Choix du secteur :
Se connecter :
 

Deux adolescents âgés de 13 ans sont entrés dans le collège des Clairs-Soleils à Besançon avec une arme mardi après-midi. Ils ont menacé une enseignante avec un pistolet avant de prendre la fuite. Arrêtés par les policiers, ils ont été placés en garde à vue. L’arme était en fait un pistolet à bille très ressemblant acheté dans une enseigne du centre-ville de Besançon.

Les deux jeunes sont en cours de défèrement devant le juge des libertés. Le parquet de Besançon a fait la demande d’un placement sous contrôle judiciaire. L’un des jeunes avait été exclu de l’établissement en octobre dernier suite à une rixe.

L’enseignante a été entendue et vue par un médecin légiste. Sept jours d’ITT ont été prononcés. En parallèle, l'Éducation nationale a annoncé le recrutement d’un assistant de prévention et de sécurité supplémentaire.  

Concernant l’agression d’une enseignante mardi au collège des Clairs Soleils à Besançon, le Procureur de la République donnera une conférence de presse ce jeudi après-midi. Rappelons que deux mineurs, à peine âgés de 13 ans sont entrés à l’intérieur de l’établissement et ont menacé l’adulte avec une arme. Ils ont été interpellés et placés en garde à vue.

Un homme de 29 ans devra s’expliquer le 22 septembre prochain devant la justice. A Besançon, mardi matin, vers 12h, à l’intersection du Boulevard Kennedy et de la rue de l’Amitié, lors d’un contrôle routier, il est apparu que cet automobiliste conduisait sans permis de conduire pour cause d’annulation et sans assurance. Au cours de son audition, il a reconnu les faits.

Claire Guyon, une jeune agricultrice de 33 ans, a trouvé des terres qui conviennent à son projet d’installation agricole à Vaux-et-Chantegrue et à Rochejean. Une surface dont elle a besoin pour compléter son exploitation. L’agricultrice s’est installée sur l’alpage de la Boivine, près du Mont d’Or, la semaine dernière, avant de recevoir la visite d’un huissier et une convocation pour ce lundi 16 mai. Elle dénonce un « acharnement judiciaire » qui l’empêche d’exercer son métier. Ayant reçu l’aval de la Safer en 2021, une propriétaire suisse conteste désormais cette décision. Des communes s’opposent aussi au projet de Claire. Une soixantaine de militants étaient présents ce lundi devant le tribunal judiciaire de Besançon pour apporter leur soutien à la jeune femme. La décision sera rendue dans les prochains jours.  

 

Claire Guyon : 

 

 

Un rassemblement se tiendra ce lundi 16 mai devant le palais de justice de Besançon pour dénoncer la menace d’expulsion qui pèse sur Claire Guyon, agricultrice, installée depuis peu dans un chalet, situé à l’alpage de la Boivine, à 1220 mètres d’altitude, près du Mont d’Or. C’est dans la cadre d’un  imbroglio administratif familial, opposant les propriétaires du site, que ce procès se déroulera.

L’accord amiable, signé avec les gendres de la titulaire du bail initial, une ressortissante suisse, a été dénoncée. Dans ces conditions, l’attribution de l’alpage, accordée par la SAFER, en 2021, semble être remis en cause. C’est donc dans ces conditions, qu’à l’appel d’un collectif d’associations, qu’une mobilisation silencieuse est programmée ce lundi après-midi, à 14h30, à Besançon.

Ce vendredi matin, un rassemblement s’est tenu devant le tribunal administratif de Besançon pour dire « non à l’expulsion des mineurs isolés du squat de Tarragnoz sans solution de relogement ». Environ 80 personnes étaient présentes. La décision de justice sera rendue dans trois semaines.

Depuis avril 2021, l’association Solmiré a réquisitionné un logement vacant pour y installer six jeunes , tous reconnus mineurs, originaires du continent africain. Une nouvelle procédure d’expulsion a été engagée ce jour par le propriétaire des lieux, Voies Navigables de France, devant la justice. Le collectif ne se fait pas trop d’illusion sur l’issue de la procédure. Il espère juste obtenir trois à quatre mois supplémentaires pour trouver une solution.  Dans ces conditions, si rien n’est fait, le retour à la rue pourrait redevenir une réalité pour ces jeunes étrangers. 

L’aide sociale à l’enfance

Face à l’inaction du conseil départemental du Doubs, qui a, politiquement, la responsabilité de cette action sociale, les militants ont décidé de faire entendre une nouvelle fois leur colère et leur inquiétude. Noëlle Ledeur de l’association Solmiré dénonce la politique mise en œuvre par la collectivité qui, selon elle, « fait un tri ».  Il est notamment pointé « les décisions arbitraires qui sont prises ». Selon Mme Ledeur, l’autorité préfère, dans le doute, prendre une mauvaise décision, plutôt que d’attribuer la minorité à quelqu’un de majeur.

Inégalité de traitement

Solmiré aimerait également que la générosité actuellement accordée au peuple ukrainien, « bien légitime », bénéficie à d’autres populations en détresse. « Pourquoi ce qui a pu être fait pour les réfugiées ukrainiennes et leurs enfants ne pourrait-il pas l’être aussi pour des adolescents de Côte d’Ivoire, de Guinée ou de Sierra Leone, arrivés sur le sol français ? » s’insurge Mme Ledeur.

