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Un nouveau rassemblement pour exiger le retrait du pass sanitaire se tiendra ce jeudi 26 août, à 16h30,  devant le CHU Minjoz à Besançon. Cet appel est lancé par l’intersyndicale FO-FSU-Solidaires. Les syndicats dénoncent une mesure qui va à l’encontre « des droits des salariés ».

Ils demandent « l’abrogation du pass sanitaire et ses conséquences, une autre politique sanitaire en direction des salariés les plus précaires et personnes vulnérables et la création de lits et de postes de soignants pour faire face aux besoins croissants des usagers du service public de santé ».

Alors que la Ville de Besançon organise ce mardi une journée de formation pour tout son personnel de la petite enfance, une partie de ces professionnels ont manifesté ce matin devant  la Rodia, où se tient ce rendez-vous. Un rassemblement à l’initiative du syndicat Force Ouvrière de la Ville de Besançon. Les participants dénoncent la nouvelle mesure de la municipalité qui entend  « imposer une pause méridienne de 45 minutes non rémunérée aux agents alors qu’ils ont aujourd’hui une pause de 30 minutes payée ».

Pour la Ville de Besançon, il est important d’harmoniser ces règles particulière à toutes les composantes des agents de la cité. C’est ce que demande la loi dite « des 1607 heures » pour la réforme de la fonction publique. Pour les manifestants, « la Ville n’avait pas obligation à le faire ». Selon eux, il s’agit « d’un recul des conditions de travail et une détérioration de l’accueil des enfants dans les structures bisontines ». Anne Vignot est attendue en fin d’après-midi pour conclure cette journée.

Le reportage de la rédaction

Dans un communiqué de presse, Annie Genevard, députée du Doubs, « prend acte avec satisfaction de la possibilité pour les travailleurs frontaliers de télétravailler jusqu'au 30 septembre 2021 ».

Et de continuer : « Initialement fixée au 30 juin, l'échéance a été reportée afin de s'adapter au contexte sanitaire qui se dégrade à nouveau ». La parlementaire avait sollicité plusieurs fois la Ministre du Travail à ce sujet, « consciente de l'importance de cette mesure ».

Suite à l’épisode de gel du mois d’avril 2021, des mesures d’aides sont mises en place par l’État. Parmi ces mesures figure un dispositif de prise en charge des cotisations sociales, par la Mutualité Sociale Agricole, pour les exploitants et employeurs de main d’œuvre les plus touchés par le gel.

L’imprimé de demande de prise en charge est en ligne sur le site de la Mutualité Sociale Agricole: https://franchecomte.msa.fr/lfy

 

Du 28 juin au 4 juillet, la Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL) Bourgogne Franche-Comté a mené des opérations de contrôle destinée à vérifier la bonne application des règles relatives à la profession de déménageur. 20 opérations ont été organisées sur l’ensemble du territoire bourguignon et franc-comtois. Une trentaine de véhicules, représentant 47 personnes en situation de travail, ont été inspectés.

Trois délits de travail illégal et deux délits d’exercice illégal de la professions de transporteur routier ont été constatés, ainsi que dix autres contraventions, comme défaut de document de décompte de la durée du travail, document de transport non-conforme, absence de licence de transport à bord du véhicule,… . Ces contrôles ont également permis d’appréhender un véhicule appartenant à une entreprise dont l’autorisation d’effectuer des déménagements a été retirée récemment par la DREAL suite à un non-respect d’une condition d’accès à la profession.

Attention aux prix anormalement bas…

La Dreal tient à préciser « qu’un prix défiant toute concurrence est souvent le premier signe d’alerte de non-respect de la réglementation de la profession, et des obligations sociales et fiscales qui s’imposent à toute entreprise ». Par ailleurs, il est également indiqué que « sous le prétexte d’entraide, les particuliers qui se font payer sans régler de cotisations et contributions sociales effectuent du travail illégal et peuvent également être poursuivis pour ces faits ». La Dreal ajoute que « recourir à ces offres illégales expose à des risques importants ». Ainsi, « avant tout recours à une entreprise de déménagement, il convient de s’assurer que l’entreprise existe et qu’elle est inscrite au registre des transporteurs. Cette information est accessible au grand public, sur le site du Ministère de la Transition écologique et Solidaire.

