Une fête populaire perturbée
Le carnaval de Besançon, largement salué pour sa réussite et l’implication de nombreux bénévoles, a été marqué par un incident qui a suscité une vive controverse. En plein défilé, des militantes du collectif d’extrême droite Némésis ont déployé une banderole et brandi des pancartes assimilant migrants et violeurs. Un message similaire est également resté affiché sur une façade de la Grande Rue durant une grande partie de l’événement, accentuant le malaise parmi les participants et les observateurs.
Une condamnation politique ferme
Les écologistes Anne Vignot et Anthony Poulin, l’Insoumise Sévérine Véziès et le socialiste Jean-Sébastien Leuba ont réagi avec fermeté. « Ces amalgames haineux sont une honte. Le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit » ont réagi Mme Vignot et M. Poulin. Les élus dénoncent une stigmatisation inacceptable et appellent à une réponse judiciaire claire. Ils demandent notamment au maire de déposer plainte afin de « renforcer les procédures déjà engagées » par Anne Vignot et d’aboutir à « une condamnation définitive des membres du collectif ».
Une gestion de l’incident questionnée
Au-delà du contenu des messages, la durée d’exposition de la banderole interroge. Plusieurs responsables politiques s’étonnent qu’elle ait pu rester visible aussi longtemps sans intervention rapide. Jean-Sébastien Leuba souligne qu’« il est insupportable que son retrait n’ait pas pu être réalisé immédiatement », tout en reconnaissant les contraintes opérationnelles auxquelles peuvent être confrontées les équipes sur le terrain.
Une interpellation au niveau national
Dans ce contexte, Jean-Sébastien Leuba s’associe à la démarche de la députée socialiste Céline Thiébault-Martinez, qui a récemment interrogé le gouvernement à l’Assemblée nationale sur les agissements du collectif Némésis et les risques de troubles à l’ordre public. Cette initiative nationale est perçue comme un levier complémentaire pour faire évoluer la réponse face à des actions jugées répétées et organisées.
Appel à une réponse coordonnée
Au niveau local, l’élu socialiste bisontin Jean-Sébastien Leuba plaide « pour un travail approfondi afin d’éviter la répétition de tels incidents ». L’idée d’une concertation entre l’ensemble des groupes politiques du conseil municipal est avancée, afin « d’analyser la montée de cette violence et de construire des réponses adaptées ». Il en appelle au Maire Ludovic Fagaut pour engager ce travail.
« Ça suffit » : l’indignation de Séverine Véziès
De son côté, Séverine Véziès a également exprimé sa colère face à ces agissements : « Les autorités doivent agir et sanctionner ces actions qui incitent à la haine. Le maire de Besançon doit déposer plainte. Ça suffit ! »
Refuser la banalisation
Au-delà des réactions immédiates, les élus convergent sur un point essentiel : la nécessité de ne pas laisser s’installer une forme de banalisation de ces discours. « Il est temps de mettre fin à l’ambiguïté entretenue par certains », insistent Anne Vignot et Anthony Poulin.
À Besançon, un incident a perturbé le Carnaval ce week‑end. Une banderole à caractère politique a été déployée depuis le balcon d’un appartement situé sur le parcours du défilé. Le collectif Némésis, qui s’est déjà illustré en 2024, serait à l’origine de cet incident. La Ville dénonce fermement cet affichage, rappelant que « le Carnaval est un événement populaire et familial, sans vocation militante ».
Le maire Ludovic Fagaut a demandé l’intervention immédiate de la sécurité et de la Police municipale. Les fauteurs de troubles ont été évacués, mais la banderole n’a pas pu être retirée avant la fin du cortège.
Le Procureur de la République, la Préfecture et la Police nationale ont été informés. Des suites juridiques sont envisagées. La Ville appelle à préserver l’esprit festif du Carnaval de Besançon.
