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Dans le cadre de la prochaine carte scolaire, qui n’épargne pas le secteur du Haut-Doubs, une mobilisation est programmée ce lundi à l’école primaire du Centre à Villers-le-Lac. Des parents d’élèves appellent à se rassembler à 16h15 pour protester contre une possible fermeture de classe. Ils invitent les familles à venir « faire du bruit », casseroles et ustensiles à la main, afin d’alerter l’Éducation nationale. Une action symbolique pour défendre le maintien des effectifs et la qualité d’accueil des élèves.

 

À Champagnole, la fermeture annoncée d’une classe à l’école Jules Ferry à la rentrée prochaine suscite une vive inquiétude chez les parents d’élèves. Si cette décision repose sur des effectifs jugés « globalement stables Â», de nombreuses familles estiment qu’elle ne reflète pas la réalité du terrain.

Des besoins éducatifs en forte évolution

Les parents soulignent une transformation du profil des élèves accueillis. L’école compte aujourd’hui davantage d’enfants à besoins éducatifs particuliers : troubles de l’apprentissage, difficultés de concentration ou situations de handicap. Ces élèves nécessitent un accompagnement spécifique et une attention accrue. La suppression de la cinquième classe entraînerait mécaniquement une augmentation du nombre d’élèves par classe. Une situation jugée incompatible avec les objectifs d’inclusion scolaire. « On parle d’inclusion, mais comment sera-t-elle possible avec des classes plus chargées ? » s’interroge un parent.

Un risque pour la réussite des élèves

Au-delà de l’organisation immédiate, les familles alertent sur les conséquences à long terme. Elles craignent que certains enfants, notamment les plus fragiles, ne bénéficient plus du suivi nécessaire. Risque de décrochage, perte de confiance et difficultés durables sont redoutés. Les parents évoquent également une dégradation du cadre scolaire. Des classes plus nombreuses signifient moins de disponibilité pour chaque élève, mais aussi davantage de bruit, de fatigue et de tensions. Pour les enfants les plus vulnérables, ces conditions pourraient devenir un frein à leur progression.

Maintenir une école de qualité

Pour les familles, l’enjeu dépasse la simple organisation. Elles rappellent que la qualité des apprentissages repose sur des effectifs raisonnables et un environnement serein. Maintenir la cinquième classe apparaît ainsi comme essentiel pour garantir la réussite de tous les élèves. Face à cette situation, les parents appellent à un réexamen de la décision. Ils entendent se mobiliser « pour défendre une école capable d’accompagner chaque enfant selon ses besoins et de lui offrir de réelles perspectives d’avenir Â».

Une pétition est en ligne et chacun est invité à venir la soutenir : lien petition

La mobilisation s’organise à l’école maternelle de Montlebon, où une classe est menacée de fermeture dans le cadre de la prochaine carte scolaire. Une situation qui s’inscrit dans un contexte plus large : dans le Doubs, 109 classes pourraient être supprimées à la rentrée.

Une inquiétude face à la dégradation des conditions d’apprentissage

Parents d’élèves et enseignants dénoncent une décision qui aurait des conséquences directes sur le quotidien des enfants. « Supprimer une classe, c’est augmenter les effectifs et réduire l’attention portée à chacun », alertent Sébastien, parent d’élèves délégué à l’école maternelle,  et Christelle Ardouin, parent délégué des écoles maternelle et primaire de Montlebon. Ils redoutent notamment une dégradation des conditions d’apprentissage et un accompagnement moins adapté, en particulier pour les élèves les plus fragiles.

