Le Groupement hospitalier de territoire Jura Sud devra présenter une nouvelle feuille de route avant la fin de l'année. Un audit réalisé par l'Agence nationale de la performance sanitaire et médico-sociale révèle une situation financière dégradée, des difficultés de recrutement et des niveaux d'activité contrastés selon les établissements.
Présenté le 5 octobre aux élus jurassiens, ce diagnostic préconise une meilleure répartition des activités et un renforcement des coopérations entre les hôpitaux. L'Agence régionale de santé demande désormais des mesures concrètes et un calendrier de mise en œuvre. Un schéma directeur immobilier doit également être élaboré pour anticiper les futurs investissements hospitaliers.
À l’occasion de la Semaine Bleue, les élus d’opposition du Département du Doubs alertent sur la situation de l’aide à domicile. Selon les chiffres qu’ils avancent, le nombre d’heures d’intervention a reculé de 35 % entre 2017 et 2025, tandis que la population des plus de 75 ans progressait de 22 %. Ils soulignent également que près d’une heure d’aide prescrite sur cinq n’est pas réalisée. Dénonçant des salaires insuffisants, des conditions de travail difficiles et un manque de personnel, les élus jugent le plan d’action de la majorité départementale insuffisant. Ils réclament notamment une meilleure rémunération des professionnels et une revalorisation des indemnités kilométriques.
Les élus de la Communauté de communes du Grand Pontarlier se réuniront jeudi 15 octobre, à 20 heures, à la maison de l’intercommunalité. Dix-sept points figurent à l’ordre du jour, notamment les finances, le bilan du réseau de transports urbains, la billetterie 2027 du château de Joux et le projet de station d’épuration à Sainte-Colombe. Les élus examineront également le rapport de la Chambre régionale des comptes sur la gestion de la collectivité depuis 2019. La séance sera retransmise en direct sur YouTube.
Le sénateur doubiste Jean‑François Longeot, brillamment réélu, alerte la ministre de la Transition écologique, sur les dégâts climatiques subis par les jeunes plantations et les difficultés financières des communes forestières. Il demande une simplification des démarches, une adaptation des conditions des aides au renouvellement forestier, une adaptation des exigences de reprise des plantations, un report de l’échéance du 31 décembre 2027, lorsque cela est nécessaire, ainsi que la réouverture du guichet de financement pour garantir un soutien de l’État à la hauteur des enjeux.
La France Insoumise de Besançon alerte sur la situation critique de la MJC des Clairs‑Soleils, menacée de fermeture en raison de fortes difficultés de trésorerie, aggravées par le non‑versement d’une subvention municipale de 80 000 €. Trois postes ont déjà été supprimés, réduisant des activités essentielles pour les familles du quartier.
Lors de l’assemblée générale, la commissaire aux comptes a déclenché une procédure d’alerte, soulignant que les difficultés découlent notamment « du retard de versement de la subvention ». Alors que les documents comptables vont être transmis à la Ville, la majorité municipale prévoit de présenter la délibération seulement en décembre, une échéance jugée incompatible avec la survie de la structure.
La France Insoumise demande l’inscription de la délibération dès le conseil municipal du 15 octobre, ainsi qu’un dialogue renforcé pour garantir la pérennité des activités et permettre la réouverture de celles fermées après les licenciements.
À l’issue du renouvellement sénatorial, le Sénat a désigné ce mercredi son nouveau Bureau. La sénatrice du Jura Sylvie Vermeillet a été réélue vice‑présidente pour les trois années à venir, devenant 2ᵉ vice‑présidente de la Haute Assemblée. Elle salue une confiance unanime de ses collègues et affirme vouloir poursuivre son engagement « sans réserve » au service du Sénat.
Matthieu Guinebert, secrétaire de la fédération du Doubs du Parti Communiste, a écrit au Préfet pour demander la fin des interventions policières jugées "disproportionnées" lors des mobilisations lycéennes. Il appelle à garantir aux élèves le droit de manifester sans danger, en privilégiant l’apaisement et le respect du dialogue.
Les Écologistes du Grand Besançon annoncent leur présence à la manifestation des lycéennes et lycéens ce mardi 6 octobre à 10 h, au glacis. Ils apportent leur soutien aux revendications sur les conditions d’étude, le recrutement d’enseignants et la rénovation des établissements. Le groupe, qui condamne les violences et appelle au dialogue, défilera habillé en blanc pour contribuer à l’apaisement.
Sécheresse, fortes chaleurs, attaques de scolytes : les forêts du Doubs subissent des pressions qui inquiètent les élus des communes forestières. Claude Courvoisier, maire de Villers-sous-Chalamont, président de l’association des communes forestières du Doubs et de la communauté de communes Altitude 800, appelle à accélérer leur adaptation. Avec des conséquences écologiques, paysagères et financières pour le territoire.
