Choix du secteur :
Se connecter :

Après les dégradations et pillages survenus ce samedi à Besançon, lors de la mobilisation sociale, le maire Ludovic Fagaut condamne les violences, qu’il attribue à « l’ultragauche ». Dans une vidéo, il appelle au calme et apporte son soutien aux habitants, aux commerçants et aux forces de l’ordre. Évoquant notamment les vitrines vandalisées du CIC et de Lacoste, il souhaite que les images de vidéoprotection permettent d’identifier les responsables et demande qu’ils paient les réparations.

Après les violences et les dégradations survenues ce samedi lors de la mobilisation sociale à Besançon, l’élue insoumise Séverine Véziès appelle ceux qui partagent son combat à refuser les pillages et les saccages. Elle juge ces actions sans signification politique et contraires aux méthodes de son mouvement. Tout en mettant en cause la responsabilité d’Emmanuel Macron et des gouvernements successifs dans les tensions actuelles, elle estime que l’issue ne peut être que politique.

Le conseil municipal de Pontarlier se réunira ce lundi 19 octobre, à 19h30, sous la présidence du maire Patrick Comte. Vingt-cinq points figurent à l’ordre du jour. Parmi les principaux dossiers : la rénovation énergétique de la Maison pour Tous des Longs Traits, les subventions aux associations culturelles et sportives, les partenariats du conservatoire avec les établissements scolaires, ainsi que le projet franco-suisse « Destination Absinthe ». Les élus examineront également plusieurs ajustements budgétaires. La séance se tiendra à l’hôtel de ville et sera retransmise en direct sur YouTube.

Les écologistes bisontins réagissent aux insultes et aux attaques visant le maire Ludovic Fagaut et sa famille. S’ils condamnent fermement ces agissements, ils reprochent au maire de ne pas avoir manifesté la même fermeté lorsque d’autres élus ont été pris pour cible. Ils citent notamment les menaces de viol visant Séverine Véziès et les insultes racistes subies par Hasni Alem. Ils rappellent également que Ludovic Fagaut avait lui-même employé l’expression « idéologie Khmer vert » pour qualifier la politique d’Anne Vignot en 2020. Les écologistes réclament une condamnation systématique des insultes et des menaces, indépendamment des appartenances politiques.

Lors de la séance du Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, Julien Odoul et les élus du Rassemblement national ont vivement critiqué la majorité socialiste de Jérôme Durain. Ils dénoncent notamment son refus de soutenir deux vœux concernant les violences dans les lycées, dont les dégradations sont estimées à près de 300 000 euros. Le groupe RN pointe également des dysfonctionnements sur le réseau ferroviair, avec notamment des retards des suppressions de trains et des problèmes de surcharge. Des critiques auxquelles la majorité régionale oppose, selon Julien Odoul, un discours d'autosatisfaction.

Alors que le coût du futur centre aquatique du Grand Pontarlier suscite des interrogations à la suite d'un rapport de la chambre régionale des comptes, Nicolas Barbe, président de la Communauté de communes du Grand Pontarlier (CCGP), défend les choix réalisés pour cet équipement. Estimé à 29 millions d'euros, le projet est désormais trop avancé pour être modifié. L'élu reconnaît néanmoins la nécessité de maîtriser les futures dépenses de fonctionnement et annonce une période de prudence concernant les prochains investissements de l'intercommunalité, notamment le projet de renaissance du château de Joux.

Un investissement de 29 millions d'euros assumé par la collectivité

Le futur centre aquatique du Grand Pontarlier représente l'un des investissements majeurs de la Communauté de communes. Son coût, estimé à 29 millions d'euros, fait aujourd'hui l'objet d'interrogations, notamment dans le contexte des observations formulées par la juridiction financière. Interrogé sur le montant de cet investissement, Nicolas Barbe, président de la CCGP, ne considère pas que le projet soit nécessairement surdimensionné. L'élu rappelle que la création de cet équipement répond à une attente ancienne des habitants du bassin pontissalien, évoquée depuis près de vingt ans. Pour justifier son coût, il met en avant les choix techniques et environnementaux effectués par la collectivité, mais également la volonté de proposer davantage qu'une simple piscine. Le futur établissement comprendra notamment un bassin nordique extérieur, un espace bien-être et des installations destinées aux familles.

