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Besançon : un rassemblement contre le racisme et l'islamophobie ce lundi soir, place Granvelle

Publié le 26 Oct. 2026 à 10:10
Tags: comite de vigilance antifasciste | société | Politique |
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Besançon : un rassemblement contre le racisme et l'islamophobie ce lundi soir, place Granvelle

Le Comité de vigilance antifasciste de Besançon participera  au rassemblement ce lundi 26 octobre, à 18 heures, place Granvelle, en réaction aux violences et drames racistes survenus à Trappes, dans les Yvelines. Rappelons que cet évènement est à l'initiative des forces bisontines de gauche. Au-delà du soutien aux victimes et à leurs familles, le collectif entend dénoncer la banalisation des discours racistes et la progression de l'extrême droite. Norbert Nussbaum, l'un de ses représentants, exprime ses inquiétudes face au climat politique et social actuel.

Le rendez-vous est fixé ce lundi soir, à 18 heures, place Granvelle, au centre-ville de Besançon. À l'appel du Comité de vigilance antifasciste, plusieurs organisations politiques, syndicales et associatives souhaitent exprimer leur solidarité avec les victimes des violences survenues à Trappes, dans les Yvelines, et dénoncer toutes les formes de racisme. Norbert Nussbaum, assistant social à la retraite et militant syndical de longue date, intervient au nom de ce collectif bisontin, engagé dans la sensibilisation et la mobilisation contre l'extrême droite. Pour lui, les événements de Trappes illustrent une évolution particulièrement préoccupante de la société française. « C'est terrible. Il faut d'abord dire les mots : c'est un attentat raciste, islamophobe et négrophobe », affirme-t-il. Rappelons qu’un jeune homme de 26 ans a perdu la vie et plusieurs autres personnes ont été grièvement blessées, parmi lesquelles une adolescente de 12 ans.

L'interview de la rédaction : Norbert Nussbaum 

Un rassemblement de solidarité, mais aussi de protestation

Pour les organisateurs, cette mobilisation doit d'abord permettre d'exprimer une solidarité collective envers les victimes, leurs proches et les populations confrontées aux discriminations. « Il y a d'abord montrer son soutien à la famille, à la communauté musulmane, aux personnes racisées. Déjà, ça semble être la moindre des choses », explique Norbert Nussbaum. Mais au-delà de l'émotion suscitée par les événements, le collectif souhaite donner une dimension politique à ce rassemblement. Ses membres entendent alerter sur les conséquences possibles de la multiplication des discours stigmatisants dans l'espace public. « Les mots tuent », insiste le militant, qui établit un lien entre les violences racistes et certains discours véhiculés depuis plusieurs années dans le débat médiatique et politique. Norbert Nussbaum met notamment en cause la responsabilité de certains médias, appartenant à des milliardaires, citant CNews et BFMTV, auxquels il reproche de contribuer à la diffusion d'un climat hostile aux populations issues de l'immigration.

Une inquiétude face à la progression de l'extrême droite

Cette mobilisation intervient également dans un contexte politique que le Comité de vigilance antifasciste juge préoccupant, à l'approche de l'élection présidentielle. Norbert Nussbaum ne cache pas son inquiétude devant la progression du Rassemblement national et ce qu'il considère comme une libération de la parole raciste. Ses critiques dépassent toutefois le seul cadre de l'extrême droite. Il met également en cause les décisions prises par les autorités à l'occasion des récentes mobilisations lycéennes et des manifestations organisées les 17 et 24 octobre à Besançon.

« Les mesures gouvernementales appliquées aux mouvements lycéens et aux mouvements du 17 octobre et du 24 octobre ne nous rassurent pas pour autant », souligne-t-il. À ses yeux, la réponse des pouvoirs publics traduit une tendance à la répression des mouvements sociaux, particulièrement lorsqu'ils mobilisent des jeunes issus des quartiers populaires ou de l'immigration. Le militant évoque néanmoins plusieurs mouvements politiques et citoyens à l'étranger dans lesquels il voit des signes d'espoir et de résistance à la progression des courants autoritaires. Il souhaite que la mobilisation bisontine s'inscrive dans cette dynamique.

L'interview de la rédaction : Norbert Nussbaum 

La nouvelle majorité municipale invitée à participer

Autre question soulevée à l'occasion de ce rassemblement : la présence éventuelle des élus de la nouvelle majorité municipale de Besançon. Interrogé sur ce point, Norbert Nussbaum assure que le Comité de vigilance antifasciste n'entend exclure personne de la mobilisation, y compris les représentants de la majorité conduite par Ludovic Fagaut. « S'ils veulent être là, il n'y a aucun problème. Ils y auront toute leur place et pourront même s'exprimer », précise-t-il. Le militant se montre toutefois sceptique quant à une participation de la majorité municipale. Il évoque un autre rassemblement prévu à la mi-journée à l'hôtel de ville. « Je doute qu'ils soient là », confie-t-il.

Faire entendre une voix collective contre le racisme

Pour le Comité de vigilance antifasciste, le rassemblement de ce lundi doit permettre de dépasser les seules réactions d'indignation et de réaffirmer publiquement le refus des discriminations. Les organisateurs souhaitent réunir les habitants, les militants associatifs et syndicaux, les représentants politiques et plus largement toutes les personnes désireuses d'exprimer leur opposition aux violences racistes. L'objectif est également de rappeler que la lutte contre l'islamophobie, la négrophobie et les discriminations constitue un enjeu majeur pour la société française.

Le rassemblement se tiendra ce lundi 26 octobre à 18 heures, place Granvelle à Besançon. Des prises de parole sont annoncées.

Dernière modification le lundi, 26 octobre 2026 12:35