La généralisation du repas à un euro, le recrutement de référents dans les restaurants et les résidences ainsi que l’amélioration de l’information étudiante marquent la rentrée du CROUS Bourgogne–Franche-Comté. Face à une fréquentation en forte hausse, l’établissement ajuste progressivement son organisation.
Environ 85 000 étudiants dans la région
Le CROUS Bourgogne–Franche-Comté accompagne environ 85.000 étudiants, dont près de 20.000 boursiers. Ce dernier chiffre devrait rester relativement stable en 2026-2027, même si les données définitives ne seront connues qu’à la fin de l’année. À ce jour, 10.879 étudiants ont déjà reçu un versement de leur bourse. L’établissement gère également 6 500 logements et sert habituellement plus de deux millions de repas chaque année. Son action concerne aussi l’accompagnement social, l’emploi et la vie étudiante. Plus de 2 000 jeunes ont été reçus par le service social au cours de l’année précédente. Le CROUS emploie par ailleurs environ 400 étudiants et a organisé près de 900 animations en 2025-2026.
Un repas complet pour un euro
Depuis le 1er mai 2026, tous les étudiants peuvent bénéficier d’un repas à un euro dans les restaurants universitaires. Ce tarif était auparavant réservé aux boursiers et aux jeunes dont la situation de précarité avait été reconnue par le service social. Les autres étudiants payaient 3,30 euros. Le CROUS assure que cette baisse du prix ne se traduit pas par une diminution de la qualité ou des quantités. Le repas reste composé d’un plat principal et de deux accompagnements. Les plats continuent également d’être préparés sur place par les cuisiniers. Le coût réel d’un repas est évalué à 9,56 euros. La différence est prise en charge par le CROUS et par une subvention de l’État, en complément de l’euro versé par l’étudiant.
Une fréquentation en forte progression
La généralisation de ce tarif a immédiatement produit des effets. Entre mai et juin, le CROUS Bourgogne–Franche-Comté a enregistré une augmentation de 30 % du nombre de repas servis le midi et de 50 % le soir. Selon sa direction, tous les étudiants ont pu être accueillis durant cette première période de test. Depuis le 1er septembre, la fréquentation des restaurants universitaires de la région progresse d’environ 16,2 % à midi et de 27 à 28 % le soir, par rapport à la même période de l’année précédente. À Besançon, le restaurant « Petit Bouloie » connaît la hausse la plus importante, avec une progression de plus de 50 % le midi. Ces premières données restent provisoires, toutes les formations n’ayant pas encore repris.
L'interview de la rédaction : Murielle Baldi, directrice du CROUS Bourgogne Franche-Comté

Murielle Baldi, directrice du CROUS Bourgogne Franche-Comté
Un risque de saturation aux heures de pointe
Le CROUS reconnaît que les capacités d’accueil des restaurants universitaires ne sont pas extensibles. Un risque de saturation existe donc si tous les étudiants se présentent au même moment. Des échanges ont été engagés avec les établissements d’enseignement supérieur. L’Université Marie et Louis Pasteur a notamment invité ses différentes composantes à décaler, lorsque cela est possible, les horaires de sortie des cours. Précisons qu’à Besançon, le restaurant Lumière, situé sur le campus de la Bouloie, est ouvert tous les soirs. Il peut accueillir les étudiants du campus, du pôle santé et du centre-ville.
Six postes supplémentaires pour la restauration
L’État a accordé six postes supplémentaires au CROUS Bourgogne–Franche-Comté. Quatre ont été affectés aux services du soir et deux à ceux du midi. Une enveloppe de 75 000 euros a également été attribuée pour acheter ou renouveler du matériel. Ces moyens suffisent actuellement à absorber l’augmentation de la fréquentation, selon la direction. Des ajustements dans l’organisation des équipes pourraient toutefois être nécessaires au cours des prochains mois. Le CROUS reconnaît également que la mesure constitue un défi économique. Il précise néanmoins que les crédits destinés à la rénovation des résidences et aux autres investissements sont séparés du financement de la restauration. Un premier bilan financier ne pourra être dressé qu’après plusieurs mois de fonctionnement.