L'interview de la rédaction : Christelle et Sébastien, parents d'élèves délégués mobilisés 

Une inclusion scolaire en danger

L’école de Montlebon présente une spécificité : elle accueille une unité liée à la Fondation Plurielle, dédiée à des enfants atteints de troubles du spectre autistique. Ces élèves bénéficient d’un dispositif d’inclusion au sein des classes ordinaires. Un fonctionnement salué par les familles, qui y voient une richesse à la fois pour les enfants concernés et pour leurs camarades. « Cela permet de développer la tolérance et la bienveillance », souligne Christelle. Mais avec des classes surchargées, ce modèle pourrait être fragilisé. « Ces enfants sont sensibles au bruit et à l’agitation. Une hausse des effectifs compromettrait leur inclusion », préviennent les parents.

Une mobilisation collective et constructive

Face à cette menace, la mobilisation s’organise. Une pétition a été lancée et des échanges sont en cours avec les élus, les enseignants et les familles. « L’objectif n’est pas de s’opposer pour s’opposer, mais de faire entendre la réalité du terrain », expliquent les parents.  Tous espèrent désormais être entendus par l’Éducation nationale et obtenir le maintien de la classe. « On ne défend pas un confort, mais un droit fondamental : celui d’offrir à chaque enfant les meilleures conditions d’apprentissage », conclut Sébastien.

L'interview de la rédaction : Christelle et Sébastien, parents d'élèves délégués mobilisés 

À Arbois, la mobilisation s’organise contre un projet de fermeture de classe à l’école publique. Parents d’élèves et élus de plusieurs communes dénoncent une décision jugée incohérente au regard de la hausse des effectifs et des nombreux dispositifs d’inclusion présents dans l’établissement. Ils pointent aussi un manque de concertation avec les collectivités. Un rassemblement est prévu ce samedi matin, à 10h,  devant l’école, tandis qu’une pétition est lancée pour tenter de faire reculer l’Éducation nationale : https://www.change.org/p/non-%C3%A0-la-fermeture-d-une-classe-%C3%A0-l-%C3%A9cole-publique-d-arbois

Un rassemblement de parents d’élèves est annoncé pour ce lundi 30 mars, à Pontarlier,  devant l’école Cordier, pour dénoncer un projet de fermeture de classe. Une décision doit être rendue le lendemain, mardi 31 mars, par les autorités académiques. Les familles redoutent une hausse des effectifs par classe et une diminution du temps de direction, déjà jugé insuffisant cette année. Une pétition accompagnera cette mobilisation.

Un rassemblement devant l’inspection académique à Besançon

Ce mardi à la mi-journée, plusieurs enseignants du premier degré se sont rassemblés devant l’inspection académique de Besançon. À l’appel du syndicat FSU-SNUipp, cette mobilisation, sans grève, coïncidait avec la tenue du groupe de travail consacré à la carte scolaire. « Nous avons appelé les collègues à se rassembler car aujourd’hui, l’inspecteur d’académie présente son projet de répartition des postes », explique Marjorie Breney, co-secrétaire départementale du syndicat. Une première étape avant une grande journée de grève le 31 mars prochain, qui touchera également le second degré.

L'interview de la rédaction : Marjorie Breney, co-secrétaire départementale du syndicat FSU/SNUIPP 

 

21 postes supprimés dans le Doubs

Au cœur des inquiétudes : la suppression annoncée de 21 postes d’enseignants dans le département du Doubs, dans le cadre d’une réduction nationale de 1 891 postes dans le premier degré. Mais derrière ce chiffre se cache une réalité plus large. Selon les documents de travail transmis aux syndicats, ces suppressions pourraient entraîner la fermeture de 109 classes, pour moins de 30 ouvertures. « Il faut bien comprendre que ce ne sont pas seulement 21 classes qui ferment. Avec les postes hors classe ou de remplacement, cela représente bien plus sur le terrain », souligne Marjorie Breney.

L'interview de la rédaction : Marjorie Breney, co-secrétaire départementale du syndicat FSU/SNUIPP 

Une baisse démographique contestée

L’administration justifie ces suppressions par une baisse du nombre d’élèves. Dans le Doubs, celle-ci est estimée à environ 800 élèves en moins pour 400 écoles. Un argument que conteste le syndicat : « Cela représente en moyenne deux élèves en moins par école. Et pour ça, on supprimerait plus de 100 classes ? Ce n’est pas acceptable. » Pour la FSU-SNUipp, cette évolution démographique devrait au contraire être une opportunité pour améliorer les conditions d’apprentissage.

