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Le Parti communiste de Besançon annonce avoir relancé les autorités préfectorales au sujet de l’autorisation accordée à la Ville de prélever de l’eau dans le Doubs. Il affirme que ses courriers envoyés en août sont restés sans réponse. Inquiet des conséquences environnementales et sanitaires dans un contexte de sécheresses récurrentes, le PCF annonce également saisir la ministre de la Transition écologique. Il réclame des garanties sur la préservation de la rivière et l’égalité d’accès à l’eau

 

À l’approche du conseil municipal du jeudi 17 septembre, l’exécutif bisontin a présenté, ce lundi 14 septembre, devant la presse locale, ses ajustements budgétaires et ses projets en matière de sécurité, de gestion de l’eau et de services municipaux. La réouverture du pont de la République aux voitures, absente de l’ordre du jour, s’est également invitée dans les échanges. Face aux inquiétudes de l’opposition et de certains usagers, le maire, Ludovic Fagaut, maintient son orientation, sans annoncer de calendrier.

Un ajustement budgétaire pour réduire le recours à l’emprunt

Sur le plan financier, la municipalité présentera une deuxième décision modificative depuis le début de la mandature. Il s’agit d’ajuster le budget 2026, voté en avril, en intégrant notamment des recettes nouvelles perçues durant l’été. Selon l’exécutif, cette opération permettra de réorienter des crédits, d’adapter les dépenses à l’avancement des projets et de réduire de plus de 500 000 euros le recours prévisionnel à l’emprunt. En fonctionnement, plus de 500 000 euros de dépenses supplémentaires seront compensés par des recettes équivalentes. En investissement, plus de 600 000 euros de nouveaux crédits sont annoncés.Par ailleurs, certains projets, notamment ceux concernant les écoles Vieilles-Perrières et Paul Bert, sont décalés et reportés sur le budget suivant en raison de contraintes de réalisation.

Sécurité : trente nouvelles caméras prévues d’ici fin 2026

La sécurité demeure une priorité affichée de la majorité. Une enveloppe de plus de 95.000 euros est prévue, notamment pour adapter le centre de tir du Fort Chaudanne à la formation des policiers municipaux à l’armement létal. La Ville annonce également le recrutement de sept policiers municipaux et des effectifs désormais complets chez les agents de surveillance de la voie publique, les ASVP.

En matière de vidéoprotection, trente nouvelles caméras doivent être implantées d’ici à la fin de 2026 5 (400.000 euros, dont 200.000 euros apportés par l’Etat). Leurs emplacements sont définis avec la police nationale, en fonction des faits constatés et des besoins de couverture. Plusieurs secteurs de Planoise, de Battant et du centre-ville sont concernés, avec une attention particulière portée aux axes de fuite. Jean-Pascal Reyes, adjoint chargé du dossier, défend un dispositif « ciblé, proportionné et évalué ». Il présente les caméras comme un complément à la présence policière et précise qu’elles pourront être déplacées si leur implantation ne répond pas aux besoins. Selon l’élu, Besançon comptait 183 caméras à l’arrivée de la nouvelle équipe municipale. Il affirme que la précédente majorité n’en avait déployé que cinq durant son mandat. Une révision de la convention de coordination avec la police nationale doit accompagner ces évolutions. Une première étape portera sur l’armement et la formation, avant une réécriture complète annoncée d’ici à la fin de l’année.

Gestion de l’eau : un objectif d’autonomie à la fin du mandat

La municipalité souhaite également développer la récupération de l’eau pour faire face aux périodes de sécheresse. Une étude de 50.000 euros doit examiner les possibilités concernant les équipements sportifs, notamment à la Malcombe et aux Orchamps. La réflexion porte aussi sur la piscine Lafayette, le centre technique municipal, l’Orangerie et le stade Léo-Lagrange. L’exécutif vise une « autonomie hydrique » à la fin du mandat pour plusieurs usages municipaux : l’arrosage des terrains et des plantations, l’entretien et le nettoyage des espaces publics. Le maire évalue ces besoins à environ 1.700 mètres cubes par semaine (90 m3 pour le fleurissement). Cet objectif nécessitera encore des études et des investissements importants. Ludovic Fagaut reproche à la précédente équipe un manque d’anticipation, citant notamment le stade de rugby des Orchamps, qui, selon lui, ne dispose pas d’installations de récupération d’eau.

