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François Braun vient d’être nommé ministre de la Santé et de la prévention à la place de Brigitte Bourguignon. Le belfortain de naissance va pouvoir appliquer les 41 recommandations qu’il a déposées la semaine dernière sur le bureau d’Elisabeth Borne.

 

Une famille de médecins

Né à Belfort en 1962, François Braun est le descendant de quatre générations de médecins belfortains. Son père a été pendant près de vingt ans le chef du service des urgences de la cité du Lion. Son arrière-grand-père, le Dr Henri Braun, a fondé l’ancienne clinique médicale Braun de Belfort. En 1979, il entre en première année de médecine à Nancy, soutient sa thèse en 1989 et reste au service des urgences de Verdun qu’il a intégrées lors de sa sixième année.

Avant d'être nommé au gouvernement, François Braun dirigeait le service des urgences du CHR de Metz-Thionville. Il y officiait depuis juin 2009. D'abord en tant que praticien hospitalier, puis comme médecin-chef des urgences depuis quatre ans. Depuis 2014, Braun est président de Samu Urgences de France (SUdF). En janvier, le président Macron l’a nommé référent santé pour sa campagne, puis fin mai, il l’a missionné pour un rapport flash sur la situation des urgentistes.

« Urgentiste je suis, urgentiste je reste, avec dans mon ADN la volonté de qualifier les problèmes et agir rapidement pour les résoudre. » clame François Braun lors de sa première allocution en tant que ministre de la Santé. « J’ai accepté le poste pour essayer de relever les enjeux pour la santé, pour nos concitoyens, pour les soignants. »

 

Une personnalité qui divise

Selon des informations recueillies sur Franceinfo, Patricia Schneider, responsable locale du syndicat SUD-Santé, affirme « qu’il n'était pas très présent sur le terrain ». Elle se souvient l'avoir « surtout vu en période Covid, quand il a fallu organiser les transferts de malades et qu'il y avait les caméras ».

François Braun « connaît très bien ce sujet [les urgences], il a un caractère posé et réfléchi, il n'est pas à la recherche du buzz », juge Christian Rabaud, infectiologue au CHU de Nancy, interrogé par France 3 Grand Est. 

« Il sait écouter tout en restant ferme sur ses positions. Il a la méthode pour convaincre sur des propositions phares qui peuvent heurter certaines catégories professionnelles » salue Agnès Ricard-Hibon, la cheffe du Samu dans le Val-d'Oise, membre de Samu-Urgences de France, dans Marianne.

« François Braun a toujours voulu faire marcher son service coûte que coûte » regrette Pascal Pannetier, ancien psychiatre aux urgences de Metz-Thionville, dans le même hebdomadaire. « Il a répété partout dans les médias qu'il y avait un problème budgétaire à l'hôpital. Et en même temps, il a été le premier à faire fonctionner un service qui se désorganise, sans prendre en compte la souffrance de ses collègues, dont beaucoup ont été en arrêt maladie pour cause de surmenage, ou sont tout simplement partis. »

« Pour nous, cette nomination est une véritable provocation » a réagi Christophe Prudhomme, porte-parole de l'Association des médecins urgentistes de France sur Franceinfo. « Comment pouvons-nous avoir confiance dans ce monsieur ? Les propositions qui sont faites par François Braun sont catastrophiques. Il explique qu'on peut fermer les urgences la nuit. Il ne représente pas les urgentistes », poursuit-il.

 Le président de l'Association des médecins urgentistes de France, Patrick Pelloux, est très opposé à la régulation d'accès aux urgences, une des conclusions de la "mission flash" de François Braun. Selon lui, « en refusant l'accès aux urgences, on s'éloigne de notre mission de service public ».

L’épidémie de covid-19 s’est encore accélérée ces sept derniers jours en Bourgogne-Franche-Comté. Le taux d’incidence en population générale dépasse les 600 cas pour 100 000 habitants, en hausse de l’ordre de 50% par rapport à la semaine dernière. La forte progression de l’épidémie s’observe dans toutes les tranches d’âges et à l’échelle des huit départements. Cette tendance se ressent sur les hospitalisations, dont les indicateurs sont également au rouge.

