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Depuis hier, et jusqu'à ce soir, le Centre Hospitalier Jean Minjoz accueille une exposition sur l’échinococcose alvéolaire. Cette maladie rare touche particulièrement la région Franche-Comté. Soit 40% des cas français. Depuis plus de 40 ans, le CHU de Besançon et l’université de Franche-Comté sont internationalement reconnus comme centres d’excellence pour les travaux de recherche sur cette maladie et pour la prise en charge des patients.

Lors de l’exposition,  organisée par l’AIREA,  dans le hall de l’hôpital Jean-Minjoz, de 9h à 17h, des médecins et des biologistes du Centre national de référence des Échinococcoses seront présents,  aux côtés des membres de l’association pour informer sur les symptômes, la prise en charge et la prévention de l’échinococcose alvéolaire.

Mardi, la Ville de Besançon et ses partenaires, dont l’association des dermatologues de Franche-Comté, ont lancé l’opération « Juin Jaune », dont l’objectif est de prévenir les cancers de la peau, liés à une exposition intense et continue au soleil. Cette année, le GRETA-CFA de Franche-Comté, basé Avenue Montrapon à Besançon a été choisi pour diffuser cette action de sensibilisation. Si le farnienté est un moment propice où l’on s’expose au soleil, avec les risques qui sont liés, les travailleurs en extérieur sont également à protéger. D’où l’intérêt de l’opération mise en place en 2024.

Ce sont des travailleurs, qui par les effets des UV cumulés tout au long de leur vie et de leur carrière, vont développer plus de cancers de la peau en vieillissant,  que la population générale » explique Caroline Biver-Dalle, dermatologue à Saône, près de Besançon. La protection contre les UV est un enjeu de santé publique. Le soleil est dangereux pour la peau, comme en témoigne la forte progression des cancers cutanés. Le nombre de nouveaux cas de mélanomes a plus que triplé depuis 1990. Les professionnels de santé veulent sensibiliser la population à une exposition raisonnée au soleil. « Le but est de vivre en conscience au soleil, en se protégeant simplement. Refaisons revenir la mode des chapeaux, des petits voilages à manches longues et le plaisir de découvrir l’ombre » explique la dermatologue. Et de terminer : « évitons la période 11h/16h, durant laquelle les UV sont les plus ardes sur la peau ».

L'interview de la rédaction : Caroline Biver-Dalle, dermatologue

Le risque du soleil au quotidien

C’est tout l’enjeu de cette nouvelle opération de sensibilisation, « Juin Jaune ». L’objectif est aussi d’informer sur la problématique de l’exposition passive au soleil, notamment entre les mois d’avril et septembre. Si les mentalités ont évolué ces dernières années sur la dangerosité du soleil en période de vacances, au bord de mer ou à la montagne, la prise de conscience est beaucoup moins suivie le reste de l’année. D’où l’importance de cette campagne colorée et la diffusion des messages humoristiques, initiés par le CHU de Besançon et d’autres acteurs, tels que l’Assurance Maladie du Doubs, la MSA et la Ligue contre le Cancer.

L'interview de la rédaction : Caroline Biver-Dalle, dermatologue

Après deux années de travaux, le CHU de Besançon s’est doté d’un plateau technique de cardiologie de très haute technologie. L’établissement dispose désormais de quatre salles entièrement rénovées et d’équipements parmi les plus performants pour prendre en charge l’ensemble des pathologies cardiaques. Le coût de cet investissement s’élève à près de 6 millions d’euros, dont presque la moitié a été prise en charge par l’Europe.

Le Professeur Nicolas Meneveau, le chef du service cardiologie du CHU de Besançon, explique que ces nouvelles installations apportent une meilleure prise en charge et modifie considérablement les interventions qui, aujourd’hui, peuvent ne pas toujours faire  appel à la chirurgie. « Avec l’avènement des nouvelles techniques, les progrès de l’imagerie, la miniaturisation du matériel, nous sommes en mesure de proposer, aux patients souffrant d’une cardiopathie grave, des approches beaucoup moins agressives, qui évitent d’ouvrir la poitrine et qui permettent d’offrir des soins de qualité, et certainement beaucoup plus sûrs » argumente le Professeur Meneveau. Et d’ajouter que ces interventions provoquent « beaucoup moins de complications post-opératoires et de morbi-mortalités postopératoires ».

 

CARDIOLOGIE 1

 

L'interview de la rédaction : Le Professeur Nicolas Meneveau

Quatre nouvelles salles entièrement équipées

Concrètement, le CHU Minjoz dispose de deux salles dédiées à la prise en charge de patients souffrant des artères coronaires. Chaque année, l’hôpital bisontin réalise 2.500 coronographies et 1700 angioplasties, entrainant l’implantation d’un stent. Le nouveau plateau technique  comprend également deux salles hybrides qui sont des blocs opératoires. L’un d’eux permet la prise en charge des patients souffrant de troubles du rythme cardiaque. Autrement dit, de tachycardies graves. L’autre est exclusivement dédiée  à la prise en charge de pathologies aortiques lourdes.

