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Dans le Doubs, La France insoumise place la défense des communes au cœur des sénatoriales

Publié le 02 Sep. 2026 à 19:09
Tags: Politique | senatoriales 2026 | france insoumise |
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Dans le Doubs, La France insoumise place la défense des communes au cœur des sénatoriales

La liste conduite par Geoffroy Lang entend faire de l’autonomie financière des collectivités et du maintien des services publics de proximité les principaux axes de sa campagne. Faute d’accord avec les autres formations progressistes, La France insoumise se présentera seule devant les grands électeurs du Doubs, le 27 septembre.

À l’occasion du renouvellement de la moitié du Sénat, prévu le 27 septembre, La France insoumise présentera une liste dans le Doubs. Celle-ci sera conduite par Geoffroy Lang, éducateur spécialisé et élu à Montbéliard. Il sera accompagné de Séverine Véziès, enseignante à l’université et élue à Besançon, ainsi que de Cédric Laithier, contrôleur des finances publiques et élu à Pontarlier. Maryse Vuerli, enseignante et élue à Montbéliard, et Martin Mellion, ouvrier menuisier et élu à Besançon, seront leurs remplaçants. Dans une lettre adressée aux grands électeurs, les candidats souhaitent placer le rôle des collectivités territoriales au centre de la campagne. Ils présentent leur liste comme « représentative de tous les bassins de vie du Doubs, dans leur diversité » et affirment s’appuyer « sur des candidatures de terrain ».

Une candidature autonome à gauche

La France insoumise indique avoir engagé des discussions avec d’autres formations progressistes après les élections municipales. Celles-ci n’ayant pas permis d’aboutir à un accord, le mouvement a choisi de présenter une liste autonome, chargée de défendre au Sénat les orientations du Nouveau Front populaire. Cette candidature intervient dans un contexte où les différentes composantes de la gauche peinent à élaborer une stratégie commune pour ce scrutin. La liste de Geoffroy Lang entend néanmoins représenter les électeurs favorables à son programme et porter les préoccupations des élus locaux au Palais du Luxembourg.

Les candidats font de la commune le point de départ de leur projet politique. Ils la qualifient de « première brique de la démocratie républicaine », rappelant son rôle dans le fonctionnement des écoles, l’entretien des routes, la protection de l’eau, l’accueil des personnes âgées ou encore le soutien aux associations. Leur engagement consiste, selon leurs propres termes, à « faire du Sénat la chambre qui protège les communes et nos concitoyens qui y vivent plutôt que celle qui accompagne leur affaiblissement ».

Renforcer l’autonomie financière des communes

La liste dénonce la fragilisation des collectivités locales provoquée, selon elle, par la multiplication des transferts de compétences sans compensation financière suffisante. Elle pointe également les conséquences de l’inflation, de l’augmentation du prix de l’énergie et du coût croissant des investissements. Les candidats reprennent une estimation de l’Association des maires de France, qui chiffre à 71 milliards d’euros le manque à gagner cumulé de la dotation globale de fonctionnement depuis 2010.

Pour y répondre, ils défendent « l’indexation de la dotation globale de fonctionnement sur l’inflation », ainsi que « le respect effectif du principe de libre administration » et « une véritable autonomie financière des communes ». L’objectif affiché est de redonner aux collectivités une capacité d’investissement suffisante pour répondre aux besoins de leurs habitants.

Une nouvelle organisation face au changement climatique

Le programme accorde également une place importante aux questions environnementales. La liste propose la création d’« éco-régions organisées à l’échelle de chaque bassin versant de rivière ». Ces structures auraient pour fonction de financer et de coordonner la réparation des dommages écologiques et sanitaires. Les candidats précisent qu’il ne s’agirait pas de créer une collectivité supplémentaire, mais de repenser l’organisation territoriale en lien avec les communes. Ils considèrent l’eau comme « un bien commun du vivant indispensable à toute existence » et défendent, à ce titre, « une gestion publique et démocratique, communale ou intercommunale ».

La liste souhaite également favoriser l’accès à un logement digne, maintenir les services publics de proximité et développer les solutions de mobilité. Elle plaide par ailleurs pour une justice disposant de moyens supplémentaires et pour « une sécurité publique fondée sur une police de proximité et des services d’enquête renforcés ».

Agriculture, industrie et réforme institutionnelle

La candidature conduite par Geoffroy Lang défend aussi la « souveraineté industrielle et alimentaire de la France ». Elle souhaite soutenir une agriculture locale et biologique garantissant une meilleure rémunération aux agriculteurs. Elle affirme également vouloir protéger les entreprises industrielles stratégiques contre les fonds d’investissement étrangers. Sur le plan institutionnel, les candidats appellent à « une réforme totale de notre système démocratique » et à l’instauration d’une Sixième République. Celle-ci devrait, selon leur document de campagne, permettre aux citoyens de « retrouver pleinement la maîtrise de leur destin collectif ». La liste souhaite enfin renforcer la diplomatie française et défendre le droit international au sein des différentes institutions, notamment au Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies.

Au-delà de ces orientations nationales, les candidats promettent d’exercer leur éventuel mandat en étant « présents sur le terrain, à l’écoute des maires et des conseillers municipaux ». Une manière de présenter cette élection sénatoriale comme un scrutin à la fois national et profondément ancré dans les réalités locales.