Confrontée à une situation financière incertaine, la MJC de Clairs-Soleils annonce l’arrêt de son club multisport et le licenciement de trois salariés. Selon sa vice-présidente, Agnès Lafond, l’association attend encore un versement municipal de 81 000 euros, indispensable pour assurer ses dépenses jusqu’à la fin de l’année.
Une décision difficile pour le conseil d’administration
La décision a été prise après une matinée entière de discussions au sein du conseil d’administration. La MJC doit mettre fin à son club multisport et à la médiation sportive menée dans le quartier. Entre 140 et 145 enfants et adolescents sont concernés, selon Agnès Lafond, également écrivain public bénévole au sein de l’association. La vice-présidente s’inquiète des conséquences de cet arrêt pour les jeunes qui bénéficiaient de ces activités. Cette réduction de l’action de la MJC s’accompagne également du licenciement de trois salariés.
L'interview de la rédaction : Agnès Lafond
Un versement de 81 000 euros toujours attendu
À ces décisions s’ajoute une forte inquiétude concernant la trésorerie. Selon Agnès Lafond, la MJC attend un solde de subvention municipale de 81 000 euros. Elle souligne qu’il s’agit de la poursuite d’un financement déjà partiellement versé. « Sans ce versement de 81 000 euros, je ne sais pas comment on pourra tenir jusqu’à la fin de l’année », alerte-t-elle. Le paiement des salaires pourrait notamment être compromis.
L'interview de la rédaction : Agnès Lafond
Un fonctionnement largement dépendant des subventions
Les subventions représentent 84 % du budget de la MJC. L’association compte plus de 600 familles inscrites, mais la cotisation familiale, fixée à 15 euros, ne permet pas de couvrir ses charges. Les recettes des activités payantes ne suffisent pas davantage à compenser cette dépendance aux financements publics. Pour Agnès Lafond, ces difficultés interrogent plus largement le financement des maisons des jeunes et de la culture. Elle rappelle que leur fonctionnement repose largement sur les subventions, à Besançon comme ailleurs en France. À Clairs-Soleils, cette fragilité se traduit désormais par une réduction des activités proposées aux habitants et par des suppressions d’emplois.
À Besançon, la matinée a été marquée par plusieurs épisodes de violence autour des lycées. Selon l’édile bisontin, environ 150 jeunes cagoulés ont été repérés dans différents secteurs. Une jeune femme a été interpellée au lycée Victor‑Hugo pour des faits liés à un incendie. Trois autres interpellations ont eu lieu près de Chaland et Canot lors d’affrontements avec les forces de l’ordre, tandis qu’un véhicule de gendarmerie a été visé par des projectiles sur le pont Canot.
Le maire Ludovic Fagaut appelle à l’apaisement et met en garde contre toute tentative de récupération politique susceptible d’alimenter les débordements. Il distingue clairement les lycéens mobilisés des casseurs et insiste sur la nécessité de préserver la sécurité des jeunes et des habitants. La municipalité réaffirme son soutien aux forces de l’ordre, à la communauté éducative et aux journalistes pris à partie durant ces incidents.
Le Département du Jura lance un programme « Donnée, IA et territoire connecté », destiné aux élus des quatorze intercommunalités. De septembre à décembre 2026, ces derniers seront accompagnés pour développer les usages territoriaux des données et de l’intelligence artificielle. Le programme est réservé aux collectivités. Pour obtenir de plus amples renseignements, adressez-vous au conseil départemental du Jura.
Le parti de David Lisnard poursuit son implantation dans le Doubs. Son relais départemental, Sébastien Populaire, maire de Touillon-et-Loutelet et vice-président de la Communauté de communes du Mont d’Or et des Deux Lacs, annonce une progression des adhésions. Un « afterwork » est organisé mercredi 30 septembre, à 19 heures, à Besançon, sur inscription.
Rassembler les militants, présenter les propositions de David Lisnard et préparer les prochaines actions locales : c’est l’objectif du rendez-vous proposé par Nouvelle Énergie 25 ce mercredi soir à Besançon. La rencontre s’adresse aux soutiens du mouvement, mais également aux personnes souhaitant découvrir son projet. Relais officiel du parti dans le Doubs, Sébastien Populaire défend une orientation tournée vers des réformes destinées, selon lui, à permettre à la France de retrouver « de la liberté, de la prospérité et de l’efficacité publique ».
L'interview de la rédaction : Sébastien Populaire
Une progression des adhésions revendiquée
Plusieurs réunions ont déjà été organisées dans le département. Sébastien Populaire assure observer une accélération depuis la fin de l’été, avec un nombre d’adhérents qui aurait « triplé ». Alors que Nouvelle Énergie 25 annonce 150 soutiens dans le Doubs. À l’échelle nationale, il avance un total de plus de 30.000 adhérents au mouvement. La rencontre bisontine doit permettre d’accompagner cette dynamique revendiquée. « C’est important que les gens se rencontrent, c’est important que les militants puissent se rassembler », souligne l’élu. Il souhaite aussi répondre aux interrogations de ceux qui entendent parler de David Lisnard et veulent mieux connaître ses propositions.