Écocentre et propreté : des investissements programmés

Un investissement de 606.000 euros est prévu pour l’écocentre de la rue Jacquard, sur le site du centre technique métropolitain. L’opération doit améliorer le tri et le stockage des déchets de chantier, ainsi que la gestion des eaux de ruissellement. La municipalité souhaite une réalisation avant la fin de 2026, sans garantir à ce stade le respect de cette échéance. La décision modificative comprend également plus de 248.000 euros pour l’acquisition d’une balayeuse, avec une subvention de Citeo annoncée à hauteur du même montant. Une enveloppe de 220.000 euros est par ailleurs prévue pour renouveler des véhicules et du matériel municipal.

Restauration scolaire et soutien associatif

Pour la restauration scolaire, 41.000 euros doivent accompagner l’accueil de cent élèves supplémentaires pendant la pause méridienne. Une aide de 7.350 euros à Solidarité Femmes sera également soumise au vote, tout comme l’adhésion de Besançon à la Fédération nationale des collectivités territoriales pour la culture.

Pont de la République : une orientation confirmée, des modalités attendues

La réouverture du pont de la République aux voitures ne sera pas examinée lors du conseil municipal du 17 septembre. Interrogé sur ce dossier, Ludovic Fagaut a néanmoins réaffirmé sa volonté de permettre le retour des automobilistes, dans le cadre d’une réflexion plus large sur la circulation. Le maire assure vouloir préserver le passage des vélos. « Ne pas opposer cyclistes et automobilistes », insiste-t-il, estimant qu’« il y a de la place pour tout le monde ». Les modalités de cette cohabitation restent cependant à préciser : aucun aménagement détaillé ni calendrier n’a été présenté pour répondre aux préoccupations de l’opposition et de certains cyclistes et piétons. Pour défendre cette orientation, Ludovic Fagaut attribue à la fermeture du pont un effet d’entonnoir sur plusieurs axes voisins, notamment les avenues Édouard-Droz et de l’Helvétie, ainsi que le boulevard Diderot.

Une étude au cœur de la controverse

Les conséquences attendues de cette réouverture suscitent également des interrogations. Lors de la conférence de presse, une question a porté sur une étude réalisée au sein de Grand Besançon Métropole, sur laquelle s’appuieraient les opposants au projet. Le maire a reconnu son existence, sans en présenter les conclusions ni répondre en détail aux objections évoquées. Il a surtout contesté les conditions de sa diffusion, affirmant que ce document n’avait pas vocation à être rendu public. Il a également mis en cause des fuites internes et la loyauté de certains agents envers l’exécutif. Les résultats de cette étude n’ont donc pas été explicités lors de cet échange.

L’Association Vélo Besançon (AVB) a organisé un apéro-vélo samedi 12 septembre, à proximité du pont de la République. L’objectif était de rencontrer les habitants, de présenter les différents scénarios de réouverture du pont à la circulation automobile et de mobiliser autour de la défense des cyclistes et des piétons. Selon l’association, la pétition opposée au retour des voitures avait recueilli près de 2 500 signatures en deux jours. L’AVB fait également état de nouvelles adhésions à l’occasion de ce rassemblement.

Des bénéfices contestés pour la circulation

Dans un communiqué daté du 8 septembre, l’association s’appuie sur un document de travail de Grand Besançon Métropole, établi en août 2026. Selon l’association, un document de travail de Grand Besançon Métropole évoque, en cas de réouverture, un gain d’environ deux minutes trente le matin, pour un flux estimé à 150 véhicules par heure de pointe. L’AVB estime ces bénéfices limités au regard des conséquences possibles pour les autres usagers. Elle indique que le scénario qui semblerait privilégié par la municipalité prévoit de transformer l’un des deux trottoirs en piste cyclable. L’association redoute notamment un allongement des parcours piétons et des conflits d’usage avec les vélos ou le tramway.

Une demande de transparence et de concertation

L’association critique également la méthode employée. Elle affirme avoir sollicité des échanges avec la nouvelle municipalité sans avoir été associée à l’étude. Elle demande que les comptages, les données et les différents scénarios soient rendus publics avant toute décision. Pour l’AVB, l’aménagement actuel a amélioré les conditions de déplacement des cyclistes et des piétons. Elle souhaite donc que les conséquences d’une réouverture soient débattues avec les associations d’usagers.