Quinze référents dans les résidences universitaires
La rentrée est également marquée par la création de quinze postes de référents étudiants dans les résidences universitaires : six à Dijon, cinq à Besançon et quatre dans le Nord Franche-Comté. Ces référents sont eux-mêmes des étudiants logés dans une résidence du CROUS. Inscrits au minimum en troisième année de licence, ils possèdent déjà une expérience de la vie universitaire et peuvent ainsi accompagner les nouveaux arrivants. Leur mission consiste à aller à la rencontre des résidents, notamment en faisant du porte-à-porte. Ils doivent vérifier que les jeunes disposent des bonnes informations, leur présenter les services et les animations disponibles et les orienter lorsqu’ils rencontrent une difficulté.
L'interview de la rédaction : Murielle Baldi, directrice du CROUS Bourgogne Franche-Comté
Lutter contre l’isolement et le non-recours aux droits
Les référents peuvent intervenir pour des problèmes très concrets, comme une panne dans un logement ou une démarche administrative. Ils peuvent aussi repérer un étudiant isolé, en difficulté ou ne sachant pas vers quel service se tourner. Les situations préoccupantes seront transmises à un responsable du CROUS, qui pourra saisir le service social ou un autre professionnel. Les référents n’ont pas vocation à remplacer les assistants sociaux ou les psychologues. Ils constituent un relais humain entre les étudiants et les services compétents. Le dispositif vise notamment à lutter contre l’isolement, à prévenir les difficultés de santé mentale et à limiter le non-recours aux aides existantes.
Remettre du contact humain
Pour le CROUS, les aides et les services existent, mais les informations ne parviennent pas toujours jusqu’aux étudiants. Les courriels, les sites internet et les notifications numériques ne suffisent donc pas toujours. Les référents doivent répondre à ce besoin de proximité et de contact humain exprimé par les jeunes.
Une nouvelle consultation des étudiants
Ces mesures répondent en partie aux attentes exprimées lors d’une consultation menée en 2022. Une nouvelle enquête doit être organisée auprès des 85 000 étudiants de Bourgogne–Franche-Comté. Une consultation en ligne est annoncée entre la fin octobre et la mi-novembre, avant des rencontres territoriales au mois de mars. L’objectif sera d’actualiser leurs attentes et d’adapter les politiques de vie étudiante aux nouveaux besoins.
En cette rentrée scolaire, Plein Air s’intéresse à ces étudiants qui ont choisi de se tourner vers les métiers de l’éducation et qui, demain, feront eux aussi leur rentrée devant une classe. À Besançon, l’Université Marie‑et‑Louis‑Pasteur ouvre une nouvelle licence destinée à former les futurs professeurs des écoles. Conçue avec le rectorat de l’académie et l’INSPE, elle accueille une première promotion de 80 étudiants, sélectionnés parmi 966 candidats. Une licence qui a trouvé son public Le nombre élevé de candidatures confirme que cette nouvelle licence répond à une attente et à un réel besoin. Cette formation associe des savoirs disciplinaires et universitaires à des apprentissages pédagogiques. Sa conception repose sur une coopération étroite entre l’Université Marie et Louis Pasteur, l’INSPE et le rectorat.
L'interview de la rédaction : Pierre Moya
Une formation organisée sur cinq ans
Le parcours complet doit durer cinq années, réparties en deux étapes. Les étudiants suivront d’abord trois années de licence, puis deux années complémentaires davantage tournées vers la professionnalisation et les stages. Cette organisation doit leur permettre d’acquérir progressivement les connaissances et les méthodes indispensables à l’exercice du métier. Ils pourront observer des enseignants expérimentés, s’immerger dans des classes et apprendre à intervenir dans différentes situations scolaires. Une étape supplémentaire restera indispensable : la réussite au concours de recrutement de professeur des écoles. L’université, l’INSPE et le rectorat entendent accompagner les étudiants dans sa préparation.

Hugues Daussy ( président de l'université Marie et Louis Pasteur). Pierre Moya ( recteur de l'académie de Besançon et de la région académique Bourgogne Franche-Comté)
Enseigner de la maternelle au CM2
La formation doit préparer les futurs professeurs à enseigner de la maternelle au CM2. Ils pourront travailler aussi bien dans une école urbaine comptant quatorze classes que dans un petit établissement rural composé de deux classes, parfois avec plusieurs niveaux réunis. Les étudiants devront donc apprendre à intervenir dans des environnements très différents.
