Un accident de la route s’est produit ce mardi soir à Franois, sur la départementale 673, dans le sens Besançon/Dole. Quatre voitures sont impliquées. Quatre victimes ont été répertoriées. Trois d’entre elles, une femmes de 20 ans et deux hommes de 58 et 62, qui présentaient des blessures légères, ont été prises en charge par les secours.
À Besançon, ce mardi, les forces de sécurité de la zone Est ont participé à une formation spécifique consacrée à la « méthodologie attentat ». Les effectifs venus de Besançon, Montbéliard, Vesoul et Lons-le-Saunier ont ainsi été réunis pour un exercice grandeur nature visant à les préparer à la gestion de scènes de crime d’ampleur exceptionnelle. L’opération s’est déroulée dans les anciens locaux du jardin botanique. « C’est un temps de formation », résume le chef d’unité nationale d’intervention. Une formation pas tout à fait comme les autres : elle concerne des situations que les enquêteurs ne rencontrent, fort heureusement, que rarement dans leur carrière.
Trois secteurs, un scénario, des victimes fictives
L’exercice reposait sur un scénario simulant une attaque avec explosif lors d’un concert. Trois secteurs distincts ont été délimités, chacun comportant des auteurs présumés et des victimes — toutes fictivement décédées dans le cadre de l’entraînement. Avant toute intervention des techniciens en investigation criminelle, la phase de secours aux victimes est considérée comme terminée. Les lieux doivent également être sécurisés : levée de doute, passage des équipes de déminage, autorisation d’accès à la scène. Ce n’est qu’une fois ces étapes franchies que le travail d’investigation approfondi peut débuter.
L'interview de la rédaction : chef d’unité nationale d’intervention
Une méthode différente des scènes de crime classiques
Si les services sont habitués à traiter des scènes de crime au quotidien, un attentat impose une organisation radicalement différente. La volumétrie d’indices, la multiplicité des zones impactées et la coordination entre services nécessitent une méthodologie spécifique. Dans un premier temps, les premiers intervenants effectuent des prélèvements d’urgence afin d’identifier rapidement les auteurs. Ensuite, une seconde phase s’ouvre : ratissage complet des secteurs, inventaire précis des éléments, exploitation méthodique des indices. L’objectif est clair : orienter efficacement l’enquête et permettre une exploitation rigoureuse des traces et indices relevés sur place.
Une traçabilité essentielle
L’un des piliers de cette méthodologie repose sur une traçabilité exhaustive. Chaque élément prélevé est référencé avec précision : secteur, emplacement exact, circonstances de découverte. « Quand on se retrouve avec 400 scellés à la fin des investigations, il faut savoir exactement d’où provient chacun d’eux », explique le responsable de la formation. Cette exigence répond à une nécessité judiciaire. En cas de procès, les enquêteurs doivent être en mesure de démontrer avec précision l’origine d’un scellé, le contexte de sa découverte et la chaîne de conservation.
L'interview de la rédaction : Laurent Perraut, directeur interdépartemental de la police nationale dans le Doubs
Une méthode en constante évolution
La méthodologie attentat n’est pas figée. Elle évolue au fil des retours d’expérience tirés des affaires passées, notamment après l’attentat de Nice en 2016 ou l’assassinat de Samuel Paty. Chaque événement majeur permet d’adapter les pratiques, d’affiner les procédures et d’améliorer la coordination entre services. Cette souplesse constitue l’un des atouts majeurs du dispositif.
La formation organisée à Besançon avait ainsi pour objectif une « acculturation » des équipes : présentation théorique le matin, mise en pratique l’après-midi, dans un format volontairement réduit pour favoriser l’appropriation des techniques. Face à la menace terroriste et aux crimes de grande ampleur, les forces de l’ordre misent donc sur l’anticipation et la préparation. Des exercices discrets mais essentiels, pour être prêts à affronter l’exceptionnel.