L'interview de la rédaction / Noëlle Ledeur

Ce vendredi matin, un rassemblement est prévu devant le tribunal administratif de Besançon pour dire « non à l’expulsion des mineurs isolés du squat de Tarragnoz sans solution de relogement ». Depuis avril 2021, l’association Solmiré a réquisitionné un logement vacant pour y installer dix jeunes , tous reconnus mineurs, originaires du continent africain. Une nouvelle procédure d’expulsion est donc engagée ce jour par le propriétaire des lieux, Voies Navigables de France, devant la justice.

Pour l’heure, aucune solution n’a été trouvée et le retour à la rue pourrait redevenir une réalité.  Face à l’inaction du conseil départemental du Doubs, qui a, politiquement, la responsabilité de cette action sociale, les militants ont décidé de faire entendre une nouvelle fois leur colère et leur inquiétude.

Les quatre individus, des Kossovars et un Serbe, impliqués dans un cambriolage, survenu dans la nuit du 9 au 10 mai dernier à l’agence postale de l’avenue Île de France,  dans le quartier Planoise, à Besançon,  ont été présentés à la justice ce mardi soir. Ils avaient été aperçus sur des caméras de vidéosurveillance. Ils ont été interpellés dans une cage d’escalier de la rue de Savoie.

Ils sont âgés de 43, 31, 28 et 20 ans. Ces malfrats présumés, dont l’un d’eux disposait d’une affaire de revente de voiture à Pouilley-les-Vignes, pourraient également être impliqués dans une affaire similaire, enregistrée le 19 avril dernier, au préjudice de l’agence postale d’Ecole Valentin. Mais d’autres méfaits pourraient également leur être imputés.

Concernant le cambriolage de Planoise, le butin, dont le montant s’élève à près de 50.000 euros, n’a pas été retrouvé. Deux d’entre eux ont reconnu les faits lors de leur audition. A Ecole Valentin, le préjudice est estimé à 20.000 euros. Précisions également que la situation de ces individus sur le sol français reste à éclaircir.

 L'interview de la rédaction

Deux adolescents, âgés de 17 ans, ont été incarcérés mardi après-midi à Besançon. Le 9 mai dernier, lors d’un contrôle, il est apparu qu’ils étaient en possession de produits stupéfiants à l’intérieur de sacoches qu’ils portaient. Ils ont été placés en garde à vue. L’un d’eux était en possession de près de 5 grammes de résine de cannabis. Sur le second, plus de 60 grammes de résine cannabis et cent euros en numéraire ont été découverts. Chez ce même individu, une perquisition a permis de trouver 187 grammes d’herbe de cannabis.

C’est la maxime qu’a décidé de reprendre à son compte le service départemental et d’incendie du Doubs. Rappelons que le 1er mai dernier, un pompier avait agressé, à Paris, par une manifestante, en marge du rassemblement du 1er mai. Qu’en est-il dans le département du Doubs ? Quel est le quotidien des soldats du feu ? Sont-ils la cible de violences régulières lors de leurs interventions ? Nous avons posé la question au Commandant Charles Claudet, chef du cabinet du chef de corps des sapeurs-pompiers du Doubs.

Dans le département, les agressions de sapeur-pompier sont, heureusement, rares. Sur les 40.000 opérations que les secouristes mènent chaque année, une trentaine est répertoriée. Trente de trop, qui émanent le plus souvent de la victime elle-même ou de ses proches, à l’initiative de l’alerte. Par ailleurs, qu’on ne s’y méprenne pas, elles ne se produisent pas que dans les quartiers des grandes villes du département, mais dans tous les territoires, le milieu rural n’y échappant pas également.

Différents types d’infractions

Le SDIS du Doubs a répertorié plusieurs types d’infractions. Comme l’explique le Commandant Claudet, il y a des actes d’incivilité, d’intimidation et avec intention de blesser. « Aucun acte avec l’intention de tuer n’a pour l’heure a été recensé dans le département du Doubs ». Rappelons que la plupart de ces violences émanent de la victime elle-même ou de ses proches. « Cela est d’autant plus incompréhensible pour les sapeurs-pompiers, qu’ils répondent à une demande exprimée par ces personnes » ajoute le Commandant Claudet. Et de poursuivre : « Il faut comprendre que les sapeurs-pompiers sont là pour porter secours et apporter une aide dans des situations qui sont parfois difficiles. Etre confrontés à cette violence, n’est pas toujours facile à admettre pour eux ».

« On ne laisse rien passer »

Face à ces situations, les sapeurs-pompiers ne laissent rien passer. « La plupart des agressions et incivilités font l’objet de plaintes ». En 2021, sur 37 agressions, 22 ont fait l’objet d’un dépôt de plainte. Et de conclure : « le service soutient nos sapeurs-pompiers. Nous les invitons à faire la démarche. Un acte d’incivilité envers un sapeur-pompier, c’est déjà de trop ».

L'interview de la rédaction / Le Commandant Charles Claudet