Des bases disciplinaires solides
La maîtrise de la langue, des mathématiques et du raisonnement scientifique figure parmi les priorités de cette nouvelle licence. Pierre Moya, le recteur de l’académie de Besançon et de la région académique de Bourgogne Franche-Comté, a rappelé qu’un enseignant doit parfaitement connaître les notions qu’il devra ensuite transmettre à ses élèves. Les étudiants seront également formés aux méthodes d’apprentissage, à la gestion d’une classe et à l’accompagnement des enfants ayant des besoins particuliers, notamment ceux en situation de handicap. L’objectif est de leur fournir les outils nécessaires pour réagir aux différentes situations rencontrées dans une école.
L'interview de la rédaction : Hugues Daussy
Une pédagogie fondée sur la recherche
Le métier d’enseignant s’apprend et ne repose pas uniquement sur les connaissances disciplinaires. La licence présentera aux étudiants les pratiques pédagogiques dont l’efficacité a été observée et démontrée par la recherche. Le lien entre la formation et la recherche doit également permettre de former des professionnels capables d’analyser leurs pratiques, de prendre du recul et de comprendre les fondements des méthodes utilisées. Des dispositifs expérimentaux les placeront dans des situations proches de celles rencontrées en classe.
L’intelligence artificielle, un nouvel enjeu
Les transformations liées à l’intelligence artificielle seront également prises en compte. Les futurs professeurs devront apprendre à maîtriser ces outils, à comprendre leurs possibilités et leurs limites, puis à accompagner leurs élèves dans leur utilisation. « Son usage doit reposer sur de solides connaissances, une bonne maîtrise du langage et un véritable esprit critique ». Dans le cas contraire, ces technologies pourraient accentuer les inégalités entre ceux qui savent les utiliser et ceux qui les subissent.
L’Université Marie et Louis Pasteur (UMLP) fait son entrée dans le classement mondial Center for World University Rankings (CWUR) en tant qu’établissement public expérimental. Elle se classe 608e sur 21 291 universités évaluées, ce qui la place parmi les 3 % des meilleurs établissements au monde. En France, l'UMLP occupe la 27e place sur 71. Ce classement, fondé sur des données indépendantes, évalue notamment la qualité de l'enseignement, l'employabilité des diplômés, la qualité du corps professoral et la performance de la recherche.
Les journées omnisport se sont poursuivis, ce mercredi, à l’UFR STAPS de Besançon. Pendant trois jours, les étudiants de licence L2 et L3 en Activité Physique Adaptée et Santé (APAS) ont accueilli différents publics autour d’activités sportives spécialement conçues pour favoriser le bien-être, le lien social et l’inclusion. Pour cette dernière journée, ce sont des personnes âgées dépendantes venues de plusieurs Ehpad qui ont participé aux ateliers organisés sur le campus universitaire. De 10 heures à 16 h 30, les participants enchaînent différentes animations avant un spectacle de clôture. Un événement pensé et encadré par les étudiants eux-mêmes, qui mettent ici en pratique les enseignements suivis tout au long de leur cursus.
« Créer du lien social »
Étudiant bisontin en licence Activité Physique Adaptée et Santé (APAS), Mathis Ponçot fait partie des organisateurs de cette journée. Pour lui, l’objectif dépasse largement le simple cadre sportif. « L’objectif de ces journées, c’est le travail fonctionnel, le travail cognitif, mais aussi créer du lien social et de l’interaction entre les différents Ehpad », explique-t-il. Les étudiants s’appuient à la fois sur les cours théoriques suivis à la faculté et sur leurs expériences de terrain acquises lors des stages en structures spécialisées. « On adapte les activités en fonction des qualités et des capacités du public », précise le jeune homme.
Danse, coordination et mémoire
Parmi les activités proposées, la danse occupe une place importante. Un outil particulièrement intéressant pour les personnes âgées atteintes de troubles neurologiques. « Le rythme, le son, la coordination permettent de créer des mécanismes fonctionnels », souligne Mathis Ponçot, évoquant notamment les bénéfices observés chez des personnes atteintes de la maladie de Parkinson. Les exercices proposés visent à stimuler simultanément le corps et les fonctions cognitives. Les étudiants s’appuient sur des études scientifiques et sur les connaissances acquises pendant leur formation pour construire des séances adaptées et sécurisées.