A Dannemarie-sur-Crète, un cambriolage a visé une société. Les auteurs ont sectionné une partie du bardage métallique à l’arrière du bâtiment avant d’arracher les câbles d’alimentation de l’alarme et du système de vidéosurveillance. À l’intérieur, de l’électroportatif et de l’outillage ont été dérobés. Le coffre-fort a également été fracturé et vidé de son contenu. Deux patrouilles ainsi qu’un technicien en identification criminelle (OPTS) ont été engagés sur les lieux. L’enquête est en cours.
À Charmauvillers, un homme d’une quarantaine d’années a été interpellé après avoir menacé de se rendre au domicile de son ex-compagne pour la frapper. La compagnie de gendarmerie de Maîche est intervenue. Défavorablement connu des services de l’unité locale, l’individu était recherché pour des violences commises sur la victime il y a quelques jours. Il a été placé en garde à vue. Les investigations se poursuivent.
Hier à la mi-journée, à Novillars, un différend de voisinage a nécessité l’intervention des gendarmes. Une victime affirme avoir été menacée avec un fusil de chasse par un habitant du même immeuble. Sur place, les militaires ont découvert qu’il s’agissait en réalité d’une carabine à plombs. Trois patrouilles ont été engagées, sous l’autorité du commandant de compagnie de Besançon. Les investigations se poursuivent dans un contexte de conflit récurrent entre les deux voisins.
À Frambouhans, un cambriolage a visé une société dans la nuit. Les auteurs ont tenté de fracturer cinq volets avant d’en casser un. Ils ont ensuite brisé une vitre pour atteindre la poignée de la fenêtre et pénétrer dans les locaux. Plusieurs pièces en carbure ont été dérobées. Les constatations techniques ont été effectuées. L’enquête est en cours.
Un grave accident, impliquant un tracteur, s’est produit cet après-midi à Epenouse. Le bilan définitif fait état d’un blessé grave, un homme de 31 ans, dont le pronostic vital est engagé. Il a été transporté médicalisé, par hélicoptère, à l’hôpital Jean Minjoz à Besançon.
Le 21 février dernier, rue des Flandres Dunkerque, dans le quartier Planoise, à Besançon, un jeune homme est décédé à la suite de coups de couteau portés lors d’une altercation dont les circonstances exactes restent encore à éclaircir. Une plaie profonde au niveau du dos, commise par une arme blanche, serait à l’origine du décès du jeune homme, qui succomba à ses blessures lors de son transfert à l’hôpital. Deux suspects ont été mis en examen, tandis qu’une troisième personne demeure activement recherchée. L’un d’eux est en détention provisoire. Le second a été placé sous contrôle judiciaire.
Une altercation aux circonstances confuses
Les événements se sont déroulés dans un contexte de différend entre plusieurs personnes qui se connaissaient « manifestement », selon les premières déclarations. L’altercation aurait dégénéré, chacun des protagonistes affirmant avoir été victime de l’autre. D’après les éléments communiqués par le parquet, l’arme utilisée serait « compatible avec un couteau », au regard des constatations du médecin légiste. Plusieurs coups auraient été portés, mais un seul serait directement à l’origine du décès. Les déclarations des mis en cause sont décrites comme « évolutives », avec des versions divergentes des faits, rendant l’établissement précis des responsabilités encore incertain à ce stade de l’enquête.
L'interview de la rédaction : Christine De Curraize, procureure de la république de Besançon
Deux hommes poursuivis, un troisième en garde à vue
Deux hommes ont été présentés à un juge d’instruction. Le principal suspect, né en octobre 1998, a été mis en examen pour des faits de nature criminelle, notamment meurtre. Il serait celui qui a eu l’altercation initiale avec la victime. Un second individu, né le 22 juillet 1996, a été mis en examen pour des faits de nature délictuelle. Il ferait partie de la famille du premier mis en cause. Une troisième personne, interpellée en fin d’après-midi la veille des déclarations, était toujours en garde à vue au moment du point presse de ce mardi matin. Par ailleurs, une personne reste en fuite.