Un homme de 37 ans a été retrouvé partiellement immergé ce matin dans un ruisseau, rue du Bois de Faule, à Nancray. Les sapeurs‑pompiers du Doubs ont constaté une rigidité cadavérique à leur arrivée. La victime, recherchée par sa famille depuis jeudi, a été prise en charge par la cellule d’identification criminelle de la gendarmerie.
À Charnay, un chauffeur routier stationné le long d’une départementale hors agglomération a découvert ce matin, vers 7h, qu’il avait été victime d’un vol de carburant. Entre 250 et 300 litres de gasoil ont été siphonnés. Les auteurs ont laissé sur place un bidon et un tuyau, utilisés pour l’opération.
Un tag à la peinture noire a été découvert hier après‑midi, vers 15h45, sur la vitre avant d’un radar de chantier installé sur la D437, à hauteur de Labergement‑Sainte‑Marie. Les gendarmes de la compagnie des Hôpitaux‑Neufs ont procédé aux premières constatations.
Une rixe a éclaté hier soir, vers 22h, devant le PMU de Villers‑le‑Lac. Plusieurs personnes étaient impliquées. L’intervention coordonnée de plusieurs patrouilles de gendarmerie — la Patrouille d’Action Mobile de Morteau et le PSIG Montbenoît — a permis d’identifier l’ensemble des protagonistes.
Ce samedi matin, à Nancray, un homme de 37 ans a été retrouvé décédé dans un ruisseau, rue du Bois de Faule. Les secours ont constaté une rigidité cadavérique à leur arrivée. Le premier adjoint de la commune ainsi que la gendarmerie se sont rendus sur place pour les constatations.
Besançon, dans le quartier de Planoise, un trafic de stupéfiants a donné lieu mardi soir à une interpellation mouvementée. Vers 19h10, rue Léonard‑de‑Vinci, une patrouille de police en surveillance a observé plusieurs transactions avant que le vendeur présumé ne prenne la fuite. En s’échappant, il a abandonné un sac contenant de l’héroïne.
L’individu s’est réfugié dans plusieurs appartements, descendant même en rappel le long d’une façade à l’aide de draps, avant de chuter et de se blesser à la jambe. Il a finalement été interpellé, malgré une forte hostilité de plusieurs personnes présentes. Le suspect, qui se dit simple consommateur, était porteur de 38 g d’héroïne, 2 g de cannabis et 50 euros. Après sa garde à vue et son examen à l’hôpital, il a été déféré jeudi matin puis incarcéré en attendant sa comparution devant la justice.
À Besançon, un conducteur de 36 ans a été interpellé mercredi soir après un refus d’obtempérer. Vers 23h15, rue de Trey, la police a tenté de contrôler son véhicule lancé à vive allure. L’homme a d’abord pris la fuite avant de s’arrêter sur un parking et de tenter de rejoindre un immeuble à pied. Visiblement alcoolisé, il présentait un taux de 1,01 mg d’alcool par litre d’air expiré.
Il a été placé en garde à vue et son véhicule mis en fourrière. Les policiers ont également découvert qu’il faisait l’objet d’une fiche de recherche pour exécution de jugement, notamment pour une annulation de permis liée à une récidive.
À l’issue de l’enquête, il a reconnu la conduite en état alcoolique. Il devra s’expliquer devant la justice le 5 novembre à 15h.
À Besançon, les sapeurs‑pompiers du Doubs sont intervenus ce midi au parc des expositions de Micropolis pour un feu de transformateur en sous‑sol. Le sinistre touchait un local haute tension, avec une propagation de fumées dans l’ensemble du bâtiment. Vingt personnes ont été évacuées et un périmètre de sécurité a été mis en place. Après la coupure électrique par Enedis, l’incendie a été éteint grâce à une lance poudre et une lance à eau. Les relevés explosimétriques et toxicologiques se sont révélés nuls après ventilation. Aucun chômage technique n’est à déplorer.