L'interview de la rédaction : Mathis Ponçot
La boxe comme outil thérapeutique
Autre atelier marquant de cette journée : la boxe adaptée. Une activité pensée avant tout comme un support de travail physique et cognitif. « L’objectif, c’était le renforcement, l’amusement, mais aussi le travail de l’équilibre », explique l’étudiant. Les participants étaient invités à frapper sur des sacs de frappe tout en réalisant des exercices sollicitant la mémoire, les réflexes et la coordination. Des consignes de couleurs ou de mouvements venaient ainsi ajouter une dimension de “double tâche”, très utilisée dans les approches de prévention de la perte d’autonomie. Pour garantir la sécurité des participants, les étudiants avaient prévu des dispositifs d’accompagnement avec chaises, aides humaines et surveillance constante. « Se tenir debout et frapper sur le sac, c’est déjà un travail très important pour certaines personnes », rappelle Mathis Ponçot.
L'interview de la rédaction : Mathis Ponçot
Une formation tournée vers le terrain
À travers ces journées omnisport, l’UFR STAPS de Besançon met en avant l’importance du sport adapté dans l’accompagnement des publics fragiles. Pour les étudiants, l’événement constitue aussi une expérience grandeur nature, mêlant organisation, pédagogie et contact humain. Au-delà des exercices physiques, ces rencontres offrent surtout des moments de partage et de convivialité à des publics parfois isolés, illustrant pleinement la vocation inclusive du sport adapté.
L'interview de la rédaction : Mathis Ponçot
Un rassemblement est annoncé ce mardi 12 mai, à 18h, place Pasteur à Besançon, à l’appel de la CGT Salarié-e-s étudiant-e-s du Doubs. Le syndicat proteste contre la volonté du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Philippe Baptiste, de supprimer la possibilité d’exonération des frais d’inscription pour les étudiants étrangers hors Union européenne.
Depuis 2019, dans le cadre du plan « Bienvenue en France », ces frais sont passés de 170 à 2.900 euros en licence et de 250 à 3.900 euros en master pour les étudiants extra-communautaires. La CGT dénonce une politique « xénophobe et libérale » et réclame le maintien des exonérations, la fin des frais différenciés et un meilleur financement de l’enseignement supérieur public.
Pour la première fois dans la région, une étude menée par plusieurs associations étudiantes dresse un état des lieux précis des difficultés rencontrées par les étudiants en matière de logement. Le constat est sans appel : entre loyers élevés et budget limité, se loger devient un véritable défi pour de nombreux jeunes.
Selon une enquête réalisée par le Bureau des associations franc-comtoises, le loyer moyen pour un étudiant s’élève à 477 euros par mois, soit près de 200 euros de plus qu’une chambre universitaire. Une somme importante pour un public disposant de revenus très limités.
Le logement constitue aujourd’hui le premier poste de dépense des étudiants. Une fois leur loyer payé, certains se retrouvent avec un budget extrêmement réduit. D’après les associations, près de 30 % des étudiants disposent de moins de 100 euros par mois pour vivre après avoir réglé leur logement.
Cette situation entraîne une précarité croissante. Pour certains étudiants, cela se traduit même par une alimentation insuffisante et le besoin de faire appel à des associations, sans lesquelles le quotidien sera bien compliqué.
« Être maire d’une petite commune, c’est bien plus qu’un engagement politique : c’est une fonction exigeante, quotidienne, profondément ancrée dans la vie locale ». C’est ce que met en lumière Lucas Lam, doctorant en sociologie à Sciences Po Paris, qui, le week-end dernier, était en immersion dans le Haut-Doubs pour les besoins de sa thèse. Une approche et un travail qu’il a menés aux côtés de Sébastien Populaire, maire de la commune de Touillon-et-Loutelet.
L'interview de la rédaction : Lucas Lam
Un chercheur au plus près du terrain
Lucas Lam prépare une thèse consacrée au quotidien des maires de petites communes, et plus précisément aux conséquences du mandat sur leur vie familiale et professionnelle. Un sujet d’actualité, alors que les démissions de maires se multiplient et que la fatigue des élus locaux est régulièrement évoquée dans le débat public. Sa venue dans le Haut-Doubs n’est pas le fruit du hasard. Il y a deux ans, lors du congrès de l’Association des maires de France, il a rencontré Sébastien Populaire, maire de Touillon-et-Loutelet. Un échange approfondi, sous forme d’entretien sociologique, a débouché sur une invitation : venir observer la réalité du mandat sur le terrain. « Le but était de venir sans présupposés, pour constater le mandat tel qu’il est réellement », explique le doctorant.