La présidentielle en perspective
La mobilisation locale s’inscrit dans une ambition présidentielle clairement assumée par Sébastien Populaire pour David Lisnard. Selon son représentant dans le Doubs, celui-ci a récemment annoncé avoir réuni 500 promesses de parrainage. Sur la question des rapports avec les autres responsables de la droite, notamment Bruno Retailleau, Sébastien Populaire reconnaît des valeurs communes avec Les Républicains. Il défend toutefois la proposition d’une grande primaire pour départager les prétendants. L’objectif serait d’éviter « la dispersion des candidatures dans l’arc de la droite républicaine ». Interrogé sur une éventuelle participation d’Édouard Philippe ou de Gabriel Attal, il décrit une compétition ouverte aux candidats se reconnaissant dans ces valeurs, afin de faire émerger une candidature commune.
L'interview de la rédaction : Sébastien Populaire
Un rendez-vous pour élargir la mobilisation
Au-delà des échanges politiques, l’afterwork doit servir à définir les actions susceptibles de faire connaître davantage David Lisnard et de développer le mouvement dans les prochains mois. Sébastien Populaire revendique, pour sa part, un engagement personnel sans ambiguïté : « C’est un soutien public affiché. Je connais David Lisnard depuis quelques années, je lui fais absolument confiance pour prendre les bonnes décisions pour le pays. »
La rencontre se tiendra mercredi 30 septembre à 19 heures, à Besançon. Elle est ouverte au public, sur inscription. Les renseignements et les modalités de réservation sont disponibles sur la page Facebook de Nouvelle Énergie 25.
Lors de la séance du 28 septembre, plusieurs rapports sur la protection de l’enfance, l’aide à domicile, les collèges et la jeunesse ont été présentés. Le groupe DSES (Doubs social, écologique et solidaire) dénonce un décalage entre les annonces et les moyens réellement engagés. Selon lui, seuls un quart à un tiers des mesures du plan enfance 2024‑2027 sont effectivement réalisées, tandis que les informations préoccupantes augmentent et que les Aides éducatives à domicile reculent fortement.
Dans l’aide à domicile, le groupe pointe une baisse de 35 % des heures réalisées depuis 2017, faute de personnel, alors que les besoins augmentent. Concernant les collèges, DSES regrette l’absence de budget dédié pour faire face aux épisodes de chaleur. Enfin, sur la jeunesse, il salue la consultation menée mais déplore que certaines réponses des jeunes ne soient pas publiées. Le groupe appelle le Département à passer « des annonces aux actes ».
L’Assemblée départementale du Doubs a adopté ce lundi 28 septembre un vœu commun sur le financement du Service départemental d’incendie et de secours (SDIS 25). Le groupe DSES (Doubs Social Écologique et Solidaire) l’a soutenu « pour parler d’une seule voix aux sapeurs‑pompiers mobilisés depuis le 8 septembre », tout en jugeant le texte insuffisant.
Il est précisé que « le vœu évoque la nécessité de ne pas faire peser la hausse du financement sur les ménages, mais sans préciser les solutions ». Le collectif rappelle deux propositions : supprimer certaines niches fiscales sur les assurances du fret maritime et aérien pour renforcer la TSCA (taxe spéciale sur les conventions d’assurance), et offrir au SDIS 25 une trajectoire financière pluriannuelle, absente de la convention actuelle. Le groupe assure qu’il continuera à défendre ces mesures.
Lors des sénatoriales du 27 septembre, le Rassemblement national réalise une progression inédite dans toute la région, portée par la constitution — pour la première fois — d’un groupe parlementaire au Sénat. En Bourgogne Franche‑Comté, les candidats RN enregistrent des hausses spectaculaires par rapport à 2020 : 153 voix en Haute‑Saône, 119 dans le Doubs et 26 dans le Territoire de Belfort. Le mouvement évoque une « dynamique forte » et promet de défendre les élus locaux et la ruralité.
Dans un communiqué, l’association Solmiré critique vivement la réaction de Ludovic Fagaut, maire de Besançon, après la manifestation contre la loi « permis de tuer ». Elle dénonce son indignation face à des traces de peinture ou à la fresque « la police tue », tout en restant silencieux, selon elle, sur les violences policières et les violences administratives touchant notamment les mineurs étrangers isolés dans le Doubs. Solmiré estime que le maire défend avant tout un « ordre bourgeois », et appelle à nommer les violences plutôt qu’à les cacher.
Jean‑Claude Grenier, président de l’association des Maires du Doubs, salue l’élection de Jean‑François Longeot, Jacques Grosperrin et Arnaud Marthey, choisis dimanche par les grands électeurs pour représenter le Doubs au Sénat. Il souligne une participation exceptionnelle de 99,4 % et rappelle que la Haute Assemblée demeure un relais essentiel des préoccupations locales. L’association d’élus assure vouloir travailler étroitement avec les sénateurs sur les textes impactant les communes, leurs projets et leurs services publics.
Les socialistes du Doubs, par un écrit de Jean-Sébastien Leuba, premier secrétaire fédéral du Parti Socialiste dans le Doubs, se félicitent de l’élection d’Arnaud Martey, qui rejoint le groupe socialiste, écologique et républicain au Sénat. Rappelons que l’élection s’est tenue ce dimanche dans le Doubs. Ils y voient une bonne nouvelle pour le territoire, estimant que les élus locaux disposeront d’une voix supplémentaire pour défendre solidarité, écologie et proximité.
Le PS souligne une victoire du rassemblement, remerciant écologistes, communistes et directions nationales. Il critique en parallèle la stratégie de la droite départementale, jugée trop proche des thèmes de l’extrême droite. Les socialistes veulent faire de ce résultat le début d’une dynamique, portée par des services publics accessibles, des territoires vivants et une transition écologique qui n’oublie personne.