CARDIOLOGIE 2

L'interview de la rédaction : Le Professeur Nicolas Meneveau

 

En conclusion. Précisons que le CHU Minjoz apparaît dans le top 10 français, en termes de volumes d’activité dans ce domaine. Il est aujourd’hui doté d’un plateau technique moderne et confirme son positionnement de pointe dans cette spécialité. Actuellement, sept médecins et douze infirmières travaillent au sein de ce nouveau plateau technique de cardiologie.

 

A compter de ce lundi 3 juin, et jusqu’au 13 juin, la Ville de Besançon lance une nouvelle campagne de dératisation au sein des égouts et lieux particuliers de Besançon. Ce qui représente 65 kilomètres de réseau à visiter. Il est rappelé que les rats représentent une menace permanente d’épidémies, car ils transportent et peuvent disséminer les germes de nombreuses maladies.

Le plus grand cabinet de cardiologie de Bourgogne Franche-Comté vient d’être inauguré à Besançon, à proximité de la clinique Saint-Vincent. Il se décline sur une superficie de 1.400 m2. Une équipe pluridisciplinaire y exerce. Le cabinet se compose de cinq pôles d’excellence, spécialisés chacun dans des pathologies cardiaques spécifiques. Des moyens importants, composés d’équipements de pointe,  pour Besançon et sa région car les maladies cardiaques sont la première cause de mortalité dans les pays occidentaux.

Précisons que deux projets sont également annoncés. Le cabinet envisage une extension, dans les années à venir, pour concentrer sur un même site les activités dédiées à la récupération fonctionnelle des patients après un soin cardiaque. Par ailleurs, la clinique Saint-Vincent et le groupe Elsan vont entamer la construction d’une salle d’opération supplémentaire dédiée à la cardiologie.

Une bonne nouvelle pour le territoire mortuacien. Le projet de radiologie poursuit son développement. Le chantier pour l’installation de la nouvelle table d’imagerie médicale va démarrer le 3 juin. Sa restitution est envisagée à la fin de cette année 2024. Le communiqué de presse précise que « dans l’attente de l’ouverture de la plateforme de radiologie, la société DIMEO propose des journées d’échographies supplémentaires. Les prochaines sont prévues pour plusieurs jeudis à compter du 6 juin prochain ».

« Protégeons les enfants de l’industrie du tabac », tel est le thème, cette année, de la journée mondiale sans tabac, qui se déroulera ce vendredi 31 mai. Cigarettes, vapoteuses, puffs, … sont autant d’outils et de produits mis en œuvre par les industriels du tabac pour appâter les consommateurs, et notamment les plus jeunes.

Le praticien Florian Pelcat, qui utilise, depuis plusieurs années, la technique LaserOStop, ne cache pas que ces produits, et notamment les cigarettes électroniques, sont trompeurs. « La possibilité de doser soi-même sa quantité de nicotine peut séduire et laisser penser que l’on est éloigné d’une addiction. Ce qui est loin d’être le cas. Car, sans le vouloir, on laisse naître une dépendance psychologique » explique-t-il. Pour réussir son combat contre le tabac, la prise en charge du patient doit intervenir sur ses besoins physiologiques, liés à la nicotine, et psychologiques. Mr Pelcat met en garde : « des études laissent apparaître qui si l’on commence à fumer entre 15 ans et 20 ans, on a grande chance de fumer toute sa vie ».

L'interview de la rédaction / Florian Pelcat

Une double prise en charge

La technique « LaserOStop » répond efficacement à ces deux problèmes. Dans un premier temps, le concept permet d’agir sur l’aspect physique,  en stimulant des terminaisons nerveuses, situées sur le pavillon auriculaire. « Ce qui permet d’inhiber les symptômes de sevrage et faire taire les états de manque » explique M. Pelcat. Dans un second temps, un accompagnement pour faire changer les habitudes et envisager une vie sans tabac est proposé. L’objectif est d’éviter à tout prix la récidive. La réussite de ce  travail de coaching passe par  une véritable collaboration entre les différentes parties et la capacité du patient à se  mobiliser et trouver la volonté nécessaire pour ne pas rechuter. « Nous mettons en place un accompagnement de 12 mois durant lequel le patient a la possibilité de venir nous revoir pour mieux comprendre où se situent les difficultés ».

Infos pratiques : Florian Pelcat gère trois centres, situés à Pontarlier, Besançon et Montbéliard. Les personnes qui souhaitent obtenir de plus amples informations sont invitées à taper le terme « LaserOStop » et le lieu du centre convoité sur un moteur de recherche.

En octobre prochain, le CHRU Minjoz ouvrira, à Besançon, son hôpital de jour de santé des femmes. A terme, l’établissement proposera sept parcours de santé. Dans un premier temps, ce sont trois parcours qui seront proposés aux patientes : le parcours chirurgical pour les patientes atteintes de cancer du sein, de cancer du pelvis, et  d’endométriose. A travers cette démarche, le CHU Minjoz entend accompagner et aider les femmes qui en ont besoin dans les trois dimensions de santé que sont la santé physique, psychique et sexuelle.