L'interview de la rédaction : Lucas Lam
Un mandat exigeant et omniprésent
Pendant plusieurs jours, Lucas Lam a suivi le maire dans son quotidien. Une immersion révélatrice. Être maire d’une commune de 260 habitants, comme Toulon-et-Bouclay, signifie souvent tout faire soi-même ou presque. « La mairie n’a pas d’employé à temps plein. Le maire est en contact direct avec les habitants, ce qui entraîne de nombreuses sollicitations », observe-t-il. Contrairement aux grandes villes, où l’élu s’appuie sur un large staff, le maire rural est un élu exécutif, au plus près du terrain. Déneigement des routes, gestion des imprévus, écoute des habitants : le maire est sollicité à toute heure. « On est maire 24 heures sur 24 », résume le chercheur. Une réalité qui rend le mandat particulièrement exigeant sur le plan personnel et opérationnel.
L'interview de la rédaction : Lucas Lam
Un travail qui dépasse le cas local
Si l’étude s’appuie sur un cas concret, elle s’inscrit dans une recherche nationale. Lucas Lam ira à la rencontre d’autres maires de l’hexagone et travaille également à partir de données statistiques. L’objectif : comparer les situations selon les territoires, les contextes géographiques et les tailles de communes, afin de mieux comprendre les mécanismes à l’œuvre dans l’engagement municipal. Ce travail de longue haleine donnera lieu à une thèse de doctorat, mais aussi à des publications scientifiques, des contributions à des ouvrages et des présentations lors de colloques et journées d’études.
L'interview de la rédaction : Lucas Lam
Un territoire qui a marqué le chercheur
Au-delà de la recherche, Lucas Lam garde un souvenir très positif de son séjour dans le Haut-Doubs. « C’est une région qui m’a beaucoup surpris par la richesse de son terroir et la beauté de ses paysages », confie-t-il, évoquant notamment la découverte des produits locaux et des traditions hivernales. Une immersion réussie, tant sur le plan scientifique qu’humain, qui éclaire d’un jour nouveau le rôle essentiel – et souvent méconnu – des maires de petites communes.
Alors que la jeunesse se choisit un avenir, l’Université Marie‑et‑Louis‑Pasteur ouvre ses portes : le 24 janvier à Belfort, Montbéliard, Vesoul, Lons‑le‑Saunier et Dole, puis le 31 janvier à Besançon. Formations, alternance, vie étudiante, mobilité internationale : deux journées pour rencontrer enseignants et étudiants et découvrir les campus. Programme complet et infos transports sur jpo.umlp.fr.
Le lycée Louis Pergaud de Besançon accueillera ce samedi matin son traditionnel Forum des grandes écoles de commerce et des magistères, un rendez-vous devenu incontournable pour les étudiants et les familles en quête d’informations sur les filières sélectives de l’enseignement supérieur.
L'interview de la rédaction : Karine Adami, enseignante au sein de la classe prépa aux grandes écoles de commerce et de management du lycée Pergaud
Un événement ouvert à tous
De 8h30 à 12h30, le lycée se transformera en un véritable espace d’échanges où se tiendront les stands de nombreuses grandes écoles de commerce et de management. Étudiants de classes préparatoires, lycéens, parents, mais aussi jeunes en réorientation : tous sont invités à venir rencontrer les représentants des établissements présents. Les magistères universitaires, formations sélectives de haut niveau proposées au sein des universités, feront également partie des interlocuteurs. Cinq magistères, spécialisés notamment en économie et en finance, seront représentés.
L'interview de la rédaction : Karine Adami, enseignante au sein de la classe prépa aux grandes écoles de commerce et de management du lycée Pergaud
Un forum en pleine période Parcoursup
À l’approche des échéances de Parcoursup, cet événement prend une résonance particulière pour les lycéens de terminale. Un stand dédié aux classes préparatoires du lycée bisontin permettra aux familles de comprendre le fonctionnement de ces deux années exigeantes, ainsi que les débouchés offerts par les concours d’entrée aux écoles de commerce reconnues ou par les filières universitaires sélectives.
Pourquoi choisir une classe préparatoire ?
Interrogée sur l’intérêt de suivre une classe préparatoire, l’équipe pédagogique, par la voix de Mme Karine Adami, souligne plusieurs atouts majeurs :
Une voie d’excellence vers les grandes écoles : les classes préparatoires offrent l’accès le plus sûr au Programme Grande École, formation phare et réputée des grandes écoles de commerce, principalement accessible via les concours post-prépa.
Un coût d’études maîtrisé : Contrairement aux écoles de commerce post-bac, qui imposent des frais de scolarité dès la sortie du lycée, les deux années de prépa au lycée Pergaud — établissement public — sont gratuites. Les élèves ne paieront donc que les trois années d’école de commerce, et non cinq, un argument déterminant pour de nombreuses familles.