L'interview de la rédaction : Nicolas Barbe, président de la CCGP 

Des équipements techniques qui expliquent une partie du coût

Parmi les choix revendiqués par Nicolas Barbe figure l'installation de bassins en acier inoxydable, une solution plus coûteuse à l'investissement, mais qui présenterait, selon lui, plusieurs avantages sur le long terme. « Les bassins inox, ça a un double avantage. Le principal inconvénient, c'est le prix évidemment », reconnaît-il. Le président de l'intercommunalité souligne notamment la possibilité de réparer plus facilement d'éventuelles fuites par soudure, sans devoir engager des travaux de réfection plus importants. Il insiste également sur la recyclabilité de ces installations à l'issue de leur durée de vie. Le projet intègre par ailleurs des panneaux solaires et un système de recyclage de l'eau, destinés à limiter son impact environnemental et certaines dépenses d'exploitation. Pour Nicolas Barbe, ces investissements supplémentaires correspondent à des choix politiques assumés, qui doivent être appréciés sur l'ensemble de la durée de vie de l'équipement.

Des travaux trop avancés pour revenir sur les choix initiaux

Malgré les interrogations financières, aucune réduction du programme n'est envisagée. Le chantier a déjà commencé depuis près de dix mois et les marchés de travaux ont été conclus. Une situation qui limite désormais les possibilités de modification. « Le démarrage des travaux a déjà eu lieu. Les marchés sont passés, donc on y va comme ça jusqu'au bout », indique Nicolas Barbe. Le président de la CCGP ne regrette pas les orientations retenues par l'équipe précédente, même s'il reconnaît que leur pertinence devra être appréciée à l'usage. « Ce sont des choix qui sont assumés par la précédente équipe et qui sont, à notre avis, justifiés encore aujourd'hui. Maintenant, l'avenir nous dira si on a eu tort ou raison. » L'intercommunalité entend donc poursuivre la construction du centre aquatique dans sa configuration actuelle, sans remise en cause de ses principales caractéristiques.

La maîtrise du déficit de fonctionnement, prochain défi

Si le montant de l'investissement est désormais largement engagé, Nicolas Barbe considère que la principale vigilance devra porter sur les dépenses de fonctionnement.  Le président de la CCGP souhaite limiter autant que possible ce déficit, notamment grâce aux dispositifs techniques prévus lors de la conception. Selon lui, le système de recyclage de l'eau devrait permettre au nouvel établissement de ne pas consommer davantage d'eau que la piscine actuelle, malgré une offre d'équipements plus importante. Le centre aquatique bénéficiera également de la proximité du réseau de chaleur de Préval, qui assurera son alimentation thermique. « Il va falloir piloter finement la partie fonctionnement et la partie déficit, qui est de toute façon importante sur tous les centres aquatiques et toutes les piscines », prévient Nicolas Barbe. La fréquentation de l'établissement, ses recettes et ses charges d'exploitation constitueront donc des éléments déterminants pour apprécier son équilibre financier.

L'interview de la rédaction : Nicolas Barbe, président de la CCGP 

Près de 38 millions d'euros engagés dans deux grands chantiers

Le centre aquatique n'est pas le seul investissement important actuellement porté par la Communauté de communes du Grand Pontarlier. L'intercommunalité conduit également la réhabilitation de l'hôtel d'entreprises La Belle Vie, pour un montant annoncé d'environ 9 millions d'euros. Au total, ces deux opérations représentent près de 38 millions d'euros d'investissements. Pour Nicolas Barbe, ces chantiers sont désormais engagés et doivent être menés à leur terme.  Cette situation conduit néanmoins l'intercommunalité à envisager avec prudence le lancement de nouveaux projets d'envergure.

Le projet Renaissance du château de Joux pourrait être différé

Parmi les opérations susceptibles d'être réexaminées figure le projet Renaissance du château de Joux. Celui-ci prévoit notamment la réhabilitation de bâtiments historiques afin d'y développer des espaces muséaux, dont un musée consacré à l'art haïtien. Nicolas Barbe n'annonce pas l'abandon du projet, mais indique que la collectivité devra d'abord mesurer les conséquences financières de la mise en service des deux équipements actuellement en construction. « On va prendre le temps, le temps de l'atterrissage de ces deux premiers chantiers », explique-t-il. Plusieurs scénarios restent possibles : engager rapidement les investissements suivants, les reporter ou, à terme, renoncer à certaines opérations. Le président de la CCGP ne fixe pour l'instant aucun calendrier de décision.