L'interview de la rédaction : Christine De Curraize, procureure de la république de Besançon
Une victime connue des services de police
La victime, née le 26 novembre 2001, était connue des services de police sous une autre identité. Elle était défavorablement connue pour des infractions à la législation sur les stupéfiants. Au total, cinq gardes à vue ont été ordonnées dans ce dossier, y compris à l’encontre de proches des suspects, afin de déterminer les circonstances exactes du drame et les responsabilités de chacun. L’information judiciaire se poursuit. Les enquêteurs devront notamment clarifier le rôle précis de chaque protagoniste, dans une affaire où les versions restent contradictoires et où un suspect demeure activement recherché.
Le 20 février dernier, à Grandfontaine, un homicide conjugal s’est produit à la veille du placement en EHPAD de la victime. Une femme de 77 ans a reconnu avoir frappé mortellement son mari de 88 ans, atteint de la maladie d’Alzheimer, alors qu’il dormait dans le lit conjugal. Les constatations médico-légales préliminaires font état de multiples impacts crâniens fronto-temporaux. L’autopsie, en cours, devra confirmer la cause exacte des lésions et la chronologie des coups.
L’alerte des voisins
Le drame a été révélé par deux voisins, alertés par la présence de la mise en cause à la fenêtre du premier étage. Selon les premiers éléments, elle semblait vouloir se défenestrer. Entrés dans le domicile, ils ont découvert le corps de son mari, ensanglanté, dans la chambre. À l’arrivée des services d’urgence, l’épouse apparaissait alcoolisée, en état de choc. Des entailles superficielles ont été relevées sur ses bras. Le mari, lui, était déjà décédé.
Christine De Curraize, procureure de la république de Besançon
Christine De Curraize, procureure de la république de Besançon
Les aveux en garde à vue
Placée en garde à vue, la septuagénaire a immédiatement reconnu les faits. Elle a décrit un réveil nocturne, la saisie d’un marteau et des coups portés alors que son époux dormait. Elle a expliqué avoir consommé de l’alcool pour “se donner du courage”, avant de tenter de mettre fin à ses jours.
Qualification pénale
Le 22 février, une information judiciaire a été ouverte pour homicide sur conjoint. La suspecte a été mise en examen et placée en détention provisoire. Au vu de son état mental, un transfert en milieu psychiatrique a été ordonné. L’audience devant le juge des libertés et de la détention n’a pas pu se tenir dans les conditions initialement prévues.
Un passage à l’acte impulsif ?
La mise en cause évoque un geste “sur un coup de tête”, revenant de manière récurrente sur un mot : la fatigue. Les premiers éléments dessinent le profil d’un épuisement chronique de proche aidant : prise en charge quotidienne d’un conjoint atteint d’Alzheimer, troubles urinaires aggravant la dépendance, absence de répit — selon les proches, elle “ne le quittait jamais” et deux malaises récents de l’épouse dans les semaines précédentes. Aucun antécédent de violences conjugales n’est rapporté. Aucun passé d’alcoolisation problématique n’est signalé. L’alcool, dans ce contexte, apparaît comme un désinhibiteur facilitant à la fois l’agression et la tentative d’auto-agression.
Un entourage présent, mais un risque non détecté
Le couple n’était pas isolé. Une infirmière intervenait à domicile chaque jour. Un médecin est décrit comme “assez présent”. Trois enfants adultes vivait à proximité. La fatigue de l’épouse était perçue, mais sans qu’un état dépressif caractérisé ne soit identifié. Aucun signal comportemental jugé alarmant n’avait été formalisé.
Ce dimanche 22 février, le préfet du Jura, Pierre-Édouard Colliex, a supervisé une vaste opération de contrôle à la station des Rousses. Vingt-trois militaires, dont le PGHM et une équipe cynophile spécialisée dans la détection de stupéfiants, ont été mobilisés.
Bilan : deux infractions sur les pistes, une alcoolémie délictuelle, une conduite sous stupéfiants et une verbalisation pour stationnement sur une place handicapée. Des contrôles qui se poursuivront tout au long de la saison pour garantir un séjour serein en station.