Des conditions d’enseignement jugées dégradées

Les représentants syndicaux alertent sur une dégradation continue des conditions de travail des enseignants et d’accueil des élèves. « Nous avons aujourd’hui des classes très hétérogènes, dans une école inclusive où tous les élèves sont accueillis. On ne peut plus travailler comme il y a dix ans avec les mêmes moyens », insiste Marjorie Breney. Le syndicat demande donc une répartition plus équitable des postes supprimés et espère infléchir le projet lors des discussions avec l’administration.

ECOLE MANIF INSPECTION 2

Les territoires ruraux particulièrement touchés

Certaines zones apparaissent plus fragilisées, à l’image du secteur de Morteau et Maîche, où plus d’une dizaine de fermetures de classes sont envisagées. Dans ces territoires ruraux, les difficultés sont accrues : accès limité aux soins, manque de spécialistes (orthophonistes, psychologues), éloignement des services. « La ruralité accentue les inégalités. Ces suppressions vont encore aggraver les conditions d’apprentissage », alerte la syndicaliste.

L'interview de la rédaction : Marjorie Breney, co-secrétaire départementale du syndicat FSU/SNUIPP 

ECOLE MANIF INSPECTION 3

Des négociations encore ouvertes

Le projet présenté reste à ce stade provisoire. Les syndicats entendent peser dans les discussions pour limiter l’impact des suppressions. « Nous allons défendre nos revendications pour obtenir une marge de manœuvre et une meilleure répartition », conclut Marjorie Breney. Les décisions finales sur la carte scolaire sont attendues dans les prochaines semaines.

Journée de mobilisation, ce mardi, dans les écoles du Haut-Doubs, et notamment dans les secteurs de Morteau et Maîche. Ce mardi, à Trévillers et Charquemont, les enseignants du plateau se retrouveront en fin d’après-midi. A cette occasion, pour dénoncer les suppressions de classes et de postes qui touchent leurs écoles,  ils distribueront des tracts aux passants.

Ce jeudi, enseignants et parents d’élèves se sont mobilisés dans le Haut-Doubs pour dénoncer la nouvelle carte scolaire. Dans la circonscription de Morteau, 12 fermetures de classes, de la maternelle au CM2, sont envisagées pour la rentrée 2026, suscitant une vive inquiétude sur le territoire.

L'interview de la rédaction : Isabelle, enseignante et responsable syndicale 

Une mobilisation d’ampleur dès le matin

Dès ce jeudi matin, plusieurs écoles du secteur, notamment à Morteau, Villers-le-Lac ou encore sur le plateau du Russey, ont été touchées par le mouvement. Les enseignants du premier degré, soutenus par des parents d’élèves, ont cessé le travail pour alerter sur les conséquences de ces suppressions. « Douze classes en moins, c’est catastrophique », résume Isabelle, enseignante et représentante syndicale, évoquant une mobilisation à l’échelle de toute la circonscription.

Des classes plus chargées à la rentrée

Actuellement, les effectifs tournent autour de 22 à 24 élèves par classe. Mais avec ces fermetures, les enseignants redoutent une hausse significative du nombre d’élèves. « On passerait à 27 ou 28 élèves par classe, ce qui rend l’accompagnement beaucoup plus difficile », souligne l’enseignante. Une situation jugée préoccupante, notamment pour le suivi des élèves en difficulté ou à besoins spécifiques.

Une audience avec l’inspection

Une délégation d’enseignants a été reçue dans la journée par l’inspectrice de la circonscription de Morteau. Objectif : faire entendre leurs inquiétudes et défendre le maintien des classes. Les représentants ont insisté sur l’impact direct de ces décisions sur la qualité de l’enseignement, de la maternelle au primaire.