Les nombreux partenaires de la CCI de Besançon avaient rendez-vous ce mardi 21 juin pour la remise du chèque Color Life. Plus de 110 000 euros ont été collecté au total pour cette 5e édition en faveur de la lutte contre le cancer, un record depuis sa création en 2015.

24 058 €. C’est le montant récolté par la CCI (chambre de commerce et d'industrie) de Besançon et l’école de commerce IMEA au profit de la ligue contre le cancer pour l’édition 2022 de la Color Life. À l’occasion de cette remise de chèque, tous les partenaires étaient conviés. L’événement qui a pour but de promouvoir le sport santé et de sensibiliser la jeunesse contre les dangers du tabagisme a connu un franc succès cette année encore. Organisée par une équipe d’étudiants et les bénévoles de la ligue contre le cancer dans le parc de la Gare d’Eau, la manifestation a réuni des centaines de personnes.

Un montant historique

Plus de 110 000 € cumulés. Les fonds récoltés vont permettre à l’association de faciliter la recherche nationale et locale. Cela permet aussi d’aider au mieux les personnes atteintes du cancer à travers un accompagnement financier et psychologique, notamment pour les enfants malades. Toutes les 3 semaines se tient une réunion où sont choisies les familles qui bénéficieront de cette aide. Un chèque est reversé directement aux concernés. L’organisation accompagne aussi les proches des malades après le deuil, le “service proximité cancer” est disponible à Besançon, Valdahon et Pontarlier.  

Concernant l’épidémie de Covid-19, l’agence régionale de santé indique que les contaminations poursuivent leur forte poussée ces 7 derniers jours en Bourgogne-Franche-Comté. Cette hausse des contaminations s’accompagne d’une remontée des hospitalisations. Selon l’ARS, « la campagne de vaccination pour le deuxième rappel se poursuit, mais pas assez vite ». Elle incite « toutes les personnes éligibles à se faire vacciner sans attendre, pour passer un été et un automne sereins ».

La mobilisation ne faiblit pas au CHS de Novillars. Ce mercredi, les agents ont envahi le conseil de surveillance de l’établissement. Ils ont de nouveau alerté sur leurs conditions de travail et leurs difficultés à soigner. Selon le collectif , « l’hôpital implose ». Le statu quo est encore bien réel. Les manifestants déplorent l’absence de réponse de leur direction.

C’est un rendez-vous qu’il est d’ores et déjà possible de renseigner sur son agenda. Ce mercredi 29 juin, l’établissement de santé de Quingey, organise une journée portes ouvertes de 14h à 18h à destination du grand public. Au programme ; visites, ateliers et temps d’échanges pour mieux comprendre le fonctionnement d’un tel établissement.

Cette rencontre permettra également de mettre un accent particulier sur les nouvelles technologies au service de la prise en charge des patients. Grâce aux réponses aux appels à projet de l’ARS (accidentés de la route) et du Département, l’établissement a acquis des équipements innovants.

Hier, mardi 22 juin, correspondait à la journée nationale du don d’organes et de tissus. Dans ce cadre, un stand s’est tenu tout au long de la matinée au CHU de Besançon organisé par le service de prélèvements d’organes de l’hôpital et par l’agence de la biomédecine. Le but de cette journée et de ce stand était de pallier le cruel manque d’information sur le sujet qui a des conséquences directes sur les décisions de don et donc sur la vie des plus de 26 000 personnes en attente d’une greffe d’organes en France.

Un enjeu : baisser le taux d’opposition due au manque d’information

Les infirmières du stand installées dans le hall du CHU de 9h à 13h indiquent que dans les sondages réalisés, plus de 85% de la population française se dit favorable au don. Un chiffre qui, de plus, est en hausse d’année en année. Cependant, dans la réalité médicale, ce pourcentage ne se retrouve pas puisque le taux d’opposition au don d’organes lors de la mort de proches est de plus de 30%. Selon Florine et Elise, deux infirmières au service de la coordination des prélèvements d’organes et de tissus au CHU, ce taux pourrait baisser simplement par une meilleure information puisque de nombreuses familles ne sont pas au courant de la décision sur cette question de leur proche défunt et lors d’un deuil, prendre une telle décision est toujours particulièrement complexe. De plus, elles observent que certaines personnes pratiquent une sorte de « pré autopsie » sur leur corps en estimant qu’ils sont trop vieux ou malades et que leurs organes ne seraient d’aucune utilité. Elles rappellent donc que c’est aux médecins de prendre cette décision et que tout ce qu’a à penser n’importe quel citoyen est s’il est favorable à donner ses organes, tout ou parti.

