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Franche-Comté : les taxis dans la rue pour dénoncer une réforme jugée « insoutenable »

Publié le 18 Mar. 2026 à 06:03
Tags: Social | Economie | Santé |
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Franche-Comté : les taxis dans la rue pour dénoncer une réforme jugée « insoutenable »

Ce mercredi 18 mars, les taxis conventionnés se mobilisent massivement en Franche-Comté. Une « journée blanche » est annoncée : aucun transport sanitaire ne sera assuré, à l’exception des cas urgents. Une opération escargot est prévue dès 8 h 30 sur la RN57 entre Besançon et Vesoul. Environ 200 véhicules sont attendus, avec un départ devant la Sécurité sociale de Besançon (rue Denis-Papin) avant un rassemblement devant la Caisse primaire d’assurance-maladie à Vesoul. Des ralentissements importants sont à prévoir tout au long de la matinée. Rencontre avec Johannes Ussel, le président de la fédération des taxis du Doubs.

Une mobilisation face à une chute des revenus

À l’origine de cette mobilisation, la réforme tarifaire. Selon les représentants de la profession, elle a entraîné une baisse du chiffre d’affaires comprise entre 20 % et 38 %. « Un tiers des entreprises sont aujourd’hui en difficulté », alertent les professionnels, évoquant déjà plusieurs redressements judiciaires et des licenciements dans la région.

Des entreprises fragilisées et des patients impactés

Les taxis dénoncent des tarifs devenus incompatibles avec leurs charges, notamment la hausse du carburant et des coûts salariaux. Certaines courses, en particulier les trajets courts, ne sont plus rentables. Conséquence directe : des transports commencent à être refusés. « Laisser des patients sur le bord de la route, c’est psychologiquement très dur », confient les professionnels. À terme, ils redoutent une désorganisation de l’accès aux soins, notamment pour les personnes âgées ou malades.

L'interview de la rédaction : Johannes Ussel 

Un service maintenu pour les cas vitaux

Malgré la mobilisation, les taxis assurent vouloir préserver les situations urgentes.  Les professionnels dénoncent une réforme nationale mal adaptée aux réalités locales, en particulier dans les zones rurales. Ils pointent aussi des écarts tarifaires importants entre départements similaires, parfois jusqu’à 20 %. « Ce qui est applicable dans les grandes métropoles ne l’est pas en Franche-Comté », explique Johannes Ussel, le président de la fédération des taxis du Doubs,  dénonçant une inégalité territoriale incompréhensible.

Des revendications pour sauver la profession

Face à cette situation, les taxis demandent une revalorisation des tarifs, une harmonisation nationale et une meilleure prise en compte des charges, notamment le temps d’attente et les trajets à vide. Une réunion est prévue le 23 mars avec les autorités. Les professionnels préviennent : sans avancée, de nouvelles actions pourraient être menées, potentiellement plus radicales.

L'interview de la rédaction : Johannes Ussel