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A l’appel de MG France et d’autres syndicats, les médecins généralistes sont appelés à faire grève ce jeudi et ce vendredi. Il s’agit d’une mobilisation quasi-historique. Le dernier mouvement de contestation de cette profession avait vu le jour il y a une quinzaine d’années. Pour les médecins généralistes, la coupe est pleine. Le docteur Anne-Laure Bonnis, médecin généraliste à Dijon et déléguée régionale pour le syndicat MG France en Bourgogne Franche-Comté, explique que  son syndicat « est mobilisé depuis plusieurs semaines ». Les revendications sont nombreuses. Elles portent sur le statut du médecin généraliste, les conditions d’exercice, « qui ne séduisent pas les jeunes médecins » et le prix des consultations.

« Les médecins généralistes doivent être la pierre angulaire du système de santé »

Les médecins s’inquiètent également des futures propositions de loi annoncées. Anne Laure Bonnis alerte sur le fait que « le système de santé actuel, avec le médecin traitant comme orientateur est important et ne doit pas être démantelé ». Les syndicats demandent la mise en place de mesures permettant aux médecins généralistes d’être déchargés de certaines tâches pour mieux se concentrer sur celles liées au médical. « Nous avons besoin de moyens et de bras » explique le médecin dijonnais.

Pour l’heure, difficile de savoir quelle suite sera donnée à ce mouvement qui s’inscrit dans d’autres actions, menées par les psychiatres et biologistes par exemple.

L'inteview de la rédaction : Anne Laure Bonnis

 

Dans le cadre d’une nouvelle journée de mobilisation dans le domaine de la santé et du secteur social et médico-social, les salariés sont appelés à se rassembler devant l’ARS ce mardi après-midi à Besançon. Un moyen pour les manifestants, à l’appel de la CGT d’interpeller leur autorité de tutelle.

Un parcours est également prévu, avec notamment un passage devant l’Association d’Hygiène Sociale de Franche-Comté. Les Salaires et les conditions de travail sont au cœur des revendications. Rappelons que les psychiatres des hôpitaux se mobilisent également ce jour « face à la situation de la psychiatrie publique ».

Concernant l’épidémie de Covid19, l’Agence Régionale de Santé confirme que l’épidémie repart à la hausse en Bourgogne Franche-Comté. Une tendance qui avait déjà été constatée la semaine dernière. Le taux de positivité des tests, à plus de 27% à l’échelle régionale, enregistre une augmentation dans tous les départements.

C’est un évènement 100% bisontin qui se déroulera ce week-end dans la cité comtoise. Le Collectif Ludique Bisontin, qui organise chaque printemps la manifestation Ludinam, et les organisateurs du Hacking Health, grand marathon d’innovation en santé, ont mis leurs compétences en commun pour donner naissance à cet évènement. Durant 48 heures, la cinquantaine de participants va se mettre en mode création et innovation pour réfléchir à des projets de jeux sur la thématique de la santé.

Toutes les formes  sont possibles : jeux vidéo, jeux de société, escapes games, jeux de rôles, … . Différentes thématiques et problématiques seront proposées et chacun se mettra au service du collectif pour faire aboutir une idée, dans l’objectif de la concrétiser. Cinq sujets seront mis sur la table. Par exemple, un escape game traitera du sujet de l’endométriose. Un moyen pour communiquer et sensibiliser auprès du grand public sur cette maladie

Des profils très différents

Il reste encore quelques places de disponible pour participer à cet évènement. Eric Grux précise qu’il est ouvert à tous les profils. Des développeurs de jeux vidéo, des musiciens, des graphistes, des illustrateurs évolueront aux côtés de personnes aux savoir faire moins techniques. Tout ce petit monde sera encadré par des coaches.

Si vous souhaitez rejoindre cette aventure humaine et collective : www.lundihealth.org

L'interview de la rédaction / Eric Grux

 

Le Collectif de Défense de la Santé du Doubs soutient pleinement la proposition de loi sur la réintégration des soignants non vaccinés, qui devrait être présentée le 24 novembre à l’Assemblée Nationale. Il est rappelé que « dans quasiment tous les pays d’Europe et aux USA, les suspendus non vaccinés sont réintégrés à l’hôpital et dans les centres de soins ».