La liberté du choix final : Passer par une prépa permet de présenter plusieurs concours et donc de choisir son école en fonction des résultats obtenus et du projet professionnel.
À l’inverse, une entrée directe dans une école post-bac enferme l’étudiant dans un parcours unique dès le départ, avec peu de possibilités de réorientation.
Un moment clé pour préparer l’avenir
Entre conférences, échanges et informations pratiques, le forum du lycée Pergaud s’annonce comme un temps fort d’orientation, tant pour les élèves déjà engagés en classes préparatoires que pour ceux qui envisagent de s’y inscrire.
Portraits de jeunes
Elliot, 21 ans : “La prépa m’a redonné une ambition que je croyais perdue”
À 21 ans, Elliot a déjà connu plusieurs chemins avant d’intégrer la classe préparatoire. Après un bac STMG, il poursuit en BTS. « L’aspect scolaire ne me plaisait pas, et ça m’a stoppé dans l’envie de continuer », confie-t-il. Une fois son diplôme obtenu, il travaille un an en CDI dans une banque. L’expérience est formatrice… mais décisive : « Je savais que je ne voulais pas faire ça toute ma vie. » C’est en découvrant la prépa du lycée Pergaud qu’il retrouve une motivation nouvelle. « On dit souvent que les STMG n’ont pas vocation à faire de longues études. La prépa prouve l’inverse. Elle nous pousse loin, elle montre que l’ascension sociale est possible. ». Il reconnaît la pression, mais la vit comme un moteur : « C’est une bonne pression, celle qui nous fait progresser. Avec les enseignants derrière nous, on ne s’ennuie jamais. On se dépasse. ». Pour lui, la prépa n’est pas un renoncement : c’est une ouverture, un tremplin vers des études ambitieuses qu’il n’aurait jamais envisagées auparavant.
L'interview de la rédaction
Kylian, 20 ans : “J’ai retrouvé confiance en moi grâce à la prépa”
Kylian a un parcours très différent. Ancien élève de terminale scientifique – maths expertes, sciences de l’ingénieur, physique – il entame d’abord un autre cursus après le bac. « J’y suis resté environ six mois, mais je voyais bien que cela ne me correspondait pas », raconte-t-il. Une conversation avec sa maman, professeure au Lycée Louis Pergaud , relance sa réflexion. Il se renseigne, sollicite un rendez-vous d’orientation au rectorat. « Le conseiller m’a redonné confiance. Il m’a montré toutes les ouvertures possibles, la richesse des matières. Ça m’a parlé ». Une semaine après avoir postulé, il apprend qu’il est accepté. Il prend le temps de réfléchir… puis dit oui. Aujourd’hui, il apprécie la structure et les exigences de la formation : « C’est un vrai cadre, stimulant, qui ouvre l’esprit et remet sur les rails".
L'interview de la rédaction
Sarah, 19 ans : “La prépa, c’était la voie la plus logique pour garder mes options ouvertes”
À seulement 19 ans, Sarah affiche déjà un parcours marqué par l’ouverture internationale. Après un bac général avec spécialités géopolitique et anglais, elle passe une année entière en échange aux États-Unis, au sein d’un lycée américain. « Cette année m’a énormément apportée, mais elle m’a aussi fait comprendre que je voulais une formation polyvalente, qui ne m’enferme pas trop vite ». La prépa du lycée Pergaud s’impose alors comme la suite naturelle : « C’était logique pour moi. La prépa me permet de découvrir différents domaines, de tester ce qui me plaît vraiment, mais aussi d’accéder ensuite aux grandes écoles de management ». Sarah voit la prépa comme une base solide : un espace où renforcer ses compétences avant de choisir son orientation définitive.
L'interview de la rédaction
A Besançon. SUPMICROTECH, l’École nationale supérieure de mécanique et des microtechniques, a fêté ce samedi 29 novembre la diplomation de sa Promotion 2025 lors d’une cérémonie au Parc des Expositions de Besançon (Micropolis). Au total, 242 nouveaux ingénieurs et titulaires de Master ont été mis à l’honneur devant 1 000 invités. L’établissement, adossée au laboratoire FEMTO-ST, demeure une école d’ingénieurs de référence en France, historiquement ancrée en Franche-Comté, capitale de l’industrie de précision.