D’autres rendez-vous annoncés

L’AVB relaie la Marche pour le climat, prévue samedi 26 septembre à 14 heures au parc des Glacis. Elle annonce également une vélorution intitulée « Pistes en danger », samedi 10 octobre à 14 heures, au départ de Micaud.

Le collectif Écoles Vivantes Besançon poursuit sa mobilisation pour améliorer l’accueil des enfants lors des fortes chaleurs. Les parents d’élèves réclament la poursuite des rénovations thermiques et souhaitent faire de l’adaptation des bâtiments scolaires au changement climatique une priorité municipale dès cet automne. Une lettre ouverte détaillant leurs revendications sera prochainement remise à la Ville, avant le conseil municipal du 17 septembre. Une pétition est également en circulation : https://www.change.org/p/pour-des-mesures-de-protection-de-la-chaleur-sur-nos-enfants-dans-les-%C3%A9coles

Fermée depuis 2020 en raison d’importants problèmes structurels, la passerelle Jean-Abisse, aux Prés-de-Vaux, va être entièrement reconstruite. Large de quatre mètres, le nouvel ouvrage sécurisé sera accessible aux piétons, aux cyclistes et aux services de secours. Il assurera notamment la continuité de l’EuroVelo 6 entre la Malate et les Prés-de-Vaux.

Les travaux, menés dans le respect du milieu naturel, entraîneront des perturbations et des fermetures ponctuelles du chemin de la Malate au cours des 18 prochains mois. La fin du chantier est prévue pour fin 2027. Son coût s’élève à huit millions d’euros, financés par les collectivités territoriales, l’État et l’Europe.

L’Association Vélo Besançon demande à Grand Besançon Métropole de rendre publique l’étude consacrée à une éventuelle réouverture du pont de la République aux voitures avant toute décision. Selon l’association, le gain serait limité à environ deux minutes trente le matin pour 150 véhicules par heure, tandis que le scénario envisagé supprimerait l’un des deux trottoirs au profit d’une piste cyclable. L’AVB redoute une dégradation des déplacements et de la sécurité des piétons et demande à être associée aux discussions. Un rassemblement est prévu samedi 12 septembre, de 11 h à 12 h, sur le pont, avant la Marche pour le climat du 26 septembre et une vélorution le 10 octobre.

Les écologistes bisontins s’opposent à la volonté du maire de Besançon, Ludovic Fagaut, de rouvrir le pont de la République à la circulation automobile. Ce mardi matin, ils ont commencé à compter les cyclistes et les piétons qui empruntent cet axe actuellement réservé aux mobilités douces et au tramway.

Des comptages réalisés pendant plusieurs jours

Cette opération doit se poursuivre durant plusieurs jours. Les militants comptabilisent séparément les cyclistes entrant et sortant du centre-ville ainsi que les piétons. Entre 7 heures et 9 heures, selon des chiffres communiqués par le parti, 290 vélos et trottinettes ont été recensés dans le sens entrant, vers le centre-ville, et 82 dans le sens sortant. Il a également été enregistré 495 piéton dans le sens entrant et 187 dans le sens sortant. Selon Anthony Poulin, élu écologiste bisontin, les dernières études faisaient état de plus de 1 200 cyclistes et piétons utilisant quotidiennement le pont. Les résultats des nouveaux comptages seront transmis à la municipalité. Les écologistes demanderont également au maire de leur communiquer l’ensemble des études déjà réalisées sur la fréquentation du secteur et les différents scénarios d’aménagement envisagés.

L'interview de la rédaction : Anthony Poulin, élu écologiste bisontin 

Une fréquentation en forte progression

Anthony Poulin rappelle qu’environ 700 cyclistes et piétons empruntaient quotidiennement le pont lorsque les voitures y circulaient encore. Moins d’un an après la suppression du trafic automobile, cette fréquentation aurait dépassé les 1 200 passages par jour. Pour l’élu, cette progression démontre l’efficacité de l’aménagement actuel : « Lorsque l’on réalise des aménagements qualitatifs, les piétons et les cyclistes s’en emparent ». Les écologistes considèrent ainsi que le pont de la République a trouvé sa place comme axe sécurisé d’entrée dans le centre-ville pour les piétons et les cyclistes.