L'interview de la rédaction : Isabelle, enseignante et responsable syndicale 

Un contexte départemental tendu

Cette mobilisation intervient dans un contexte plus large de réduction de moyens. L’an dernier, le Doubs avait déjà dû rendre 12 postes, entraînant de nombreuses fermetures de classes. Cette année, 20 postes doivent être supprimés, faisant craindre une nouvelle vague de fermetures dans tout le département.

D’autres actions déjà annoncées

Les enseignants ne comptent pas en rester là. Un nouveau rassemblement est prévu mardi devant l’inspection académique à Besançon, à l’occasion d’un groupe de travail sur la carte scolaire. Une autre journée de mobilisation est également annoncée le 31 mars, date à laquelle les décisions définitives devraient être actées.

Face à ces perspectives, les acteurs de l’éducation entendent maintenir la pression pour défendre les conditions d’apprentissage des élèves du Haut-Doubs.

L'interview de la rédaction : Isabelle, enseignante et responsable syndicale 

Une opération « collège mort » largement suivie

Ce jeudi, le collège  Proudhon se mobilise à travers une opération « collège mort ». Devant les grilles, une vingtaine d’enseignants grévistes, soit plus de la moitié de l’équipe pédagogique, se sont rassemblés aux côtés de parents d’élèves. Parmi eux, Elena Zimmermann, professeure de lettres classiques et représentante du SNES-FSU, pointe une mobilisation « bien suivie », également soutenue par la Ligue indépendante des parents (LIP).

L'interview de la rédaction : Elena Zimmermann 

60 heures en moins et des classes supprimées

À l’origine de la colère : une baisse de la dotation horaire attribuée par le rectorat. Pour la rentrée prochaine, l’établissement perdra 60 heures d’enseignement. Conséquence directe : la suppression d’environ une classe par niveau, en 6ᵉ, 5ᵉ et 4ᵉ. Une situation qui entraînera inévitablement une hausse des effectifs dans les classes.

Des conditions d’apprentissage dégradées

« On va se retrouver avec des classes autour de 30 élèves », alerte Elena Zimmermann. Une augmentation des effectifs jugée difficile à gérer dans un collège déjà confronté à un climat scolaire fragile. Les enseignants redoutent notamment de ne plus pouvoir accompagner correctement certains élèves, en particulier ceux en situation de handicap ou les élèves allophones. « Nous avons peur de ne plus pouvoir consacrer le temps nécessaire aux situations individuelles », souligne l’enseignante.

L'interview de la rédaction : Elena Zimmermann 

Un établissement hors éducation prioritaire

Le collège accueille des élèves des quartiers de Palente et des Chaprais, mais aussi de communes voisines comme Marchaux-Chaudefontaine. Malgré cela, il ne bénéficie pas du classement en réseau d’éducation prioritaire. Pourtant, l’établissement compte environ 35 % d’élèves boursiers, un indicateur qui, selon les équipes, justifierait davantage de moyens et des effectifs réduits.

L'interview de la rédaction : Elena Zimmermann 

Une demande d’audience en attente

Face à cette situation, les enseignants ont adressé un courrier à la Direction des services départementaux de l’Éducation nationale afin d’exprimer leur incompréhension. Ils demandent désormais à être reçus pour défendre leurs moyens. « Nous sommes prêts à nous déplacer pour porter notre voix », assure Elena Zimmermann, dans l’attente d’une réponse des autorités académiques.

Journée de mobilisation ce jeudi dans la circonscription de Morteau. Enseignants et parents d’élèves dénoncent une dizaine de suppressions de classes prévues sur ce territoire du Haut-Doubs. Après une grève largement suivie ce matin, une délégation doit être reçue cet après-midi par l’inspectrice de circonscription. Une rencontre attendue, alors que la colère reste vive. Affaire à suivre.