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À Besançon, les étudiants de STAPS utilisent le sport adapté pour stimuler les personnes âgées dépendantes

Publié le 13 Mai. 2026 à 13:05
Tags: Sport | etudes superieures | ufr staps |
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À Besançon, les étudiants de STAPS utilisent le sport adapté pour stimuler les personnes âgées dépendantes Des jeunes motivés et formés au service des aînés

Les journées omnisport se sont  poursuivis, ce mercredi,  à l’UFR STAPS de Besançon. Pendant trois jours, les étudiants de licence L2 et L3 en Activité Physique Adaptée et Santé (APAS) ont accueilli différents publics autour d’activités sportives spécialement conçues pour favoriser le bien-être, le lien social et l’inclusion. Pour cette dernière journée, ce sont des personnes âgées dépendantes venues de plusieurs Ehpad qui ont participé aux ateliers organisés sur le campus universitaire. De 10 heures à 16 h 30, les participants enchaînent différentes animations avant un spectacle de clôture. Un événement pensé et encadré par les étudiants eux-mêmes, qui mettent ici en pratique les enseignements suivis tout au long de leur cursus.

« Créer du lien social »

Étudiant bisontin en licence Activité Physique Adaptée et Santé (APAS), Mathis Ponçot fait partie des organisateurs de cette journée. Pour lui, l’objectif dépasse largement le simple cadre sportif. « L’objectif de ces journées, c’est le travail fonctionnel, le travail cognitif, mais aussi créer du lien social et de l’interaction entre les différents Ehpad », explique-t-il. Les étudiants s’appuient à la fois sur les cours théoriques suivis à la faculté et sur leurs expériences de terrain acquises lors des stages en structures spécialisées. « On adapte les activités en fonction des qualités et des capacités du public », précise le jeune homme.

groupe stpas APAS

Danse, coordination et mémoire

Parmi les activités proposées, la danse occupe une place importante. Un outil particulièrement intéressant pour les personnes âgées atteintes de troubles neurologiques. « Le rythme, le son, la coordination permettent de créer des mécanismes fonctionnels », souligne Mathis Ponçot, évoquant notamment les bénéfices observés chez des personnes atteintes de la maladie de Parkinson. Les exercices proposés visent à stimuler simultanément le corps et les fonctions cognitives. Les étudiants s’appuient sur des études scientifiques et sur les connaissances acquises pendant leur formation pour construire des séances adaptées et sécurisées.

L'interview de la rédaction : Mathis Ponçot 

La boxe comme outil thérapeutique

Autre atelier marquant de cette journée : la boxe adaptée. Une activité pensée avant tout comme un support de travail physique et cognitif. « L’objectif, c’était le renforcement, l’amusement, mais aussi le travail de l’équilibre », explique l’étudiant. Les participants étaient invités à frapper sur des sacs de frappe tout en réalisant des exercices sollicitant la mémoire, les réflexes et la coordination. Des consignes de couleurs ou de mouvements venaient ainsi ajouter une dimension de “double tâche”, très utilisée dans les approches de prévention de la perte d’autonomie. Pour garantir la sécurité des participants, les étudiants avaient prévu des dispositifs d’accompagnement avec chaises, aides humaines et surveillance constante. « Se tenir debout et frapper sur le sac, c’est déjà un travail très important pour certaines personnes », rappelle Mathis Ponçot.

L'interview de la rédaction : Mathis Ponçot 

Une formation tournée vers le terrain

À travers ces journées omnisport, l’UFR STAPS de Besançon met en avant l’importance du sport adapté dans l’accompagnement des publics fragiles. Pour les étudiants, l’événement constitue aussi une expérience grandeur nature, mêlant organisation, pédagogie et contact humain. Au-delà des exercices physiques, ces rencontres offrent surtout des moments de partage et de convivialité à des publics parfois isolés, illustrant pleinement la vocation inclusive du sport adapté.

L'interview de la rédaction : Mathis Ponçot