Un impact limité sur les temps de trajet

La fermeture du pont est parfois présentée comme l’une des causes des difficultés de circulation à Besançon. Anthony Poulin conteste cette analyse. Selon lui, les études fondées notamment sur les données GPS ont montré que la mesure aurait entraîné, au maximum, un allongement de deux minutes du temps de trajet pour une centaine d’automobilistes aux heures de pointe. L’élu estime donc que la réouverture du pont n’apporterait pas de réponse durable à la congestion générale. Il redoute au contraire une augmentation du trafic sur des secteurs déjà très chargés, notamment à proximité de la place Leclerc.

L'interview de la rédaction : Anthony Poulin, élu écologiste bisontin 

 

La sécurité des piétons et des cyclistes au cœur du débat

La configuration du pont rendrait difficile la cohabitation entre les différents modes de déplacement. Une réouverture aux voitures pourrait remettre en cause la piste cyclable à double sens ou contraindre les cyclistes à emprunter les trottoirs, jugés trop étroits pour garantir la sécurité de tous. La présence du tramway et l’augmentation de sa fréquence constituent également un enjeu. Les écologistes veulent éviter de multiplier les points de confrontation entre automobilistes, cyclistes, piétons et transports en commun.

Anthony Poulin s’inquiète aussi d’une éventuelle remise en circulation des voitures sur la voie actuellement réservée aux bus, devant le Conservatoire à rayonnement régional et à l’entrée du pont.

Encourager les déplacements de moins de trois kilomètres

Pour l’élu écologiste, la réduction des bouchons passe davantage par le développement de la marche et du vélo que par la création de nouvelles possibilités de circulation automobile. Une part importante des trajets effectués en voiture à Besançon concerne, selon lui, des distances inférieures à trois kilomètres. Des itinéraires continus et sécurisés pourraient inciter davantage d’habitants à choisir la marche ou le vélo pour ces courts déplacements. « Pour que les personnes utilisent ces alternatives, il faut qu’elles se sentent en sécurité », souligne Anthony Poulin, qui présente l’aménagement du pont de la République comme l’un des éléments de cette politique.

pont de la republique

Une décision jugée trop politique

Au-delà des questions de mobilité, Anthony Poulin reproche à Ludovic Fagaut de vouloir revenir sur une mesure prise par l’ancienne municipalité pour marquer une rupture politique. « Il faut arrêter de vouloir déconstruire tout ce qui a été fait avant », affirme-t-il. L’élu écologiste invite le maire à reconnaître que la transformation du pont a permis d’améliorer la sécurité et de développer les déplacements à pied et à vélo.

Les écologistes demandent désormais que toutes les données disponibles soient rendues publiques et qu’un débat soit organisé au sein de la Ville et de Grand Besançon Métropole avant toute modification. Leur position reste inchangée : le pont de la République doit demeurer réservé aux piétons, aux cyclistes et au tramway.

Le permis de construire de la future école des Vaîtes, à Besançon, a été délivré. Estimé à environ 12 millions d’euros, le nouvel établissement remplacera l’école Tristan-Bernard et accueillera également les enfants du futur quartier. « Il réunira les classes maternelles et élémentaires, «avec une restauration scolaire commune, des locaux accessibles et des espaces extérieurs ouverts sur la nature et des potagers pédagogiques » promet la ville de Besançon.

Besançon commémore ce mardi 8 septembre le 82ᵉ anniversaire de sa Libération, obtenue en 1944 après quatre jours de combats. Les festivités débuteront à 18 h 30, place du 8-Septembre, avec l’arrivée de véhicules militaires d’époque. Une cérémonie se tiendra à 19 h, avant un défilé dans le centre-ville à 19 h 30. Un concert consacré aux musiques de l’époque clôturera la soirée à 20 h.

Le chantier de rénovation de l’éclairage de la Citadelle de Besançon se poursuit. Les remparts situés du côté de Tarragnoz, désormais équipés du nouveau dispositif, seront de nouveau illuminés à partir de ce lundi 7 septembre au soir. Des ajustements techniques seront encore effectués au cours des prochaines semaines afin de finaliser le rendu lumineux.

Les travaux se concentrent désormais sur le rempart du côté de Rivotte. Une ligne de vie doit d’abord être installée pour sécuriser l’intervention des techniciens, chargés de retirer l’ancien éclairage et de poser les nouveaux équipements.

Les deux remparts devraient être intégralement équipés d’ici à la fin du mois d’octobre. Le chantier se poursuivra ensuite sur le front Royal, le front Saint-Étienne et le glacis. La rénovation complète de la mise en lumière de la Citadelle doit s’achever à la fin du mois de novembre.