Comme c’est le cas chaque été, le Centre Communal d’Action Sociale, la Ville de Besançon, Grand Besançon Métropole et la Banque Alimentaire proposent aux ménages bénéficiaires de l’aide alimentaire des animations intitulées « Les Bons gestes et les bons réflexes ». Après le port du masque, les gestes barrières et les tests, ces acteurs publics, sociaux et sanitaires prévoient une action sur la sensibilisation à l’importance de la vaccination.

Cette nouvelle opération fait suite à une enquête sur le regard et les inquiétudes que portent ce public sur la vaccination. Suite à ces rencontres, il est apparu que 75% des personnes interrogés n’étaient pas vaccinées. Un manque de confiance envers le vaccin, des problématiques liées aux médicales, aux peurs, à l’idéologie, les croyances et le manque d’information se sont exprimés.

Dialoguer, informer, vacciner

Ce sont les mots d’ordre. L’objectif n’est pas de vendre la vaccination à tout prix mais de créer un climat propice à la discussion et à l’échange. Autrement dit, donner les bonnes informations et répondre à toutes les interrogations exprimées ou pas. Ainsi, durant la distribution des denrées alimentaires professionnels et bénévoles iront à la rencontre du plus grand nombre de personnes pour lever les freins. Un livre pour enfants sur la vaccination et un autotest leur seront remis. Ces interventions s’effectueront dans différents quartiers de la ville auprès des distributions alimentaires proposées par la Banque Alimentaire au cours de la semaine du 26 juillet au 2 août et auprès des distributions des restaurants du cœurs du 2 au 9 août.

L'interview de la rédaction

Comme elles le font deux fois par an, l’Union locale CGT de Pontarlier et l’Union départementale du Doubs de ce même syndicat vont à la rencontre des salariés saisonniers. Deux rendez-vous sont prévus : ce jeudi à Métabief et ce vendredi, à Besançon. Le syndicat explique que « les saisonniers font partie des salariés les plus précaires après les salariés « ubérisés ». C’est la raison pour laquelle le syndicat sort de ses murs pour les sensibiliser à leurs droits. A Métabief, l’opération débutera à 9h30 au pied des pistes. A Besançon, le syndicat sera présent dès 9h30 également sur la place Pasteur.
Distribution du guide des droits des saisonniers

Chaque saisonnier démarché se verra remettre le guide des droits des saisonniers qui lui permettra de prendre connaissance de ses droits au travail. José Avilès déplore que depuis les mesures prises par Nicolas Sarkozy, lorsqu’il était aux responsabilités, les directives et les obligations ont été allégées. La vigilance est d’autant plus grande que ces jobs, qui étaient considérés il y a quelques années encore comme des occupations estivales, sont devenus des emplois « alimentaires ».

Difficile de rencontrer tous les saisonniers. Néanmoins, à l’issue de ces deux journées d’action, la CGT pense pouvoir échanger avec au moins 600 interlocuteurs.

L'interview de la rédaction / José Alvilès, secrétaire départemental de la CGT 

En plein départ en vacances des Français, le délicat sujet de la réforme des retraites et de l’éventuel report de l’âge de départ à 64 ans suscitent de nombreuses réactions. Les syndicats et les concernés ne sont pas indifférents à ce qui se passe actuellement dans le pays. La rédaction a rencontré José Avilès, le secrétaire départemental de la CGT.