Le collectif souligne également qu’en pleine période covid, « le gouvernement leur avait demandé de venir au travail, même positif, avant de les priver de leur unique source de revenu ». Pour le Collectif « il est plus que temps de permettre à celles qui le souhaitent d’exercer à nouveau leur profession ».

La mobilisation se poursuit à l’hôpital de Champagnole. A l’appel de la CGT et du comité de défense de l’hôpital, un rassemblement se tiendra ce samedi matin, à 10h, sur la place de la mairie. Les syndicats, soignants et leurs soutiens entendent dénoncer la fermeture de la ligne SMUR et les consultations non programmées.

La Ville de Pontarlier fait savoir que le centre de dépistage, auparavant situé au Petit Bastion, se trouve désormais aux Casernes Marguet,  dans locaux actuels du P'tit Panier. Le P'tit Panier, quant à lui, s'est installé au Petit Bastion et rouvrira ses portes ce mercredi 23 novembre. Pour rappel, le centre de dépistage est ouvert du lundi au vendredi de 9h à 17h et le samedi de 9h à 12h.

Les résultats concernant l’épidémie de Covid19 sont encore chahutés par un mouvement de grève d’une partie des laboratoires de biologie médicale cette semaine. Néanmoins, il apparaît que le taux de positivité des tests amorce une reprise à l’échelle régionale. Les hospitalisations poursuivent leur baisse, dans un contexte où les établissements sont par ailleurs fortement sollicités face à l’épidémie de bronchiolites.

A l’appel de Force Ouvrière, le personnel soignant du Centre de Long Séjour Bellevaux s’est mobilisé ce jeudi matin devant l’établissement bisontin. Les salaires et les conditions de travail sont au cœur des préoccupations. « L’augmentation de 3,5% accordée aux agents de la fonction publique reste bien en-deçà de l’inflation de plus de 6% » explique Sophie Richard, secrétaire départementale Force Ouvrière et soignante au CHI Haute-Comté de Pontarlier. La colère est d’autant plus grande que les salaires n’ont pas augmenté depuis 2010. « Vous comprendrez que dans ces conditions cela coince » ajoute la responsable syndicale.

Ces professionnels s’inquiètent car ils voient la qualité des soins se détériorer, remettant en question la sécurité des patients. Ils ne s’y retrouvent plus et pointent « une inquiétante perte de sens dans l’exercice de leur profession ». Les conditions d’exercice qui se détériorent font fuir le personnel et les recrutements sont rares. D’où l’urgence de procéder aux modifications qui s’imposent.

Les établissements de santé, qu’il s’agisse des ehpads et des hôpitaux par exemple, ont besoin de personnel. D’autant plus que les prises en charge sont de plus en plus difficiles. La dépendance est une réalité que l’état français doit absolument prendre en compte. Il est devenu urgent d’attribuer les moyens financiers et humains nécessaires pour améliorer les prises en charges et respecter nos aînés.

A compter du 18 novembre, et jusqu’au 9 décembre, Le Conseil National de la Refondation, mis en place par Emmanuel Macron le 8 septembre dernier, organise « les vendredis de la santé » en Bourgogne Franche-Comté. L’objectif de cette opération est de co-construire avec les Français les solutions concrètes sur les grandes transformations à venir dans le domaine de la santé. Quatre thématiques ont été définies : l’accès à la santé, la continuité et la permanence des soins, l’attractivité et la fidélisation et la prévention.

Plus de 20 réunions se tiendront sur toute la région. Rendez-vous ce vendredi 18 novembre, à Pontarlier, à la Salle des Capucins, le 25 novembre, de 9h à 13h, à Locodole, à Dole et le 2 décembre au centre diocésain de Besançon de 13h30 à 18h et à Juraparc Lons-le-Saunier de 9h à 13h.

Le lien pour les inscriptions est à découvrir sur le site de l’ARS Bourgogne-Franche-Comté.