L’objectif est d’optimiser la prise en charge globale. L’hôpital de jour de santé des femmes (HDJ) associera le monde associatif. Il sera composé également de différents professionnels hospitaliers ou extra-hospitaliers. Une sage-femme, une psychologue, un kiné et une socio-esthéticienne  seront présents. Une initiation à l’hypnose sera également proposée pour permettre le développement de compétences dans la gestion de son stress et de son anxiété. Ce dispositif entend rendre les patientes actrices de leur santé, identifier leurs besoins et les orienter en fonction de ces derniers. La mission est ambitieuse et vise à améliorer la convalescence des patientes et réduire les séquelles de la maladie et/ou de la chirurgie.  « C’est important de rendre les patientes actrices de leur prise en charge et qu’elles comprennent bien ce qui va leur arriver. Si elles ont des besoins particuliers, il faut que l’on puisse anticiper les choses et qu’elles bénéficient d’un accompagnement spécifique, en rencontrant une assistante sociale par exemple » termine Séverine Bey, cadre de santé et à l’initiative de ce projet. 

L'interview de la rédaction : Séverine Bey, cadre de santé

 

Deux approches

Ce projet est à l’initiative du centre hospitalier bisontin, qui s’appuie sur deux approches qui ont fait leur preuve : l’éducation thérapeutique et la réhabilitation améliorée après chirurgie (RAAC). « C’est vraiment centré sur le patient. C’est lui donné des compétences et qu’il ait les bonnes réactions » explique Mme Bey. La cadre de santé voit en ce projet un complément à la médecine de ville, qui a besoin d’appui et de  relais, face aux fortes sollicitations qu’elle rencontre.

C’est une page qui se tourne à Besançon et une autre qui s’ouvre. Ce samedi après-midi, devant plusieurs centaines de personnes, les travaux de déconstruction du bâtiment  de la maternité « La Mère et l’Enfant » ont débuté. Pour marquer cet évènement, la Ville avait organisé plusieurs temps festifs. C’est devant un public, composé de blouses blanches, d’élus et de curieux, toute génération confondue, qu’un engin de chantier s’est attaqué aux 10.000 m2 de la bâtisse. Il faudra, au moins, un mois de chantier pour arriver à la finalité souhaitée.

MERE ET ENFANT SPECTACLE

Un nouveau quartier

 

Anne Vignot, maire de Besançon, et Denis Leroux, président de Territoire 25, l’aménageur du site, étaient fiers de lancer une telle opération. La naissance d’un nouveau quartier en plein cœur d’un centre-ville est une initiative rare. Ane Vignot évoque « un lieu de renouveau urbain et social ». Au total, le quartier « Saint-Jacques/ Arsenal » se déclinera sur un espace de 7,6 hectares, qui verra sortir de terre 600 logements, privilégiant une vraie mixité sociale, une grande bibliothèque, des commerces, un agora … . La construction de ce nouvel espace de vie nécessitera du temps, mais le jeu en vaut la chandelle.

MERE ET ENFANT ELU

 

Près de 100.000 naissances

Ce n’est pas n’importe quel espace qui s’apprête à disparaître. La maternité « La Mère et l’Enfant » a donné naissance a près de 100.000 nourrissons. Inaugurée par Jean Minjoz et Simone Veil, alors ministre de la santé, en 1973, cette structure a marqué les esprits. Il n’y a qu’à voir le nombre de personnes qui ont répondu à l’invitation de la ville. Beaucoup de familles franc-comtoises y ont séjourné ou ont une anecdote à raconter.

MERE ET ENFANT GENS

 

1800 logements

L'interview de la rédaction

 

Au cours de son discours, Anne Vignot s’est félicitée du travail mené par sa majorité , en matière d’urbanisme, durant ce mandat. Mme la Maire a expliqué, qu’avec son équipe, elle est parvenue à relancer trois projets ( Grette/ Brulard, les Vaîtes et Saint-Jacques/Arsenal) « qui étaient en stand-by ». Au total, ce sont 1800 logements supplémentaires qui seront offerts sur le territoire bisontin dans les années à venir. Et ce, « tout en restituant 4,5 hectares de nature en ville ».

MERE ET ENFANT DECONSTRUCTION 2

Après l’ouverture du scanner en janvier 2023, la Ville de Valdahon annonce celle de l’IRM, fonctionnel depuis le 21 mai dernier. Le site accueillera début 2025 un deuxième appareil. Ces équipements fonctionnent fortement, avec plus de 40 patients accueillis quotidiennement. A terme, ce sont près de 15 professionnels (secrétaires, radiologues et manipulatrices) qui travailleront dans ce pôle imagerie. 120 personnes pourront bénéficier quotidiennement de ces services de radiologie.