La CGT invite le gouvernement à s’ouvrir et à écouter les syndicats qui ont des propositions à formuler sur le sujet. Pour le responsable doubiste, dans un contexte où les jeunes ne trouvent pas de travail, d’autres choix politiques et sociétaux, préservant le système par répartition actuel, sont possibles. Pas question également d’accepter les sempiternels arguments concernant le déficit du régime des retraites, après les 550 milliards d’euros donnés aux entreprises durant la pandémie « sans garantie ».

« Il faut revenir à la réalité. Il faut arrêter de faire travailler les gens tardivement. Ils espèrent à une vie après la retraite. Ils espèrent vivre décemment du fruit de leur travail » complète M. Avilès. Et de conclure : « Il y a quelque chose qui ne va pas. On est encore complètement en décalage. Partir à la retraite à 62 ans, c’est déjà énorme. A la CGT, nous préconisons un départ à 60 ans ».
La rentrée sociale devrait être agitée en France. D’autant plus qu’une grande échéance électorale se profile en 2022. Emmanuel Macron et le gouvernement le savent très bien.

L'interview de la rédaction  / José Alvilès, secrétaire départemental de la CGT

Erkan Goktas, chef d’entreprise dans le bâtiment, basé dans le Haut-Doubs, monte au créneau pour dénoncer les abus de la société de consommation. Le patron, qui a sous sa responsabilité une quinzaine de salariés, demande que de nouvelles orientations, impulsées par une prise de conscience politique, soient prises au plus vite. « Il faut couper les disjoncteurs pour repartir sur de nouvelles bases. Ne nous soumettons pas. Repartons sur des bases plus saines. Il ne faut plus accepter les prix que l’on nous impose » explique-t-il.

Il dénonce l’augmentation drastique de toutes les matières premières nécessaires à ses chantiers et ses clients. Des budgets signés qui selon lui, ne sont plus tenables, et en première ligne, des artisans qui commencent à être sous pression. Depuis un certain temps, bien avant la crise sanitaire, Mr Goktas avait déjà alerté sur cette situation. Le chef d’entreprise demande clairement que la raison l’emporte. Autrement dit, une juste valeur des produits marchands, non-marchands et des services. Si l’augmentation annuelle des biens, des services et des fournitures, de l’ordre 2,5 à 3%, en raison de l’inflation, était tolérée, le Pontissalien et ses confrères s’insurgent contre les nouvelles politiques tarifaires appliqués. Les majorations de 30 à 40% fâchent et ne correspondent plus à la réalité du moment. Et ce n’est pas la pénurie de matières premières dans de très nombreux domaines d’activité, qui peut expliquer cette démarche intellectuelle ‘déraisonnable, qui nous conduit droit dans le mur ». « Arrêtons ce racket mondial »scande-t-il.

Une démarche tout sauf altruiste

Erkan Goktas reconnaît aisément que si certains subissent cette situation, d’autres en profitent très aisément. Dans sa ligne de mire, ceux qu’il appelle « les usuriers ». Ces donneurs d’ordre, actionnaires, grands groupes, … qui profiteraient pleinement de cette conjoncture économique particulière, et dont la fin est difficilement prévisible. Mr Goktas se défend d’agir pour son confort personnel. Soutenu par d’autres chefs d’entreprise, il relaie cette parole collective qui, il est vrai, se fait de plus en plus entendre. « Ne profitons pas de la faiblesse des gens. Ne les endettons pas consciemment davantage » ajoute -il. Sans vouloir être trop défaitiste, Mr Goktas s’attend à des lendemains encore difficiles. Il prévoie d’ailleurs, « un véritable tsunami dans le domaine de l’alimentation dès la rentrée prochaine, avec une augmentation significative des prix, de l’ordre de 30% ».

L'interview de la rédaction

Dans un communiqué de presse, la SNCF indique le mouvement social prévu ce 1er juillet, à l’appel de la CGT cheminots, « n’impactera pas le plan de transport actuel des TGV et TER en Bourgogne-Franche-Comté ». Le syndicat entend ainsi dénoncer « les restructurations, la casse de leur statut social avec, en filigrane, la disparition programmée du service public ferroviaire ».