L'interview de la rédaction : Nicolas Barbe, président de la CCGP 

Six ans jour pour jour après l'assassinat de Samuel Paty, le député du Doubs Laurent Croizier demande son entrée au Panthéon. Dans un courrier adressé au président de la République, le parlementaire, lui-même enseignant, souhaite rendre hommage au professeur assassiné le 16 octobre 2020 pour avoir enseigné la liberté d'expression. Pour Laurent Croizier, cette panthéonisation permettrait de réaffirmer l'attachement de la République à l'École, à la transmission du savoir et à la liberté d'enseigner.

 

Dans une lettre ouverte publiée ce jeudi 15 octobre, la CGT des territoriaux de Grand Besançon Métropole réagit aux propos du maire-président mettant en cause la loyauté de certains agents après des fuites internes. Le syndicat rappelle que les quelque 4 000 agents de la Ville, de GBM et du CCAS servent l’intérêt général, et non une majorité politique. Il appelle les élus à reconnaître leur professionnalisme et à ne pas les instrumentaliser dans les confrontations politiques.

Le changement de nom de l’exposition consacrée aux liens entre l’art et l’anarchie, attendue en février 2027 au musée des Beaux-Arts de Besançon, provoque une controverse politique. L’exposition, initialement intitulée « Ni Dieu ni maître », sera présentée sous le nom « L’Art en liberté ». Une décision vivement contestée par Aline Chassagne, conseillère municipale communiste d’opposition et ancienne adjointe à la culture, qui dénonce une intervention politique dans un projet construit depuis plusieurs années par des professionnels des musées.

Un changement de titre qui interroge l'ancienne élue à la culture

La décision de la nouvelle majorité municipale bisontine de rebaptiser l’exposition consacrée à l’anarchie dans les arts suscite une vive réaction d’Aline Chassagne. La municipalité dirigée par Ludovic Fagaut estime que le titre initial, « Ni Dieu ni maître », présente une dimension trop politique. Elle lui préfère « L’Art en liberté », au nom d’une conception du musée comme lieu de culture et de divertissement, à distance des polémiques. Pour l’ancienne adjointe à la culture, cette justification ne tient pas compte du travail scientifique engagé autour de l’événement. « C’est un travail qui est mené depuis quasiment deux ans avec la ville de Roubaix, avec tout un ensemble de scientifiques. Ce changement de titre d’exposition est particulièrement surprenant, voire inquiétant », réagit-elle.

L’élue communiste va plus loin et s’interroge sur la portée politique de cette intervention. Elle accuse le maire LR de pratiquer une forme de « cancel culture », consistant, selon elle, à effacer certains éléments historiques ou culturels au profit de ses propres orientations idéologiques. Aline Chassagne dénonce notamment ce qu’elle considère comme une contradiction entre la défense de la liberté revendiquée par une partie de la droite et la volonté de modifier le titre d’une exposition élaborée par des spécialistes.

L'interview de la rédaction : Aline Chassagne 

Une exposition ancrée dans l'histoire ouvrière et libertaire de Besançon

Au-delà de la controverse politique, l’ancienne élue insiste sur les fondements historiques du projet. L’exposition, conçue en partenariat avec Roubaix et désormais Martigues, doit explorer les relations entre les mouvements libertaires et la création artistique. Elle mobilise plusieurs disciplines, des arts plastiques à l’architecture, en passant par le cinéma, la mode et le design. Pour Aline Chassagne, cette approche trouve une résonance particulière à Besançon, dont l’histoire industrielle et horlogère est marquée par la circulation des idées sociales et libertaires au XIXe siècle. Elle rappelle notamment les échanges entre les ouvriers horlogers bisontins et ceux de La Chaux-de-Fonds, en Suisse, ainsi que l’importance des réflexions autour de la coopération, de l’autogestion et de la remise en cause des rapports de domination. L’élue cite également trois figures historiques associées à Besançon : Pierre-Joseph Proudhon, Gustave Courbet et Victor Hugo. Des personnalités qui, chacune à leur manière, ont interrogé l’ordre social et politique de leur époque. Selon elle, le titre initial permettait précisément de rendre compte de cet héritage et de replacer les œuvres présentées dans leur contexte historique.