Le consentement présumé expliqué

Cependant, même si le don est primordial et qu’il permet de sauver, améliorer et prolonger de nombreuses vies, ces infirmières rappellent que le refus de donner est un droit. Ce droit en revanche doit être manifesté, depuis la loi de 1974 qui « n’a pas changé » rappelle Elise, la disposition du « consentement présumé » est appliquée. Si l’on s’oppose au don, on peut donc le faire savoir de trois manières. Tout d’abord, la solution la plus simple est de le confier à ses proches qui pourront ainsi être les transmetteurs de cette décision lors du décès. Ensuite, il est aussi possible de rédiger une lettre « en forme de testament, que l’on glisse par exemple dans son portefeuille » qui pourrait faire savoir notre position sur la question. Enfin, depuis 2017 est disponible un registre national des refus sur internet qui est systématiquement vérifié après la mort et où l’on peut renseigner si l’on veut s’opposer à tout don ou seulement à certaines parties du corps.

Tout au long de la matinée, afin d’informer, de sensibiliser et de lever les tabous sur cette question, des vidéos étaient diffusées sur le stand qui montraient des témoignages de receveurs mais aussi de proches de donneurs, émus mais satisfaits de cette expérience. On invite donc tous nos lecteurs à se poser cette question primordiale du don et à en informer ses proches.

 

L'interview de la rédaction / Florine et Elise   

Jeudi,  journée nationale sur le don d’organes et la greffe, le CHU Minjoz se mobilise et décline plusieurs temps. Tout d’abord, sur la chaîne YouTube de l’établissement et son site internet des proches de donneurs et de patients receveurs apportent leur témoignage, via des vidéos,  pour sensibiliser sur le don. Un stand d’information est prévu de 9h à 13h dans le hall d’entrée de l’hôpital pour échanger sur cette thématique.

 

L’Agence Régionale de Santé indique que la circulation du virus de la Covid-19 est en forte hausse ces 7 derniers jours en Bourgogne-Franche-Comté. « Cette évolution défavorable engagée la semaine dernière se poursuit et s’amplifie ». L’incidence en population générale s’établit à plus de 300 cas pour 100 000 habitants ces 7 derniers jours, un chiffre multiplié par plus de 2 par rapport à la semaine dernière. 

 

Ce vendredi, les enfants de l’école Jean Macé étaient sensibilisés aux dangers du rayon du soleil. Depuis le mois d’avril dernier et jusqu’à la fin de l’année scolaire sont prévus auprès du jeune public. La prochaine se tiendra à l’école de Mamirolle.

Durant toute la matinée, la direction Hygiène Santé de Besançon et ses animateurs ont sensibilisé les élèves aux dangers du soleil. Pour ce faire, des plateaux de jeu avaient été installés. L’objectif étant de transmettre les bonnes attitudes et les bons gestes pour bien se protéger. Le constat est sans appel. Les cancers de la peau apparaissent plus précocement. D’où l’importance de ces temps d’information et de sensibilisation.

solaire attitude DD

La crème solaire, mais pas que…

Se protéger, s’hydrater, ne pas s’exposer aux rayons du soleil, notamment durant les heures où ils sont les plus puissants, entre 11h et 16h, appliquer de la crème solaire sur les parties du corps qui ne sont pas recouvertes, … font partie des informations divulguées. L’approche par le jeu semble être pertinent. Il permet de rendre nos chères têtes blondes actrices et plus attentives. Pas facile de faire changer les mentalités. Surtout lorsque la société promeut le culte du corps et de l’apparence. Le bronzage étant une référence.

Le reportage de la rédaction