques » seront organisées sur des sujets clés comme la sécurité, le commerce, la santé ou la transition écologique.

Un appel à la mobilisation collective

« Conscient de l’ampleur de la tâche », le nouveau maire a affirmé qu’il ne pourrait réussir seul. Il a lancé un appel à l’ensemble des forces vives du territoire : acteurs économiques, associatifs, élus et citoyens. « Ce mandat ne sera pas le mien, mais le nôtre », a-t-il déclaré, tendant la main à toutes les bonnes volontés.

Une ambition affichée : faire rayonner Besançon

En conclusion, Ludovic Fagaut a placé son mandat sous le signe de l’audace et de la confiance. Refusant « la résignation » et « la peur de l’avenir », il ambitionne de faire de Besançon « une ville qui inspire et qui rayonne ». Une promesse forte, à l’image de cette prise de fonction : rassembler, transformer et redonner fierté aux Bisontins.

Une installation marquée par un climat explosif

Comme on pouvait s’y attendre, le premier conseil municipal de Besançon sous l’ère du nouveau maire Ludovic Fagaut s’est déroulé dans un climat particulièrement tendu. Consacrée à l’installation de la nouvelle équipe municipale, la séance a rapidement viré à l’affrontement politique. Dans une ambiance électrique, les échanges se sont durcis au fil des prises de parole, laissant peu de place à l’apaisement.

L’opposition quitte la séance

La situation a dégénéré après l’intervention de la maire sortante, Anne Vignot. À la suite de cette prise de parole, plusieurs élus d’opposition ont demandé à s’exprimer. Face au refus du maire de leur accorder la parole, le ton est monté, entraînant une suspension de séance. À la reprise, les tensions ne sont pas retombées. Anthony Poulin, désormais dans l’opposition, a dénoncé publiquement des manquements au règlement intérieur du conseil municipal. Dans la foulée, l’ensemble de l’opposition — représentée notamment par Anne Vignot et Sévèrine Véziès — a décidé de quitter la salle, claquant la porte de l’assemblée.

Un scénario qui rappelle la précédente mandature

Cet épisode n’est pas sans rappeler les tensions de la précédente mandature. À l’époque, Ludovic Fagaut et Laurent Croizier, alors dans l’opposition, avaient eux-mêmes pratiqué ce genre d’initiatives pour protester contre la conduite des débats. Un renversement de situation qui illustre la continuité des rapports de force au sein de l’assemblée bisontine, malgré l’alternance politique.

Un maire inflexible face aux critiques

Malgré les protestations, Ludovic Fagaut est resté ferme. Refusant de revenir sur sa décision, il a poursuivi le déroulement de la séance, assumant une ligne de conduite jugée rigide par ses opposants. Cette posture a directement conduit au départ précipité de l’opposition, scellant une première fracture visible dans cette nouvelle mandature.

Une mandature qui s’annonce agitée

Ce premier conseil municipal donne le ton : les relations entre majorité et opposition s’annoncent particulièrement tendues dans les mois à venir. Entre contestations sur la méthode, accusations de non-respect des règles et affrontements politiques, les prochains conseils municipaux pourraient être tout aussi houleux.

Une chose est certaine : à Besançon, le changement de majorité n’a pas apaisé les débats. Bien au contraire.

Alors que le conseil municipal d'installation de ce soir se poursuit à Besançon, Ludovic Fagaut a été largement élu maire avec 42 voix sur 55. L’opposition s’est abstenue à 13 reprises. Parmi les 16 nouveaux adjoints, Emmanuel Huot Cusenier en est la première. La sécurité revient à l’ancien commandant de police Jean-Pascal Reyes,. Fabrice Taillard aura la responsabilité des finances. C’est Isabelle Bordat, aide à domicile, qui aura la charge de l’éducation. Annie Gauthier se voit confier le domaine de la culture. Enfin, Frédéric Parise est le nouvel élu en charge des sports et Didier Gendraut s’est vu confier le domaine de la citoyenneté, la laïcité et la lutte contre les discriminations.

À l’issue du conseil municipal d’installation de ce soir à Besançon, Ludovic Fagaut a été largement élu maire avec 42 voix sur 55. L’opposition s’est abstenue à 13 reprises. Dans la foulée, le conseil procède actuellement à l’élection des 16 adjoints.