Une forêt fragilisée, des jeunes plantations aux arbres adultes
Dans les paysages du massif du Jura, les résineux qui rougissent témoignent du dépérissement de certains peuplements. Mais, selon Claude Courvoisier, les difficultés dépassent les seules attaques de scolytes sur les épicéas. Le manque d’eau, les températures élevées et les vents desséchants fragilisent l’ensemble de la forêt, feuillus comme résineux. Les jeunes plantations sont particulièrement exposées. L’élu décrit des pertes pouvant atteindre la quasi-totalité des plants mis en terre au printemps ou à l’automne précédent. Il évoque également, dans certaines plantations âgées de trois ans, des mortalités de l’ordre de 50 à 60 %. Des constats qu’il juge « colossaux » lorsque les surfaces concernées s’additionnent. Les arbres adultes ne sont pas épargnés. Claude Courvoisier distingue ceux qui succombent directement au manque d’eau de ceux qui, affaiblis, deviennent plus vulnérables aux insectes. Il décrit notamment des sapins ayant brutalement rougi, dont les aiguilles restent attachées aux branches.
L'interview de la rédaction : Claude Courvoisier
Des communes réunies pour défendre leurs intérêts
Face à ces difficultés, l’association des communes forestières du Doubs entend porter une voix collective. Elle rassemble des maires, des adjoints et des conseillers municipaux chargés des forêts communales. Selon son président, environ 70 % des communes propriétaires de forêts dans le département y adhèrent. L’association intervient notamment dans les échanges avec l’Office national des forêts et dans les discussions autour du contrat liant l’État, l’ONF et les communes forestières. Elle accompagne aussi la réflexion sur la commercialisation des bois, dans un contexte d’afflux d’arbres dépérissants sur le marché. Pour Claude Courvoisier, cette organisation doit permettre aux petites communes d’être aussi bien prises en compte que les plus importantes. Un enjeu de solidarité entre collectivités confrontées à des difficultés communes, mais disposant de moyens différents.
L'interview de la rédaction : Claude Courvoisier
Diversifier les essences pour préparer la forêt de demain
« Cette fois-ci, il faut passer à la phase d’action », insiste le président des communes forestières du Doubs. Il rappelle que des plantations différentes ont été engagées dès les années 2000, après la tempête, et que leurs premiers résultats apportent aujourd’hui des enseignements. Mais le temps forestier se heurte à la rapidité des bouleversements observés. L’élu évoque plusieurs décennies pour produire un arbre à croissance rapide, et plus d’un siècle pour un chêne. Des délais qui rendent, à ses yeux, indispensable l’utilisation des connaissances déjà acquises. La stratégie qu’il défend repose notamment sur le mélange des essences : associer feuillus et résineux, mais aussi différents résineux, afin de répartir les risques et d’augmenter les chances de réussite des reboisements. Cette diversification doit également, selon lui, prendre en compte le risque d’incendie, avec des essences présentant des comportements différents face au feu.
Des paysages appelés à changer
Si la dégradation des conditions forestières était anticipée, sa vitesse surprend Claude Courvoisier. « On pensait honnêtement, en tant que forestier, encore avoir du temps », confie-t-il. Il redoute désormais que ce temps manque. L’élu prévient que certaines parcelles ne pourront pas être reboisées, notamment sur des terrains très pauvres où le calcaire affleure et où le manque d’eau compromet la survie des arbres. « Il faut avoir conscience que nos paysages vont changer », souligne-t-il. Pour cet élu attaché à son territoire, voir disparaître certains peuplements constitue une épreuve qu’il qualifie de « choquante », voire de « traumatisante ».
Une pression supplémentaire sur les finances communales
À la crise forestière s’ajoutent des conséquences économiques. Les bois attaqués se vendent moins cher que les bois sains, rappelle Claude Courvoisier. Leur récolte anticipée prive également les communes d’une partie de leur production future. Dans le même temps, les collectivités doivent financer la reconstitution des peuplements sur les parcelles qui peuvent encore accueillir une forêt. Elles font ainsi face à une baisse de la valeur des bois, à des recettes futures compromises et à de nouvelles dépenses. L’enjeu concerne aussi l’approvisionnement des scieries et les besoins en bois pour la construction et la rénovation. Malgré la gravité de la situation, Claude Courvoisier affirme sa volonté d’agir : « On n’a pas d’autre choix que de trouver des solutions. »
L'interview de la rédaction : Claude Courvoisier
La Ville de Besançon recommande aux personnes à risque de se faire vacciner contre la grippe et le Covid-19. Cet appel concerne particulièrement les plus de 65 ans, les personnes présentant des comorbidités et les femmes enceintes, davantage exposés aux formes graves. La vaccination est possible auprès des professionnels de santé et au centre de vaccination municipal. Elle complète les gestes barrières : lavage des mains, aération des locaux et port du masque.