L'interview de la rédaction : Aline Chassagne 

La liberté artistique au cœur du désaccord

Aline Chassagne souligne également que le projet ne se limite pas à une approche historique. Il doit mettre en relation des œuvres du XIXe et du début du XXe siècle avec des créations contemporaines, notamment issues du graffiti et des pratiques artistiques actuelles. Elle évoque la présence, dans les collections bisontines, d’œuvres de Paul Signac, ainsi que les donations du couple Besson. Elle précise que la Fondation Signac soutient le projet. L’ancienne adjointe espère néanmoins que le changement de titre n'entraînera aucune modification du contenu scientifique ou de la sélection des œuvres.

« L’exposition ne va pas fondamentalement être changée et les œuvres qui étaient prévues d’être exposées, en tout cas je le souhaite, vont l’être », explique-t-elle. Cette polémique lui rappelle également celle entourant une fresque de l’artiste Nacle consacrée aux violences policières et qui avait été recouverte. Pour Aline Chassagne, ces situations posent une question fondamentale : jusqu’où les responsables politiques peuvent-ils intervenir dans les choix artistiques ? « La liberté de l’artiste, elle est fondamentale. [...] Le politique doit intervenir le moins possible sur cette liberté de l’artiste », affirme-t-elle.

L'interview de la rédaction : Aline Chassagne 

« La culture, c'est profondément politique »

Interrogée sur sa propre expérience à la tête de la politique culturelle bisontine, Aline Chassagne reconnaît que la culture ne peut être totalement dissociée des choix politiques. « Je pense que la culture, c’est profondément politique », admet-elle. Elle distingue toutefois les orientations générales d’une politique culturelle de l’intervention directe des élus dans les propositions scientifiques ou artistiques des établissements. Selon elle, les artistes participent au débat démocratique en questionnant les normes sociales, les rapports de pouvoir et les évolutions de la société. Cette dimension politique de la création ne devrait pas, à ses yeux, justifier une intervention des élus sur le contenu des œuvres ou sur les mots employés pour les présenter.

Pour illustrer son propos, elle revient sur l’exposition « Le Beau Siècle », consacrée au XVIIIe siècle à Besançon, dont la programmation avait été engagée avant son arrivée aux responsabilités. Elle assure ne jamais avoir envisagé d'en modifier l'orientation en fonction de ses propres convictions. « Est-ce que, de par mon orientation politique, je me serais permise de remettre en question la restauration d’un tableau représentant un roi ? Non », souligne-t-elle, rappelant son attachement aux recommandations scientifiques des équipes muséales.

Un débat sur la place du politique dans les musées

Cette controverse dépasse désormais la seule question du titre d’une exposition. Elle révèle deux approches différentes du rôle des responsables municipaux dans la programmation culturelle. La nouvelle majorité assume sa volonté de privilégier un intitulé qu’elle juge moins politique et davantage tourné vers la découverte culturelle. À l’inverse, Aline Chassagne considère que cette décision risque de remettre en cause l’autonomie des professionnels des musées et la liberté de présenter des courants artistiques dans toute leur dimension historique et idéologique. L’élue communiste demande ainsi que le travail engagé par les conservateurs, les historiens et les partenaires scientifiques soit respecté.

L'interview de la rédaction : Aline Chassagne 

À quelques mois de l’ouverture annoncée en février 2027, la question reste donc posée : où se situe la frontière entre la responsabilité politique d’une municipalité dans la gestion de ses établissements culturels et l’indépendance scientifique et artistique des équipes qui conçoivent les expositions ?

La Fédération Les Républicains du Doubs condamne les attaques visant le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, et sa famille sur les réseaux sociaux. Dans un communiqué, son président, Cédric Bole, maire de Morteau, dénonce notamment les insultes et les comparaisons avec le nazisme dont l’élu aurait fait l’objet. Il salue la décision du maire de porter plainte et demande que les auteurs de ces agissements soient identifiés et poursuivis. Le responsable départemental des Républicains appelle également l’ensemble des formations politiques à condamner ces méthodes et rappelle que le désaccord politique ne saurait justifier les attaques personnelles.