Le nouveau conseil municipal s’installe ce vendredi à 17h à l’Hôtel de Ville. Ludovic Fagaut doit être officiellement investi maire, après une large victoire de la droite qui décroche 42 sièges. Face à lui, l’opposition menée par la maire sortante Anne Vignot ne compte plus que 13 élus, aux côtés de l’Insoumise Séverine Véziès. Prochaine étape attendue dans la soirée : la désignation des adjoints. Rappelons que le candidat de la droite et du centre est arrivé en tête, dimanche dernier, avec 53,2% des suffrages. Anne Vignot a obtenu 46,7% des voix.

 

 

Après plus de 70 ans de gestion à gauche, Besançon bascule. Le candidat de la droite et du centre, Ludovic Fagaut, s’est imposé largement au second tour des élections municipales, créant la surprise et mettant fin à des décennies de domination de la gauche à l’hôtel de ville. Porté par une campagne de terrain axée sur le quotidien des habitants, il devient le nouvel homme fort de la vie politique locale. Entre volonté de changement, mobilisation des électeurs et recomposition politique, Ludovic Fagaut revient sur sa victoire et ses priorités pour la capitale comtoise.

Une réaction par rapport aux résultats d’hier soir : avez-vous le sentiment d’être entré dans l’histoire ?

Je ne sais pas si je suis entré dans l’histoire. En tout cas, ce que nous avons fait avec l’équipe, avec les colistières et les colistiers, cette union de la social-démocratie, du centre et de la droite républicaine, marque bien sûr le paysage bisontin. Mais c’est surtout le projet que nous portons qui compte, avec une véritable attente exprimée par les électrices et les électeurs bisontins, qui ont souhaité le changement et l’ont concrétisé hier dans les urnes.

On a constaté que le vote populaire vous a également apporté son soutien. Ce n’est pas très “à droite”, finalement ?

Je ne sais pas vraiment ce qui est “à droite” ou pas. En tout cas, il y avait une attente des Bisontines et des Bisontins, quels que soient les quartiers, pour un vrai changement. Ils attendaient qu’on leur parle du quotidien. C’est ce que nous avons fait, avec des propositions très concrètes et opérationnelles. Quand on parle de sécurité, de circulation ou encore de la vie quotidienne, avec des problématiques comme les trottoirs, nous avons vraiment parlé aux habitants de ce qu’ils vivent et de ce que nous allons leur apporter pour améliorer leur quotidien. Et c’est cela, aujourd’hui, qui a fait la différence. Dans tous les quartiers, pas seulement les plus populaires, les habitants voulaient ce changement, et ils vont l’avoir avec notre équipe.

Aucun sondage ne vous donnait avec un tel avantage. Avez-vous été surpris ?

J’ai surtout constaté que, sur le terrain, lors du porte-à-porte quotidien, les habitants nous disaient : “On n’en peut plus, on veut que ça change.” Il y avait une réelle nécessité de faire évoluer les choses. Je ne sais pas si l’on peut parler de surprise, mais en tout cas, nous le sentions très fortement sur le terrain.

Plus 13 points entre le premier et le second tour : vous avez trouvé les réserves de voix nécessaires pour gagner la ville ?

Oui, parce que nous avons su mobiliser. Il y a aussi des abstentionnistes qui sont certainement venus voter. Nous avons été au cœur des préoccupations des habitants de Besançon, et c’est cela qui a fait la différence. Nous avons parlé d’un projet, un projet pour les habitants, centré uniquement sur Besançon et leurs préoccupations. Et nous allons continuer à le faire et à le défendre au quotidien.

L’installation du conseil municipal a lieu vendredi soir, c’est bien cela ?

Oui, vendredi soir à 17 heures.

Ensuite, il faudra s’attaquer à Grand Besançon Métropole ?

Oui, cela va se mener en parallèle. Il faut retrouver une stabilité au sein de Grand Besançon Métropole, un climat apaisé entre la périphérie et la ville centre, ainsi qu’une confiance renouvelée avec les élus. Nous devrons donc mener ces deux chantiers de front.

Anne Vignot est toujours maire de Besançon jusqu’à vendredi soir ?

Oui, jusqu’à l’installation du conseil municipal.

Qu’en est-il de votre mandat départemental ?

Pour l’instant, j’ai été élu au département jusqu’en 2028. Nous prendrons le temps d’échanger avec la présidente du département sur la situation. Les deux fonctions ne sont pas incompatibles. Nous allons d’abord assurer une certaine stabilité, puis nous verrons ensuite comment faire évoluer les choses.